L'isolement en psychiatrie: séquestration ou soin ?

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Elsevier Masson, 2002 - Mental illness - 221 pages
En psychiatrie, la chambre d'isolement est utilisée par l'équipe soignante pour contenir l'auto- ou l'hétéro-agressivité de patients susceptibles d'être agités ou violents. Mais sur quels critères les soignants décident-ils d'isoler ? Dans quelle mesure ont-ils le droit de décider ? Comment répondre à ces états critiques et faire en sorte de ne pas engendrer ségrégation et rejet ? Quelles sont les limites à ne pas franchir ? L'auteur pose une question fondamentale : l'isolement, est-ce une séquestration nécessaire ou un soin ? Une analyse des comportements et habitudes d'infirmiers de 29 établissements psychiatriques apporte des éléments de réponse. L'analyse du contenu du témoignage de dix patients isolés permet de prendre en compte les perceptions et le vécu de ceux qui sont isolés. Cette nouvelle édition, entièrement refondue, propose les textes réglementaires les plus récents, les différentes pratiques et leur analyse, ainsi que les dernières recommandations de l'ANAES. Un sujet au cœur des débats.

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Contents

Quel cadre réglementaire ?
31
Quelles modalités pratiques disolement ?
91
Un débat entre fond et forme
133
Copyright

Common terms and phrases

Popular passages

Page 70 - On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde.
Page 37 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.
Page 70 - Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer" ; -art. 1383 : "Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence
Page 35 - Le majeur qui est dans un état habituel d'imbécillité, de démence ou de fureur, doit être interdit, même lorsque cet état présente des intervalles lucides.
Page 51 - Quiconque, pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne, s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
Page 70 - Le débiteur est condamné, s'il ya lieu, au payement de dommages et intérêts, soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, toutes les fois qu'il ne justifie pas que l'inexécution provient d'une cause étrangère qui ne peut lui être imputée, encore qu'il n'y ait aucune mauvaise foi de sa part.
Page 12 - Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Page 32 - Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales...
Page 27 - ART. 8. Le service médical, en tout ce qui concerne le régime physique et moral, ainsi que la police médicale et personnelle des aliénés, est placé sous l'autorité du médecin, dans les limites du règlement de service intérieur mentionné à l'article précédent.
Page 48 - A Paris, le préfet de police et, dans les départements, les préfets prononcent par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié, l'hospitalisation d'office dans un établissement mentionné à l'article L.

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