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RÉSOLUTIONS. Faire le bien, et supporter patiemment les contrariétés de tout genre.

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II.1 POINT. SENSIBILITÉ DE JÉSUS AU MALHEUR DE JÉRUSALEM.

CONSIDÉRATIONS. Il ne faut pas qu'un prophète meure hors de Jérusalem. (Ibid.) Par ces paroles, Jésus fait entendre aux Pharisiens qu'il connaît les piéges dans lesquels ils veulent l'attirer, en l'engageant à se rendre dans la capitale de la Judée; qu'il mourra, en effet, dans cette ville, mais au jour et à l'heure qu'il veut. Alors, pensant au malheureux sort réservé aux habitants ingrats de Jérusalem, il s'écrie en gémissant : Jérusalem, Jérusalem, qui fais mourir les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses petits sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu!... (s. Matt. 23.)

APPLICATIONS. Sous quels traits ravissants se manifeste ici à nous le coeur de Jésus! Puissions-nous former notre propre coeur sur le modèle de ce cæur si tendre, si zélé ! Puissions-nous aussi oublier nos propres douleurs pour ne penser qu'à soulager les douleurs et les besoins de nos frères et sæurs en Jésus-Christ, de tous ceux qui sont confiés à nos soins ! Quels efforts faites-vous pour atteindre à cette perfection?

COLLOQUE. Avec l'admirable saint François de Borgia, troisième supérieur général de la Compagnie de Jésus, dont on célèbre la fête en ce jour.

PARABOLE DE LA BREBIS ÉGARÉE.

1. Prél. Voir Jésus, le divin Pasteur, portant sur ses épaules la brebis retrouvée.

II. Prél. Demander un caur dilaté par la confiance et l'amour.

J. POINT. COMMENT LE PASTEUR CHERCHE LA BREBIS ÉGARÉE.

CONSIDÉRATIONS. Cette touchante parabole est le complément de celle du Bon Pasteur; Jésus la proposa par manière d'interrogation aux Pharisiens qui l'accusaient de recevoir les pécheurs et de diner avec eux (s. Luc. 15). Qui d'entre vous, dit-il, possédant cent brebis et en ayant perdu une, ne laisse dans le désert les quatre-vingt-dixneuf autres et ne va chercher la brebis perdue, jusqu'à ce qu'il la trouve? Remarquez la promptitude avec laquelle, d'après la parabole, le pasteur se met à la recherche de la brebis égarée : dès qu'il s'aperçoit de son absence, il court la chercher sans se donner le temps de prendre ni nourriture ni provisions; considérez ensuite la constance et la sollicitude qui accompagnent ses recherches : rien ne le rebute, ni les distances à parcourir, ni les accidents du terrain, ni l'épuisement de ses forces; il ne s'arrêtera que quand il aura retrouvé sa chère brebis.

APPLICATIONS. N'est-ce pas ainsi que Dieu en a réellement usé à votre égard, alors que vous avez eu le malheur de vous égarer, de vous éloigner de lui par le péché? Ne vous a-t-il pas aussitôt rappelé par le cri de la conscience, par le trouble et les frayeurs qu'il suscitait dans votre âme, jusqu'à ce qu'enfin sa grâce triomphật de vos résistances, des efforts et des artifices du démon?

AFFECTIONS. Admirez, exaltez, bénissez la bonté du Seigneur à votre égard.

RÉSOLUTIONS. Agir à l'égard de ceux qui nous sont inférieurs ou qui sont confiés à nos soins, comme Dieu a agi envers nous.

II. - POINT. COMMENT LE PASTEUR TRAITE LA BREVIS RETROUVÉE.

CONSIDÉRATIONS. Lorsque le pasteur est enfin venu sur les traces de la brebis, il l'appelle doucement à lui, afin qu'elle s'arrête dans sa course vagabonde ; et, quand il l'a rejointe, loin de se répandre en invectives et de la maltraiter, il la caresse, il lui sourit, pour signifier qu'il ne lui garde pas rancune. Ce n'est pas tout : ému de compassion en voyant la brebis haletante et épuisée de forces, que fait ce bon pasteur? Il la charge sur ses épaules avec une grande joie, dit Jésus-Christ, et il la rapporte au bercail. (Ibid.)

APPLICATIONS. C'est sous cette image si ravissante, que se dépeint le Sauveur de nos âmes; c'est cette image qu'il réalise pleinement en sa personne. Tout pécheur qui se repent en acquiert la preuve : dès l'instant qu'il'renonce au péché, qu'il revient à Dieu de tout son cæur, les reproches de la conscience cessent et le calme succède au trouble; il se sent prévenu, soutenu par une grâce si abondante qu'il marche moins qu'il n'est porté. Plus rien ne lui coûte : ce qui lui paraissait impossible est devenu facile. Et la joie que ressent le ministre de Dieu d'avoir sauvé une âme, se communique au cœur repentant du pécheur. Il goûte une paix et un bonheur que depuis longtemps il ne connaissait plus. Que vous dit sur tout cela votre propre expérience ?

AFFECTIONS. Seigneur, que votre esprit est bon et doux en toutes choses ! (Sag. 12.)

RÉSOLUTIONS. Je tâcherai d'imiter la douceur et la compassion du bon Pasteur dans mes rapports avec le prochain.

III. POINT.

COMMENT LE PASTEUR TÉMOIGNE SA JOIE D'AVOIR

TROUVÉ LA BREBIS ÉGARÉE.

CONSIDÉRATIONS. Le pasteur, étant retourné dans sa maison, continue Jésus, assemble ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai trouvé ma brebis qui était perdue (s. Luc. 15). Cette troisième partie de la parabole est surtout remarquable par la consolante application que notre aimable Sauveur en daigne faire lui-même; la voici : Je vous dis qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence. (Ibid.)

APPLICATIONS. Que nous apprennent ces divines et ineffables paroles? Elles nous apprennent à apprécier l'infinie bonté et la miséricorde de Dieu envers le pécheur repentant; elles doivent nous faire comprendre aussi l'injure que nous faisons à Dieu, le tort que nous nous faisons à nous-mêmes, quand, au souvenir de nos péchés passés, nous nous laissons aller au trouble, å la crainte, au découragement, comme si le pardon que nous en avons reçu pouvait être mis en doute, ou pouvait être sujet à révocation... N'est-ce pas, peut-être, ce que vous avez fait ? S'il en est ainsi, reconnaissez votre tort; et, si dans la suite vous étiez tenté d'y retomber, pensez à ce que dit Jésus : que votre conversion a été un sujet de joie dans le ciel pour les anges et pour les bienheureux. Cette pensée vous affermira dans la confiance, vous dilatera le caur, vous aidera puissamment à faire de nouveaux progrès dans la perfection.

COLLOQUE. Avec le divin Pasteur de notre âme.

CONDITIONS QU'EXIGE JÉSUS

DE CEUX QUI VEULENT ÊTRE SES DISCIPLES.

1. Prél. Je verrai Jésus au milieu d'une grande foule de peuple.

II. Prél. Je demanderai la grâce de connaître et de pratiquer tout ce qu'exige le divin Sauveur de ceux qui veulent le suivre.

I. POINT.

SAINTE HAINE DE NOS PROCHES.

CONSIDÉRATIONS. Parmi la foule des auditeurs qui suivaient Jésus et qui l'écoutaient, avec de tout autres dispositions que les Pharisiens hypocrites, plusieurs témoignaient le désir d'être admis au nombre de ses disciples. Mais qu'ils durent être surpris en entendant les conditions que le divin Maitre mettait à leur admission ! Voici la première : Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son qière, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sæurs, il ne peut être mon disciple. Si quis venit ad me et non odit patrem suum, et matrem, et uxorem, et filios, et fratres, et sorores,... non potest meus esse discipulus (s. Luc. 14). S'il ne hait pas son père, etc.. c'est-à-dire, s'il n'a pas la force de renoncer à leur amitié plutôt que

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