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est la meilleure garantie à la fois du cette entreprise son caractère illégal et progrès et de la stabilité de nos prospèn les pénalités auxquelles ils s'exposeres institutions. »

raient en y prenant part.

» Pendant un moment, il y eut lieu d'espérer que ces mesures suffiraient

pour arrêter l'entreprise, mais cette ÉTATS-UNIS.

espérance était illusoire. Dans la ma

matinée du 3 août, un steamer, nomMessage du Président (par extrait).

mé le Pampero, partit de la Nouvelle

Orléans pour Cuba, ayant à bord plus » Concitoyens du Sénat et de la de quatre cents hommes armés et ayant Chambre des représentants,

évidemment l'intention de commencer

la guerre contre les autorités de l'ile. » Je vous félicite, ainsi que nos cou

Cette expédition avait été mise sur pied stituants communs, des favorables aus

en violation directe des lois des Etatspices sous lesquels s'ouvre votre pre-Unis. Elle avait pour chef an Espagnol, mière session. Notre pays est en paix plusieurs de ses principaux officiers et avec le monde entier. L'agitation qui quelques-uns de ceux qui s'y étaient enpendant un temps a menacé de troubler rôlés étaient des étrangers ; la majorité les relations fraternelles qui font de cependant était composée de citoyens nous un seul peuple s'apaise rapidement des Etats-Unis. Avant le départ de l'eret une année de prospérité et de salu- pédition, et probablement avant qu'elle brité générale a couronné la nation de fût organisée, un léger mouvement inbénédictions toutes particulières. Per surrectionnel, qui paraît avoir été rasonne ne peut jeter un coup d'oeil sur

pidement étouffé, avait eu lieu dans la les dangers passés ni sur la brillante la partie orientale de l'ile de Cuba. perspective qui s'ouvre devant nous,

L'importance de ce mouvement fut malsans éprouver un vif sentiment de sa

heureusement si fort exagérée par les tisfaction et sans être saisi d'une gra- les récits publiés par les journaux de titude profonde envers la bienfaisante

ce pays, que ces aventuriers semblent Providence, dont le soin paternel se avoir été conduits à croire que la populamanifeste si visiblement dans le bon- tion créole désirait non-seulement secouer heur dont jouit ce pays si favorisé. l'autorité de la mère-patrie, mais que

sa résolution était bien arrêtée et énerInvasion de Cuba.

giquement conçue. Ceux qui faisaient

partie de l'expédition étaient en général » Depuis la clôture du dernier con- jeunes et peu éclairés. Le steamer dans grès, un certain nombre de Cubains et lequel ils s'embarquèrent quitta la Noud'autres étrangers résidant aux Etats- velle-Orléans clandestinement, et sans Unis, qui se trouvaient plus ou moins avoir été expédié en douane. Après engagés dans la première invasion de avoir touché à Key-West, il se dirigea Cuba, au lieu d'être découragés par vers la côte de Cuba, et, dans la nuit leur échec, ont de nouveau abusé de du 11 au 12 août, il débarqua les gens l'hospitalité de ce pays, pour en faire qu'il avait à bord à Plavtas, à vingt le théâtre de l'organisation d'une nou- lieues environ de la Havane. Le corps velle expédition militaire contre cette principal s'avança vers l'intérieur, et belle possession de Sa Majesté Catholic s'empara d'un village situé à six lieues que, et ils ont été aidés, appuyés et se- de distance. Le reste de l'expédition condés activement par ces citoyens des devait suivre avec les bagages, aussiEtats-Unis. Aussitôt que je fus ins- tôt qu'on aurait pu se procurer des truit que de pareils desseins existaient, moyens de transport. Ce détachement j'expédiai sans délai aux officiers du s'était mis en marche pour rejoindre le gouvernement les instructions que ré- corps principal, et, ayant fait environ clamaient les circonstances. Par une quatre lieues dans le pays, fut attaqué, proclamation dont je vous transmets dans la nuit du 13, par un corps de copie, je fis aussi connaître à ceux qui troupes espagnoles ; il eut à subir une couraient le risque d'être entraînés dans lutte sanglante, puis battit en retraite

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vers le lieu de débarquement, où cin- tiques dans d'autres Etats, et ils ont quante des hommes qui le composaient perdu la vie dans cette entreprise. Un parvinrent à se procurer des bateaux jugement trop sévère ne peut être prooù ils se réembarquèrent. Ils furent tou- noncé par l'opinion publique indignée tefois surpris, parmi les baies qui bor- coutre ceux qui, mieux informés eurdent la côte , par un steamer espagnol mêmes, ont égaré une jennesse ardente, qui croisait dans ces parages, faits pri- animée d'un amour mal dirigé pour la sonniers et transportés" à la Havane, liberté politique. La correspondance enoù, après avoir été examinés devant tre notre gouvernement et celui d'Esune cour militaire, ils furent condam- pagne relativement à toute cette affaire nés à être publiquement exécutés. La vous est communiquée. sentence reçut son effet le 16 août. Aus- » Bien que ces hommes qui ont violé sitôt qu'avis de ce qui se passait eut les lois aient perdu la protection de leur été reçu, le commodore Focchal. Al Par- pays, cependant le gouvernement, auker partit pour la Havane, à bord de tant que cela s'accorde avec ses obligala frégate à vapeur Saranac, afin de tions envers les autres pays et sa résos'enquérir des charges qui pesaient sur lation de maintenir l'exécution des lois, les gens qu'on avait exécutés, des cir- peut éprouver de la sympathie pour leurs constances dans lesquelles ils avaient familles et leurs amis qui ne sont point été faits prisonniers, en un mot de tout coupables, aussi bien qu'an sentiment ce qui touchait à leur jugement et à leur de compassion pour eux-mêmes. En condamnation. Les copies des instruc- conséquence, aucun effort n'a été et ne tions données par le département d'E- sera épargné pour obtenir la mise en tat à cet officier, aussi bien que celles liberté des citoyens des Etats-Unis qui, des lettres qu'il a adressées au départe- engagés dans cette entreprise illégale, ment, vous sont soumises.

sont maintenant détenus en Espagne ; » D'après les procès-verbaux de l'inter- mais il est à espérer que cette intervenrogatoire, les prisonniers ont tous ad. tion auprès du gouvernement espagnol mis la réalité de l'accusation dirigée ne sera point considérée comme un contre eux. Ils ont avoué qu'ils avaient prétexte pour compter que le gouverneenvahi l'ile à main armée. Au moment ment des Etats-Unis, à l'avenir, se de leur jugement et de leur exécution, croira dans l'obligation d'intercéder pour le corps principal des envahisseurs te- obtenir l'élargissement ou l'amnistie nait encore la campagne, faisant la d'individus qui se seront mis en contraguerre aux autorités et aux sujets espa- vention ouverte avec les lois des nations gnols. Au bout de quelques jours, bat- et celles des Etats-Unis. Ces lois doitu par les troupes espagnoles, il se dis- vent être exécutées. Si nous désirons persa : c'était le 24 août. Lopez, le maintenir notre respectabilité parmi les chef, ne tarda pas à être arrêté, et le nations de la terre, il convient que 1er septembre il était exécuté. Bou num- nous soyons scrupuleusement et rigoubre de ceux qui l'avaient suivi furent · reusement fidèles aux actes de neutratués ou périrent de faim et de fatigue ; lité passés par le congrès, et que nous le reste fut pris. Aucun de ces derniers frappions, autant que faire se peut, d'on ne paraît avoir été jugé ou exécuté. Plus juste châtiment la violation de ces acsieurs d'entre eux obtinrent leur pardon, grâce aux instances de leurs amis, » Relations amicales avec tout le et les autres, au nombre d'environ cent monde, mais pas d'alliances embarrassoixante, furent envoyés en Espagne. santes, voilà quelle a été depuis longDe la destinée qui leur est réservée, temps notre maxime. Notre véritable nous v'avons aucun avis officiel. Tel mission n'est point de propager nos opiest le triste résultat de cette illégale et nions ni d'imposer par force ou par artifatale expédition. Ainsi des jeunes gens fice aux autres pays notre forme de gouirréfléchis ont été entraînés, par des re- vernement; mais de leur enseigner par présentations fausses et frauduleuses, à notre exemple et de leur démontrer par violer les lois de leur pays, dans l'es- notre succès, notre modération et notre pérance téméraire et mal fondée d'aider justice, les bienfaits du self-government à l'accomplissement de révolutions poli- et les avantages des institutions libres.

tes.

T T

Que chaque peuple choisisse pour son dans toutes les circonstances. Ce prinpropre compte ; qu'il fasse et qu'il modi- cipe, c'est que dans tout bâtiment marfie ses institutions politiques de manière chand muni de ses papiers réguliers, l'éà ce qu'elles répondent à sa situation et quipage qui le monte et ceux qui se trouà sa convenance. Mais, si nous procla- vent à bord duivent trouver protection mons et si nous maintenons nous-mê- sous le pavillon qui fotte sur leur tête. mes cette politiqne de neutralité, nous Nous ne pouvons consentir à ce qu'audésirons voir la même tolérance prati- cun navire américain soit visité ou fouillé quée par les autres nations dont les gou- dans le but de constater le caractère des vernements diffèrent du nôtre. Le individus qui se trouvent à bord; nous profoud intérêt que nous inspire la diffu- ne pouvons pas non plus consentir à ce sion des principes libéraux et l'établisse- qu'une surveillance soit exercée par les inent des gouvernements libres, la sym- navires d'une nation étrangère sur les pathie avec laquelle nous assistous à bâtiments américains qui naviguent le toutes les luttes contre l'oppression, ne long des côtes des États-Unis ou dans nous permettent pas de rester indiffé- les mers adjacentes. On verra, par la rents lorsque vous voyons le bras puis- dernière communication adressée par le sant d'un pouvoir étranger appelé pour chargé d'affaires d'Angleterre au déparétouffer dans un pays le sentiment pu- tement, qu'il est autorisé à assurer le seblic et y réprimer l'esprit d'indépen- crétaire d'État que, dans l'exécution des dance.

mesures préventives dirigées contre les » Les gouvernements de la Grande- expéditions que le gouvernement des Bretagne et de la France ont envoyé aux États-Unis lui-même a dénoncées comme commandants de leurs stations navales n'ayant aucun droit à la protection d'audans les Indes-Occidentales l'ordre d'em- cun gouvernement, le soin le plus scrupêcher par la force, si cela devenait né- puleux sera apporté à ne point intervecessaire, le débarquement des aventa- nir le moins du monde dans le commerce riers de toute nation qui se rendraient legal d'aucun peuple. dans l'ile de Cuba avec des intentions hostiles. La copie du mémorandum d'une Violation d'un consulat espagnol. conversation sur ce sujet entre le chargé d'affaires de S. M. britannique et le se- C'est avec une vive mortification et un crétaire d'État par intérim, et celle de profond regret que je vous rappelle que, la Note que subséquemment à cette con- durant l'émotion provoquée par les exéversation le premier a adressée au dépar- cations de la Havane, les bureaux du tement d'État, vous sont communiquées, cousul de S. M. Catholique à la Nouainsi que les copies d'une Note du secré. velle-Orléans ont été attaqués par un taire d'Etat par intérim au ministre de rassemblement, le mobilier qui les gar. la République française et de la réponse nissait a été détruit; le pavillon espade ce dernier sur ce même sujet. Ces gnol qui s'y trouvait a été mis en pièces; pièces vous mettront à même d'apprécier le consul lui-même s'est eufui, afin de les motifs de cette intervention de deux mettre en sûreté sa vie qu'il croyait en des premières puissances commerciales danger. En recevant avis de ces désorde l'Europe, et vous feront connaitre la dres, j'adressai sur-le-champ l'ordre à crainte qu'éprouve notre gouvernement l'avocat de district qui réside à la Noude voir cette intervention, si elle est mise velle-Orléans d'établir une enquête sur en pratique, amener des abus qui porte- les faits et sur l'importance des pertes raient atteinte aux droits maritimes des pécuniaires éprouvées par le consul, à États-Unis. Ces droits sont fondés sur l'effet de soumettre le relevé, pour que une base ferme, solide et bien définie : vous puissiez voter l'indemnité qu'un ils s'appuient sur le terrain de l'indépen- juste sentiment de l'honneur du pays et dance nationale et de la loi publique ; ils le respect dû à une puissance amie vous seront maintenus dans toute leur pleine paraitront réclamer. La correspondance et juste étendue.

sur ce sujet entre le secrétaire d'Etat et » Le principe que notre gouvernement le ministre plénipotentiaire de S. M. Caa jusqu'ici proclamé, il y adhère encore tholique vous est ci-joint transmise. et il veut le maintenir à tout risque et » L'incident survenu à la Nouvelle

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Orléans a appelé mon attention sur l'état Gibraltar, dans le bat de faire une visite de nos lois relativement aux ambassa- en Angleterre, et il est attendu à Newdears, aux ministres et aux consuls étran- York d'au moment à l'autre, Par des gers. Je pense que notre législation est communications adressées au départe. insuffisante pour assurer ou la protec- ment d'État, il a exprimé toute sa retion ou le châtiment des consuls. Je re- connaissance pour l'intercession du gou. commande donc ce sujet à l'examen du vernement américain en sa faveur et en Congrès.

faveur de ses compagnons. Ce pays est

avec raison considéré comme un asile as. Réclamations contre le Portugal.

suré pour tous ceux que les événements

politiques ont exilés de leurs foyers en » Une convention relative aux récla. Europe ; le Congrès est invité à voir de mations de plusieurs citoyens américains quelle manière le gouverneur Kossuth et contre le Portugal a été conclue, et les

ses compagnons, conduits ici par sa voratifications en ont été échangées. Le lonté, devront être accueillis et traités. premier paiement de l'indemnité due par le Portugal échéait le 30 septembre der- Les iles Sandwich et la France. nier. Il a été ponctuellement esfectué. » Le Président de la République fran

» Il est fort à désirer que les différends çaise, conformément aux dispositions de

survenus il y a quelque temps entre le la convention, a été choisi comme arbitre dans l'affaire du brick le Général.gouvernement de la République franArmstrong, où il a déclaré qu'il accer- çaise et celui des îles Sandwich s'ar. tait l'arbitrage, en manifestant hautement range d'une façon pacifique et durable, la satisfaction qu'il éprouvait à servir de Bien avant les événements qui ont Mexique. .

afin d'assurer l'indépendance de ces iles. conciliateur entre deux nations auxqueldonné tant d'importance aux possessions les la France est unie par des senti

américaines du Pacifique, nous avons ments de sincère et ancienne amitié.

reconnu l'indépendance du gouvernement

havaien. Notre gouvernement a été le Les réfugiés hongrois.

premier à prendre cette initiative, qui

fut immédiatement imitée par les prin» Le gouvernement turc a transmis cipales puissances de l'Europe. Nous ses remerciments pour la bienveillante avons été poussés à cette détermination réception faite à l'envoyé du Sultan, par l'importance présente et à venir de Amin-Bey, lors de sa visite récente aux ces iles comme point de relâche et de raÉtats-Unis. Le 28 février dernier, des vitaillement pour nos baleiniers, et par la instructions ont été adressées par le se- considération qu'elles devaient, dans un crétaire d'État à M. Marsh, ministre avenir prochain, jouer un rôle important américain à Constantinople, dans le but dans les relations commerciales qui s'éd'obtenir du gouvernement turc l'autori- tabliront nécessairement entre la côte sation de transporter aux États-Unis les occidentale de l'Amérique du Nord et Hongrois alors prisonniers sur le terri- l'Asie orientale. toire de la Sublime Porte. Le 3 mars, » Nous étions en outre influencés par les deux Chambres du Congrès ont adopté le désir de ne pas voir ces iles soumises une résolution demandant au Président au contrôle de quelque autre grande d'autoriser l'emploi d'un vaisseau de puissance maritime, mais bien au conl'État pour conduire ici Louis Kossuth traire de les voir rester indépendantes, et ses compagnons de captivité.

et par conséquent accessibles et utiles au » Ces instructions ont été suivies, et commerce de toutes les nations. Il est le gouvernement turc ayant rendu Louis superflu de dire que l'importance de ces Kossnth et ses compagnons à la liberté, considérations a été corroborée encore le 10 septembre dernier, ils se sont ein- par le soudain et vaste développement barqués à bord de la frégate à vapeur le que les intérêts américains ont pris en Mississipi, choisie à cet effet pour exé- Californie et dans l'Oregon. La politicuter la résolution du Congrès. Le gou. que jusqu'ici adoptée relativement à ces verueur Kossuth a quitté le Mississipi à les sera rigoureusement suivie.

l'importance générale de l'entreprise que

sur ses intérêts et ses propres engage» Il est fort à déplorer que la tranquil- ments. lité intérieure de la république mexicaine » Dans la négociation de cette imporsoit de nouveau sérieusement troublée, tante affaire, le gouvernement américain car, depuis la paix conclue entre cette n'a eu qu'une considération en vue, une république et les États-Unis, elle avait seule, et c'est la construction d'une route joui d'un repos si marqué, qu'il parais- de transit entre les deux Océans, la plus sait permis de concevoir les espérances courte et la meilleure, tout aussi bien les plus favorables, mais ces espérances pour les voyageurs que pour les marse sont évanouies en présence de la ré- chandises, laquelle serait ouverte au bellion récente qui a éclaté dans l'Etat commerce da monde entier. Il n'a pas en de Tamaulipas, sur la rive droite du rio vue d'acquérir un développement de terBravo. Ayant été instruit que des indi- ritoire, pas plus que des avantages qui vidus appartenant aux Etats-Unis avaient lui seraient particuliers ; il verrait donc pris part à l'insurrection, et craignant avec le plus grand regret le Mexique que leur exemple ne fût suivi par d'au- mettre des obstacles à l'exécution d'une tres, j'ai donné des ordres dans le but entreprise qui promet tant de facilités au d'empêcher que des expéditions hostiles monde commercial, et des avantages si contre le Mexique ne fussent mises sur considérables au Mexique lui. même. Sous pied, en violation directe des lois de l'u-, l'empire de ces convictions, le gouvernenion américaine. J'ai également publié' ment continuera à faire tous ses efforts une proclamation à ce sujet, laquelle est pour amener la conclusion avec le Mexiici soumise à votre appréciation. Cette que des arrangements nécessaires pour mesure m'a para impérieusement com- assurer l'achèvement rapide de l'entremandée par les obligations des traités et prise. par les devoirs généraux de bon voisi- » Je suis heureux de vous annoncer nage.

qu’ane voie inter-océanique, de l'embou

chure de la rivière Saint-Jean aa PacifiCommunication entre les deux océans. que, a été rendue suffisamment pratica

ble pour que les voyageurs puissent la » Dans mon dernier message annuel, tra verser et que les marchandises y soient j'informais le Congrès que des citoyens transportées. Quand un canal aura pu américains avaient entrepris d'établir être achevé suivant le plan original, les une communication entre les deux facilités de communication se trouveront Océans, au moyen d'un chemin de fer à singulièrement augmentées. travers l'isthme de Tehuantepec, en vertu : » On sait qu'une portion considérable d'un privilége accordé par le gouverne- du chemin de fer à travers l'isthme de ment mexicain à l'un de ses citoyens, et Panama a été achevée, et qu'elle va serj'ajoutais que cette entreprise serait pro- vir au transport de la malle et des voyabablement poursuivie avec énergie si le

geurs. Mexique consentait à fixer avec le gouvernement des Etats-Unis des stipula

Affaire de Saint-Domingue. tions qui inspirassent la plus entière sécurité à ceux qui exposeraient leurs pro- » La paix a été conclue entre les parpriétés dans cette entreprise.

ties belligérantes de l'île de Saint-Do. » Une convention à cet effet a été con. iningue, et sur une base durable, il faut clue entre les deux gouvernements et ra- l'espérer. Telle est l'importance de nos tifiée par les États-Unis. Elle n'attend relations commerciales avec cette ile, plus que la décision du Congrès mexicain que les Etats-Unis ne peuvent manquer et celle du pouvoir exécutif.

d'avoir un grand intérêt à sa tran» Quelques difficultés inattendues et quillité. des délais ont eu lieu au sujet de la ratification de cette convention par le Mexi

Finances. que; mais il est à présumer que sa résolution définitive sera dictée par des » En se référant au rapport du secréVues justes et éclairées, aussi bien sur taire de la Trésorerie, on verra que le to

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