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litatis , confirmationis , désignaient son siècle, et que Charles Vi, pour des actes de donation, comme charta l'encourager dans ce travail, le nomma confertoria , chartæ eleemosynariæ. clerc, notaire et secrétaire de sa mai.

La charte de soumission, charta son : place que lui conserva Charles obnoxiationis , était un acte par le- VII. On ajoute même, mais il y a quel on vendait soi et sa famille, doute sur ce point, qu'il fut archiquand on ne pouvait se procurer les diacre de Paris et conseiller au parlealiments nécessaires à la vie , ment. On ignore l'époque de sa mort: tisfaire un créancier ou solder une les uns la placent en 1449, d'autres amende.

en 1457, d'autres enfin en 1458. Quel. Les mots charta traditionis, ces- ques-unes des pièces de poésie de Char. sionis, largitionis et donationis , ser- tier, le Débat du réveil - matin, la vaient à désigner les actes de vente. Belle dame sans merci, etc., se lisent

Les chartæ beneficiariæ, charles encore avec plaisir. Chartier n'a pas bénéficiaires, avaient pour objet les l’élégance de Charles d'Orléans , la concessions de bénéfices. (Voyez Bé- verve et l'énergie populaire de Villon; NÉFICES.)

mais on trouve dans ses vers une bonLa charte prestaire, charta pres- homie et une naiveté qui, même pour taria , était l'acte par lequel une église nous, offrent un charme inexprimable. ou un monastère abandonnait à un Chartier a rendu d'incontestables serparticulier l'usufruit de quelques ter- vices à la langue française : poëte, prores , sous certaines conditions. sateur , érudit autant qu'on pouvait

La charte précaire, charta preca- l'être de son temps, il a fixé quelques ria , précaire, était celui par lequel règles , cherché des combinaisons noule particulier demandait ou acceptait velles des mètres poétiques, et surtout cet usufruit. Ces deux sortes de char- il a eu l'honneur, nous n'osons pas tes devinrent fréquentes dans les hui- dire d'ouvrir la route à Charles d'Or tième et neuvième siècles. (Voy. PRÉ- léans et à Villon, mais au moins de la CAIRE.)

leur montrer. Ce n'est pas encore un Il y a encore pour les chartes un poëte français, mais c'est mieux déjà grand nombre de dénominations ; mais qu'un trouvère, c'est mieux qu'un de nous ne citerons plus que les suivan- ces vieux romanciers dont Villon, setes : charta audientialis, citation à lon Boileau, sut, le premier, débrouilun tribunal; charta cautionis , charte ler l'art confus. Il forma, avec Charles d'obligation ou de caution; charta pic d'Orléans, ce qu'on pourrait appeler gnorationis, charte d'engagement et la transition. La meilleure édition des de garantie ; charta hæreditaria , tes. æuvres d'Alain Chartier est celle de tament; charta divisionis, charte de Paris, 1617, in-4°. partage; chartæ rogatæ , actes que les CHARTIER (G.), évêque de Paris, témoins étaient pries de signer. né à Bayeux, était parent d’Alain et A l'article DIPLOMATIQUE, nous

de Jean Chartier. Il fut élevé à la cour traiterons des moyens généraux de re- de Charles VII, et nommé à l'évêché connaître l'authenticité des chartes. de Paris en 1447. Ce fut d'après son

CHARTIER (Alain), né à Bayeux en avis que Louis XI forma un conseil 1386, fut l'homme le plus illustre de composé de deux membres de chacun son temps. Dès sa jeunesse, il enten- des trois ordres, pour aviser à la dimidit joindre à son nom les épithètes nution des impôts. Plus tard, lors de d'excellent orateur, de noble poëte, guerre du bien public, Chartier de renommé rhétoricien; et tout le montra peu d'intelligence politique en monde connaît l'histoire du baiser que voulant faire ouvrir les portes de Paris lui donna Marguerite d'Écosse, femme aux princes ligués contre le roi: avis du dauphinde France, depuis Louis XI. qui eût causé la perte du royaume s'il Il n'avait guère que seize ans lorsqu'il eût été suivi. Au reste, Louis XI ne conçut le projet d'écrire l'histoire de le lui pardonna pas. Après sa mort,

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arrivée en 1472, ce prince écrivit au mémoire de la Curne Sainte-Palaye. prévôt des marchands pour lui expo- L'histoire de Charles VII a été réimser ses griefs contre le prélat, et il primée seule par Denys Godefroi, Paexigea que ses motifs de plaintes fus- ris, 1661, avec d'autres pièces d'écrisent consignés dans l'épitaphede Char- vains contemporains. En tête de cette tier, qui, du reste , était un homme histoire, qui n'est qu'une chronique, recommandable pour ses vertus pri- Jean Chartier place un petit prologue vées.

où il annonce l'intention d'écrire les CHARTIER (Jean), frère d'Alain, faits de ce règne, le plus véritableentra dans l'abbaye de Saint-Denis, y ment, que je pourray, dit-il, sans pordevint chantre et historiographe de ter faveur ni haine à aucun. Le style France. Son frère le fit connaître à de cet écrivain est naïf, mais n'a rien Charles VII, qui le chargea de dé- d'original; il renferme d'excellents brouiller le chaos des vieilles chroni- renseignements, mais tout est présenques que l'on gardait dans les archives té confusément, sans méthode, sans de cette abbaye. Le zèle avec lequel il autre ordre que l'ordre chronologique. s'acquitta de cette pénible tâche le fit Jean Chartier mourut vers 1461, peu apprécier de Charles VII, qui l'atta- de temps après Charles VII. cha à sa personne et le rendit témoin CHARTIER(René) naquit à Vendôme de tous ses actes publics, afin qu'il les en 1572. Il montra dès sa plus tendre racontat et les transmît à la postérité. enfance une passion ardente pour l'éLe roi le faisait entretenir à ses frais, tude, et cultiva en même temps la littenait à sa disposition des gens pour térature, la philosophie, la théologie le servir, et des chevaux pour le trans- et la médecine. Apres être resté pluporter partout où il voulait. Jean sieurs années à Angers et à Bordeaux, Chartier vit tout le règne de Charles où il perfectionna ses études médicaVII et en écrivit l'histoire. Dans ses les, il vint à Paris, où il fut reçu doctravaux à l'abbaye de Saint-Denis, il teur, le 26 août 1608, et nommé proavait achevé la collection des Grandes fesseur de pharmacie. En 1612, il fut chroniques de France, vaste compi- nommé médecin des dames de France; lation qui accrédita tant de fables, et en 1613, médecin ordinaire du roi , et qui répandit des idées si fausses sur en 1617, professeur de chirurgie au les origines de notre histoire. Les deux collége royal. Il mourut, le 29 octobre ouvrages de Jean Chartier, l'Histoire 1654, d'une apoplexie qui le surprit à de Charles VII et les Grandes chro- cheval, à l'âge de quatre-vingt-deux niques, furent imprimés sous Louis ans. Si Chartier n'a rien publié d'oriXI en 1476, à Paris, 3 vol. in-fol. Le ginal, il s'est acquis une grande célésecond de ces ouvrages fut la première brité comme éditeur; et son plus grand histoire de France publiée par la voie titre est, sans contredit, l'édition comde l'impression; il a été réimprimé plète des æuvres réunies d'Hippodans la collection des historiens de crate et de Galien. France, et enfin, de nos jours, M. Pau- CHARTRAJN, Carnutensis ager, ou lin Paris en a donné une nouvelle édi. tractus. Ce pays, dont Chartres était tion jusqu'au règne de Charles V in- la capitale , faisait partie de la Beauce clusivement, avec une dissertation sur et du gouvernement général de l'Orles sources de ces chroniques et une léanais. Il était borné au N. par la notice sur les manuscrits dont il a fait Normandie et l'Ile de France, au S. usage, Paris, 1836, in-fol. On peut par le Dunois et l'Orléanais propreconsulter sur ces chroniques la criti- ment dit, à l'E, par le Gâtinais, et à que et l'analyse qu'en a faite M. Au- l'O. par le Perche. Il avait douze lieues gustin Thierry, dans sa cinquième let- de longueur sur dix de largeur. tre sur l'histoire de France, et dans Au temps de César, le pays charle tome xv du Recueil de l'Académie train faisait partie du territoire des des inscriptions et belles-lettres, un Carnutes; sous Honorius, il était

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compris dans la quatrième Lyonnaise. charte, dont il venait probablement Depuis, il suivit les destinées de Cbar- par corruption, et servait à désigner tres, sa capitale.

un acte ou un titre ancien. CHARTRAN (J. H. S.), né à Carcas- Il signifiait en outre une prison, un sonne en 1779, entra au service à lieu caché, et il avait probablement l'âge de quatorze ans, fit les campa- pour racine le mot latin carcer; l'on gnes de 1794 et 1795 dans l'armée en fit chartrier, dans le sens de prides Pyrénées-Orientales, passa celle sonnier, et il nous en est resté la lod'Italie, après la paix de Bâle, et se cution, tenir en chartre privée, dans distingua en diverses rencontres. Il le sens de tenir en prison. servit ensuite sur le Rhin, à la grande Le mot chartre servait encore à dé. armée, et fut fait colonel en 1813. signer une espèce de maladie d'enfant, Vainqueur, le 28 juillet, de six mille appelée aujourd'hui carreau. D'où Russes, qui essayèrent en vain de l'ar- l'on disait venir en chartre, tomber rêter dans les gorges de Pina, il as- en chartre. sista le 30 à la bataille de Culm, se fit CHARTRES, Autricum, Carnutum jour au milieu des colonnes ennemies, civitas, est une des plus anciennes leur enleva cinquante-deux officiers villes de la France. Avant la conquête supérieurs , dégagea son général de des Romains, elle était la capitale des division, et une partie des troupes Carnutes ou Carnuti (Voy. ce mot) et tombées en leur pouvoir. Nommé gé- le siége principal du druidisme, et elle néral de brigade pour ces deux beaux acquit, sous la domination romaine, faits d'armes, il 'fut mis à la demi- une assez grande importance. Placée solde par les Bourbons. Au retour de plus tard sous la puissance immédiate l'empereur, Chartran fut chargé du des rois francs, elle fut successivement commandement du département de prise par Thierry II, roi d'Orléans et l'Aude, et rencontra, en se rendant à de Bourgogne , et en 852 et 872 par sa destination, baron Trouvé, avec les Normands, qui la brûlèrent et la lequel il eut une entrevue, dont le dé- détruisirent. Durant la longue lutte tail

, publié dans une intention coupa- de la France et de l'Angleterre, elle ble, produisit plus tard l'effet qu'on tomba au pouvoir des Anglais, et ne en attendait. Il fut mis, peu de jours fut reprise qu'en 1432. Attaquée sans après cette fatale rencontre, à la tête succès par les protestants en 1568, elle d'une brigade de voltigeurs de la fut prise en 1591 par Henri IV, qui s'y garde, combattit vaillamment à Fleu- fit sacrer trois ans après. rus et à Waterloo. Dans cette dernière Vers la fin du onzième siècle, la bataille, il attaqua des hauteurs qui ville de Chartres était défendue par paraissaient inexpugnables. Repoussé une enceinte de fortifications dont trois fois, il revint trois fois à la charge, quelques parties subsistent encore , et emporta la position. Le général entre autres une porte en pierre de Chartran, obligé de faire sa retraite, taille flanquée de deux grosses tours. l'exécuta en bon ordre, se rendit sous La cathédrale de Chartres est un les murs de la capitale, passa la Loire, des plus beaux monuments que nous et revint à Paris après le licenciement. ait légués l'architecture du moyen Envoyé d'abord en surveillance à âge : une église construite sur son Lille, puis arrêté, traduit devant une emplacement avait été incendiée trois commission militaire, il fut condamné fois, quand l'évêque Fulbert, lors du à mort et exécuté. Il avait alors trente- dernier incendie, arrivé en 1020, fit six ans, comptait vingt-deux années un appel à la générosité de tous les de service, vingt-deux campagnes, et princes chrétiens, et du produit de un grand nombre d'actions d'éclat. leurs offrandes commença le nouvel

CHARTRE. Ce mot avait ancienne- édifice, qui, après sa construction, ment deux acceptions bien différentes. qui se prolongea pendant près de Il était pris comme synonyme de cent trente ans , fut dédié à la Vierge

par la

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le 17 octobre 1260, par Pierre de appartint à la maison de Châtillon Maincy, soixante-seizième évêque de (Voy. ce mot). Philippe le Bel en fit Chartres. — Le projet avait été d'a- ensuite l'acquisition pour le donner à bord de construire les deux clochers son frère, le comte de Valois, et Phisur le même dessin , mais il n'y eut lippe de Valois le réunit à la couronne. d'achevé que celui qui est appelé le Erigé en duché par François Ier en clocher vieux. En

gli faveur de Renée de France, duchesse gence de quelques ouvriers, le feu prit de Ferrare , il fut racheté, en 1623, å la toiture du bâtiment, et détruisit par Louis XIII, des mains du duc de complétement la charpente. - Des Nemours, et devint ensuite apanage fonds assez considérables ont été vo- de la maison d'Orléans, où le fils ainé tés par les chambres pour réparer ce porta toujours le titre de duc de Charmalheur.

tres. Voy. ORLÉANS (maison d'.) On remarque encore à Chartres l'an- CHARTRES (monnaie de). Un de nos cienne église de Saint-André, le cabinet numismates les plus distingués, M. de d'histoire naturelle, la bibliothèque la Saussaye, vient d'attribuer à Tasjet, publique renfermant quarante mille roi des Carnutes, et allié de César, volumes imprimés et huit cents ma- une curieuse pièce de billon, qui porte nuscrits, et où l'on conserve un verre d'un côté pour légende le mot TASCIIayant appartenu à Charlemagne, qui tios, autour d'un Pégase, et de l'autre était anciennement déposé dans l'ab- EAKELOOriz, autour d'une tête de baye de la Madeleine de Châteaudun. Bacchus ou d'Apollon, derrière la

Chartres était jadis la capitale du quelle on remarque un pampre. Cette pays Chartrain et de la Beauce, avec belle monnaie, qui était restée longle titre de duché-pairie; son diocèse temps parmi les pièces incertaines, comprenait huit cent dix paroisses : est la seule médaille gauloise qu'on elle était comprise dans le gouverne- puisse, avec certitude, attribuer à la ment général de l'Orléanais et dans le ville de Chartres. On a retrouvé, de ressort du parlement de Paris. C'est nos jours, quelques triens mérovinaujourd'hui le chef-lieu du départe- giens frappés dans cette ville par le ment d'Eure-et-Loir, et le siége d'un monétaire Blidomond , BLIDOMONévêché; elle possède des tribunaux de DUS, et n'offrant d'autre particularité première instance et de commerce, remarquable qu'une extrême barbarie. et une société d'agriculture et un col- Mais,'à partir du règne de Pepin, lége communal. -- Sa population ac- Chartres nous présente une suite de tuelle est d'environ quinze mille ha- monuments numismatiques plus nombitants.

breux et surtout plus intéressants. C'est la patrie d'un assez grand Le premier de ces monuments est exnombre d'hommes célèbres, parmi trêmement curieux : c'est un denier lesquels nous citerons : Guillaume qui annonce une sorte de transition de Saintes, évêque d'Évreux; Philippe entre le faire des artistes de la seconde Desportes, Mathurin Régnier, P. Ni- race et celui de ceux de la première. colle, André et Michel Félibien, Fleu. On y voit, au droit, un ange tenant ry, mort doyen de la comédie fran- deux croix, avec les lettres CARN dans çaise; J. Dussaulx, conventionnel et le champ, et au revers, seulement les académicien; Pétion de Villeneuve, deux majuscules RF. Il nous reste conventionnel; le général · Marceau, également des deniers frappés à Charetc.

tres sous les règnes de Charlemagne, CHARTRES (comtes de). Depuis la de Charles le Chauve et de Eudes. fin du neuvième siècle, Chartres eut Ceux de Charlemagne présentent entre des comtes héréditaires qui possé- eux les différences de style que l'on daient aussi les comtés de Blois et de remarque dans la numismatique de ce Champagne (Voy. Blois et CHAMPA- prince. Ce sont d'abord des pièces sur GNE). Plus tard, le comté de Chartres lesquelles on lit en lettres mal for

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CAR
LUS

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CASEII

mées le nom de la ville, CARNOTAS, et tête. Lelewel a cru en retrouver l'oride l'autre le nom du roi en deux ginal dans ces triens barbares dont

nous avons parlé plus haut. Nous ailignes. Ensuite des pièces d'un type merions niieux y voir l'effigie de la moins barbare, présentant au droit sainte Vierge. une croix à branches égales, avec la D'après l'ordonnance de 1315, les légende CARNOTAS CIVITAS entre gre- deniers de Chartres devaient être à netis, et au revers CARLVS REX FR trois deniers dix grains argent le roi, avec le monogramme dans le champ. et à la taille de 235 au marc, et les Les deniers de Charles II et d'Eudes mailles de 2 deniers 21 grains de loi n'offrent rien de particulier. On a pré- argent le roi ; quatorze deniers chartendu qu'aucune espèce n'avait été trains ne valaient qu'un sou tournois. frappée à Chartres, depuis cette épo- CHARTRES ( siéges et prises de). que, jusqu'à celle où les monnaies des Chartres fut plusieurs fois prise et pilbarons commencèrent à avoir cours. lée, sous les rois de la première race, C'est une erreur. Il faut restituer à et plus tard par les Normands, notamcette ville une pièce où l'on voit le ment en 858.-Rollon (Rolf) vint de monogramme de Charles , avec la lé

nouveau l'investir en 911. Cette fois gende GRATIA DIREX, et l'inscription le roi Charles lui en fit lever le siége. à deux lignes

Mais ce fut son dernier acte de vi.
Cette pièce est
CIVITAS

gueur contre les pirates du Nord : peu de Charles le Simple, et elle a été in- après il leur céda la Neustrie. contestablement frappée à Chartres. Depuis 1417 le duc de Bourgogne Depuis la fin du dixième siècle jus- était maître de Chartres , qui était ocqu'en 1319, époque où le roi'de France cupée par des Bourguignons et par des racheta du comte de Chartres la mon- Anglais. En 1432 , le bâtard d'Orléans naie de cette ville, le type de cette forma le projet de surprendre cette monnaie présente, d'un côté, une ville et trouva le moyen de s'assurer croix, et de l'autre une figure bizarre des intelligences dans la place; en efqui a beaucoup occupé les antiquaires. fet, il y avait partout un fort parti opOn a essayé d'expliquer cette figure posé aux Anglais. « Un bourgeois, de différentes manières ; l'explication nommé le Petit-Guillaume , qui faisait proposée par M. Lelewel est la seule d'habitude de commerce de sel avec qui soit admise aujourd'hui. Ce sa- ses charrettes, d'Orléans à Blois et à vant voit dans cette figure une tête · Chartres, vint, la veille du dimanche humaine défigurée. Nous reviendrons des Rameaux , se présenter , le matin sur cette opinion et sur la figure qui de bonne heure, à la porte de la ville. y a donné lieu, et qui se représente sur Il amenait avec lui plusieurs voitures un grand nombre de monnaies du chargées de tonneaux. Il était connu ; moyen âge, à l'article Type MONÉ- on ne se défia de rien. Plusieurs porTAIRE. La monnaie de Chartres, dont tiers étaient gagnés; d'autres se miil existe plusieurs échantillons, exem- rent tout aussitôt à emporter des paplaires de types, de modules et de niers d'aloses que le marchand leur titres différents, fut d'abord anonyme. avait promis. Une des charrettes s'arLe côté de la tête chartraine était ané. rêta sur le pont - levis. C'étaient des pigraphe , et l'autre portait pour lé. hommes d'armes qui, vêtus de blouses, gende CARTISCIVITAS. Mais le comte chaussés en guêtres et le fouet à la finit par placer son nom au commen- main, conduisaient les voitures; d'aucement de la légende : R. COMCARTIS tres étaient enfermés dans les tonCIVITAS (Richard de Beaumond, 1235- neaux : ils sortirent de leur cachette 1255); I. COMCARTIS CIVITAS (Jean, et tombèrent sur les gardiens des por1255-1279, ou Jeanne, 1279-1293). tes. Une embuscade, commandée par

Nous avons dit que le type char- le sire d'Illiers, n'était pas éloignée ; train représentait originairement une elle arriva à leur aide. 'Un religieux

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