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commun. Au lieu d'une centaine de du roi à Orgelet, fut nommé député religieux réunis sous une règle dure aux états généraux par le tiers état du et inflexible pour préparer leur bonheur bailliage d'Aval, et embrassa les prinspirituel, on aurait une société entière ciprs révolutionnaires. Le 7 décembre qui s'enfermerait, en quelque sorte, dans 1790, il fit révoquer les remerciments un vaste cloître pour assurer son bon votés au directoire du département de heur matériel. Les anabaptistes avaient la Meurthe et à la municipalité de deja prêché ces doctrines qui sont la Nancy, pour leur conduite pendant brutale négation de la liberté humaine, les troubles qui avaient éclaté dans en ce qu'elles ne permettent pas à cha cette ville. Le 28 février 1791, il atque individu de chercher le milieu dans taqua énergiquement les membres du lequel il peut se développer librement. comité de constitution, qui refusaient Sans doute la pensée de Babeuf n'est de présenter un projet de loi sur les qu'un sentiment exagéré du principe émigrés. A la fuite de Louis XVI, il de fraternité, mais on doit la repous- fut un des membres qui demandèrent ser comme dangereuse. Supprimer que l'Assemblée nationale s'emparåt de toute la tradition, vouloir faire de la tous les pouvoirs. Il proposa de consociété une sorte de machine organi- vertir en décret l'avis des comités, sée géométriquement et fonctionnant portant que le roi serait suspendu de tant bien que mal sous le despotisme ses fonctions jusqu'à ce que la constid'une loi qui ne peut pas être contrô tution fût terminée, et déchu du trône lee, puisque toute discussion est inter- s'il ne l'acceptait pas. Nommé député dite, c'est méconnaître la perfectibi- à la Convention par le département du lité de l'esprit humain, c'est annihiler Jura, Babey vota la réclusion et le la liberté.

bannissement de Louis XVI, et se BABEUF (Émile), né le 29 septembre montra partisan des Girondins; aussi 1785, fils ainé du précédent, fut, à la fut-il compris parmi les soixante-treize mort de son père, adopté par Félix députés arrêtés pour la protestation Lepelletier de Saint - Fargeau ; puis, du 6 juin 1793. Il fut mis en liberté après la déportation de son bienfai et rentra à la Convention après le 9 teur, accueilli par un libraire de Paris, thermidor. Élu membre du Conseil des chez lequel il demeura six ans. Il voya- cinq-cents le 18 frimaire an ill, gea ensuite pour un libraire d'Alle- fit peu remarquer dans cette assemblée, magne, et s'établit enfin à Lyon. En et en sortit au mois de floréal an vil. 1814, il donna les preuves du plus ar Babey est mort en 1815. dent patriotisne, et suivit Napoléon BABIN (François), professeur, doyen à l'ile d'Elbe. Il publia, en 1815, une

de la faculté de théologie et grand vibrochure où il protestait contre l'acte caire d'Angers, naquit dans cette ville additionnel, et adressa , à la même le 6 décembre 1651, et se fit connaître epoque, une lettre au comte Carnot, comme théologien par la publication ou il proposait d'ouvrir une souscrip- des conférences d'Angers. Les dix huit tion en faveur des victimes de la der. volumes qu'il publia alors sur les samiere invasion. Cette lettre fut réim- crements, le Décalogue, les censures, primée à Troyes, en lettres d'or. les monitoires, les irrégularités, les Sous la deuxième restauration, Babeuf, contrats, les bénéfices , etc., lui acediteur du Nain tricolore, dont quel- quirent une réputation méritée. Le ques articles blessèrent le gouverne

dix-neuvieme volume sur les États fut meat, fut arrêté en vertu de la loi du édité par Vautier, chanoine d'Angers; 9 novembre, et condamné à la dépor- les trois suivants, sur la grâce, furent tation. Il subit sa peine au mont Saint- publiés par Audebois de la Chalinière, Michel, fut gracié en novembre 1818, grand pénitencier d'Angers; et les dix et revint alors à Paris, où il reprit son derniers par l'abbé Cotelle de la Blancommerce de librairie.

dinière. Babin mourut le 19 décemBABEY (Athanase-Marie), avocat bre 1734.

il se

BABINET (Jacques), membre de l'A- vendémiaire an ii vint l'enlever à ses cadémie des sciences depuis 1840, juges. Pendant son emprisonnement, ancien élève de l'École polytechnique, ses biens avaient été dévastés. Fort a su allier l'étude des mathémati- de sa conscience, il se présenta, le 10 ques à celle de la physique expéri- messidor an iv, à la barre du Conseil mentale, et a pu ainsi attaquer des cinq-cents et réclama une indemilusieurs problèmes de physique où nité; mais il fut représenté comme ces deux ordres de connaissances sont un farouche terroriste, et sa demande indispensables. L'optique surtout doit fut rejetée. Baby se jeta dans la consbeaucoup à ses recherches. En effet, piration du camp de Grenelle, et fut par ses découvertes sur l'absorption condamné à mori par une commission sans polarisation ou avec polarisation, militaire; il était âgé de trente-sept ans. sur le dichroïsme et les phénomènes BACAUDES. Vovez BAGAUDES. ülalogues aux phénomènes des réseaux, BACCALAURÉAT. C'est dans l'uStir l'astérie, la polarisation chromati- niversité le premier degré auquel un que dans les minéraux, sur le cercle aspirant doit s'élever pour parvenir à par hélique, les couleurs des doubles être licencié et docteur dans les faculsurfaces à distance, et la double rétrac- tés de théologie, de droit, des sciention circulaire, il a considérablement ces et des lettres. On appelle bachelier augmenté le domaine de cette partie celui qui a obtenu le baccalauréat. Le de la science. Avec son savoir vaste et titre de bachelier ès lettres a pris deprofond, son amour pour l'étude et son puis quelques années une grande imesprit investigateur, M. Babinet pourrà portance, nul ne pouvant entrer dans rendre d'immenses services dans l'en. le corps enseignant, faire ses étuseignement, s'il daigne mettre dans des de droit ou de médecine, emses leçons cette méthode, faute de la- brasser certaines carrières adminisquelle les esprits les plus élevés, Am- tratives, sans être pourvu de ce titre, pre lui-même, ont souvent manqué qui est en quelque sorte une attestation le but du professeur et du savant. de ses connaissances littéraires. N. Babinet professe au college Saint BACCIOCCHI (Félix), naquit en Louis et à l'Athénée; il est examina Corse en 1762, et embrassa la carteur à l'École polytechnique, et a fait rière militaire. Il fit la campagne d'I. un cours d'optique comme suppléant talie, et n'était que capitaine lorsqu'il au collège de France.

épousa la scur de Bonaparte, Elisa. BABOUVISTES, partisans, des doc Ce mariage fut célébré malgré Napotrines de Babeuf. (Voyez ce mot. ) léon, et par la volonté de sa mère.

BABY ( Jean-François ), né à Ta Bonaparte éleva bientôt Bacciocchi au rascon, se montra l'un des plus éner grade de chef de brigade de la vingtfiques patriotes du département de sixièmelegère, etc. Cet avancement prél'Ariége, où il leva une petite armée mature mécontenta l’armée. Bacciocchi révolutionnaire. Il fut accusé de con. devint sous l'empire, sénateur, grand tinuer les fonctions de général, mal officier de la Légion d'honneur, puis gré le décret qui avait licencié ses prince de Lucques et de Piombino. troupes. Décrété d'accusation, il vint Lorsque sa femme fut créée grande-duse justifier auprès du Comité de salut chesse de Toscane, il ne régna point public, qui approuva sa conduite et le avec elle, mais commanda seulement nomma commissaire de la république les troupes , et protégea les arts avec dans son département. Baby remplit une genereuse bienveillance. Depuis sa mission aiec sévérité et justice jus 1814, le prince Félix a vécu dans la qu'au 9 thermidor. Peu de temps après retraite, suivant les destinées de sa cette catastrophe, il fut arrêté et con femme (Voyez ELISA), et s'est fixé duit au tribunal criminel de Foix, sous en dernier lieu à Bologne. la prévention de terrorisme; il allait Bach (Noël), embrassa avec enêtre condamné lorsque l'amnistie de thousiasme les principes de la révo

lution. Pendant les luttes de la Con- les troubles furent calmés, et que le vention, il se montra partisan dé- parlement revint offrir de serviles terminé de la Montagne. En l'an vi, hommages au ministre dont il avait mis nommé électeur du département de la la tête à prix, Bachaumont vendit sa Seine, il manifesta hautement ses opi- charge de conseiller pour passer ses nions démocratiques : rien ne put faire jours dans l'oisiveté et le plaisir avec fléchir son courage. Traduit devant un Chapelle, le Broussin, et tous les jury d'accusation, pour avoir attaqué aimables épicuriens du Marais. Les dans une brochure le Directoire et les recueils de ce temps contiennent de lui auteurs de la loi du 22 février an vii, un grand nombre de couplets et de il fut renvoyé absous , et continua sa pièces légères, insérés sans nom d'aulutte contre l'autorité directoriale. teur. Ami intime de Chapelle, il fit Après la chute de Laréveillère-Lé et raconta avec lui ce voyage peaux et de ses collègues , il parla au

Qui du plus charmant badınage club du Manege sur les dangers de la Fut la plus charinante leçon. patrie, et proposa pour la sauver une

VOLTAIRE. constitution dont les idées se rappro Plus tard, l'épicurien se convertit. chaient du système de Babeuf. Bach Il épousa la nièce de madame de Lamavait plusieurs fois prédit que la ré. bert, écrivain moraliste du dix-huitième publique serait détruite par un soldat: siècle, et répétant à ses amis étonnés l'événement du 18 brumaire vint jus- cette maxime: Un honnête hommedoit tilier ses prévisions. Fidèle à ses prin- vivre à la porte de l'église, et mourir cipes, et ne voulant pas vivre sous le dans la sacristie, il mourut en effet despotisme, l'intrépide républicain se dans des sentiments chretiens en 1702, donna la mort au pied de la statue à l'âge de 78 ans. de la liberté sur la place Louis XV. BACHAUMONT (Louis Petit de),

BACHAUMONT ( François le Coi né à Paris vers la fin du dix-septième gneux de ), naquit à Paris en 1624, siècle, est l'auteur des cinq premiers d'un président à mortier au parle- volumes des Mémoires secrets pour ment. Il était membre de ce corps servir à l'histoire de la république lorsque commença la guerre burlesque des lettres. Cet ouvrage, qui forme de la fronde. Il figura parmi les enne une revue assez curieuse de la littéramis du ministère, et ce fut même à lui ture, des arts, de la politique et de que ce parti dut le nom que l'histoire la société, depuis le 1er janvier 1767, luia conservé. Il dit un jour que les op- jusqu'au 1er janvier 1788, a eu pluposants ressemblaient aux écoliers qui, sieurs continuateurs, et a été imprimé jouant à la fronde dans les fosses de plusieurs fois en trente-six volumes Paris, se dispersaient dès que le lieu in-12. Bachaumont est mort le 23 tenant civil approchait, et recommen avril 1771. çaient quand ils ne le voyaient plus. BACHE, capitaine au neuvième réCette plaisanterie fut aussitôt adoptée giment de dragons, donna des preuves par des gens qui se moquaient de tout de sa valeur à la prise de Konigsberg, et d'eux-mêmes; et dès lors les enne où , à la tête d'un escadron sous les mis de Mazarin prirent pour signe de yeux du prince Murat , il fit mettre ralliement des cordons de chapeau en bas les armes à un régiment d'infanforme de fronde. Bientôt ce signe de terie, et parvint, malgré le feu de Fint une mode générale, et tout fut à l'ennemi, à ramener plus de trois cents la fronde : les nouds d'épée, les ru prisonniers et quatorze officiers, dont bans et même le pain. La plume était un major: il fut en récompense nommé aussi bien, et plus que l'épée, l'arme chef d'escadron sur le champ de bades frondeurs , et Bachaumont, qui taille. maniait les vers avec esprit et facilité, BACHELET D'AMBILLE, général de lança contre le Mazarin maintes épi- division, se distingua à la bataille de grammes et maintes chansons. Quand Gébora , en Espagne, sous les ordres

du maréchal Soult , et surtout pen ses armées. A cette époque déjà, la dant la campagne de Russie, à la dé- distinction des deux ordres de chevafense de Dantzick.

liers commencait à perdre de sa vaBACHELIER (CHEVALIER).-Ondon- Jeur. Elle disparut entièrement, et la nait ce nom à tout chevalier d'un rang chevalerie elle-même ne fut presque inférieur, qui ne pouvait lever ban- plus qu'un titre honorifique, lorsque nière, parce qu'il n'avait point un Charles VII eut créé ses compagnies nombre suffisant de vassaux, ou parce d'ordonnance, qui remplacèrent les qu'il n'en avait point encore obtenu le bannières et les pennons , commanprivilége. (Voyez les articles Ban dés par les chevaliers. (Voyez l'article NIÈRE et BANNERET. ) L'étendard BANNIÈRE.) du chevalier bachelier était le pen Francois Jer, voulant faire comprennon, sorte de drapeau en forme de dre à la noblesse qu'elle devait réflamme. Nous empruntons au P. server une partie de son estime aux Daniel (*) une citation tirée d'un talents et au mérite dans l'ordre ciancien cérémonial, où se trouvent net vil, créa une nouvelle chevalerie, tement définies la différence des deux qu'il composa de magistrats et des ordres de chevaliers et les conditions Hommes qui s'étaient rendus célèbres requises pour passer de l'un à l'autre : dans les sciences et dans les lettres. « Quand un bachelier a grandement De là vinrent les titres de chevaliers « servi et suivi la guerre, et qu'il a terre ou bacheliers ès lois et és lettres. « assez, et qu'il puisse avoir gentils Selon le P. Daniel, le nom de ba« hommes ses hommes, et pour ac chelier serait synonyme de bas chea compagner sa bannière, il peut lici- valier (voyez l'article BAS CHEVA« tement lever bannière, et non au LIER), et il serait formé de la réu« trement; car nul homme ne doit le- nion de ces deux mots. Du Cange lui « ver bannière en bataille, s'il n'a du donne une autre étymologie ; il vient, « moins cinquante hommes d'armes, suivant lui, du mot bacelle ou bachelle, « tous ses hommes, et les archiers et en latin baccalauria , espèce de métai« arbelestriers qui y appartiennent ; et rie composée de dix mas ou manses. « s'il les a, il doit à la première ba- (Voyez l'article MANSE. ) taille où il se trouvera, apporter un BACHELIER (Baccalarius ou Ba« pennon de ses armes , et doit venir chellarius ).- Dès le treizième siècle, « au connétable ou aux maréchaux, ou on appelait bachelier quiconque avait « à celui qui sera lieutenant de l'ost, soutenu des thèses, après avoir fait ses « pour le prince requerir qu'il porte cours en théologie, en droit ou en « bannière; et s'ils lui octroyent, doit medecine, dans quelque université. On « sommer les hérauts pour témoi- croit généralement que les bacheliers « gnage, et doivent couper la queue sont ainsi appelés du mot latin baculus « du pennon. » C'est de là, ajoute le ou bacillus, qui signifie bâton, parce P. Daniel, qu'est venu le proverbe : qu'on leur mettait en main un bâton faire de pennon bannière , pour dire, poursymbole de l'autorité que la conpasser d'une dignité à une autre plus sommation de leurs études leur donnait. élevée. Les chevaliers bachcliers de On tire sans doute cette étymologie de vaient en général se ranger sous les la coutume que les anciens avoient de bannières des chevaliers bannerets. Ce- donner la liberté, des charges, des pendant on cite des exemples de che- dignités, et quelquefois même la royauvaliers bacheliers revêtus de comman té, en présentant une lance, une verge, dements supérieurs; ainsi du Guesclin ou un bâton. Suivant d'autres, ils porn'avait pas d'autre titre lorsque Char- taient le nom de bacillarii,ou bacalarii les V le nomma lieutenant général de à bacillo, parce qu'on appelait ainsi

les jeunes guerriers qui s'exerçaient (") Histoire de la milice française, t. I,

d'abord avec des bâtons, pour se battre ensuite avec des armes. Les bacheliers

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s'exerçaient de même par de fréquentes à Toulouse, et alla étudier la sculpdisputes, auxquelles présidaient les mai ture et l'architecture à Florence, où il tres ou docteurs ; c'est là l'origine des reçut les leçons de Michel-Ange. Il actes publics. Lorsqu'ils avaient achevé revint dans sa patrie, et y établit une le temps prescrit pour leurs études, école qui acheva de détruire dans la ils étaient licenciés par le chancelier France méridionale l'art gothique, en de l'Église de Paris, et étaient ensuite le remplaçant par les idées des artistes recus docteurs.

de l'Italie. Presque tous ses nombreux Le pape Grégoire IX est le pre- ouvrages, dans la Guienne et le Lanmier qui ait distingué précisément guedoc, sont detruits; cependant, on les degrés de bachelier, de licen- peut juger de la puissance de son tacié, et de maître ou docteur. Dans le lent par les décorations des hôtels treizième siècle, les bacheliers ensei- Maynier et de Saint-Jory, à Toulouse, gnaient publiquement : ils commen et par les travaux de ses élèves. Parmi çaient par lire et expliquer l'Écriture ceux-ci, son fils, Dominique Bachelier, sainte; puis ils donnaient des traités qui fit les sculptures de l'hôtel Clary, sur le maitre des sentences. Les pre- à Toulouse; Artus, qui exécuta celles de miers s'appelaient biblici, et les se l'hôtel de ville de Toulouse; Joseph conds, sententiari.

Guépin, dont le jubé de Saint-Étienne De nos jours, on appelle bacheliers de Toulouse est le chef-d'oeuvre; Ger. ceux qui ont subi l'examen de bacca- vais Drouet, elève du précédent, qui lauréat dans les facultés des sciences, donna à cette dernière église le groupe des lettres, de droit ou de théologie. de la lapidation de saint Etienne, sont

BACHELIER (J. J.), peintre, né en les plus célèbres. Bachelier vivait en1721. Comme artiste, ce fut un homme core en 1553. d'un talent assez peu élevé; mais il BACHELOT (François-Marie), passa fonda l'école gratuite de dessin pour inaperçu dans l'Assemblée législative, les artisans, en 1763, et y consacra et fut nommé, en 1795, député du Mortoute sa fortune. Pendant le temps bihan au Conseil des cinq cents; qu'il fut directeur de la manufacture prit la parole qu'une seule fois dans de Sèvres, il exerça une heureuse in. la séance du 8 vendémiaire an vi, pour fluence sur les productions de cet éta- défendre le projet de résolution qui blissement. Il s'occupa , avec Caylus, excluait de toutes les fonctions publi. de retrouver les procedés des anciens ques les ci-devant nobles. Il prouva pour peindre à l'encaustique, et pei- que c'était à leurs intrigues qu'il falgnit lui-même quelques tableaux dans lait attribuer le massacre des républice genre. Si de nos jours, la peinture cains de son département. Il sortit à la cire a pris une extension considé- peu de temps après du corps législatif rable, on doit l'attribuer en grande et rentra dans l'obscurité. partie aux recherches de Bachelier. BACHELU (Gilbert-Désiré-Joseph). Cet artiste mourut en 1805.

— Le lieutenant général Bachelu est BACHELIER (Jean-Marguerite), no un de ces intrépides soldats qui , taire, dut à son ardent patriotisme après avoir défendu leur patrie sur d* tre nommé membre du comité ré tous les champs de bataille, sont

olutionnaire de Nantes ; mais il dés encore prêts à défendre ses libertés honora ces fonctions en se prêtant contre, les empiétements du pouaux atroces jugements de Carrier. voir. Élève de l'école de Metz, il fut Accusé avec ce féroce proconsul, en nommé capitaine en 1795, fit la camoctobre 1794, Bachelier se défendit lâ- pagne du ķhin sous le général Moreau, chement, et rejeta l'odieux de sa con passa en Égypte , où le général Kléber duite sur Carrier. Le tribunal eut pitié le nomma chef de bataillon; en 1802, de ce miserable et le renvoya absous. il fit partie de l'expédition de Saint

BACHELIER { Nicolas), sculpteur et Domingue, en qualité de colonel du architecte du seizième siècle; naquit génie et d'aide de camp du général en

il ne

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