Esprit du Code Napoléon: tiré de la discussion, ou, Conférence historique, analytique et raisonnée du projet de Code civil, des observations des tribunaux, des procès-verbaux du Conseil d'État, des observations du tribunat, des exposés de motifs, des rapports et discours ...

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Imprimerie Impériale de Doublet, 1807 - Civil law
 

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Page 59 - ... ou achevée., n'a méconnu le caractère de perpétuité attaché au mariage , et n'a refusé de l'admettre. Il se retrouve même chez les nations adonnées à la polygamie , qui , malgré le mélange bizarre de faux et de vrai dont elles souillent leurs coutumes , sont forcées de reconnaître le principe qu'elles déshonorent ; et cependant , ce qui n'est pas moins remarquable aussi , c'est que dans cet accord unanime sur la manière d'envisager ce contrat , aucune législation . avant l'établissement...
Page 465 - Aucune demande principale introductive d'instance entre parties capables de transiger, et sur des objets qui peuvent être la matière d'une transaction, ne sera reçue dans les tribunaux de première instance, que le défendeur n'ait été préalablement appelé en conciliation devant le juge de paix, ou que les parties n'y aient volontairement comparu.
Page 79 - La demande en séparation suppose déjà des esprits extraordinairement ulcérés ; la discussion , par sa nature , augmente encore la malignité du poison. Le règlement des intérêts pécuniaires , après la séparation , lui fournit un nouvel aliment. Enfin , chacun des deux époux, isolé , en proie aux regrets, quelquefois aux remords, éprouvant le désir bien naturel de remplir le vide affreux qui l'environne , et cependant sans espoir de former une...
Page 6 - Lorsque le cadavre d'un enfant dont la naissance n'a pas été enregistrée sera présenté à l'officier de l'état civil , cet officier n'exprimera pas qu'un tel enfant est décédé, mais seulement qu'il lui a été présenté sans vie. Il recevra de plus la déclaration des témoins, touchant les noms, prénoms...
Page 452 - ... devait être le prix d'une constante affection et des soins les plus tendres? Non. Il s'est placé au rang des ingrats; il sera traité comme eux ; il a violé la première condition du contrat; il ne sera plus reçu à en réclamer les dispositions.
Page 62 - ... insupportable. Alors , s'occupant avec sollicitude de leur tranquillité, de leur sûreté et de leur bonheur présent, dont il est uniquement chargé, il s'abstient de les contraindre à demeurer inséparablement liés l'un à l'autre malgré tous les motifs qui les divisent. Sans offenser les vues de la religion, qui continue, sur cet objet, comme sur tant d'autres, à gouverner les hommes dans l'ordre du mérite et de la liberté, le législateur n'emploie alors lui-même le pouvoir coactif...
Page 78 - L'époux même dont les excès avaient forcé la séparation, ne pouvait-il pas mériter quelque intérêt? Était-il impossible que , mûri par l'âge et par la réflexion , il pût trouver une compagne qui obtiendrait de lui cette affection si constamment refusée à la première? Certes , si nous ne considérons que la personne des deux époux , il est bien démontré que le divorce est pour eux préférable à la séparation. Je ne connais...
Page 443 - La femme contre laquelle la séparation de corps sera prononcée pour cause d'adultère sera condamnée , p*ar le même jugement et sur la réquisition du ministère public , à la réclusion dans une maison, de correction pendant un temps déterminé, qui ne pourra être moindre de trois mois, ni excéder deux années.
Page 269 - ... tracer le cours de la procédure. La marche de l'instruction d'une demande en divorce ne doit pas être confondue avec la marche de l'instruction d'une affaire ordinaire : en général, l'accès des tribunaux ne peut être trop facile, ni la procédure trop rapide ; il n'en est pas de même en matière de divorce : une sage lenteur doit donner aux passions le temps de se refroidir; le divorce n'est tolérable que lorsqu'il est forcé, et la société gémit de l'admettre...
Page 83 - Et lorsque l'Etat peut légitimement attendre d'eux des citoyens qui le défendront, qui l'honoreront peut-être, faut-il étouffer un espoir si consolant ? Toute personne sans passion et sans intérêt sera donc forcée de convenir que le divorce, qui, brisant le lien, laisse la possibilité d'en contracter un nouveau, est préférable à la séparation qui, ne conservant du lien que le nom, livre deux époux à des combats perpétuels et dont il est si difficile de sortir toujours avec avantage.

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