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On l'a vu à l'acharnement qu'il a mis à poursuivre les femmes les plus remarquables de son temps et à user visà-vis d'elles de rigueurs indignes d'un homme sérieux, et surtout d'un homme d'État. Napoléon aspirait à l'honneur de diriger le monde et ne savait même pas que la valeur d'un peuple est en raison directe de la place qu'y occupe la femme, au point de vue intellectuel et social.

FIN DU TROISIÈME ET DERNIER VOLUME.

APPENDICE

PIÈCES A L'APPUI

APPENDICE

PIÈCE N° I.

LUCIEN BONAPARTE A M. PERRÉGAUX.

Pesaro, 6 mai 1803.

M. Campi lui écrit qu'il lui a remis pour son compte 550,000 francs. Il le prie de les placer au mont-de-piété en onze placements de 50,000 francs chacun, au porteur, et pour une année.

PIÈCE NO II.

RÉPUBLIQUE

FRANGAISE
Rome, 2 ventose an XII (12 mars 1804).

JOSEPH FESCH

Cardinal prétre de la Sainte Église Romaine, du titre de Sainte

Marie de la Victoire, archevêque de Lyon, ministre plénipotentiaire de la République Française près le Saint-Siege.

« Je m'intéresse particulièrement pour un jeune homme « qui voudrait se destiner à la carrière diplomatique.

« Désirant l'y faire entrer de bonne heure et diriger moi« même ses premiers pas, je vous prierais de vouloir bien « me l'accorder en qualité de troisième secrétaire. Il se

« nomme Joseph-Marie-Bienvenu Clary', natif de Mar<< seille.

Ce sera rendre service à une famille ruinée par la « Révolution. Le père de ce jeune homme est membre de « la Légion d'honneur, mais il vient de perdre la place de « législateur qu'il occupait depuis quatre ans. Le sénateur « J. Bonaparte s'intéresse beaucoup à cette famille el « pourra vous donner des renseignements sur le jeune « homme. »

PIÈCE N° III.

NOTE RELATIVE AU MARIAGE DE JÉRÔME BONAPARTE

AVEC MADEMOISELLE PATERSON.

M. Tichon était chargé d'affaires aux États-Unis, lorsque le général Turreau fut envoyé le 28 pluviðse an XII, à la recherche du jeune Jérôme Bonaparte, marié, sans le consentement de son frère, avec mademoiselle Élisa Paterson.

L'ordre du général Turreau était ainsi conçu: « L'inten« tion du premier consul est que, sous aucun prétexte, « M. Jérôme Bonaparte ne prolonge son séjour aux États« Unis, et qu'il ne revienne, quelque occasion qui se présente, « sur un autre bâtiment de guerre de la République... »

Le malheureux Turreau en fut pour sa menace, car le lendemain du jour ou il notifiait cet ordre au nouveau marié, celui-ci quittait l'Amérique. « M. Jérôme Bonaparte, « sa dame, ses secrétaires, médecin et domestique, écrit « le général Rey, sont partis sur le navire américain, Ering, « capitaine Savenson, destiné pour Lisbonne. Ce navire « doublé en cuivre est un des meilleurs voiliers des États« Unis. »

En Portugal et en Espagne, le fugitif prit le nom de Mon

1. Ce Bienvenu Clary fut en effet nommé le 15 ventose, en qualité d'aspirant élève diplomatique,

2. Etienne-François Clary, ex-membre du Corps législatif. Il demeurait alors à Paris, rue du Mont-Blanc, numéro 110.

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