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F

D'UNE

ORGANISATION POLITIQUE

POUR L'EUROPE,

ÀYANT POUR OBJET DE PROCURER

AUX SOUVERAINS ET AUX PEUPLES

UNE

PAIX GÉNÉRALE ET PERPÉTUELLE

ET UN BONHEUR INALTÉRABLE.

PÁR M. LE COMTE DE PAOLI-CHAGNY: -

Subintravit ignorantia rerum agenda-
rum, et concupiscentia noxiarum, quibus
comites subinferuntur error et dolor.

St. AUGUST.
Nous naissons avec l'ignorance de ce
que nous devons faire et le désir de
co qui nous est nuisible, et à leur
suite viennent l'erreur et la douleur.

A HĂMBOURG,

M. DCCC. XVIH:

KD 1364

HARVARD COLLEGE LIBRARY

DEPOSITED BY THE LIBRARY OF THE
GRADUATE SCHOOL OF BUSINESS ADMINISTRATION

Oct. 21,1939

Noms des principaux

libraires chez lesquels se trouve cet ouvrage.

à Hambourg, Perthes & BESSER.
à Berlin, DUNKER & HUMBLOT.
à Francfort sur Main, BRÖNNER.
à Paris,

les Frères MICHAUD.
à Londres, TREUTTEL & Würtz.
à Amsterdam, DELACHAUX.
à Bruxelles, LECHARLIER.
Et chez les principaux libraires de l'Europe,

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AVANT-PROPOS.

LE

vë projet que je soumets aujourd'hui au jugement du public, était déjà rédigé au mois de Mars 1813. Plusieurs personnes respectables à qui je le communiquai dans ce tems, furent si frappées des avantages qui résulteraient de son exécution, qu'elles me sollicitèrent, qu'elles me pressèrent même de le publier. Mais je résistai à leurs voeux, parce que je crus plus convenable d'en faire hommage aux ministres des puissances opposées à Bonaparte, que de les mettre dans une position à devoir combattre à-la-fois et l'ennemi du genre humain et l'opinion du public.

J'ai en effet adressé des extraits de ce projet à plusieurs Ministres. J'ai annoncé à d'autres que j'avais le désir de le leur communiquer. Tous, sans exception, ont dédaigné de me rés pondre. J'en conclus que mon projet ne s'accordait pas avec leurs vues, et que leurs vues ne tendaient pas vers l'intérêt général. Cependant des peuples qui avaient souffert pendant tant

d'années des effets d'une guerre , terrible et d'une politique mal combinée, avaient mérité qu'on leur procurât une situation heureuse, et tous les bons esprits, tous les hommes sensibles devaient s'occuper des moyens de réaliser une telle situation. J'ai fait ce que j'ai pu pour la faire naître, et quoi que le silence des ministres à qui j'ai communiqué mon projet, soit une preuve qu'il ne leur convenait pas, et que les intérêts personnels de leurs maîtres, leurs propres intérêts peut-être, s'opposaient à son exécution, je ne dois pas négliger de le faire connaître, sa publication ne dut-elle servir qu’à instruire le public qu'il était rédigé avant tous les événemens qui ont eu lieu en Europe depuis le mois de Mars 1813, et qu'à montrer que j'avais prévu ces événemens.

Ces événemens ne pouvaient point échapper à un homme un peu instruit de la situation de l'Europe, à cette époque, et je m'attendais journellement à voir prendre par les puissances les mesures convenables - pour les empêcher de naître.

Ces mesures ne pouvaient se trouver que dans leur union sincère, que dans la réunion de leurs forces et de leurs ressources en tous genres ; mais elles étaient encore loin de

penser

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