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retraite. On compta, par année, jusqu'à sept à huit cents retraitants logés et entretenus dans la seule maison de Saint-Lazare!

APPLICATIONS. Rien n'est plus grand, plus méritoire que d'exercer le zèle, de coopérer avec Dieu au salut des åmes, et, quelle que soit votre condition, vous pouvez le faire, si facilement, de tant de manières!.. Appliquez aux quvres de zèle les réflexions pratiques, faites dans le Point précédent sur les @uvres de charité, et vous n'aurez que l'embarras du choix.

AFFECTIONS. Demandez pardon de vos négligences passées.

RÉSOLUTIONS. S'employer de tout son pouvoir à faire prospérer l'æuvre de la propagation de la foi.

JI. POINT.

ADMIRABLE PERFECTION DE SAINT VINCENT DE PAUL.

CONSIDÉRATIONS. Une merveille de la vie de saint Vincent non moins grande que celles de sa charité et de son zèle, c'est qu'au milieu de tant d'occupations extérieures on le vit toujours calme, recueilli, attentif à sa propre sanctification et perfection, donnant constamment aux membres de sa nombreuse congrégation l'exemple d'une parfaite régularité : toujours doux et patient dans l'adversité ; modeste et humble dans la prospérité; grand amateur de la pauvreté; sévère envers lui-même et indulgent envers les autres; croissant toujours en ferveur à mesure qu'il avançait en âge jusqu'à ce que, entré dans sa quatre-vingtcinquième année, il allât recevoir au ciel la récompense de ses iminenses travaux et de ses vertus héroïques.

APPLICATIONS. Il est en votre pouvoir, selon la mesure de la grâce, de reproduire en vous cette troisième merveille de la vie du saint. Voyez en quoi vous en êtes le plus éloigné et comment vous pouvez en approcher.

COLLOQUE. Avec le Saint, dont nous aimons à nous rappeler le souvenir en ce jour de sa fête.

L'ORAISON DOMINICALE.

SIXIÈME, SEPTIÈME DEMANDE.

CONCLUSION.

I. Prél. S'imaginer qu'on est au nombre des auditeurs de Jésus. II. Prél. Lui demander un cour docile et généreux.

1. POINT. SIXIÈME DEMANDE. CONSIDÉRATIONS. Et ne nous laissez point tomber en la tentation. C'est le sens ou l'interprétation du texte : Et ne nos inducas in tentationem. Et ne nous induisez point en tentation. Il est évident que le mot induire ne signifie pas ici engager, pousser : Dieu ne pourrait nous engager ou pousser dans les piéges dressés pour nous faire pécher. L'impulsion au péché ou la tentation proprement dite nous vient du démon et de notre nature corrompue. Nous en portons le germe en nous; comment pourrions-nous donc être jamais à l'abri des tentations? Par conséquent, quand nous disons : Ne nous induisez point en tentation, nous ne demandons pas de ne point éprouver de tentations, mais nous prions et conjurons notre Pere de ménager notre faiblesse, de détourner de nous les tentations qui nous seraient préjudiciables, de nous découvrir les artifices I tentateur, de nous faire souvenir en temps opportun des vérités éternelles, de la nécessité de prier et de fuir les causes des teatations; enfin, de nous donner des grâces surabondantes non-seulement pour ne pas succomber å la tentation mais pour la faire servir à notre avancement spirituel, selon qu'il est écrit: Dieu est fidèle, il ne permettra pas que vous soyez tentés au dessus de vos forces; mais il fera même en sorte que vous tiriez avantage de la tentation (1. Aux Cor. 10).

APPLICATIONS. Voilà ce que nous demandons à Dieu; mais qu'est-ce que Dieu demande de nous afin que nous éprouvions infailliblement l'effet de notre prière? Il demande que nous nous défiions de nous-mêmes; que nous fuyions ou éloignions de nous, selon qu'il est en notre pouvoir, les causes de la tentation, les occasions du péché; que nous recourions sans délai å la prière dans la tentation et, si elle est opiniâtre, que nous la découvrions å notre père spirituel, résolus de suivre fidèlement ses avis, afin d'être à l'abri de toute illusion. Êtes-vous fidèle à toutes ces pratiques ? Repassez-les une à une; voyez en quoi vous avez manqué, en quoi vous pouvez et vous devez mieux faire.

AFFECTIONS. Demandez à Dieu, dans une prière ardente, ce qui est renfermé dans la sixième demande d'après l'explication donnée.

RÉSOLUTIONS. Quand la tentation est passée, surtout si elle a été violente, voir comment on s'y est comporté, afin de tirer de cet examen des conclusions pratiques pour l'avenir.

II. POINT. SEPTIÈNE DEMANDE. CONSIDÉRATIONS. Mais délivrez-nous du mal. Par ceite demande, comme par les précédentes, nous demandons beaucoup de choses en peu de mots; nous demandons d'etre préservés ou délivrés de tout mal ou malheur temporel : maladies, guerres, famine, revers de fortune, persécutions calomnies, diffamations, etc.; nous demandons d'être préservés ou relevés de la chute dans le péché mortel, mal infiniment plus grand que tous les maux temporels imaginables. Nous demandons spécialement d'être préservés ou relevés de l'habitude du péché ; mais par dessus tout, d'etre préservés de la mort dans l'état de péché mortel... du mal sans remède et sans espoir... de la damnation éternelle !

APPLICATIONS. Quand vous dites ces paroles : Délivreznous du mal, pensez-vous bien à ce que vous dites? Demandez-vous d'être délivré ou préservé des maux spirituels avec autant d'ardeur que d'être délivré de quelque maladie ou souffrance corporelle? Et quand il plaît à Dieu, pour sa gloire et pour votre bien spirituel, de vous laisser en proie à ces souffrances, ne vous laissez-vous pas aller å la défiance, à l'impatience, au murmure? C'est le malheur d'un grand nombre de chrétiens. En disant : livrez-nous du mal, nous demandons encore que pareil malheur soit à jamais détourné de nous et que nous ne perdions rien des trésors cachés dans l'adversité et les souffrances... L'excellente prière que le Pater ! Elle est donc vraiment une prière universelle, contenant tout ce que nous pouvons demander d’utile à la gloire de Dieu et à notre vrai bonheur ! Ces pensées nous aideront à la dire volontiers et avec dévotion.

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CONSIDÉRATIONS. Les sept demandes du Pater sont suivies du mot Amen, Ainsi soit-il, souhait bref mais expressif, par lequel nous réiterons virtuellement toutes les demandes et chacune d'elles en particulier.

APPLICATIONS. Puisque le mot Amen renferme en quelque sorte toute la substance de l'Oraison dominicale, habituons-nous à le proférer avee attention et sentiment, le faisant suivre de ces mots : Oui, ô mon Dieu, qu'il en soit ainsi! qu'il en soit ainsi !

COLLOQUE. Avec l'apôtre saint Mathieu qui nous a transmis dans son Évangile la prière que nous venons de méditer et qu'il eut le bonheur d'entendre de la bouche même de Jésus-Christ.

SUR LA FERVEUR

DANS LE SERVICE DE DIEU.

1. Prél. Se représenter saint Paul disant : Soyez fervents dans le service du Seigneur (Aux Rom. 12).

II. Prél. Dernander une juste appréciation, une grande estime, un ardent désir de la ferveur dans le service de Dieu.

NATURE DE LA FERVEUR.

I. POINT. CONSIDÉRATIONS. Si vous désirez vous avancer rapidement dans l'amitié de votre Père céleste, servez-le avec ferveur. Tout est là : en effet qu'est-ce que la ferveur si ce n'est la promptitude avec laquelle on se porte de grand cæur à tout ce qui est du service de Dieu? Si cette disposition de l'âme est habituelle, elle mérite le nom de vertu (toute vertu étant une habitude): quoiqu'à le prendre

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