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MODERNE,

OU

DICTIONNAIRE ABRÉGÉ

DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS.

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COLOMBIA. (Géographie.) Cette répu- aux trois petites provinces de Veragua, blique de l'Amérique méridionale est com- Panama et Darien, comprises dans l'is. prise entre 12° 30' de latitude nord et 6° 3'de thme qui unit les deux Amériques. Des voyalatitude sud, et entre 61° 5' et 84° 43' de lon- geurs et des géographes ont distingué plus gitude à l'ouest de Paris; sa longueur du nord tard la Terre-Ferme orientale contenant les iu sud est de 470 lieues; sa plus grande lar- provinces de Venezuela, Varinas, Maracaybo, geur de l'est à l'ouest, qui est presque aussi Cumana, la Guyane espagnole et l'ile de la considérable, varie beaucoup sur différents Marguerite, de la Terre · Ferme occidentale points par la ligne très-sinueuse des limites qui renfermait les provinces de Rio-Hacha, terrestres. La surface est de 143,673 lieues Santa Marta et Carthagena; celle-ci avait pour carrées. Ce pays est borné au nord par la limite à l'est le cap de la Vela, à l'ouest l'is. mer des Antilles, à l'est par l'océan Allanti- thme de Panama; elle appartenait à la Nouque, la Guyane anglaise et le Brésil, au sud velle-Grenade; l'autre faisait partie de Carapar le Brésil et le Pérou, à l'ouest par le cas. Dans cette capitainerie générale, la proGrand-Océan; au pord-ouest, il confine avec vince de Cumana était formée de la Nouvellela république de Guatimala. La limite de ce Andalousie et de la Nouvelle-Barcelone; le côté est au nord et à l'ouest du lac de Chiri. nom de Castille d'Or fut donné aussi à une qui à la Punta-Careta, sur la mer des Antilles grande partie de ces pays, à cause de la quan(lat. 9° 36' N., long. 84° 43' 0.); au sud au tité de ce métal précieux que l'on trouva chez cap Burica ( lat. 8° 5' N., long. 83° 18' 0.); les habitants. dans l'est, elle est formée par le cours du Mo- Indépendamment des trois provinces citées roco el du Pomaroun, à l'est du cap Nassau plus haut, la Nouvelle-Grenade comptait, dans (7° 95' N., 61° 43' 0.). La frontière court en- ses limites, celles de l'isthme; et Choco, Atasuite au S.-0., à travers des savanes et des cames et Guayaquil sur le Grand-Océan; Poplaines entièrement inconnues, coupe l'équa- payan, Santa Fé, Antioquia, Merida, Barteur, traverse l’Amazone, arrive à 6° 3' S., / bacoa, Pastos, Quito, Riobamba, Cuenca et remonte au N..0., et atteint l'embouchure du Loxa dans l'intérieur et à l'ouest des Andes; Rio Tumbez dans le Grand-Océan (lat. 3° 23' San Juan de los Llanos, Macas et Jaen de S., long. 82° 47' 0.).

Bracamoros à l'est de ces montagnes. AujourCet Élat est formé des pays qui composaient d'hui les divisions du territoire ont changé auparavant la vice-royauté de la Nouvelle- d'étendue et de nom. Grenade et la capitainerie générale de Caracas. L'aspect physique de la Colombie est extreDans les premiers temps de la découverte de mement remarquable : la partie occidentale l'Amérique, les parties de ces contrées bai. offre les plus hautes montagnes de l'Amérignées par la mer des Antilles reçurent le nom que; la partie orientale présente une portion de Terre-Ferme, parce que ce furent les pre- considérable de ces plaines immenses qui coumières dont on eut connaissance sur le con- vrent une surface si étendue dans l'Amérique Linent. La dénomination de Terre-Ferme méridionale. fut ensuite plus particulièrement appliquée En entrant dans la Colombie, la Cordila ENCYCL. MOD. T. X.

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çon,

lère des Andes est formée de trois chainons; gueur et 5 à 6 de largeur. A la chaine Occil'oriental et le central n'ont aucune de leurs dentale appartiennent le Chimborazo (3,350 cimes qui s'élève jusqu'à la région des neiges toises), le Cotocache (2,570 toises), l’Yliperpétuelles sous cette latitude (6o S.). Le niza, le Pichincha (2,191 toises), le Corachainon central atteint à peine à 1,800 toises; le Carguajrazo. Sur la chaine orientale, en avançant vers l'est, on ne rencontre que on remarque l'Antisana (2,992 toises), le des rangées de collines. Le chaînon occiden- Cotopaxi (3,070 toises), le Tunguragua, le tal, le plus rapproché des côtes, s'éloigne un Cayambe, le Sanguay. Plusieurs de ces copeu du littoral, dont jusque-là il a suivi les losses sont des volcans en activité; d'autres, inflexions; un peu auparavant, il a présenté qui jadis out yomi du feu, sont aujourd'hui des cimes neigeuses; mais depuis 7° 55' S.

éleiots. Le fond du bassin longitudinal que jusqu'au Chimborazo, siir une longueur de limitent ces deux chaines, est élevé dans sa 140 lieues, il n'en a aucune. Le chainon cen. partie orientale de 1,340 loises, et dans sa partral, auquel s'est uni l'oriental, tourne au tie occidentale de 1,490; la hauteur moyenne nord-ouest, et se joint à l'occidental pour for- de la crête est de 1,600 à 1, 800 toises; or, celle mer le grand noud des montagnes de Loxa. des neiges perpétuelles étant depuis l'équateur Ce nænd, qui n'a qu'une hauteur moyenne jusqu'aux parallèles des deuxièmes degrés de de 1,000 à 1,200 toises, occupe un vaste ter- latitude, de 2,470 loises, les cimes qui s'élè. rain entre 5° 30' et 3° 30' de latitude. Son vent plus haut sont donc les seules qui conclimat tempéré le rend particulièrement pro- servent la neige toute l'année. Celles qui renpre à la végétation des arbres de quinquina, ferment des volcans en activité s'en dépouillent dont les plus belles espèces croissent dans entièrement quelque temps avaut l'éruption; les vastes forels qu'ils ont rendues célèbres. ce qui cause quelquefois des inondations terQuelques sommets, les paramos d’Alpachaca, ribles. de Saraguras, de Savonilla, de Gueringa , de Sous 0° 40' S., entre les cimes d'Yliniza Chulucanas, de Guamani et d'Yacoma, que M. (2,717 toises) et du Cotopaxi ( 2,650 toises), de Humboldt a pu mesurer, s'élèvent de 1,580 se trouve le nœud de Chifinche, espèce de à 1,700 toises, mais ne se couvrent pas même digue étroite qui ferme le bassin, élevé de 1,320 momentanément de neiges, dont la chute n'a toises, et qui partage les eaux entre l'océan lieu , par cette latitude, qu'au-dessus de 1,860 Allantique et le Grand-Océan. C'est une subet 1,900 toises de hauteur absolue. Vers l'est, division de la vallée; car, au delà de la créle les montagnes s'abaissent rapidement; elles de Chifinche, la division de la Cordillère n'ont plus, en quelques endroits, que de 500 continue depuis 0° 40'S. jusqu'à 0° 20' N., ou à 300 toises d'élévation.

jusqu'au volcan d'Imbabura. L'équateur tra. En avançant des montagnes de Loxa vers verse le sommet neigeux du Cayambe. M. de le nord, entre les paramos d'Alpachaca et de Humboldt pense que, vu le peu de masse du Sarar (3° 15' S.), le noeud de montagnes se naud de l’Assuay, et surtout celui de Chiramisie en deux branches qui embrassent la finche, on est tenté de regarder les trois basvallée longitudinale de Cuenca, élevée de sins, depuis Cuenca jusqu'au volcan d'Ibarra, 1, 350 toises. Cette séparation n'a lieu que sur comme une seule vallée dont la longueur, une longueur de 12 lieues; car, par 2° 27' S., depuis le paramo de Sarar jusqu'à la villa de les deux Cordillères se réunissent de nouveau Ibarra, près du volcan d'Imbabura, est de 73 dans le nœud de l'Assuay, dont le plateau lieues marines, et la largeur de 4 à 5, offrant a 2,428 toises et entre presque dans la région une direction générale N. 8° E., et divisée des neiges perpétuelles.

par deux digues transversales, l'une sous 2° 27' Au noud de l'Assuay, qui offre un passage S., l'autre sous (° 40' N. Nulle part, dans la des Andes très-fréquenté, entre Cuenca el Cordillère des Andes, on de voit plus de monQuito, succède, de 2° 30' S. à 0° 20' N., un tagnes colossales rapprochées les unes des autre partage des Andes, qui, vu de la plai- autres, qu'à l'est et à l'ouest de ce vaste bas. ne, présente l'aspect le plus extraordinaire. sin de la province de Quito, un degré et demi Les sommets les plus hauts sont rangés sur au sud, et un quart de degré au nord de l'édeux files; celle double chaine est devenue cé. quateur. lèbre par les travaux des astronomes français Un peu au delà de la villa de Ibarra, entre et espagnols , qui de 1735 à 1741 mesurèrent les cimes neigeuses d'Imbabura et de Coloun degré du méridien dans ces régions équa- cache, les deux Cordillères des Andes de Quito toriales; ils portaient leurs signaux tantôt sur se réunissent et forment un seul massil jusqu'au l'une, tantot sur l'autre des deux chaînes. La naud des montagnes de Paslos, sous 0° 21' N.; chaine occidentale est éloignée tantot de 36, on trouve dans ce nceud les volcans de Cambal, tantôt de 72 lieues du Grand-Océan; les deux de Chiles et de Pastos; la dernière éruption de chaines sont distantes l'une de l'autre de 7 à 8 celui-ci est de 1727. Les plateaux habités de ce lieues ; la plaine a 61 lieues marines de los groupe ont plus de 1,600 toises d'élévation au-dessus du niveau de l'Ooéan. C'est, sui- Le point culminant de ce système de monta. vant l'expression de M. de Humboldt, le Ti. gnes parait etre le pic du Torra. bet des régions équinoxiales du Nouveau- Dans la province d'Antioquia, entre 5° 3' Monde.

et 7° N., les Cordillères occidentale et centrale Ce plateau de Pastos est le plus vaste comme se réunissent pour former un næud; on peut le plus élevé de l'Amérique méridionale; il distinguer dans cegroupe deux grandes masses: est formé par le dos même des Andes. Sa l'une, à l'est, entre le Magdalena et le Cauca, surface est de 85 lieves carrées.

l'autre, à l'ouest, entre le Cauca et l'Atrato ; la Au nord de la ville de Pastos (lat. 1° 13' N., hauteur moyenne de la première n'est que long. 79° 41' 0.), les Andes se partagent de de 1,200 à 1,350 toises : le point culminant est nouveau en deux branches, pour entourer à Santa-Rosa; la seconde donne naissance au le plateau de Mamendoy el d'Almaguer, qui rio San-Juan : elle atteint sous 7° 15' sa plus offre de grandes inégalités. Il est en partie grande hauteur (1,500 toises), dans l'alto del rempli par les paramos de Pitatumba et de Viento, que l'on nommait autrefois sierra Puruguay, et la séparation parait peu distincte de Abibe ou Dabeiba. Il est remarquable que jusqu'au parallèle d'Almaguer (1° 54' N., 790 dans ce groupe de plus de 30 lieues de lar. 15' 0.). La direction générale des Andes, de. geur, dépourvu de sommets aigus, entre puis l'extrémité du bassin de la province de 5° 25' et 7° 23' N., les plus hautes masses se Quito jusqu'aux environs de Popayan, va trouvent vers l'ouest, tandis que plus au sud, un peu plus au N.-E. Elle suit la direction avant la réunion des deux chaînons, elles sont des cotes d'Esmeraldas et de Barbacoas. à l'est du Cauca.

En partant du parallèle d'Almaguer, les On connait très-imparfaitement les ramideux divisions des Andes sont plus pronon- fications du neud d'Antioquia au nord du 7° cées ; la branche orientale s'élargit beaucoup parallèle; on sait seulement que leur abaisseau neud du paramo de las Papas et Socobini, ment est en général plus rapide et plus com. qui donne lieu à la naissance de deux grandes plet vers le nord-ouest, du coté de l'ancienne rivières, du Cauca et du Magdalena, et qui se province de Darien, que vers le nord et le divise, par 2° 5' N., en deux chaînons; ceux-ci nord-est. Depuis la rive septentrionale du rio restent à peu près parallèles jusqu'à 3° N., et Nare, se prolonge le contre-fort de la Simitarra bordent la vallée longitudinale dans laquelle ou de la sierra de San-Lucar; le ramean de serpente le rio Magdalena. M. de Humboldt Caceres, plus à l'ouest, part des montagnes appelle Cordillère orientale de la Nouvelle- de Santa-Rosa, et se termine brusquement au Grenade, celle qui est à l'est du Magdalena; confluent du Cauca et du rio Nechi (8°35' N.), Cordillère centrale, celle qui se prolonge entre à moins que les collines, souvent coniques, le Magdalena et le Cauca; Cordillère occi- voisines de l'embouchure du rio Siva (8° 33' dentale, celle qui est à l'ouest du Cauca. N.), ou même les hauteurs calcaires voisines

Ce chainon occidental, ou du Choco et de de Carthagène, de puissent être regardées la côte du Grand-Océan, est en général peu comme le prolongement le plus septentrional élevé, si on le compare aux deux autres ; de ce second rameau. Un troisième s'avance cependant il oppose de grandes entraves aux vers le golfe d'Uruba ou du Darien, entre communications entre la vallée de Cauca et la le rio San-Jorge et l’Atrato. Il tient par le sud côte; on ne le traverse que par des chemins à l'Alto-del-Viento, et s'abaisse très-rapide. affreux. Depuis l'arête de los Robles, qui ment en s'avançant jusqu'au huilième paral. sépare le plateau d'Almaguer, élevé de 1,160 lèle; enfin le quatrième rameau des Andes toises au-dessus du bassin du Cauca, le chat- d'Antioquia, à l'ouest de l'Atrato, éprouve une non conserve une hauteur assez considérable lelle dépression, avant d'entrer dans l'isthme dans les cerros de Carpinteria , et forme la de Panama, qu'entre le golfe de Cupica et le continuation de la Cordillère; elle est brisée rio Napipi on ne trouve plus qu'une plaine. par le rio Patias; puis ce chainon s'abaisse M. de Humboldt pense, avec raison, qu'il vers le nord à 900 et 800 toises de hauteur, serait intéressant de connaitre la configuration et envoie des contre-forts considérables (4° 30' du sol entre le golfe San-Miguel, sur le Grand. à 5° N.) vers les sources de plusieurs riviè. Océan, et le cap Tiburon, sur la mer des An. res, dont les unes sont des affluents du rio tilles, pour pouvoir déterminer avec précision San-Juan del Choco, qui a son embouchure où commencent à s'élever les montagnes dans le Grand-Océan, et les autres versent de l'isthme de Panama, montagnes dont la leurs eaux dans l'Atrato, qui tombe dans la ligoe de faite ne parait pas avoir au delà mer des Antilles. Cet élargissement du chaînon de 100 toises de hauteur. L'intérieur du Daroccidental forme la partie montueuse du Choco. four, observe ce savant voyageur, n'est pas C'est là que se trouve l'isthme de la Raspadura, plus inconnu aux géographes que ce terrain devenu célèbre depuis qu'un moine y a trace humide, malsain, couvert d'épaisses forels, une ligne navigable entre les deux Océans. qui s'élend vers l'isthine de Panama. Tout ce que nous savons positivement jusqu'à ce jour, sements partiels du dus des Cordillères. La c'est que, entre Cupica et la rive gauche de penle du chainon oriental est extrêmement l’Atrato, il y a soit un détroit terrestre, soit rapide du coté de l'est; à l'ouest, il est élargi une absence totale de toute Cordillère. Les par des contre-forts, qui sont comme des plamontagnes de l'isthme de Panama peuvent, leaux élevés de 1,300 ou 1,400 toises. par leur direction et par leur position géogra. Les chaînons oriental et central se rapprophique, élre considérées comme une conti- chent entre 5° et 6° N., à l'est par les montanuation des montagnes d'Antioquia et du gnes du Sergento, à l'ouest par des contreChoco; mais il existe à peine, à l'ouest du forts qui tiennent aux montagnes granitiques Bas.Atrato, un seuil ou une faible arête dans de Mariquita et de Santa-Anna; ce rétrécisse. la plaine.

ment du lit du Magdalena se trouve sous le La Cordillère centrale de la Nouvelle Grena. même parallèle que celui du Cauca; mais, dans de, que l'on peut aussi appeler chaînon de le næud des montagnes d'Antioquia, les chai. Guanacas el de Quindiu, se dirige à l'est de Po- nons central et occidental se réunissent euxpayan par les hautes plaines de Malbasa, par mêmes, tandis que les faites des chainons les paramos de Guanacas, de Huila, de Sa. central et oriental restent tellement éloignés, velillo, d'Iraca, de Baraguan, de Tolima, de que les seuls conlre-forts de ce système se Ruiz et de Herveo. Sous 5° 15' N., ce chainon, rapprochent et se confondent; la crète de la le seul qui présente des traces récentes du Cordillère orientale reste séparée du næud de feu volcanique, dans les volcans de Sotora et 35 lieues de distance. La vallée du Magdalena a de Purace, s'élargit considérablement vers d'abord 200 toises, et plus bas 100 toises de hau. l'ouest, et, comme on l'a vu précédemment, leur moyenne au-dessus du niveau des mers. se réunit au chaînon du Choco. Celte réunion Ainsi, dans cette région, qui a été soumise à des ferme au nord la province de Popayan; et le mesures précises, les différents bassins of. Cauca, en sortant des plaines de Bugar, éle- frent, depuis l'équateur, un abaissement trèsvées de 500 toises, est forcé, depuis le Sallo

sensible vers le nord. de San-Antonio jusqu'à la Boca del Espiritu- Une chaine remarquable s'élève dans la Santo, pendant un cours d'une cinquantaine partie septentrionale de la Colombie : c'est de lieues, de se frayer un chemin à travers la chaine du littoral de Caracas. Le chainon les montagnes. La Cordillère centrale offre la oriental de la Nouvelle-Grenade se prolonge cime la plus haute des Andes dans l'hémis- au nord-est, comme on l'a déjà dit, par la phère boréal. Le pic de Tolima (4° 46' N.) Sierra-Nevada de Merida, puis par les quatre s'élève au moins à 2,865 toises. Entre les cimes paramos de Timotes, Niquitao, Bocano et neigeuses de Tolima et de Baraguan, se trouve de las Rosas, dont la hauteur absolue ne peut le passage de la Montana de Quindiu. etre moindre de 1,400 à 1,600 toises. Après le

La Cordillère orientale ou de la Summa- paramo de las Rosas, plus élevé que les deux Paz conserve quelque temps son parallélisme qui le précèdent, on observe une grande déavec les deux autres chaînes; mais sous 5° 30', pression : on ne trouve plus de chaine ou de elle incline davantage au nord-est. Aussi crète distincte; on ne voit qu'un terrain monlongtemps que le chainon central présente des tueux et de hauts plateaux. Les endroits les cimes neigeuses, aucun pic du chainon orien- plus habilés du cerro de Altar ont 300 à 350 tal ne s'élève, sous les mêmes parallèles, jus- toises d'élévation au-dessus de l'Océan. Au qu'à la limite des neiges perpétuelles, entre nord-est du cerro de Altar, suivent les monta2° et 5° 30'. Les paramos ni les cimes de la gnes de Santa-Maria, le Picacho de Nirgua Summa-Paz, de Chingaza , de Guachaneque (600 toises), les Palameros et el Torito. Ce el de Zoraca ne surpassent la hauteur de pays montueux, par lequel les Cordillères de 1,900 à 2,000 toises, tandis qu'au nord du pa- Cundinamarca se rattachent à la chaine coramo d'Erve (5° 5' N.), le dernier des neva- tière de Caracas, séparent les eaux coulant dos ou des cimes neigeuses de la Cordillère vers le golfe Triste de la mer des Antilles, centrale, on découvre dans le chaînon orien- de celles qui courent au sud vers l'Apure et tal les cimes neigeuses de Chita (5° 50' N.) et l'Orénoque. de Mucachies (8° N.). Ainsi, dès le cinquième Le næud des montagnes de Barquisimeto, parallèle nord, la Cordillère de l'est est la seule sous le dixième parallèle, se lie au nord-ouest qui conserve de la neige toute l'année.

à la Sierra de Coro ou de Santa-Lucia, et au La Cordillère orientale sépare les affluents nord-est aux montagnes de Capadure, de du Meta de ceux du Magdalena ; elle se pro- Porto-Cabello et de la villa de Cura; il forme, longe par les paramos de Chingaza, Guacha- pour ainsi dire, le mur oriental de celle vaste neque, Zoraca, Toquillo, Chila, Almorsa- dépression circulaire dont le lac de Maracaybo dero (2,010 toises), Laura, Cacola ( 1,700 1.), est le centre, et qui est bornée au sud el a Zumbador et Porqueros, vers la Sierra-Nevada l'onest par les montagnes de Merida, d'O. de Merida. Ces paramos indiquent dix exhaus. cana, de Perija et de Santa-Marta.

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