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gnifiquement, et lui donna une biblio- grenadiers du régiment de Saragosse. thèque et des reliques qui, dans la il se distingua également pendant les suite, devinrent pour cette maison une campagnes de 1811 et de 1812 en Essource de richesses. L'église , bâtie

pagne. vers la fin du huitième siècle, était CHARS, ancienne seigneurie du comptée au nombre des plus belles du Vexin français, aujourd'hui. du déparroyaume. Détruite pendant les guerres tement de Seine-et-Oise, à 12 kilom. de religion, elle est aujourd'hui en rui- de Pontoise , érigée en baronnie en nes; mais ces ruines offrent encore 1605. un aspect imposant. Il s'est tenu dans CHARS DE GUERRE. Outre leur recette ville, en 1028, un concile contre doutable cavalerie, les Gaulois lanles manichéens. Lorsque Charroux çaient encore sur les champs de bataille faisait partie du royaume d'Aquitaine, de lourds chariots armés de faux ou son nom franc était Carrof; c'est ce de pointes acérées, et montés par un qu'attestent ces vers de Théodulphe, grand nombre d'archers. Ceux-ci, évêque d'Orléans, cités par de va- lorsque les rangs ennemis étaient romlois.

pus, sautaient en bas des chars et Est locos, hunc vocitant Carrof cognomine Galli,

combattaient à pied, avec le javelot Quo salvatoris sub nomine pænitet aula.

ou avec l'épée: Les Gaulois étaient si La population de cette ville est au- exercés à se servir de ces chars, qu'au jourd'hui de 1,700 hab.

dire de César, ils pouvaient les faire CHARROY (Sébastien), lieutenant- descendre par des pentes rapides, y colonel de l'état-major de la garde im- arrêter tout d'un coup les attelages, periale, étant sous-officier des guides ou les diriger sur un autre point. Les du général Bonaparte à l'affaire de conducteurs se tenaient debout sur le Gaza, tua, dans un combat singulier, timon, et se plaçaient même sur le un chef de mameluks qui venait défier joug des chevaux pour diriger leurs le corps entier des guides rangés en mouvements. Les chars de guerre serbataille. Il monta le premier sur la vaient aussi bien à la défense qu'à brèche à l'assaut de Jaffa ; à la bataille l'attaque. Liés ensemble, ils formaient, du Mont-Thabor , il tua deux mame- avec les chariots de bagages, les seuls luks, enleva plusieurs chevaux, s'em- retranchements dont les Gaulois enpara de six dromadaires de course, et tourassent leurs camps. fit prisonniers tous les Arabes qui les CHARTE. Voyez CONSTITUTIONS. montaient. Au combat d'Aboukir, il CHARTE NORMANDE ou CHARTRE fut du nombre des guides qui enlevè- AUX NORMANDS. On désigne sous rent les redoutes turques. Nommé ce nom les lettres patentes données sous-lieutenant, il traversa deux fois par Louis Hutin aux habitants de la la ligne des Turcs et des mameluks, Normandie, pour la confirmation de pendant le siège du Caire, pour porter leurs priviléges. des dépêches aux généraux Verdier et Ce prince leur accorda , en 1314, Duranteau, reprit un poste qui ve- une première charte qui ne contenait nait d'être forcé par l'ennemi. A l'at- que quatorze articles; mais elle fut taque du pont de Cabezon, en Espagne, augmentée par de nouvelles lettres , le 14 juin 1808, Charroy, devenu offi- en date du 15 juillet de l'année suicier d'état-major, chargea à la tête vante. C'est à ces dernières lettres que d'one compagnie de voltigeurs, et en- s'applique plus particulièrement 'le leva quatre pièces de canon sous le nom de charte normande. Cette charte feu de quatorze mille ennemis. Un fut confirmée, en 1339, par Philippe mois après la bataille de Rio-Secco, de Valois; en 1380 , par Charles VI; il poursuivit seul une pièce de canon, en 1458, par Charles VII ; en 1461 et la ramena, ainsi qu'un officier et par Louis XI; en 1485, par Char! plusieurs artilleurs espagnols. Dans la les VIII, et en 1579, par Henri III. même journée, il tua de sa main six Nous croyons faire plaisir à nos lec

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ques, qu'il n'y a de salut que dans l'E- parure même ; on regrette qu'il n'ait glise catholique ; et dès l'année sui- pas suivi de plus près un autre modèle vante il fait paraître un ouvrage pu- qu'il ne nomme pas, mais qu'il a sans rement philosophique, le Traité de la cesse devant les yeux : nous voulons sagesse. Cette fois, c'était si bien le parler de Montaigne. Autant le style libre penseur qui avait parlé plutôt de celui-ci est rapide, brillant, origique le théologien, et il y avait dans nal, autant celui de son ami est unice livre tant de passages où se trou- forme et triste. Malgré la fermeté, la vaient exprimées des pensées peu or- clarté, le noinbre et la précision qui thodoxes, que Charron fut en butte à sont les qualités distinctives des écrits de violentes attaques. En vain corri- de Charron, nulle part la philosophie gea-t-il quelques chapitres; en vain de cet auteur n'a cetle forme gaie, publia-t-il, en 1600, så Réfutation des tibre, joyeuse, relevée, enjouée même, hérétiques, avec un recueil de ses an- dont il nous parle imprudemment ciens discours chrétiens sur la divi- quelque part. Il croit avoir secoué le nité, la création, la rédemption et joug de la scolastique : oui, pour la l'eucharistie; en vain la mort, qui vint \iberté d'examen ; mais, du reste, il le frapper tout à coup en 1603, sem- rappelle sans cesse cette école dont bla-t-elle devoir désarmer ses ennemis, il avait reçu les leçons dans sa jeul'auteur et son ouvrage furent pour- nesse. Que de divisions dans son ousuivis par l'université, le parlement et vrage! Que de subdivisions! Ses arles jésuites. Le P. Garasse, jésuite, guments, ses définitions, ses distincappela Charron le patriarche des es- tions sont innombrables. L'esprit prits forts, et voulut le faire passer s'embarrasse dans ce dédale de compour athée. L'abbé de Saint-Cyran re- partiments inutiles ; il se fatigue à seva ce que ces attaques pouvaient suivre ces mille petites avenues par avoir d'injuste et d'outré. Lors de la où le promène l'auteur, au lieu de lui mort de Charron, le parlement, de marquer une voie large et directe concert avec la faculté de théologie, pour le conduire au but. Quoi qu'il en se disposait à supprimer l'ouvrage, oit, à en juger par le Traité de la quand le président Jeannin, chargé sagesse, Charron semble au fond n'apar le chancelier de le reviser, y fit voir eu d'autre religion que celle de des corrections, au moyen desquelles la conscience et de la nature; et on il fut réimprimé en 1604, avec la vie trouve chez lui des propositions qui de l'auteur. Cet ouvrage est le plus font voir que si cet ecclésiastique se célèbre de ceux qu'a publiés Charron. conformait, dans la conduite de sa C'est un traité assez complet de mo- vie, aux croyances humaines, il porrale, écrit avec une grande liberté et tait dans la vie speculative une grande un vif amour de la vérité. On recon- indépendance d'esprit. Il dit quelque naît chez l'auteur de l'élévation dans part : La religion n'est tenue que l'esprit, de la hardiesse dans la pen- par moyens humains, et est toute sée, de la passion pour le bien et le bâtie de pièces maladives. » Il dit envrai ; mais on doit blâmer dans son

« Bien que l'immortalité de ouvrage une sobriété exagérée de toute l'âme soit la chose la plus universelespèce d'ornements; sa sagesse est lement reçue, elle est la plus faibletrop nue : quelques ornements sim- ment prouvée, ce qui porte les esprits ples ne feraient qu'en relever la grâce à douter de beauconp de choses. » naturelle. Il y a loin de la recherche CHARROUX, Carrofum, petite ville à l'élégance : celle-ci convient partout. de l'ancien Poitou, aujourd'hui chefOn regrette plus d'une fois, en lisant lieu de canton du département de la Charron, qu'il n'ait pas emprunté aux Vienne, à 10 kilomètres de Civray, épitres de Sénèque, qu'il déclare avoir doit son origine à un célèbre monasété son guide, quelque chose de leur tère fondé en 785 par Roger, comte vivacité, de leur originalité, de leur de Limoges. Charlemague le dota ma,

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gnifiquement, et lui donna une biblio- grenadiers du régiment de Saragosse. thèque et des reliques qui, dans la Il se distingua également pendant les suite, devinrent pour cette maison une campagnes de 1811 et de 1812 en Essource de richesses. L'église, bâtie pagne. vers la fin du huitième siècle, était CHARS, ancienne seigneurie du comptée au nombre des plus belles du Vexin français, aujourd'hui du déparroyaume. Détruite pendant les guerres tement de Seine-et-Oise , à 12 kilom. de religion, elle est aujourd'hui en rui. de Pontoise , érigée en baronnie en nes; mais ces ruines offrent encore 1605. un aspect imposant. Il s'est tenu dans CHARS DE GUERRE. Outre leur recette ville, en 1028, un concile contre doutable cavalerie, les Gaulois lanJes manichéens. Lorsque Charroux çaient encore sur les champs de bataille faisait partie du royaume d'Aquitaine, de lourds chariots armés de faux ou son nom franc était Carrof; c'est ce de pointes acérées, et montés par un qu'attestent ces vers de Théodulphe, grand nombre d'archers. Ceux-ci, évêque d'Orléans, cités par de va- lorsque les rangs ennemis étaient romlois.

pus, sautaient en bas des chars et Est locus, hanc vocitant Carrof cognomine Galli,

combattaient à pied, avec le javelot Quo salvatoris sub nomine pænitet aula.

ou avec l'épée: Les Gaulois étaient si La population de cette ville est au- exercés à se servir de ces chars, qu'au jourd'hui de 1,700 hab.

dire de César, ils pouvaient les faire CHARROY (Sébastien), lieutenant- descendre par des pentes rapides, y colonel de l'état-major de la garde im- arrêter tout d'un coup les attelages, périale, étant sous-officier des guides ou les diriger sur un autre point. Les du général Bonaparte à l'affaire de conducteurs se tenaient debout sur le Gaza, tua, dans un combat singulier, timon, et se plaçaient même sur le un chef de mameluks qui venait défier joug des chevaux pour diriger leurs le corps entier des guides rangés en mouvements. Les chars de guerre serbataille. Il monta le premier sur la vaient aussi bien à la défense qu'à brèche à l'assaut de Jaffa ; à la bataille l'attaque. Liés ensemble, ils formaient, du Mont-Thabor , il tua deux mame- avec les chariots de bagages, les seuls luks, enleva plusieurs chevaux, s'em- retranchements dont les Gaulois enpara de six dromadaires de course, et tourassent leurs camps. fit prisonniers tous les Arabes qui les CHARTE. Voyez CONSTITUTIONS. montaient. Au combat d'Aboukir, il CHARTE NORMANDE ou CHARTRE fut du nombre des guides qui enlevè- AUX NORMANDS. On désigne sous rent les redoutes turques. Nommé ce nom les lettres patentes données sous-lieutenant, il traversa deux fois par Louis Hutin aux habitants de la la ligne des Turcs et des mameluks, Normandie, pour la confirmation de pendant le siége du Caire, pour porter leurs priviléges. des dépêches aux généraux Verdier et Ce prince leur accorda, en 1314, Duranteau, et reprit un poste qui ve- une première charte qui ne contenait nait d'être forcé par l'ennemi. A l'at- que quatorze articles; mais elle fut taque du pont de Cabezon, en Espagne, augmentée par de nouvelles lettres, le 14 juin 1808, Charroy, devenu oft en date du 15 juillet de l'année suicier d'état-major, chargea à la tête vante. C'est à ces dernières lettres que d'une compagnie de voltigeurs, et en s'applique plus particulièrement le leva quatre pièces de canon sous le nom de charte normande. Cette charte feu de quatorze mille ennemis. Un fut confirmée, en 1339, par Philippe mois après la bataille de Rio-Secco, de Valois; en 1380, par Charles VI ; il poursuivit seul une pièce de canon, en 1458, par Charles VII ; en 1461 et la ramena , ainsi qu'un officier et par Louis XI; en 1485, par Char? plusieurs artilleurs espagnols. Dans la les VIII, et en 1579, par Henri III. même journée, il tua de sa main six Nous croyons faire plaisir à nos lec

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teurs en leur donnant ici la traduction i ont été plantés anciennement, il en de la charte normande, l'un des plus • sera exempt en prouvant. curieux et des plus importants docu- a 12. Les deniers levés pour faire ments de l'histoire de l'ancien droit a ou réparer les ponts y seront emfrançais.

a ployés, etc. « Art. 1ér. Le roi et ses successeurs « 13. Lorsque le roi sera chargé « ne seront faire en Normandie d'autre « des bâtiments ou de la reconstruc« monnaie que celle de Paris et de «tion des ponts, les particuliers n'y « Tours; et les gros tournois seront a contribueront pas. « du poids et de la valeur qu'ils avaient a 14. Les nobles, dans leurs terres, « du temps de saint Louis.

« auront le varech et les choses quai« 2. Le fouage ou le monnayage « sera levé comme il est marqué dans « 15. De trois ans en trois ans, le « le registre des coutumes de Nor- « roi enverra des commissaires pour « mandie.

« informer des excès de ses officiers. « 3. Les nobles et les habitants de « 16. Nul homme libre ne sera mis a Normandie qui doivent au roi des « à la question, à moins qu'il n'y ait « services à la guerre, seront libres a contre lui des présomptions violentes lorsqu'ils s'en seront acquittés. « de crime.

« 4. Quand les seigneurs de fief au- a 17. Aucun avocat ne pourra pren« ront rendu leurs services, le roi ne « dre plus de 30 livres pour les grandes « pourra rien exiger de leurs vassaux, « causes, etc. « sauf le cas d'arrière-ban.

* 18. Les causes décidées à l'échi« 5. Lorsque le roi et ses succes- « quier de Normandie ne seront pas « seurs revendiqueront quelque héri- portées au parlement de Paris. « tage, le procès sur la propriété sera « 19. La prescription de quarante

jugé, quoique les possesseurs oppo- « années aura lieu , en Normandie, en « sent la saisine ou la possession d'an « toutes matières. « et un jour.

« 20. Les héritages qui seront réu« 6. S'il y a contestation sur la pos- a nis au domaine du roi, par défaut « session d'an et jour, la chose con- de payement, seront estimés par des « tentieuse sera mise en la main du

« prud'hommes. « roi , jusqu'à ce que la question sur « 21. Les parents pourront faire le « la possession ait été décidée. « retrait des héritages réunis au do

« 7. Le roi ne lèvera, en Normandie, « maine du roi, faute de payement. « que ses revenus ordinaires, et n'exi- « 22. Ceux qui auront des domaines « gera que les services qui lui sont « du roi par don, échange ou autre

dus, à moins qu'il n'y ait quelque aliénation, ne pourront traduire les « urgente nécessité.

« autres sujets du roi dans les justices « 8. Aucun sergent royal de l'épée éloignées. « ou autre ne pourra faire exercer son « 23. Quand il s'agira d'exécution a office par des personnes de louage, « de lettres passées sous le scel royal, « sous peine de perdre l'office. « les parties ne seront pas mises en

9. On ne pourra prendre des vivres procès, à moins que l'une d'elles ne a ou autres denrées pour le roi sans a prétende avoir payé. « ses lettres scellées de son sceau ou « 24. En matière de retrait, celui « du maître de son hôtel; et quand il « qui ne possédera pas l'héritage ne « y aura des lettres, les marchandises

« pourra être ajourné. » a seront appréciées et payées avant Longtemps avant la révolution, on « d'être enlevées.

ne suivait plus les dispositions de cette a 10. Le droit de tiers et danger ne charte : les rois de France y avaient a sera pas levé sur le mort-bois.

dérogé par des lois postérieures. Néana 11. Si quelqu'un se prétend franc moins , son autorité était encore si « du tiers et danger, parce que ses bois considérable , que, quand il s'agissait

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de faire quelque règlement qui pouvait la plus ancienne chez nous est de l'anintéresser la province de Normandie, née 1034, tandis qu'en Angleterre il et qui était contraire à cette charte, en existe du neuvième siècle. on avait soin d'y insérer la clause : CHARTES. — Ce mot servait autreNonobstant clameur de haro, chartre fois à désigner toute espèce d'actes. On normande, etc.

ne s'en sert aujourd'hui que pour déCHARTE-PARTIE. Autrefois, comme signer les titres anciens. Dans les huit aujourd'hui, on était dans l'usage, ou neuf premiers siècles, on employait lorsque l'on dressait un contrat synal- les noms de chartula ou chartælă de lagmatique, de faire autant d'actes préférence à celui de charta , qu'au semblables qu'il y avait de parties con- douzième et au treizième siécle on tractantes. Ces actes se nommaient écrit souvent quarta , quartula ou chartes paricles (charta pariclæ, karta. Au huitième siècle, le mot paricolæ, pariculæ). Bientôt, par sur charta seul a signifié un passe-port; croit de précaution, l'on traça au mi- mais en général il ne prend un sens lieu d'une feuille des caractères et des déterminé que par les adjectifs auxmots qu'on peut comparer aux sou- quels il est joint. Voici l'énumération ches des passe-ports ou des inscrip- des principales espèces de chartes : tions de rente, et qui étaient ensuite Charta jurata ou sacramentalis , coupés en ligne droite, ondulée ou acte de serment ou de fidélité, ou condentelée. De là les chartes-parties on- tenant une promesse quelconque, sous dulées, dentelées (chartæ partita la foi du serment. undulatæ, et indentatæ). Cyrogra- Chartæ de mundeburde, chartes de phum est le mot que l'on trouve le mainbournie, c'est-à-dire de protecplus fréquemment inscrit sur la sou- tion ou de tutelle, accordées aux églises che des chartes-parties, qui remontent et aux monastères par les rois, les à une haute antiquité. Ce mot était seigneurs et les évêques. Ces chartes ordinairement accompagné de quelque s'appelaient aussi quelquefois sauvetés, épithète spécifiant la nature de l'acte; salvitates. du nom des parties contractantes, ou Charta apennes, chartes apennes. bien encore, surtout au quatorzième Quand , par accident, des titres de possiècle, de quelques lettres de l'alphabet. session ou de priviléges venaient à se Enfin on traçait aussi, soit des images, perdre, le magistrat ou gouverneur du soit des formules de dévotion sur la lieu faisait expédier deux chartes dites ligne de la souche, qui se trouvait pla- apennes, qui étaient des espèces de cée le plus souvent dans le haut ou sur procès-verbaux du désastre, auxquels le côté de la charte. Quand cette ligne on donnait encore le nom de chartæ était au bas de l'acte, ce qui était plus relationis. On faisait ordinairement rare, on plaçait quelquefois le sceau deux expéditions de ces actes: on en dans le haut de la pièce. Les inscrip- affichait une en public, pour consertions étaient tantôt horizontales, tan- ver les droits des tiers et appeler leurs tot perpendiculaires ; et elles se dis- réclamations, et l'on délivrait l'autre tinguent en général par la grandeur aux possesseurs des titres perdus. Les des traits ou des ornements qui les diplômes délivrés par les princes pour accompagnent, souvent aussi par la la confirmation de ces chartes sont couleur de l'encre. Aux chartes-parties appelés, dès le neuvième siècle, pancoupées en ligne droite, succédèrent chartæ ou pantochartæ ; les pancartes les chartes dentelées et ondulées, qui, de Charles le Chauve sont les prevers la fin du quatorzième siècle, ne mières qui entrent dans le détail des portaient guère que par exception des biens, terres ou priviléges dont on inscriptions à la souche. Le savant voulait faire confirmer la possession. Mabillon n'a pu découvrir en France Chartæ traditionis , transfusionis, de charte dentelée remontant au delà refusionis, offersionis, transfersiode 1106; quant aux chartes-parties, nis, perpetualis transactionis, stabi

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