Lucien Bonaparte et ses mémoires, 1775-1840, Volume 3

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Page 337 - ... voulu qu'à ma personne ! Ma vie politique est terminée , et je proclame mon fils sous le titre de Napoléon II , empereur des Français. Les ministres actuels formeront provisoirement le conseil de gouvernement. L'intérêt que je porte à mon fils m'engage à inviter les chambres à organiser sans délai la régence par une loi. Unissez-vous tous pour le salut public et pour rester une nation indépendante.
Page 336 - En commençant la guerre pour soutenir l'indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les volontés, et le concours de toutes les autorités nationales : j'étais fondé à en espérer le succès, et j'avais bravé toutes les déclarations des puissances contre moi. « Les circonstances me paraissent changées. Je m'offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations, et n'en avoir réellement voulu...
Page 462 - ... au moins envoyer au-devant de l'armée quelques troupes nouvelles et prendre rapidement les mesures que nécessitaient les circonstances. A mon arrivée au Bourget, à trois lieues de Paris, j'appris que l'empereur y avait passé le matin, à neuf heures. « Voilà, Monsieur le Duc, le récit exact de cette funeste campagne. « Maintenant, je le demande à ceux qui ont survécu à cette belle et nombreuse armée, de quelle manière pourraiton m'accuser du désastre dont elle vient d'être victime,...
Page 440 - ... qu'elle emmène avec elle trois de ses amies de pension, Mlle de Mackau, Mlle Bourjolly et Mlle Gruau. A peine arrivée dans les états de son beau-père, elle écrit à l'Empereur : « Sire, tous les jours, quand je suis rendue à moi-même, je pense à vous, à l'Impératrice, à tout ce que j'ai de plus cher. Je me transporte en France, je me crois près de vous et je trouve du plaisir encore à m'occuper de mon chagrin. » Napoléon répond avec certaine sévérité, sur le ton du conseil,...
Page 458 - Vers les neuf heures du soir, le premier corps me fut renvoyé par l'empereur, auquel il n'avait élé d'aucune utilité; ainsi, vingtcinq à trente mille hommes ont été pour ainsi dire paralysés, 'et se sont promenés pendant toute la bataille, l'arme au bras, de la gauche à la droite et de la droite à la gauche, sans tirer un seul coup de fusil.
Page 374 - Le moment de l'exécution de ce projet devait coïncider avec celui de l'évacuation du territoire français par les troupes alliées et avec les troubles que cet événement aurait fait naître. Ces renseignements combinés avec les espérances et...
Page 174 - , pour lui, ses successeurs et descendants, ainsi que pour chacun des membres de sa famille, à tout droit de souveraineté et de domination, tant sur l'empire français et le royaume d'Italie que sur tout autre pais.
Page 485 - Bruxelles ; une division anglaise soutint le même jour un combat très vif près des Quatre-Bras. Lord Wellington prit position sur la route qui conduit à Bruxelles, ayant son aile droite dans la bruyère de la Leu, son centre près de Mont-Saint-Jean, et son aile gauche appuyée à la Haie-Sainte.
Page 78 - Scylla; si vous ne le faites pas, j'enverrai un général pour commander mon armée, ou je retirerai mon armée du royaume de Naples. Quant aux polissons que vous avez autour de vous, qui n'entendent rien à la guerre et qui donnent des avis de l'espèce que je vois dans les mémoires qu'on me met sous les yeux, vous devriez m'écouter de préférence*. Quand votre général est venu me trouver à "Warsovie, je lui ai déjà dit alors : comment souffrez-vous que les Anglais s'établissent à Reggio...
Page 147 - On ne tirera pas un seul coup de fusil, parce « que j'ai en horreur l'effusion du sang; mais il faudra « que votre général fasse briser les portes. Je me placerai « à l'entrée du fort ; les troupes seront obligées de passer « sur mon corps, et l'univers chrétien saura que l'empe« reur a fait fouler aux pieds celui qui l'a sacré.

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