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156. Quiconque fabriquera une fausse feuille de route, ou falsifiera une feuille de route originairement véritable, ou fera usage d'une feuille de route fabriquée ou salsifiée, sera puni, savoir, P. 153 s., 157, 158, 163 s.

D'un emprisonnement d'une année au moins et de cinq ans au plus, si la fausse feuille de route n'a eu pour objet que de tromper la surveillance de l'autorité publique; P. 40 s.

Du bannissement, si le trésor royal a payé au porteur de la fausse feuille des frais de route qui ne lui étaient pas dus ou qui excédaient ceux auxquels il pouvait avoir droit, le tout néanmoins au-dessous de cent francs; P.8 1", 28, 32, 48.

Et de la réclusion, si les sommes indûment reçues par le porteur de la feuille s'élèvent à cent francs ou au-delà. P. 76', 21, 28, 47.

157. Les peines portées en l'article précédent seront appliquées, selon les distinctions qui y sont posées, à toute personne qui se sera fait délivrer, par l'officier public, une feuille de roule sous un nom supposé. P. 154.

158. Si l'officier public était instruit de la supposition de nom lorsqu'il a délivré la feuille, il sera puni, savoir, P. 163 s.

Dans le premier cas posé par l'article 156, du bannissement;P. 8 1°, 28, 32, 48.

Dans le second cas du même article, de la réclusion ;P. 76°, 21, 28, 47.

Et dans le troisième cas, des travaux forcés à temps, P. 74", 15, 19, 28, 47.

159. Toute personne qui, pour se rédimer elle-même ou en affranchir une autre d'un service public quelconque, fabriquera, sous le nom d'un médecin, chirurgien ou autre officier de santé, un certificat de maladie ou d'infirmité, sera punie d'un emprisonnement de deux à cinq ans. P. 40 s., 152, 160 s., 163 s.

160. Tout médecin, chirurgien ou autre officier de santé qui, pour savoriser quelqu'un, certifiera faussement des maladies ou infirmités propres à dispenser d'un service public, sera puni d'un emprisonnement de deux à cinq ans. P. 40 S., 317, 378.

S'il y a été mu par dons ou promesses, il sera puni du bannissement : les corrupteurs seront, en ce cas, punis de la même peine. P. 8 1°, 28, 32, 48, 59 s., 82, 177 s.

161. Quiconque fabriquera, sous le nom d'un fonctionnaire ou officier public, un certificat de bonne conduite, indigence ou autres circonstances propres à appeler la bienveillance du Gouvernement ou des particuliers sur la personne y désignée et à lui procurer places, crédit ou secours, sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans. P.40 s., 162, 163 s.

La même peine sera appliquée, 1° à celui qui falsifiera un certificat de cette espèce, originairement véritable, pour l'approprier à une personne autre que celle à laquelle il a été primitivement délivré; — 2° à tout individu qui se sera servi du certificat ainsi fabriqué ou falsifié. P. 148, 151,

162. Les faux certificats de toute autre nature, et d'où il pourrait résulter soit lésion envers des tiers, soit préjudice envers le trésor royal, seront punis, selon qu'il y aura lieu, d'après les dispositions des paragraphes 3 et 4 de la présente section (145 à 148, 150 à 151).

DISPOSITIONS COMMUNES. 163. L'application des peines portées contre ceux qui ont fait usage de monnaies, billets, sceaux, timbres, marteaux, poinçons, marques et écrits faux, contrefaits, fabriqués ou falsifiés, cessera toutes les fois que le faux n'aura pas été connu de la personne qui aura fait usage de la chose fausse. P. 132 à 162, 164, 165.

164. Il sera prononcé contre les coupables une amende dont le maximum pourra être porté jusqu'au quart du bénéfice illégitime que le faux aura curé ou était destiné à procurer aux auteurs du crime, à leurs complices ou à ceux qui ont fait usage de la pièce fausse. Le minimum de cette amende ne pourra être inférieur à cent francs. P. 9 3°, 37 note, 52, 59 s., 163, 165.

165. « Tout faussaire condamné, soit aux travaux forcés, soit à la réclusion, subira l'exposition publique. » (L. 28 avril 1832.) P. 7 2° 4° 6°, 22.

SECTION II.

DE LA FORTAITURE ET DES CRIMES ET DÉLITS DES FONCTIONNAIRES PUBLICS

DANS L'EXERCICE DE LEURS FONCTIONS.

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166. Tout crime commis par un sonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions, est une forfaiture. I. cr. 484 s. — P. 121, 126, 127, 167, 168, 183.

167. Toute forsaiture pour laquelle la loi ne prononce pas de peines plus graves, est punie de la dégradation civique. P. 8 2°, 34, 35.

168. Les simples délits ne constituent pas les fonctionnaires en forfailure. Pr. 505 s. — I. cr. 179, 483. - P. 1, 3, 4.

§ [er. Des soustractions commises par les dépositaires publics. 169. Tout percepteur, tout commis à une perception, dépositaire ou comptable public, qui aura détourné ou soustrait des deniers publics ou privés, ou eflets actifs en tenant licu, ou des pièces, titres, actes, effets mobiliers qui étaient entre ses mains en vertu de ses fonctions, sera puni des travaux forcés à temps, si les choses détournées ou soustraites sont d'une valeur au-dessus de trois mille francs. C. 2060 3° 4', 2102 7o. Pr. 126 2°, 534. — P. 74°, 15, 19, 28, 47, 170 s., 408. - T. cr. 176.

170. La peine des travaux forcés à temps aura lieu également, quelle que soit la valeur des deniers ou des effets détournés ou soustraits, si celle valeur égale ou excède soit le tiers de la recette ou du dépôt, s'il s'agit de deniers ou effets une fois reçus et déposés, soit le cautionnement, s'il s'agit d'une recette ou d'un dépôt attaché à une place sujette à cautionnement, soit enfin le tiers du produit commun de la recette pendant un mois, s'il s'agit d'une recette composée de rentrées successives et non sujette à cautionnement. P. 74°, 15, 19, 28, 47, 169, 171 s., 408.

171. Si les valeurs détournées ou soustraites sont au-dessous de trois mille francs, et en outre inférieures aux mesures exprimées en l'article précédent, la peine sera un emprisonnement de deux ans au moins et de cing ans au plus, et le condamné sera de plus déclaré à jamais incapable d'exercer aucune fonction publique. P. 40, 42 30, 172, 408. – T.cr. 176.

172. Dans les cas exprimés aux trois articles précédents, il sera toujours prononcé contre le condamné une amende dont le maximum sera le quart des restitutions et indemnités, et le minimum le douzième. P. 93°, 52, 408. — T. cr. 176.

173. Tout juge, administrateur, fonctionnaire ou officier public qui aura détruit, supprimé, soustrait ou détourné les actes et titres dont il était dépositaire en cette qualité, ou qui lui auront été remis ou communiqués à raison de ses fonctions, sera puni des travaux forcés à temps. I. cr. 483 s.

Tous agents, préposés on commis, soit du Gouvernement, soit des dépositaires publics, qui se seront rendus coupables des mêmes soustractions, seront soumis à la même peine. P. 749, 15, 19, 28, 47, 408.

S II. Des concussions commises par des fonctionnaires publics. 174. Tous fonctionnaires, tous officiers publics, leurs commis ou préposés, tous percepteurs des droits, taxes, contributions, deniers, revenus publics ou communaux, et leurs commis ou préposés, qui se seront rendus coupables du crime de concussion, en ordonnant de percevoir ou en exigeant ou en recevant ce qu'ils savaient n'être pas dû, ou excéder ce qui était dû pour droits, taxes, contributions, deniers ou revenus, ou pour salaires ou traitements, seront punis, savoir, les fonctionnaires ou les officiers publics, de la peine de la réclusion ; et leurs commis ou préposés, d'un emprisonnement de deux ans au moins et de cinq ans au plus. Pr. 505 1°, 625. P. 76°, 21, 28, 40 s., 47, 59, 169, 175 s.

Les coupables seront de plus condamnés à une amende dont le maximum sera le quart des restitutions et des dommages-intérêts, et le minimum le douxièmc. P. 9 39, 52. — T. cr. 64. S III. Des délits de fonctionnaires qui se seront ingérés dans des affaires

ou commerces incompatibles avec leur qualité. 175. Tout fonctionnaire, tout officier public, tout agent du Gouvernement, qui, soit ouvertement, soit par actes simulés, soịt par interposition de personnes, aura pris ou reçu quelque intérêt que ce soit dans les actes, adjudications, entreprises ou régies dont il a ou avait, au temps de l'acte, en tout ou en partie, l'administration ou la surveillance, sera puni d'un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et sera condamné à une amende qui ne pourra excéder le quart des restilutions et des indemnités, ni être au dessous du douzième. C. 1100. - P. 9 3', 40 s., 52.

Il sera de plus déclaré à jamais incapable d'exercer aucune fonction publique. P. 42 30.

La présente disposition est applicable à tout fonctionnaire ou agent du Gouvernement qui aura pris un intérêt quelconque dans une affaire dont il était chargé d'ordonnancer le paiement ou de faire la liquidalion. P. 169, 174, 176 s.

176. Tout commandant des divisions militaires, des départements ou des places et villes, tout préfet ou sous-préfet, qui aura, dans l'étendue des lieux où il a droit d'exercer son autorité, fait ouvertement, ou par des actes simulés, ou par interposition de personnes, le commerce de grains, grenailles, farines, substances farineuses, vins ou boissons, autres que ceux provenant de ses propriétés, sera puni d'une amende de cinq cents francs au moins, de dix mille francs au plus, et de la confiscation * des denrées appartenant à ce commerce. C. 1100. - P. 9 3°, 11, 52, 174, 175, 177 s.

Cas dans lesquels la confiscation spéciale est appliquée en matière criminelle et correctionnelle : 176, 180, 286, 287, 314, 318, 364, 410, 413, 423, 424, 427, 428.

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S IV. De la corruption des fonctionnaires publics. 177. « Tout fonctionnaire public de l'ordre administratif ou judiciaire, tout agent ou préposé d'une administration publique, qui aura agréé des offres ou promesses ou reçu des dons ou présents pour faire un acte de sa fonction ou de son emploi, même juste, mais non sujet à salaire, sera puni de la dégradation civique, et condamné à une amende double de la valeur des promesses agréées ou des choses reçues, sans que ladite amende puisse être inférieure à deux cents francs. I. cr. 184 s. — P. 8 2°, 9 3°, 34, 35, 52, 60, 113, 178 s.

La présente disposition est applicable à tout fonctionnaire, agent ou préposé de la qualité ci-dessus exprimée, qui, par offres ou promesses agréées, dons ou présens reçus, se sera abstenu de faire un acte qui entrait dans l'ordre de ses devoirs. » (L. 28 avril 1832.)

178. « Dans le cas où la corruption aurait pour objet un sait criminel emportant une peine plus forte que celle de la dégradation civique, cette peine plus forte sera appliquée aux coupables. » (Même toi.) P. 177.

179. Quiconque aura contraint ou tenté de contraindre par voies de fait ou menaces, corrompu ou tenté de corrompre par promesses, offres, dons ou présents, un fonctionnaire, agent ou préposé de la qualité exprimée en l'article 177, pour obtenir, soit une opinion favorable, soit des procès-verbaux, états, certificats ou estimations contraires à la vérité, soit des places, emplois, adjudications, entreprises ou autres bénéfices quelconques, soit enfin tout autre acte du ministère du fonctionnaire, agent ou préposé, sera puni des mêmes peines que le fonctionnaire, agent ou préposé corrompu. P. 59, 177, 178.

Toutefois, si les tentatives de contrainte ou corruption n'ont eu aucun esset, les auteurs de ces tentatives seront simplement punis d'un emprisonnement de trois mois au moins et de six mois au plus, et d'unc amende de cent francs à trois cents francs. P. 3, 9 3o, 40 s., 52.

180. Il ne sera jamais fait au corrupteur restitution des choses par lui livrées , ni de leur valeur : elles seront confisquées au profit des hospices des lieux où la corruption aura été commise. P. 11,176 note, 177 s., 181 s.

181. Si c'est un juge prononçant en matière criminelle, ou un juré, qui s'est laissé corrompre, soit en faveur , soit au préjudice de l'accusé, il sera puni de la réclusion, outre l'amende ordonnée par l'article 177. I. cr. 217 s. - P. 76o,9 3', 21, 28, 47, 52, 182 s.

183. Si, par l'effet de la corruption, il y a eu condamnation à une peine supérieure à celle de la réclusion, cette peine, quelle qu'elle soit, sera appliquée au juge ou juré coupable de corruption. P. 181.

183. Tout juge ou administrateur qui se sera décidé par saveur pour une partie ou par inimitié contre elle, sera coupable de forfaiture et puni de la dégradation civique. I. cr. 484 s. - P. 8 2°, 34, 35, 121, 126, 127, 166 s.

S V. Des abus d'autorité.

Des abus d'autorité contre les particuliers. 184. « Tout fonctionnaire de l'ordre administratif ou judiciaire, tout officier de justice ou de police, tout commandant ou agent de la force publique, qui, agissant en sadite qualité, se sera introduit dans le domicile d'un ciloyen contre le gré de celui-ci, hors les cas prévus par la loi, et sans les formalités qu'elle a prescrites, sera puni d'um emprisonnement de six jours à un an, et d'une amende de seize francs à cinq cents francs, sans préjudice de l'application du second paragraphe de l'article 114.

rre CLASSE.

Tout individu qui se sera introduit à l'aide de menaces ou de violence dans le domicile d'un citoyen, sera puni d'un emprisonnement de six jours à trois mois, et d'une amende de seize francs à deux cents francs. » (L. 28 avril 1832.) Pr. 587, 781 5o, 829, 921. -- I. cr. 32, 36, 46 s., 87 à 91, 98, 99, 108, 109, 483 s. P. 9 3o, 40 s., 52, 185 s.

185. Tout juge ou tribunal, lout administrateur ou autorité administrative, qui, sous quelque prétexte que ce soit, même du silence ou de l'obscurité de la loi, aura dénié de rendre la justice qu'il doit aux parties, après en avoir été requis, et qui aura persévéré dans son déni, après averlissement ou injonction de ses supérieurs, pourra être poursuivi, et sera puni d'une amende de deux cents francs au moins et de cinq cents francs au plus, et de l'interdiction de l'exercice des fonctions publiques depuis cinq ans jusqu'à vingt. C. 4. - Pr. 505 S. – P. 9 3o, 42 3., 52, 127 1o, 184, 186 s.

186. Lorsqu'un fonctionnaire ou un officier public, un administrateur, un agent ou un préposé du Gouvernement ou de la police, un exécuteur des mandats de justice ou jugements, un commandant en chef ou en sousordre de la force publique, aura, sans motif légitime, usé ou fait user de violences envers les personnes, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, il sera puni selon la nature et la gravité de ces violences, et en élevant la peine syivant la règle posée par l'article 198 ci -après. P. 309 s.

187. « Toute suppression, toute ouverture de lettres confiées à la poste, commise ou facilitée par un fonctionnaire ou un agent du Gouvernement ou de l'administration des postes, sera punie d'une amende de seize francs à cinq cents francs, et d'un emprisonnement de trois mois à cinq ans. Le coupable sera, de plus, interdit de toute fonction ou emploi public pendant cinq ans au moins et dix ans au plus. » (L. 28 avril 1832.) P. 9 39, 40, 42 3, 52, 80, 378.

Des abus d'autorité contre la chose publique. 188. Tout fonctionnaire public, agent ou préposé du Gouvernement, de quelque état et grade qu'il soit, qui aura requis ou ordonné, fait requérir ou ordonner l'action ou l'emploi de la force publique contre l'exécution d'une loi ou contre la perception d'une contribution légale, ou contre l'exécution soit d'une ordonnance ou mandat de justice, soit de tout autre ordre emané de l'autorité légitime, sera puni de la réclusion. P. 769, 21, 28, 47,

209 s. 189. « Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion. » (L. 28 avril 1832.) P. 188, 190, 191.

190. Les peines énoncées aux articles 188 et 189 ne cesseront d'être applicables aux fonctionnaires ou préposés qui auraient agi par ordre de leurs supérieurs, qu'autant que cet ordre aura été donné par ceux-ci pour des objets de leur ressort, et sur lesquels il leur était dû obéissance hiérarchique ; dans ce cas, les peines portées ci-dessus ne seront appliquées qu'aux supéricurs qui les premiers auront donné cet ordre. P. 64, 114, 116, 191.

191. Si, par suite desdits ordres ou réquisitions, il survient d'autres

ile CLASSE.

189 s.,

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