Page images
PDF
EPUB

>> et de l'Escaut remonte à l'épo» que de la cession de Condé » (aujourd'hui Nord-Libre) à la » France, par le traité de Ni

mègue en 1678. -: » Le systême de défense de » cette place est daos le jeu des » eaux qui l'environnent: pen» dant toutes les saisons de l'an» née les prairies étaient submer» gées. Louis XIV se hâta, sur » la demande des propriétaires » intéressés, de fairé exécuter, » en 1679, les deux aquéducs » passant, l'un sous l'Hogniau, » et l'autre sous la Hayne, ainsi i que fous les canaux qui ser» vent au desséchement du grand » et du petit marais. > Ces ouvrages se trouvèrent

» achevés si achevés en 1683, au moyen » d'une taxe de 45 florins ( 55 » francs 80 centimes ), une fois » payée , par bonnier ( 1 heclare » 2,141 ).

» On avait préalablement dé» terminé quels seraient les ter» raios assujétis à celte taxe. L'on n tendit, à cet effet, les eaux de >> l'inondation de Condé, le plus » haut possible, par le moyen » des hausses des moulins de » cette place, et l'on fit ensuite » aborner ce terrain qui se trouva » être de 3,000 bonniers ( 3,642 » hectares.),

» Des dégradations occasion» nées en 1693 aux digues de » l’Hogniau , de la Hayne et de » l'Escaut, et aux pierres d'aTom. LXİV.

K

» 17

étant sur

i» bornement, donnèrent lieu à • » une nouvelle taxe de 5 livres

sols 6 deniers de France sur :» chaque bonnier ( 5 francs. 81 » centimes). Postérieurement les - » propriétaires riverains ont été .» soumis à ces sortes de répara» tions.

» En 1907, la guerre » venue dans le pays , on tiot » hautes , pendant plusieurs an» nées, les eaux de l'inondation » de Condé , il en résulta des dé» gâts immenses. En 1721 , tous les canaux

indistinctement » étaient effacés par la vase. En *» vain les ordres de les 'curer fu» rent-ils donnés par l'intendant » aux riverains ; les choses ne av firent qu'empirer , et l'insalu

» brité devint telle, qu'en 1728, la ++) ville de Condé était la plus mal» saine, la plus triste, et la plus ► détestée des garnisons.

» Le mal était pressant : pour » y remédier , on répartit upe » contribution annuelle de 24 → patards ( r franc 48 centimes ) »' sur chaque bonnier de prairies » sujettes à l'inondation : cette

imposition date de 1529, et » elle fournit jusqu'à l'époque de » la révolution , aux curemens » et faucardemens des anciens

» canaux.

» Toutefois, quelque soin que » l'on mît à exécuter ces cure» mens et faucardemens , chaque » année voyait encore les prai» ries couvertes d'eau pendant » tout le mois de juin et une » partie de juillet. Il en résullait 5 des pertes sensibles pour les » propriétaires des prairies et

marais de l'Epée, Bruai, Ar» nonville, Beuvrages, du Vieux» Condé, et du dessus d'Hergnies. » Ces excellens terraips ne reni daient pas demi - récolte; de in plus, les eaux croupissantes W qui environnaient les commuw nes y étaient le foyer de ma» ladies presque continues.

» On sentit que les travaux w existans ne suffisaient pas; les > hommes de l'art ont été con» sultés, et l'on arrêta , en avril » 1971., le prolongement du ca. i nal du Jard, depuis la commu » nication qu'il avait alors avec

« PreviousContinue »