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P. (Grammaire, etc.) Comme à l'article | léographie grecque sur les anciens monuments; de chacune des deux consonnes précédentes car on voit alors que notre P ne peut dériver nous avons cru inutile de discuter s'il fallait, que du pi grec, et que sa ressemblance avec pour les nommer, dire emme ou me, enne ou le rho est fortuite et ne tient qu'au rapprochene, de même ici nous croyons pouvoir nous ment irréséchi sons la main de l'artiste ou du dispenser de plaider en faveur de l'une ou de scribe de deux formes primitivement distinc. l'autre manière de prononcer, et nous prierons tes. On voit aussi que les deux jambages du seulement le lecteur qui serait curieux de sa- pi furent longtemps d'inégale longueur, et voir notre opinion à cet égard, de vouloir bien que pour convertir cette lettre en leur P les voir ce que nous avons dit du principe même Latins n'eurent qu'à joindre ensemble les deux de l’épellation en traitant de la première con- jambages à la hauteur du pied du plus court sonne qu'a amené l'ordre alphabétique. Celle des deux, de la même manière que les Grecs qui nous occupe maintenant, quel que soit le les joignaient en tête, et à arrondir les angles nom qu'on lui donne, est la seizième de nos formés par les extrémités du petit jambage et lettres et la douzième de nos consonnes, bien les traits transversaux. Il parait même que les que chez les Romains, par la raison que nous formes carrées du pi grec avaient succédé à avons déjà donnée à l'article de la lettre pré- des formes plus arrondies. De très-vieilles cédente, celle-ci ne fût que le quinzième ca- inscriptions permettent de le penser. Ces insractère et la onzième articulation.

criptions permettent aussi de voir dans beth Court de Gébelin , dans son Histoire na- phénicien l'origine du pi des Grecs, comme turelle de la Parole, prétend que « P repré- celle de leur béta (B). Le pi carré est passé sentait dans l'origine la figure de la bouche sans altération de l'alphabet grec dans l'alpha. ouverte et vue de profil. » Nous avons en gé- bet russe et dans le gothique. néral fort peu de confiance dans cette manière Chez les grammairiens grecs le pi fait pard'expliquer la forme de nos caractères , et en tie du tableau des muettes, dont il est la la. ce qui regarde le cas particulier dont il s'agit biale forte. Pour les linguistes modernes le ici, nous trouvons que notre auteur demande P est l'explosive labiale muette, qui corresà son lecteur par trop de complaisance quand pond à la sonnante B. Le mécanisme de la il veut lui faire reconnaitre la figure en ques- prononciation de la première de ces lettres est tion dans l'analogue que notre P a en grec, le donc celui que nous avons décrit en parlant de pi (II). Mais ne nous arrêtons pas plus long- la dernière, moins toutefois les ébranlements lemps là-dessus.

sonores des lèvres de la glotte, qui constituent On s'est étonné de ce que, bien que pour la ce qu'il y a de particulier dans le B, comme ils valeur ce fût au pi (II) que répondit notre P, constituent le caractère général de toutes les cependant pour la forme ce fut au rho (P), autres sonnantes. La distinction à faire entre lettre destinée à représenter une valeur phone- une muette quelconque et la sonnante correslique toute différente ( notre R), qu'il répon pondante, celle par exemple entre le p et le b, dit le plus exactement. L'étonnement cesse échappe à quelques étrangers, et produit de néanmoins quand on suit les phases de la pa. leur part ce défaut de prononciation que nous ENCYCL. MOD. T. XXIII.

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remarquons surtout chez les Allemands, qui¡ (prononcé dans vater, deux mots qui, en parlant le français confondent perpétuelle- sans dériver l'un de l'autre, découlent du ment ces deux valeurs phonétiques. Dans la moins d'une source commune. Dans quelques prononciation de leur propre langue les ha- cas les Allemands emploient l'articulation bitants de la haute Allemagne mettent souvent composée pf pour écrire des mots qui trouvent le son du P à la place de celui du B, et c'est en latin des analogues étymologiques écrits exactement le contraire que sont les habitants soit par p soit par f. C'est ainsi que le mot de la basse Allemagne. Le son du P n'est pas allemand pfund (livre, poids), répond au latin non plus naturel aux Suédois, d'après le sa- pondus, et que le mot allemand, peu usilé, il vant Ihre, qui assure que dans la langue de est vrai, pforte (porte) répond au latin porta. son pays tous les mots commençant par celle Dans l'orthographe française, comme dans lettre sont d'origine étrangère. Dans l'écriture l'orthographe laline, le P suivi d'une H n'est runique le caractère qui représente l'articu- une lettre composée que sous le rapport de lation P D'est autre que celui du B (identique la forme ; car il sert à représenter l'articulation avec le nôtre), dans la boucle inférieure duquel simple f, pour laquelle, chez les Grecs, on on insère un point.

d'inventa la lettre phi (0) qu'après s'être longParmi les Orientaux, les Arméniens ont temps servi d'un groupe analogue, formé de échangé entre elles les valeurs des deux lettres pi et éta (IH). Quant au psi (4) des Grecs, de leur alphabet qui correspondent au béla et au contraire, il élait simple pour la forme et au pi des Grecs, donoant au premier la valeur composé pour le fond , puisqu'il représentait de p et au second celle de b. Parmi les idiomes sous une figure unique les deux articulations sémitiques il n'y a que l'éthiopien qui ait pour le son p une lettre particulière : l'hébreu et le La lettre Pa, comme labiale, une affinité or. syriaque confondent ce son avec celui de l'y, ganique avec la labio-nasale M; mais avec le K qu'ils lui substituent le plus souvent. La lellre elle n'a de rapport que par le caractère d'arlip manque à l'alphabet comme à l'idiome culation explosive qui leur est commun, caarabe. Les Turcs, les Persans et les Hindous ractère du reste qui n'établit entre elles qu'une musalmans, qui se servent des caractères affinité fort peu saillante, et ne trouve son aparabes, mais qui emploient souvent dans leurs plication étymologique que dans un fort petit Jangues respectives l'articulation p, sont obli. nombre de mots grecs. gés pour représenter cette articulation de Employée comme abbreviation dans les insmarquer d'un nouveau point diacritique le criptions lalines, la lettre P est mise pour le caractère qui est affecté au B dans l'écriture prénom Publius , pour les litres proconsul, d'emprunt dont ils font usage. Dans l'alpbabet pontifex, etc., pour les épithèles pius, perpedéwanagari, ainsi que dans les autres alpha luus, primigenia (en parlant d'une légion); bets indigènes indiens, il existe pour le p un pour les mots patronus, pedes , pondo , po. signe propre. Un auteur a cru, mais bien à suit, ponendum, post, etc., etc. Deux P s'y tort selon nous, voir dans le caractère pa du lisent, suivant les cas : pater patriæ , prosanscrit l'origine du p latin.

prætore, præpositus, primipilus, etc.; les Quoique fréquent en chinois, le son p man- lettres P. C.: Patres Conscripti; S. P.Q.R.: que en japonais ; car dans aucun des divers Senatus populusque romanus... Les initiasyllabaires de celte langue on ne rencontre de les S. P. S. P., qui se voient sur les sceaux du sigue destiné à le représenter.

pape, sont celles des noms des apolres saint Si pous considérous cliez pous la lettre P Pierre et saint Paul. au double point de vue de l'orthographe et de Sur les anciennes monnaies françaises un P la prononcialion, nous observerons que c'est indiquait celles qui avaient été frappées à Dijon. un de nos caractères dont le son varie le La valeur numérale du P chez les anciens a moins, quand il se fait entendre; mais que été diverse et diversement expliquée. Il parait souvent aussi il ne se prononce pas, ainsi que dans le principe le pi des Grecs, initiale qu'on le voit par les mots baptême, loup, de névte ( cinq), a représenté ce nombre. Il sept, temps. Nous observerons encore que a plus tard représenté 80. Le P des Latins, sedans le cours des transitions grammaticales lon Baronius, ne valait que 7; selon Ugution, cette labiale pure se change quelquefois en la il avait la même valeur que C, c'est-à-dire dento-labiale v, par exemple pour former du celle de 100. Selon d'autres dont, on va le voir, nom masculio loup le nom fémipin louve, les opinions sont fort divergentes, sans trait et que, de la même manière, le p d'un radical additionnel il valait, comme le G, 400, et surlatin peut devenir un v dans le dérivé français, monté d'un trait horizontal, 4,000, 40,000 ou ainsi qu'on le voit dans rave, qui a pour éty- 400,000. mologie comme pour traduction rapa. Par

LÉON Vaisse. un effet contraire, nous trouvons en latin un PACA. ( Histoire naturelle.) Linné avait p dans pater (père) et en allemand un v formé sous le nom générique de cavia un

groupe de mammifères de l'ordre des rongeurs décrirons que le PACA FAUVE, PACA de Buffon comprenant des espèces ayant entre elles (celogenus fulvus F. Cuvier; cavia paca beaucoup d'analogie pour l'habitude du corps Linné) : il a généralement une hauteur moyen. et pour les mæors, mais auxquelles il est im- ne de trente-cinq centimètres, et sa longueur possible de trouver d'autre caractère commun totale est d'environ cinquante centimètres : et positif que celui de leurs clavicules incom- son pelage est fauve, brunâtre en dessus, avec plètes : aussi cette division n'a-t-elle pas du neuf ou dix bandes blanches longitudinales , etre conservée et a-t-on formé à ses dépens formées de taches placées en série, tantot plusieurs genres parfaitement distincts, dont bien séparées, tantot contiguës entre elles ; le celui des pacas peut être pris pour le type. Les ventre, la poitrine, la gorge et la face interne genres principaux admis par G. Cuvier dans le des membres sont d'un blanc sale ; les mousgroupe des cavia sont ceux des cabiais, co- taches sont très-longues, noires et blanches. bayes ou cochons d'Inde, pacas et agoutis; Cet animal se trouve au Brésil, au Paraguay, nous nous occuperons seulement ici des deux à la Gujane et aux Antilles ; mais il est surtout derniers, des articles spéciaux ayant été con- common dans le premier des pays que nous sacrés aux autres dans cette Encyclopédie. venons d'indiquer.

PACA. C'est à F. Cuvier que l'on doit la Les pacas habitent les forêts basses et hucréation de ce genre, auquel il applique la mides, et c'est particulièrement auprès des dénomination de celogenus (du grec xúhn, eaux qu'ils établissent leur demeure : ils se goitre; YEVUS, menton), qui rappelle les espèces creusent des terriers à la manière des lapins, d'abajoues que l'on remarque chez les pacas. mais ces retraites sont beaucoup moins proLe corps de ces animaux est trapu et assez fondes, et cèdent au poids du corps quand on épais; la tête est grosse, avec un museau passe sur elles; ces cavités ont trois issues, large; les yeux sont assez grands , à prunelle dont l'ouverture est fermée par des feuilles ronde ; les oreilles sont moyennes, arrondies, ou par des rameaux. La chair des pacas étant très-plissées; la bouche est dépourvue d'aba- assez recherchée, à cause de son bon goût, joues, mais la peau des joues se replie sous dans les pays habités par ces animaux, les les arcades zygomatiques, qui sont très-sail- chasseurs en ont détruit un grand nombre, et lantes, y forme une espèce de poche , ouverte aujourd'hui ils sont devenus assez rares. Quoi. au dehors et par en bas, et que nous avons que de forte corpulence, le paca court avec déjà signalée; le système dentaire est con- légèreté, et il fait des sauts assez grands; posé de deux incisives à chaque mâchoire, et toutefois ses mouvements sont brusques. Il de quatre molaires de chaque côté des deux nage et plonge très-bien. Il a une vie presque mâchoires : les incisives sont très-fortes, les exclusivement nocturne; et, comme la plusupérieures aplaties en devant et tronquées part des animaux qui se creusent des terriers, obliquement en biseau; les inférieures très- il ne sort guère pendant le jour de sa demeure légèrement comprimées latéralement, puis souterraine. Son cri ressemble à celui d'un arrondies sur leur face inférieure; les molaires jeune cochon. Sa nourriture consiste en fruits ont des racines distincles des couronnes, d'a et en racines, et les plantations de canne à bord tuberculeuses, devenant planes par sucre sont parfois ravagées par lui pendant l'usure, et offrant alors des replis d'émail plus la nuit. Ces animaux sont très-propres; on ne ou moins compliqués dans leur intérieur ; les trouve jamais d'ordure dans leur demeure, doigts sont au nombre de cinq à tous les pieds : ils vont les faire au dehors. Le paca se tient l'interne et l'externe de ceux de derrière élant souvent assis, et se lave la tête et les mouspresque rudimentaires; les ongles sont coni- taches avec ses deux pattes de devant, qu'il ques, épais et forts, propres à fouir; la queue Jèche et humecte de sa salive à chaque fois; n'existe pas, et est remplacée par un simple il se sert aussi de ses pattes pour se gratter le tubercule; le pelage est formé de poils courts, corps. Cet animal est doux, et s'apprivoisc roides, peu abondants. Enfin, d'autres ca- très-aisément. Son alimentation étant très-faractères sont tirés des diverses parties de leur cile, puisqu'il se nourrit de presque toutes les anatomie, principalement de leur ostéolo- matières végétales qu'on lui offre, et son temgie; mais nous ne croyons pas devoir en parler pérament pouvant résister facilement à l'action dans cet ouvrage.

du froid, on aurait pu probablement l'accliPendant très-longtemps on a cru qu'il mater en Europe et le mettre au nombre de n'existait qu'une seule espèce de paca ; mais nos animaux domestiques. On ne l'a pas enF. Cuvier a cherché à démontrer qu'on avait core tenté; mais espérons , aujourd'hui que confondu sous le même nom deux espèces dis. la zoologie cherche des applications à l'agritinctes : du reste, ce point n'est pas encore bien culture, que des essais seront faits et que le éclairci aujourd'hui, et l'on regarde générale- paca pourra nous procurer un pouyel aliment. ment les deux espèces de F. Cuvier comme Quelques débris fossiles ont été attribués à de simples variétés d'un même type. Nous ne des animaux du genre des pacas; M. Lund en

lière.

signale un propre au Brésil, et A. G. Desma- mais ils le font avec moins d'habileté, à cause rest rapporte au même genre une tête fossile de l'absence des clavicules. Ils se logent dans découverte sur les bords de la Delaware, que des trous de vieux arbres qu'ils agrandissent M. Richard Harlan a décrite sous le nom d'Os. et disposent pour s'en faire une demeure com. teopera platycephala.

mode. A Cayenne on les rencontre souvent AcOuti. Ce genre, démembré de celui des par troupes de vingt ou trente individus : cavias de Linné, a reçu de F. Cuvier le nom on les chasse par tous les moyens posside chloromys (du grec xawpós, vert; jūs, rat), bles; ils courent bien, et il est difficile de les parce que les espèces qu'on y place, de la même forcer en plaine ou quand ils montent les coldivision que les rats, ont une coloration géné- lines; mais dans les descentes rapides leur rale verdâtre. Les agoulis ont la taille et les course se ralentit : la longueur de leurs jambes babitudes de nos lapins; par leur conforma- de derrière les exposant, comme notre lièvre, tion extérieure, ils se rapprochent davantage à de fréquentes culbutes. Leur chair est dé. des cochous d'Inde ou cobayes (Voy. ce mot). Jicate, quoiqu'elle ait un léger godt de sauCes animaux ont le corps très-volumineux à vage, et elle est très-recherchée dans un pays la partie postézieure ; leur tete est aplatie; les où il n'existe presque pas d'autre gibier. On oreilles sont courtes, minces , arrondies, peu les réduit facilement en domesticité; mais on saillantes et presque nues; les doigts sont au en est bientot dégodté, par l'impossibilité de nombre de quatre aux pattes de devant, dont leur créer une prison: armés de dents tranun, quoique à l'état rudimentaire, est armé chantes et dures, doués d'une activité infa. d'un ongle apparent, et il n'y en a que trois tigable, ils ont bientôt détruit toutes leurs seulement aux patles de derrière ; les jambes chaînes et coupé jusqu'aux fils de fer de la sont allongées ; la queue est très-courte ou cage où on les renserme. Ils sont d'un naturel manque complétement. Le système dentaire colère ; toutefois on est parvenu à en posséder se compose de seize molaires, quatre de chaque souvent dans nos ménageries, et l'on pourcolé aux deux mâchoires, creusées de sillons rait les réduire en Europe à l'état domestique. irréguliers, à contour arrondi, échancré au bord interne dans les supérieures, à l'exterue

Buffon, Histoire naturelle générale et particudans les inférieures; les incisives au nombre A. G. Desmarest, Mammalogie. de quatre, deux à chaque mâchoire, sont plus

F. Cuvier, Dictionnaire des Sciences naturelles, courbées que dans tous les autres rongeurs.

t. VI, 1806, et Annales du Museum, t. X, 1807.

G. Cuvier, Règne animal. L'Amérique méridionale, les Antilles et

E. DESMAREST. même le Mexique sont les patries des agoutis. On connait plusieurs espèces de ce genre; PACHYDERMES. ( Histoire naturelle. ) mais nous n'en citerons que deux : 1° l'A- G. Cuvier et Ét. Geoffroy-Saint-Hilaire, dans GOUTi proprement dit (chloromys aguti un travail publié en commun dans le Magasin F. Cuvier ; cavia aguti Linné), qui est de encyclopedique, en 1795 , ont donné ce nom, la taille de notre lièvre, et dont le pelage est dérivé du grec (Traxúdepuos), et qui sigoisie généralement d'un fauve oranger foncé de pourvu d'une peau épaisse, à un ordre d'anoir, avec quelques nuances verdâtres, plus nimaux qui dans le Règne animal de Cuvier sensibles à la face externe des membres, et est le sixième de la classe des Mammifères. qui se trouve dans urte grande partie de l'A- Cet ordre comprend tous les animaux ongulés mérique méridionale; et 2° le LIÈVRE PAMPAS non ruminants; leurs dents varient dans leur (chloromys patagonica F. Cuvier), qui forme et leur structure; le nombre de leurs dans ces derniers temps est devenu le type doigts varie également, il est d'un jusqu'à d'un genre particulier, celui des dolichotis: cinq. Ainsi , le cheval n'en a qu'un; le cochon cet animal a les oreilles très-allongées ; son deux à l'état parfait, et deux rudimentaires ; pelage est beaucoup plus gris que celui de le rhinocéros trois; le daman trois aux pieds l'agouti ordinaire; il est entièrement blanc sous de derrière et quatre aux pieds de devant; le ventre et sous la gorge.

l'hippopotame quatre, et l'éléphant cinq. La Les agoutis sont très-propres; leur poil, diversité de ces caractères a fait diviser les paqu'ils peignent et nettoient souvent à la ma- chydermes en plusieurs groupes ou familles : nière des chats, est toujours lisse et brillant; le groupe des proboscidiens comprend les court et ras sur les membres et beaucoup plus éléphants vivants et perdus, c'est-à-dire fosJong à la partie dorsale et aussi à la croupe. siles, ainsi que les mastodontes, animaux que Leur nourriture se compose de fruits, de l'on ne connait point à l'état vivant; dans cefeuilles, de racines, de noyaux de toutes lui des pachydermes ordinaires sont compris sortes d'arbres, et même de viande lorsqu'ils le rhinocéros, l'hippopotame, le cochon, le peuvent s'en procurer. Ils savent se servir de tapir, le daman, le phacochère, et les animaux leurs paltes comme nos écureuils pour soutenir perdus que Cuvier a nommés paléotherium leurs aliments et les porter à leur bouche; 1 et anoplotherium; enfin le groupe des so

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