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ENCYCLOPÉDIE

DES

GENS DU MONDE.

TOME CINQUIÈME.

Deuxième partie.

IMPRIMÉ PAR LA PRESSE MÉCANIQUE DE E. DUVERGER,

RUE DE VERNEUIL, NO 4.

DES AUTEURS DU DIXIÈME VOLUME.

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MM.
AJASSON DE GRANSAGNE.
ALLOU.
ANDERS.
AUBERGIER.
BAZAINE (à Mulhausen)
BEGIN (à Metz).
Besrand. ..
Benoit (à Grenoble).
BEBB (Michel)
BEDZÉLIUS ( de, à Stoc-

holm).
BoISSARD.
BOULATIGNIER.
BRADI (Mme la comtesse).
BAUNET
CARETTE(le lieut.-colonel)
CAVELET DE BEAUMONT
CAYLUS.
CHAXBEYRON
CHAMROBERT (de) ..
CRÉPY..
CRIVELLI.
Croi (Raoulde, à la Guer-

che).
DÉADDE
DEHÈQUE.
DELBARE
DELLAC.
DEPPING.
DUFAU..
Dumas (à Bolbec)
DOMERSAN.
EICHHOFF
FAXIN (à Gênes).
FAYOLLE.
FEUILLET DE COnches.
GOLBÉRY (de)

MM. A. DE G. | HITTORF.

J. H. C. N. A. Huot.

J. H-T. G. E. A. IZARN.

J. I. Η. Α. JAL.

A. J-L. P. D. B. Jouy (de)

E. J. E. A. B. LABOUDERIE (l'abbé de). J. L. V. B. LAFAIST (à Orléans).

L-F-T. X. B-T. LAMÉ.

G. L-É. M. B. LA NOUrais (de)

L. N. LARADE (à Toulon).

F. L. B. LAVERGNE

P. L-L. B-D. LECLERC-THouin.

0. L. T. J. B-R: LEMONNIER.

C. L-R. L. C. B. LEPAN.

L-N. W. B-T. LE ROY DE CHANTIGNY. L. D. C. C-TE. Mac-CARTHY.

J. M. C. C. DE B. MELDOLA .

M-A. C-s. | MELISS..

M-ss. A M.C. MICHELET

J. M. P. C MIEL.

M-L. C-y. MOLÉON ( de ).

V. DE M-n. J. L. C. OURRY.

M. O. OZENNE (M". Louise). L. L. 0. R. D. C. PAQUIS

P. P-s. D. A. D. PARISOT ( Valérien ).

VAL. P. F. D. PITKIEWICZ

M. P. Z. Tr. D. RATIER (Félix).

F. R. J. D. T. RAYMOND.

F. R-D. D-G. REGNARD (Émile).

E. R. P. A. DREINAUD . .

R. Ant. D. RENÉE (Am.).

AM. R-E. D. M. RYPINSKI..

A. R-SKI. F. G. E. SAUCEROTTE (à Lunéville). C. S-TE. C. F-N. SAURY. .

LS-y. F-LE. SAVAGNER à Nantes)

A. S-R F. D. C. SCHNITZLER .

S. et J. H. S. P. G-Y. Simon.

M.S-N

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Les lettres C. L. indiquent que l'article est traduit du Conversations-Lexicon.

C. L. m. signifie Conversations-Lexicon modifié.

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ou,

CHANSON (litt.). Lechant est, comme et des héros furent d'abord chantées, et les pleurs, un des attributs de l'homme. de là vient, selon Aristote, que le même L'enfant crie et verse des larmes avant de nom (nomos) fut donné aux lois et aux se connaitre; dès qu'il a une étincelle de chansons. raison, il rit; dès qu'il peut former quel- Les Grecs, en chantant leurs airs de ques sons, il chante. Les nations non en- table, tenaient à la main une branche de core civilisées sont comme les enfans ; myrte que chaque convive passait à son des paroles mesurées et modulées sur un voisin; mais quand la musique fut perrhythme très simple, voilà la première fectionnée, on employa la lyre dans les poésie et la première musique. Nous re- festins. Terpandre est, dit-on, l'inventeur trouvons ces élémens de nos plus dou- des chansons ainsi accompagnées, que ces jouissances jusque chez les peuples l'on appela scolies, mot qui signifie oblisauvages : dans les hordes barbares de que ou tortueux, pour marquer, selon l'Afrique, il y a des poètes, des musiciens Plutarque, la difficulté de la chanson et des chansons. C'est là que, par analo- selon Artemon, la situation irrégugie, nous pouvons apprendre ce qu'étaient lière de ceux qui la chantaient; car, les strophes et les couplets des plus an- comme il fallait être habile pour chanter ciens chansonniers.

ainsi, on ne chantait plus à son rang. Tous les peuples du monde ont eu du Les sujets des scolies se tiraient de l'agoût pour ce petit poème badin, vif et mour, du vin, de l'histoire, de la guerre court qui est à la portée de tous. Les et de la morale. chansons des mères et des nourrices ber- Les anciens avaient aussi des chansons cent notre enfance; à l'âge des passions, pour les occasions importantes de la vie, les chansons nous servent à peindre nos comme l'épithalame pour les noces. Les amours, à nous exciter à la gloire. La Égyptiens, selon Hérodote, avaient leurs malice et la vengeance dictent les chan- chansons qu'il nomme maneros. A Rome sons satiriques. Après un gai repas, le les chansons devinrent si communes qu'il dessert s'égaie encore par des chausons passa en proverbe de dire : Chanson! à boire. L'ouvrier, en chantant, allége comme nous le disons encore d'un disses travaux ; les longues veillées d'hiver cours frivole ou d'une vaine promesse. semblent accourcies par les chants des fi- Dorion dit à Phédria, dans le Phormion leuses, et les pâtres charment l'ennui de de Térence : Cantilenam eandem canis, leurs longues journées solitaires en fai- tu chantes toujours la même chanson. sant retentir de leurs chansons rustiques Dès le règne de Théodoric, au vo siècle, les bois et les vallées.

il y avait des chansons dans les Gaules, Avant d'avoir l'art d'écrire, les an- puisque Sidoine Apollinaire dit, en parciens avaient déjà des chansons; leurs lant de ce roi des Goths, qu'il aimait la lois, leur histoire, les louanges des dieux musique et les instrumens qui résonnaient Encyclop. d. G. d. M. Tome V.

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