Page images
PDF
EPUB

louer,

crifice, nous imposer beaucoup de petites privations; nous mortifier fréquemment pendant le jour et souffrir sans nous plaindre. A la vérité, c'est bien peu de chose; cependant le faisons-nous ? Avec quelle générosité, avec quelle constance le faisons-nous ? AFFECTIONŞ. Admirer,

bénir le caur si généreux de Jésus.

RÉSOLUTIONS. Saisir avec bonheur toutes les occasions de se mortifier pour l'amour de Jésus. III. POINT. GÉNÉROSITÉ DU CŒUR DE JÉSUS, PROUVÉE PAR LE

SACRIFICE QU'IL FAIT DE SA VIE. CONSIDERATIONS. Le plus grand sacrifice, au témoignage même du Sauveur, qu'un homme puisse faire pour un autre homme, c'est le sacrifice de sa vie ; c'est de subir la mort pour

lui épargner les horreurs de la mort. Et n'estce pas là ce que Jésus a fait pour nous et pour chacun de nous? Oui, tous nous pouvons et nous devons dire avec l'Apôtre: Il m'a aimé et il s'est livré à la mort pour moi. Dilexit me el tradidit semet ipsum pro me (Aux Gal. 2).

APPLICATIONS. Ce sacrifice d'ineffable amour que s'imposa pour moi mon aimable Sauveur est-il toujours présent à mon esprit? Provoque-t-il dans mon cæur le sentiment si naturel de la reconnaissance? Et cette reconnaissance se manifeste-t-elle par les auvres, par beaucoup de petits sacrifices ? L'occasion de les faire se présente fréquemment: ne la laissé-je pas échapper sous de futiles prétextes ? Oh! que mon caur ressemble peu au cœur de Jésus !

COLLOQUE. Prosterné devant le cæur de mon aimable Sauveur, je lui ferai amende honorable et je me consacrerai de nouveau à lui sans réserve et pour toujours.

POUR LES JOURS DE COMMUNION.

PRÉPARATION A LA SAINTE COMMUNION.

I. Prél. Représentez-vous Jésus-Christ disant ses apôtres : Prenez et mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous (1. Aux Cor. 11).

11. Prél. Je demanderai avec instance les dispositions prochaines à la sainte Communion : une foi vive, une profonde humilité, une grande confiance.

[blocks in formation]

CONSIDÉRATIONS. Vous désirez que votre Communion soit accompagnée de beaucoup de dévotion et suivie de grands fruits? Ayez soin qu'elle soit précédée d'une préparation sérieuse, et vos désirs seront accomplis.- Préparation éloignée : elle comprend : 1° la confession, toujours utile, quelquefois nécessaire (Conc. de Trente, sess. XII. Ch. 7);— 2° l'attention de préparer la méditation en vue de la communion; - 3° le soin de s'endormir et de s'éveiller dans la pensée de cette grande action; - 4o le désir, l'ardent désir de faire très-bien cette grande et solennelle action. — Il est utile aussi de former dès lors son intention pour l'application de l'indulgence plénière qu'on peut gagner. Préparation prochaine : elle consiste å se pénétrer, avant tout, de vifs sentiments de foi concernant la présence réelle de Jésus-Christ dans le saint Sacrement. Tout ici dépend de la foi. Sans la foi vous ne voyez qu’un peu de pain. Quelle dévotion dès lors pourriez-vous avoir? Mais par les yeux de la foi vous voyez Jésus-Christ; vous voyez Dieu... Ah! si, en vous approchant de la Table Sainte, vous le voyiez sous une forme sensible, de quels sentiments, de quels saints transports vous seriez pénétré ! Ce que produirait ce miracle, une foi vive ne manquera pas de l'opérer.

APPLICATIONS. Efforcez-vous donc de fortifier et d'accroître votre foi, en disant avec le père désolé de l'Éva ngile : Credo, Domine. Je crois, ô Jésus, que c'est vous que je vais recevoir; vous-même, Dieu et homme, quoique caché à mes yeux : Credo, Je le crois, parce que vous l'avez dit, mille fois plus que parce que d'éclatants miracles l'ont attesté. Credo, Je le crois, prêt à le sceller de mon sang, comme l'ont fait tant de martyrs; Credo, Domine; adjuva incredulitatem meam. Je le crois, ô Jésus, mais daignez rendre ma foi plus vive, plus sentie (s. Marc. 9).

AFFECTIONS. Demandez cette foi par d'ardentes prières.

RÉSOLUTIONS. Lire de temps en temps quelque traité sur la sainte Eucharistie.

II. POINT. HUMILITÉ PROFONDE. CONSIDÉRATIONS. L'homme qui est pénétré d'une foi vive en la présence réelle de Jésus-Christ... d'un Dieu, sainteté, majesté infinie, se sentira aussi pénétré de la plus profonde humilité, seconde disposition qui doit nous rendre agréables à Jésus. Il aura la conviction intime de son indignité, de son entière et absolue indignité. C'est ce sentiment qu'exprime si bien l'Église par ces paroles du Centurion qu'elle met dans la bouche de celui qui s'apprête à communier : Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum. Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit (s. Matt. 8).

APPLICATIONS. Recueillez-vous donc : voyez, considérez votre vie passée... tant de péchés, tant d'ingratitudes! — Votre état présent.... tant de souillures dans votre âme ! Tant de tiédeur, de difformités dans le peu que vous faites pour Dieu,... et vous vous écrierez, avec la plus profonde conviction : Je suis indigne, 0 Jésus ! de toute manière indigne, de m'approcher de vous, même de porter sur vous mes regards... Je vous adore, je m'anéantis devant vous... mais comment oserais-je m'approcher de vous?...

AFFECTIONS. S'entretenir dans ces sentiments d'humilité; faire l'aveu de ses misères spirituelles à l'exemple du pieux auteur de l'Imitation (Liv. 4. Ch. 7).

RÉSOLUTIONS. Se tenir devant Dieu, comme se tiendrait devant un bon maitre, le serviteur accusé et honteux de l'avoir très-mal servi.

III. POINT. GRANDE CONFIANCE ET ARDENTS DÉSIRS. CONSIDÉRATIONS. Venez à moi, vous tous qui gémissez sous le poids de vos misères, et je vous soulagerai. A ces paroles de Jésus, de quelque frayeur qu'on ait été saisi, on se sent soulagé; la confiance renaît dans le cæur, il semble même qu'on a d'autant plus de droit à la communion qu'on est plus faible et plus misérable; on soupire après le moment de recevoir Celui de qui on est en droit d'attendre tant de bien !

APPLICATIONS. Confiance et désirs, ce sont les deux sentiments que le charitable médecin de nos âmes aime surtout à trouver dans le coeur des fidèles qui se disposent à le recevoir. Ayez donc soin d'en produire les actes en disant : 0 doux et aimable Sauveur, vous appelez à vous les faibles et les misérables; vous les invitez à s'asseoir å votre table ; oh! dès lors je me crois en droit, plus que tout autre, de m'en approcher, puisque je suis le plus dépourvu de vertus, le plus misérable de tous... Venez donc, O Jésus, venez me guérir, m'enrichir. Mon âme soupire après vous, comme le malade soupire après la venue du médecin ; comme le pauvre affamé soupire aprés la venue de son bienfaiteur. Oh! venez, venez, sans vous je ne saurais vivre !

COLLOQUE. Avec la Sainte Vierge ; lui dire avec le bienheureux Claver : « O ma bonne Mère, communiquez à mon cour une étincelle du feu de l'amour qui embruse le vôtre, ou plutôt prêtez-moi, quelques instants, votre coeur pour y recevoir et loger Jésus, votre divin Fils et mon Sauveur. » (Vie du Bienh. Édit. Liége, 1852, pag. 56.)

PIEUSES INDUSTRIES

POUR COMMUNIER AVEC DÉVOTION.

CONSIDÉRATIONS. Il est une chose qui nous confond, nous peine, nous effraie : c'est que nous sommes d'ordinaire si secs, si froids dans nos communions, n'éprouvant jamais, ou presque jamais, ces douces émotions, ces saints transports qu'éprouvent beaucoup de personnes pieuses. Pour n'avoir rien à nous reprocher, ou pluidt pour avoir part au bonheur de ces ames fidèles, imitons

« PreviousContinue »