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Histoire. Appendice.

9 – Aout. Séance royale.-.-Prestation du serment

du Roi.

246 45

Formation du ministère et du conseil. 259

16 - Embarquement de Charles X et de sa famille

à Cherbourg

252 52

25-26 BELGIQUE. Insurrection à Bruxelles.

539 149
10 SEPTEMB. Entrée du prince d'Orange à Bruxelles. 549
2 – France. Débarquement du général Clausel à

Alger et départ du maréchal de Bourmont.

4 HONGRIE. Ouverture de la diète hongroise. 621 167

7 Insurrection dans le duché de Brunswick.

Le prince Guillaume prend les rênes de

l'administration.

633

9-10
Insurrection à Dresde.

636
13 – Nomination du prince Frédéric-Auguste en
qualité de co-régent.

688

170

Id. Pays-Bas. Ouverture de la session extraor-

dinaire des états-généraux à La Haye.

553

HESSE-ÉLECTORALE. Insurrection à Cassel.
23-26 – Pays-Bas. Entrée des troupes hollandaises

dans Bruxelles.-Combat de quatre jours:

- Installation d'un gouvernement provi-

soire.

557

27 France. Résolution de la Chambre des dé-

putés pour la mise en accusation des der-

niers ministres de Charles X.

325 70

28 HONGRIE. Couronnement du prince imperial

comme roi de Hongrie.

622

Id.

Russie. Apparition du choléra-morbus à Moscou. 603 303

2 OCTOBRE. Pays-Bas. Clôture de la session ex-

traordinaire des états-généraux à La Haye. 563

3 – Gouvernement provisoire. Déclaration

d'indépendance de la Belgique.

9 – France. Ajournement de la session législative. 357

Espagne. Invasion des réfugiés espagnols

sous Valdés et Mina.

17 HESSE-CASSEL. Ouverture de la session.

18 Troubles à Paris. Tentative séditieuse sur

Vincennes.

363

640

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694

641

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122

Histoire. Appendice.

18 OCTOBRE, PAYS-Bas. Ouverture de la session

ordinaire.

570

159

26 Insurrection d'Anvers.

572

29 ESPAGNE. Dispersion ou rentrée en France

des

corps

de Valdès et de Mina.

695

2 NOVEMBRE. FRANCE. Changement du ministère. 367 65

Id. GRANDE-BRETAGNE. Ouverture de la session, 244
4 Ouverture de la conférence de Londres, rela-

tivement aux affaires de la Belgique. 575 166
8 Deux-Siciles. Mort du roi François Ier.
Avénement de Ferdinand II.

687 204

10 – BELGIQUE. Ouverture de la session du congrès. 576 161

16 GRANDE-BRETAGNE. Chute du ministère Wel-
lington.-Formation du ministère Grey.

753

17 - FRANCE. Expédition du général Clausel sur

Blida.

515

18 -

Belcique. Le congrès national déclare l'in-

dépendance de la Belgique.

596

25 Décret de la diète germanique relatif aux

troubles survenus dans les États de la con-

fédération,

643

171

29 Pologne. Insurrection à Varsovie.

655

30 Rome. Mort du pape Pie VIII.

684

Id. Brésil. Clôture de la session extraordinaire. 771 230
3 Décemb. POLOGNE. Le général Chlopicki nommé
dictateur.

660

7

États-Unis. Message du président Jackson. 757

15 France. Procès des dern. ministres de Charles X. 430 85

17 COLOMBIE. Mort de Simon Bolivar.

766 228

POLOGNE. Convocation de la diète.

663

177

20'- Belgique. Protocole des conférences de Lon-

dres.

166

France. Arrêt de la Cour des pairs.
Troubles à Paris.
Russie. Manifeste russe sur l'insurrection
de Pologne.-Manifeste polonais.

666

27

Suisse. Déclaration de la diète helvétique. 683 203

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État do

pays. Félicitations du jour de l'an. Convocation des Chambres, – Emprunt de 80 millions. Actes d'administration publique. Promotion de pairs. — Élection de quelques députés. Bruits de changement dans le ministère. Écrits de parti. – Ouverture de la session législatire. – Discours du Roi. Discassion de l'adresse en réponse à ce discours dans la chambre des pairs.

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L'ANNÉE 1830, remarquable par la rigueur d’un hiver prématuré, dont la prolongation ajouta encore aux misères de la classe indigente, devait laisser un souvenir plus mémorable par les révolutions dont la dernière année portait déjà les germes. Jamais les passions et les discordes politiques n'avaient éclaté avec tant de fureur.

Le ministère Polignac durait depuis cinq mois (8 août 1829). Formé et annoncé comme devant mettre un terme aux concessions, c'est-à-dire aux progrès de l'esprit révolutionnaire, poussé par des courtisans en unisorme ou en soutane et par des écrivains qu'il , inspirait, à changer le système électoral, à suspendre la liberté de la presse périodique, à prendre une espèce de dictature en vertu de l'article 14 de la Charte , il s'arrêtait néanmoins, comme effrayé de

Ann, hist. pour 1830.

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sa mission ou de ses desseins, devant l'audace des attaques des feuilles libérales, devant les associations qui se formaient dans les départemens pour le refus de l'impôt, à la première violation du pacte constitutionnel, et devant les murmures de cette redoutable opinion publique fortifiée par plusieurs arrêts de ces mêmes tribunaux où la puissance royale croyait trouver appui.

Dans l'incertitude où l'on était encore sur les projets du ministère , les félicitations du jour de l'an, où l'on ne voit ordinairement que les efforts de la servilité pour varier les formules des complimens d’étiquette , offraient cette fois quelque intérêt.

L'aspect général de la cour fut moins brillant et plus sévère que de coutume; on fut surtout frappé de la sécheresse de la réponse que le roi fit au président de la Cour royale de Paris ( M. Séguier), à celui dont l'histoire a consacré ces belles paroles : « La Cour rend « des arrêts et non pas des services. » Ce digue magistrat , parlant au nom de ses collègues, venait de dire au Roi «que le plaisir de por« ter tous les ans leurs yeux auprès du trône de S. M. payait en un « jour les travaux assidus, les devoirs pénibles des serviteurs fide« les de sa justice. » Charles X lui répondit en invitant les magistrats de la Cour royale « à ne jamais oublier les importans de« voirs qu'ils avaient à remplir, et à se rendre dignes des marques « de confiance qu'ils avaient reçues de leur roi •; réponse d'une dureté choquante dans la bouche d'un monarque qui se piquait de politesse, mais qui témoignait un profond ressentiment de l'arrêt rendu six jours auparavant (1).

Les mêmes magistrats passant ensuite chez madame la dauphine y reçurent encore un accueil plus sévère exprimé par un mot moins poli (passez), et ils ne trouvèrent à la Cour que des visages composés sur celui du maître.

D'autres complimens, surtout celui du conseil d'État, offraient une affectation de respect pour les libertés publiques en les mettant sous la sauvegarde du trône. Le Roi y répondit, comme à presque

: (1) Cause de l'éditeur du Journal des Débats pour l'art. da 9 août. Voy. l'ann. p. 1829, p. 264, etc,

tous , par des protestations bannales de son amour et du désir de faire de bonheur de ses peuples, mais sans laisser percer aucun indice des projets de son gouvernement.

Enfin parut (le 6 janvier ) l'ordonnance tant attendue qui convoquait les deux Chambres pour le 2 mars. C'était, disaient les amis du ministère, une preuve irrécusable de sa modération, de sa constitutionnalité, et une réponse authentique à ceux qui avaient pu croire de bonne foi aux projets de coups d'État. Suivant les feuilles libérales, c'était l'arrêt de mort du ministère. Au fait, l'ordonDance satisfaisait aux veux de tous les partis, et ils se préparèrent à la lutte parlementaire, comme à une bataille décisive pour eux.

Cependant au milieu de cette irritation des partis, des dissentimens qui existaient jusque dans le ministère, et des symptômes d'une grande commotion politique, alors que les capitaux commen, çaient à se resserrer, et plusieurs branches du revenu public à décroître, l'emprunt autorisé par la loi du 19 juin 1828 se fit à un taux inespéré, supérieur à ce qu'on avait vu chez aucune nation. Cet emprunt affecté aux dépenses extraordinaires de l'expédition de Grèce devait être de la quantité de rentes nécessaires pour produire un capital de 80 millions à 4 pour cent. Il fut adjugé, d'après soumissions cachetées, à la maison Rotschild, à 102 fr. 7 cent. et demi.

Quelques ordonnances ou actes d'administration publique rendus à cette époque ne donnent qu'une idée vague du système que le ministère entendait suivre.

La création des comités spéciaux et consultatifs de l'infanterie et de la cavalerie établie près du ministère de la guerre, et composée de généraux les plus expérimentés dans ces armes , témoignait l'intention d'y introduire tous les perfectionnemens désirables , mais en les rattachant plus fortement à l'autorité royale. (Ordonnance da 3 janvier.) Celle du 14 février sur l'instruction primaire semblait avoir pour objet de donner à toutes les communes du toyaume des écoles et des moyens d'instruction proportionnés aux besoins de la population; mais aussi de mettre les écoles et les in

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