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alors seulement qu'ils croiront leur joug de 2,000 boucles à feu presque toutes brisé pour toujours.

eu bronze. La valeur de ces objets, celle Le bey de Titterie a reconnu le pre- des fers qui appartiennent au gouvernemier l'impossibilité où il était de prolon- ment, et suriout celle du trésor, dout ger la lutte. Le lendemain méme du jour M. le payevrógénéral fait l'inventaire, où les troupes françaises ont pris posses- paraissevi devoir suffire pour payer une sioa d'Alger, son fils, à peine agé de graude partie des frais de la guerre. 16 aos, est venu m'annoncer qu'il était « Tous les prisoppiers frauçais qui se prêt à se soumettre , et que si je l'y auto- trouvaient à Alger m'ont été remis le 5 risais, il se présenterait lui-mêine. Son au matin, avaut que les troupes franjeune envoyé remplit sa mission avec une çaises prisseat possession de la place. vaiveté qui rappelait les temps antiques. « La chaleur est vive depuis quelques Je lui reipis un sauf-conduit pour son jours. Plusieurs fois le therinomètre de père, qui, le jour suivant, se rendit à Réaumur a marqué 28 degrés. Quoique Alger. Je l'ai laissé à la tête du gouverne. le siége n'ait duré que six jours, l'actiment de sa province, sous la condition vité avec laquelle les travaux ont été qu'il nous paierait le même tribut qu'au copduits a fait éprouver aux troupes de dey. Cette condition a été acceptée avec grandes fatigues. Les dyssenteries sout recoo naissance. Les habitans paraissent devenues plus nombreuses; mais ceux couvaincus que les beys d'Oran et de qui en sont atteints ne le sont point asa Constautine pe tarderont pas à suivre sez gravement pour quitter leurs corps. l'exemple de celui de Titterie.

On compte à peine 250 fiévreux dans Déjà la confiauce cominence à s'éta- l'armée. Le nombre d'hommes mis hors blir : beaucoup de boutiques sont ou- de combat depuis le 14 est de 2,300; vertes Les marchés s'approvisionneut. 400 sont morts; 1.goo blessés ont été ecLe prix des denrées est plus élevé que voyés aux hôpitaux : ici, comiric cn dans les temps ordinaires; mais bientôt Égypte, ils se guérissent promptement. la concurrence aura fait cesser cette La plupart des pères de ceux qui ont cherté éphémère. l'al coufié la direction verse leur savg pour le Roi et la patrie de la police a M. d'Aubiguosc, Français seront plus beureux que moi : le second qui a long-temps habitė l'Orient. Úne de mes fils avait reçu une blessure grave coulmissiou, présidée par M. l'iotendaut dans le combat du 24. Lorsque j'ai eu en chef Deuiée, a été chargée d'indiquer l'houneur de l'annoncer à V. Exc., j'étais les modifications que les derniers événe- plein de l'espoir de le couserver. Cet esmens devaient apporter dans l'adminis- poir a été trompé; il vient de sueromber. tration et la forme du gouvernement. L'armée perd un brave soldat. Je pleure M. le général Tholozé a été nonjiné com- un excellent fils. Je prie V. Exc. de dire mandaot de la place. Son caractère fer- au Roi que, quoiqne frappé par ce me et honorable le reod éminemment malheur de famille, je ne remplirai pas propre à ce poste important.

avec moins de vigueur les devoirs sacrés La ligue de communication dont

que m'impose sa confiance. Sidi-Ferruch est le point de départ va J'ai l'honneur d'être , etc. devenir inutile, et désormais les appro. visionnemens de l'armée seront dirigés

«Le comte DE BOURMONT,» dans le port d'Alger. Une grande économie doit en résulter dans le service des transports. Dans quelques jours on désarmera les redontes qui avaient été con

Le comte de Bourmont à S. Exc. le Préstruites entre Sidi-Ferruch et le camp de

sident du conseil. siège; enfin, la place de dépôt elle-même • A la Casauba, le 10 juillet 1830. devra être abandonnée aussitôt après que les hôpitaux auront été tranférés ailleurs, Prince, et que les subsistances qui s'y trouvent « Le dey a changé d'avis sur le lieu de auront été consommées ou embarquées. sa retraite, et c'est à Naples qu'il a ex

« Deja des ordres sont doppés pour que primé le désir d'être transporte. J'ai cru le matériel d'artillerie qui n'avait point devoir accéder à sa demande. S'il n'existe été mis à terre soit transporté en France. point de lazaret à Naples, il ira d'abord L'équipage de siége reste presque eu. faire quarantaine à Mabon. Cent dix pertier. On a trouvé ici une iminense quad- sonnes partent avec lui; plusieurs ap . tité de poudre et de projectiles, et plus partiennent à sa famille ; tous sont enbarqués aujourd'hui. Le dey parait ben.. la plupart des objets de consommation Jeux d'arar vu se terminer aiusi une soii nivins élevé qu'en Frauer, il p en. crise dont la solution semblait devoir lui core superieura celui des temps ordwaje être fatale.

res; le ble et la viande abovdent, et bieuL'embarquement des soldats von ma- ijt on u'avra que du ria a deu ander riés de la milice a commeuré aujour- pulir la subsisiance de l'armée. Uottuu. d'hui: 1300 sont à bord, chacuu d'enx pean de 12vo bæufs vient d'ètre eu voyé a reçu 5 piastres d'F.s;agve. Crite somme par le bey de Tinerie. équivant pour eux à deux mois de solde, « Les bâtimeus sur lesquels on avait ils ont exprimé eu la recevaut une vive embarqne le dey et les soldats de la mireconuaissauce. Ils ne s'alieudaicot qu'a lice ont mis a la voile. Cet evenement a de mauvais traitemeus; plusieurs milie achevé de rassurer les Mures. ciens inariés u'ont pas voulu profiter de « Le bey de Coustantine était resté l'autorisation qu'on leur accorde de riós- pendant quelques jours à cinq jonrcées ter à Alger. Ils sentent que la baiue des d'Alger, avec les debris de son armée. Maures et des Juifs y reudra leur post- Fu buite a la nousqueterie des Arabes, tion pénible

il a été contraint de se rapprocher de « Uue commission municipale a été chef-lieu de sa porusuce. installee; parmi les hommes qui la coin- « L'elat sanitaire de l'arınécest torjours poseut, il y en a d'éclaires. Ils reçu veut le même. Les dysseuleries soni pombreu. avec joie la part qu'on leur accorde days ses, mais il est rare qu'elles soient accorel'administration de leur pays. La con- paguées de fièvres; pas vue maladie aje fiance s'accruji tons les jours; aujourd hui guë de s'est déclarée Des précautiutis les marchés éraicut abondan meut pour- out été prises coutre la communication vus, et déja les prix sout beaucoup moins de l'arınér avec les pays suspects sous le élevés.

rapport de la peste. On a établi sur le « Des bâtimens de subsistances vien

port d'Alger un bureau de santé anquel Dent d'entrer daus le port; c'est désor- les bâtiniens de commerce arrivant de mais par cette voic que l'armée sera ap- vront envoyer leër: patentes, et qui ra provisiouuée. Toutefois, pen laut quel- délivrira lui-mèrne ceux qui ferriot ques jours encore, des convois se dirige- voile viss l'Europe Deux meinbres de ront de Sidi. Fersiich vers Alger; ils l'inteudauce de santé de Marseille diripourroient maintenant marcher sans es. gent cet établissement. corte; pas un Arabe armné ue se moutro « Hier et anjourd'hui j'ai passé les sur la route.

troupes en revne; elles sont anssi belles « Les dysscuteries coulivucut, mais qu'a l'ouvertnre de la campaglię. Ma'gre sans être accompagnées de symptôines la longneur de la traversée et l'activité alarınaus. Le repos dont jonissepi nain- avec laquelle l'artillerie a été employee tenant les troupes doit amener une ainé- aussitôt après le debarquement, ses chico • lioratiou. D'après l'avis du conseil de vaux sont en bon état. u'on a perda sauté de l'armée, ou a doublé la ratiou qu'un petit nombre. Les officiers de ceite de vin et celle de riz, v

arire s'occupent des détails de leur métier avec autant de scrupule qu'ils moo

trent de bravoure sur le champ de ba« La Casauba, le 13 juillet 1830.

taille.

« J'ai l'boppeur d'étré, ete. - Privce, « Depuis la prise d'Alger, pas en conp

« Comte DE BOORMONT. de fusii u a ete tire dans le pays qu'r.ccupeut les troupes françaises : ces Arabes, dont les bandes ariners couvraieut · EXTRAIT d'une lettre adressée ca minisla carnpagne et harcelaieul sans cesse nos tre de la marine et des colonies, par colouves ont repris leurs habitudes pa- M. l'amiral Duperré. cifiques. Tous les jours ou les vuit en funle couduire vers la ville ou vers Los

« Vaisseau l'Alger, baie d'Alger, camps leurs béres de somme chargées

le 31 juill 1 1830. de deurées Souvent même ils la esept • J'ai eu l'honueur, par mes lettres jusqu'au lendemain, sous la sauvegarde du 17 et du 28 de ce mois, de vous de vos troupes, ce qu'ils n'out pu vous rendre cumple que l'expeditiou sous le dre dans la journée. Quoique le prix de commandement de M. le contre-amiral

de Rosamel avait le double but i'orcu- tement professées, se répandent et se per, de gré ou de force, Dune, d'y mettre propayout daus toutes les classes de la garuison, et d'agir ensuite contre Tri- population ; des inquiétudes trop geuépoli. A la demande de M. le comte de ralement accréditées agitent les esprits Bourmout, j'avais dirigé quelques jours et touricoteutla société. De touto's parts auparavaut sur Boue, par la corvette on demande an préseut des gages de séL'Echo, commandée par M. Grael, une curitį pour l'aveuir. deputatiou d'habitans notables vi’Alger, Uie malveillance active, ardente, portrurs d'une dépérie du général en ivíatigalile, travaille à ruiner tous les chiel pour les autorités locales, et quide

fundeineus de l'ordre et a rasir à la vait disposer les esprits a la summission. France le bonheur dont elle jouit sous M. le capitaine de vaisseau Ker drain, le sceptre de ses Rois. Habile a exploiter Commaudant devant Bone en l'absence tous les mecouteutmeus et à soulever de M. le capiraive de vaisseau Gallois, a toutes les haines, elle foinente, parini fait debarquer la députation sous la ville, les peuples, un esprit de défiance et en adressaut aux autorités locales que d'hostilité envers le pouvoir, et cherche invitation de reconnaitre l'autorité du å server partont des geries de troubles Roi, de faire évacuer le fort par la garni- et de guerre civile. son turque, d'y arborer et saluer le pa- « Et deja, Sire, des événemeos révillou de France. Cette démarche a ob. ceus out pronvé que les passious politenu un surcè, complet.

liques, contenues jusqu'ici dans les sounL'Écho a quitté Bone le 26. La ville mités de la société, commcuceut i en et les ports discut être oceupés en ce pénétrer les profondeurs et a énouvoir moment par la garnison française que les masses populaires. Ils out prouré M l'amiral de Rosanel, parti le 24. y a aussi que ces masses ve s'ébranleraient sans doute débarque depuis deux ou trois pas tunjours sans danger pour ceux-là jours. »

même qui s'eftorcent de les arracher au « DUPERRÉ. »

repos.

Une multitude de faits , recueillis dans le cours des opérations électorales,

coufirineut ces données, et uus offriORDONNANCES DU 25 JUILLET.

raieut le présagc trop certain de pouvelles commotions, s'il v'était au pou

voir de Votre Majesté d'en détouruer le « Sire,

malbeur, « Vos ministres seraient peu dignes de u Partout aussi, si l'on observe avec la confiance dout Votre Majesté les ho- attentiou, existe un besoin d'ordre, de Dore, s'ils tardaieut plus loug-temps à force et de permauence, et les agitations placer sous plis yeux un aperçu de ontre qui y semblent le plus coutraires u'en sillation intérieure, et à signaler à votre sout en réalité que l'expression et le tébante sagesse les davgers de la presse moiguage. périodique.

«'il faut bien le reconnaitre : ces agi« A aucune époque, depnis quinze an- tations qui ne peuvent s'accroitre sans nées, cette situation de s'était préseulée de grands périls, sont presque exclusivesous un aspect plus grave et plus alli- meul prodnites et excitées par la liberté Reant. Malgré uue prospérité matérielle de la presse. Une loi sùr les élections, dont nos monales n'avaient jamais offert nou moins fécoude cu désordres, a saos d'exemple, des signes de désorganisation donte concouru à les entretenir; mais cc et des svinptômes d'aparehue se mani- serait vier l'évidence que de ne pas voir festeut sur presque tous les poiuts du daus les jourueux le principal foyer royaume.

d'une corruption dont les progrès sont « Les causes successives qui ont con- chaque jour plus sessibles, et la precouru à affaiblir les ressorts du gouver- mière source des calamités qui menacept uerneut monerloque tendent aujour- le royaume. d'hui à eu aliérer et à en changer la L'experience, Sire, parle plus hauDature : déchue de sa force murale, tement que les théories. Des bommes l'autorité, soit dans la capitale, suit éclairés sius donte, et dont la bonne dans les provinces, ue lutte plus qu'avec fui d'ailleurs n'est pas suspecte, eutraiués désavautige contre les factions; des duc- par l'exemple mal compris d'uu peuple triues peruicieuses et subversives, lau. voisin, ont pu croire que les avantages.

RAPPORT AU ROI.

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de la presse périodique en balanceraient sa plus essentielle condition, celle de la les, juconvéniens, et que ses excès se publicité. Ce qui est étrange, nois ce neutraliseraient par des excès contraires. qui est vrai à dire, c'est qu'il n'y a pas Il n'en a pas été ainsi, l'épreuve est dea de publicité en France, en prenant ce cisive, et la question est maintenant ju- mot dans sa juste et rigoureuse accepgée dans la conscience publique.. tion. Dans l'état des cboses, les faits,

« A toutes les époques, eo effet, la quand ils ne sont pas entièrement suppresse périodique n'a été, et il est dans posés, ne parviennent à la connaissance sa nature de n'être qu'un instrument de de plusieurs millions de lecteurs que trotdésordre et de sédition

qués, défigurés, mutilés de la manière la «Que de preuves nombreuses et irrécu- plus odieuse. Un épais nuage, élevé par sables à apporter à l'appui de cette vérité ! les journaux, dérobe la vérité et ister. C'est par l'action violente et non iuter- cepte en quelque sorte la lumière entre rompue de la presse que s'expliquent les le gouvernement et les peuples. Les rois variations trop subites, trop fréquentes vos prédécesseurs, Sire, out toujours aj. de votre politique intérieurc. Elle v'a pas mé a se communiquer à leurs sujets ; c'est permis qu'il s'établit en France un sys- une satisfaction dont la presse u'a pas tème régulier et stable de gouvernement, voulu que Votre Majesté pût jouir. ni qu'on s'occupât avec quelque suite « Uue licence qui a franchi toutes les d'iniroduire dans toutes les branches de bornes n'a respecté, eu effet, même dans l'administration publique les améliora- les occasions les plus solennelles, ni les tions dont elles sont susceptibles. Tous volontés expresses du Roi, oi les paroles les ministères depuis 1814 , quoique for.

descendues du haut du trône. L poes més sous des intuences diverses et sou- ont été méconnues et dépaturies; les 22. mis à des directions opposécs, ont été tres ont été l'objet de perfides commeseo butte aux mèmes traits, aux mêmes taires ou d'amères dérisions. C'est ainsi attaques et au même déchainement de que le dernier acte de la puissance passions. Les sacrifices de tout genre, royale, la proclamation, a été discrédité les concessioos de pouvoir , les alliauces dans le public, avant même d'être connu de parti, rien n'a pu les soustraire à des électeurs. ceite commune destinée

« Ce n'est pas tout : la presse ne tend Ce rapprochement seul, si fertile en pas moins qu'a subjugner la souverameté réflexions, sulfirait pour assiguer à la et à envahir les pouvoirs de l'État. Or. presse son véritable, son invariable ca- gane prétendn de l'opinion publique, ractère. Elle s'applique, par des efforts elle aspire à diriger les débats des deri souterns, persévéraus, répétés chaque chambres, et il est incontestable qu'elle jour, à relâcher tous les liens d'obéis- y apporte le poids d'une jpfluence por sance et de subordination, à user les res- moins fâcheuse que décisire. Cette domi. sorts de l'autorité publique, à la rabais- nation a pris, surtout depuis deux ou trois ser, à l'avilir daus l'opinion des peuples, aus, dans la Chambre des députes no ca. et à lui créer partout des embarras et ractère manifeste d'oppression et de tre des résistances.

rannie. On a vu, dans cet intervalle de « Son art consiste, non pas à substituer temps, les journaux poursuivre de leurs à une trop facile sormission d'esprit une insultes et de leurs ontrages les membres sauc liberté d'examen, mais à réduire en dont le vote leur paraissait incertain te problèmes les vérités les plus positives; suspect Trop souvent, Sire, la liberté non pas à provoquer sur les questions des délibérations dans cette Chambre a politiques une controverse franche et snccombé sous les coups redoubles de la ulile, mais à les présenter sous un sanx presse. jour et à les résoudre par des sophismes. « On ne peut qualifier en termes moios

La presse a jeté ainsi le désordre sévères la conduite des journaus de l'opo dans les intelligcoces les plus droites, position dans des circonstauces plus réébranlé les convictions les plus fermes, centes. Après avoir eux-mêmes prorect produit, au milieu de la société, une qué une adresse attentatoire avı proroconfusion de pribripes qui se prête aux gatives du trône, ils n'ont pas craint d'etentatives les plus suriestes. C'est par l'a- riger en principe la réélection des 221 rarchic dans les doctrines qu'elle prélude députés dont elle est l'ouvrage. Et de à l'anarchie dans l'État.

pendant Votre Majesté avait repousse a ll est digue de remarque, Sire, que la cette adresse comme offersante; elle pressc périodique n'a pas même rempli arait porté un blâmc public sur le relus

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de concours qui y était exprimé ; elle près ou de loin, jusqu'au plus humble des avait annoncé sa résolution immuable de ageus du pouvoir. Aul de vos sujets, Sire, défendre les droits de sa couronac si n'est à l'abri d'un outrage, s'il reçoit de ouvertement compromis. Les feuilles pé- son souverain la moindre marque de riodiques n'en out leou comple; elles confiance ou de satisfaction. Un vaste out pris, au contraire, à tâche de renou- réseau, étendu sur la France, enveloppe veler, de perpétuer et d'aggraver l'of- tous les fouctionnaires publics; constitués sease. Votre Majesté décidera si cette at- en état permanent de prévention , ils Laque téméraire doit rester plus long- seinblent en quelque sorte retranchés de temps impunie.

la société civile; on n'épargne que ceux Mais de tous les excès de la presse, dont la fidélité chaucelle ; on ne lone le plus grave peut-être nous reste à si- . que ceux dont la fidélité succombe ; les gaaler. Dès les premiers temps de cette autres sont notés par la faction pour être expédition dont la gloire jette un éclat plus tard, sans doute, immolés aux vensi pur et si durable sur la noble couronne geances populaires. de France, la presse en a critique avec « La presse périodique n'a pas mis une violence inouïe les causes, les moyens, moius d'ardeur à poursuivre de ses traits les préparatifs, les chauces de succès. envenimés la religion et le prêtrc. Elle Insensible à l'hounecr national, il n'a veut, elle vondra tonjours déraciver, pas dépenda d'elle que notre pavillon dans le cæur des peuples , jusqu'au derde reståt flétri des insultes d'un barbare. nier germe des sentimens religieux. Sire, ladifférente aux grands intérêts de l’ba- ne doutez pas qu'elle n'y parvienue en manité, il n'a pas dépendu d'elle que attaquant les soudemens de la fois, en l'Europe ne reståt asservie à un esclavage altérant les sources de la morale publicruel et à des tributs honteux.

que, et en prodiguant à pleines mains « Ce n'était point assez : par une tra- la dérision et le mépris aux mivistres hison que nos lois auraient pu atteindre, des autels. la presse s'est attachée à publier tous les Nulle force, il faut l'avoner, n'est secrets de l'armement, à porter à la con- capable de résister à un dissolvant aussi naissance de l'étranger l'état de nos for- énergique que la presse. A toutes les ces, le deoombrement de nos troupes, époques où elle s'est dégagée de ses edcelui de nos vaisseaux, l'indication des traves, elle a fait irruption, invasion points de station, les moyens à employer dans i'ftat. On pe peut qu'être singulièpour dompter l'inconstance des vents et rement frappé de la similitude de ses pour aborder la côte. Tout, jusqu'au lieu effets depuis quinze ans, malgré la didu débarquement, a été divulgué, comme versité des circonstances, et malgré le pour ménager à l'enuemi une défense changement des hommes qui ont occupé plus assurée; et, chose saas exemple la scène politique. Sa destinée est, en un chez un peuple civilisé, la presse, par mot, de recommencer la révolution, de fausses alarıncs sur les périls à cou- dont elle proclame hautement les princirir, n'a pas craint de jeter le décourage- pes. Placée et replacée à plusieurs interment dans l'armée , et sigvalant à sa valles sous le joug de la censure, elle n'a haine le chef même de l'entreprise, elle autant de fois ressaisi la liberté que pour a pour ainsi dire excité les soldats à lever reprendre sou ouvrage interrompu. Afin contre lui l'étendard de la révolte, ou à de le continuer avec plus de succès, elle déserter leurs drapeaux! Voilà ce qu'out a trouvé un actif auxiliaire daos la presse ose faire les organes d'un parti qui se départementale, qui, mettavt aux prises prétend national!

les jalousies et les haines locales, semant a Ce qu'il ose faire chaque jour, dans l'effroi dans l'âme des hommes timides, l'intérieur du royaume, ne va pas moins barcelant l'autorité par d'interminables qu'à disperser les élémens de la paix pu- tracasseries , a exercé uue influence pres. blique, å dissoudre les lieas de la société, que décisive sur les élections. et. qu'on ne s'y méprenue point, à faire « Ces derniers effets, Sire, sont passatrembler le sol sous nos pas. Ne crai. gers; mais des effets plus durables se font goods pas de révéler ici toute l'étendue remarquer dans les neurs et dans le de vos maux pour pouvoir mieux appré caractère de la nation. Une polémique cier toute l'étendue de pos ressources. ardente, mensougère et passiounee, Voe diffamation aystématique, orgavisée école de scaudale et de licence, y proLa grand, et dirigée avec une persévé- duit des changemous graves et des altérance sans égale, va atteindre, ou de rations profondes; elle donne une fausse

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