Histoire de France: Les Celts. Les Gaulois. Les Francs. Histoire de France durant le moyen âge jusqu'au XVIe siècle

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Librairie Internationale, 1872 - France
 

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Page 210 - Dans ce moment il reçut par derrière un coup de plat d'épée entre les épaules ; et celui qui le lui porta lui dit : " Fuis, ou tu es mort." Il ne fit pas un mouvement ; les hommes d'armes entreprirent de le tirer hors de l'église, se faisant scrupule de l'y tuer. Il se débattit contre eux, et déclara fermement qu'il ne sortirait point, et les contraindrait à exécuter sur la place même leurs intentions ou leurs ordres.
Page 3 - Cotte ligne est la séparation des eaux : du côté occidental, la Seine, la Loire et la Garonne descendent à l'Océan ; derrière s'écoulent la Meuse au nord , la Saône et le Rhône au midi. Au loin, deux espèces d'îles continentales: la Bretagne, âpre et basse , simple quartz et granit, grand écueil placé au coin de la France pour porter le coup des courants de la Manche ; d'autre part, la verte et rude Auvergne , vaste incendie éteint avec ses quarante volcans.
Page 124 - Godwin, tranquille dans les contrées méridionales de l'Angleterre , vit arriver près de lui un messager de Normandie qui lui parla en ces termes : « Guillaume , duc des Normands , te « rappelle le serment que tu lui as juré , de ta « bouche et de ta main , sur de bons et saints re
Page 80 - Il n'a pas cette tête de l'Angleterre monstrueusement forte d'industrie, de richesse ; mais il n'a pas non plus le désert de la haute Ecosse, le cancer de l'Irlande. Vous n'y trouvez pas, comme en Allemagne et en Italie, vingt centres de science et d'art ; il n'en a qu'un, un de vie sociale. L'Angleterre est un empire, l'Allemagne un pays, une race ; la France est une personne.
Page 160 - Ses prédications étaient terribles; les mères en éloignaient leurs fils, les femmes leurs maris; ils l'auraient tous suivi aux monastères. Pour lui, quand il avait jeté le souffle de vie sur cette multitude, il retournait vite à Clairvaux, rebâtissait près du couvent sa petite loge de ramée et de feuilles, et calmait un peu dans l'explication du Cantique des cantiques, qui l'occupa toute sa vie, son âme malade d'amour.
Page 47 - Il ya dans les mœurs communes du Dauphiné une vive et franche simplicité à la montagnarde, qui charme tout d'abord. En montant vers les Alpes surtout, vous trouverez l'honnêteté savoyarde *, la même bonté, avec moins de douceur. Là, il faut bien que les hommes s'aiment les uns les autres ; la nature, ce semble, ne les aime guère 4.
Page 308 - C'était une grande joie pour saint François d'Assise de faire pénitence dans les rues pour avoir rompu le jeûne et mangé un peu de volaille par nécessité. Il se faisait traîner tout nu, frapper de coups de corde, et l'on criait : « Voici le glouton qui s'est gorgé de poulet à votre insu I » A Noël il se préparait, pour prêcher, une étable, comme celle où naquit le Sauveur.
Page 34 - Ils escaladèrent, le feu et la bêche en main, jusqu'au nid des aigles, cultivèrent l'abîme, pendus à une corde. Les arbres furent sacrifiés aux moindres usages ; on abattait deux pins pour faire une paire de sabots. En même temps le petit bétail , se multipliant sans nombre, s'établit dans la forêt, blessant les arbres, les arbrisseaux, les jeunes pousses, dévorant l'espérance. La chèvre surtout, la bête de celui qui ne possède rien, bête aventureuse, qui vit sur le commun , fut l'instrument...
Page 91 - L'un d'eux vint se mettre aux pieds du Mï\ qui le nourrissait sous la table. Mais le pauvre, ne s'oubliant pas, lui coupa avec un couteau un ornement' d'or de six onces qui pendait de ses genoux , et s'enfuit au plus vite. Lorsqu'on se leva de table. la reine vit son seigneur dépouillé, et, indignée, se laissa emporter contre le saint à des paroles violentes : « Quel ennemi de Dieu, bon seigneur, a déshonoré votre robe d'or?
Page 86 - Tous souhaitaient sortir de peine et n'importe à quel prix! Il leur valait mieux tomber une fois entre les mains de Dieu et reposer à jamais, fût-ce dans une couche ardente. Il devait avoir aussi son charme, ce moment où l'aiguë et déchirante trompette de l'archange percerait l'oreille des tyrans.

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