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“ leur témoigner par effets, étant bien 'informés des bonnes “ inclinations que M. le Commandeur de Razilly, Lieutenant “ Général pour le Roi en la Nouvelle France, a toujours eu

pour faire réussir cette entreprise, et desirant l'en reconnoitre

par les gratifications à nous possibles ; A ces causes, avons audit - sieur de Razilly donné et octroyé, donnons et octroyons par

ces présentes, l'étendue des terres et pays qui ensuivent; a " savoir la rivière et baie Sainte-Croix, isles y contenues, et

terres adjacentes d'une part et d'autre en la Nouvelle France, de l'etendue de douze lieues de largo, á prendre le point milieu en l'isle Sainte-Croix, ou le sieur de Mons a “hiverné, et vingt lieues de profondeur depuis le port aux Coquil“les, qui est en l'une des isles de l'entrée dela revière et baie Sainte“ Croix, chaque lieue de quartre mille toises de long. Pour jouir “ des dits lieux par le dit sieur de Razilly, ses successeurs et "ayans cause, en toute propriété, justice et seigneurie a per

pétuité, tout et ainsi et à pareils droits qu'il à peù au Roi “ donner le pays de la Nouvelle France à la Compagnie ; à la “ réserve de la foi et hommage que le dit sieur Commandeur,

ses successeurs et ayans cause, seront tenus porter au fort Saint Louis à Québec, ou autre lieu qui sera destiné par la “ dite Compagnie, parun seul hommage lige à chaque mutation “ de possesseur des dits lieux, avec une maille d'or du poids “ d'une once, et le revenu d'une année de ce que le dit sieur “ Commandeur se sera résérve après avoir donnè en fief ou à

cens et rente, tout ou partie des dits lieux; que les appelations “ du juge qui sera établi esdits lieux par le dit sieur de Razilly

ressortiront nuement à la cour et justice souveraine qui sera ci aprés ètab lie au Sault Saint-Louis ou ailleurs ; que les hommes que le dit sieur Commandeur fera passer en la Nouvelle France tourneront à la decharge et diminution du nombre de

ceux que la Compagnie doit faire passer, sans que le dit sieur " Commandeur ou les siens puissent traiter des peaux et pellete“ries qu'aux conditions portées par l'édit de l'établissement de la

Compagnie de la Nouvelle France; et en cas que le dit sieur “ Commandeur désire faire porterà cette étendue de terre quelque

nom et titre plus honorable, se retirera vers le Roi et Mon“ seigneur le cardinal de Richelieu, Grand Maître, Chef et “ Surintendant General de la navigation et commerce de France

pour lui étre pourvû conformément aux articles accordés à la “ dite Compagnie. En témoins de quoi nous avons signé ces “ présentes. A Paris, au Bureau de la Nouvelle France, le dix o neuvième Mai, mil six cent trente deux Signé Lami avec

paraphe, Secrétaire. “ Louis de Buade, Comte de Frontenac, Conseiller du Roi en

ses Conseils, Governeur et Lieutenant-Géneral pour sa Ma“ jeste en Canada, Acadie, Isle de Terre Neuve, et autre pays de “ la France septentrionale: A tous ceux que ces presentes let

que

tres veront: Salut. Savoir faisons que vû la requête à nous

présentée par le sieur Pierre de Joibert, Ecuyer, sieur de Sou“ lange et de Marson Major de Pentagoet, et Commandant des “ forts de Gemisik et de la rivière de Saint Jean à ce qu'il nous

plât lui accorder entitre de fief, seigneurie, haute, moyenne et “basse justice, le lieu appelé Nachouac,et que l'on appellera à “ l'avenir Soulange sur la dite rivière de Saint Jean, à quinze “ lieues du dit Gemisik, contenant deux lieues de front de chaque “ côté sur la dite rivière et deux lieues de profondeur dans les

terres, aussi de chacun côté, ensemble les isles et islets qui sont “ dans la dite rivière au devant des dites lieues de front ; requé

rant cette quantité, attendu le peu de bonnes terres labourables qui s'y trouvent. Nous, en vertu du pouvoir à nous donne

par Sa Majesté, conjointement avec M. Duchesneau, Conseil“ ler du Roi en ses Conseils, et Intendant de la justice, police et “ finance de ce pays, et en considération des services le dit “ sieur de Marson y a rendus, et désirant l'engager à les y con

tinuer, avons au dit sieur de Marson accordé donné et con“ cédé, donnons, accordons et concedons par ces présentes, le “ dit lieu appelé Nachouac, que l'on appelera à l'avenir Sou

lange, sur la dite rivière de Saint Jean, contenant deux lieues “ de front de chaque côté de la dite rivière, et deux lieues de pro“ fondeur dans les terres, aussi de chaque côté, ensemble les “ isles et islets qui sont dans la dite rivière au devant des dites " deux lieues de front, pour, du tout, jouir par lui, ses hoirs et

ayans cause, en fief, seigneurie, haute, moyenne et basse jus

tice, avec le droit de chasse et de pêche dans l'etendue des dits “ lieux, à la charge de la foi et hommage, que le dit sieur de “ Marson, ses dits hoirs et ayans cause, seront tenus de porter

au Château Saint Louis de cette ville de Québec, du quel il relevera au droits et redevances accoûtumes, et au désir de la “ coûtume de la Prevôté et Vicomté de Paris qui sera suivie

pour cet égard par provision, et en attendant qu'il en soit au“ trement ordonné par Sa Majesté; et que les appellations du juge qui pourra être établi au dit lieu, resortiront

par

deyant nous. Êt à la charge qu'il rendra et fera tenir feu et lieu par ses te"nanciers, sur les concessions qu'il leur accordera : et à faute de

ce faire, qu'il rentrera de plein droit en possession de la dite terre; et conservera le dit sieur de Marson, et fera conserver par ses tenanciers, les bois de chêne qui se trouveront propres

pour la construction des vaisseaux, dans l'étendue des dits “ lieux; et qu'il donnera incessamment avis au Roi et a nous, “ des mines, minières et mineraux, si ancuns se trouvent, et y “ laissera et fera laisser tous chemins et passages necessaires ; le

tout sous le bon plaisir de Sa Majesté, de laquelle il sera tenu “ de prendre la confirmation des présentes dans un an.

En “ témoins de quoi nous avons signé ces présentes, d icelles fait

apposer le sceau de nos armes, et contresigner par l'un de nos auparavant notre arrivée dans ce gouvernement. Nous en vertu “ du pouvoir à nous donne par Sa Majesté, conjointement avec “ M. Duchesneau, Counseiller du Roi en ses Conseils, et Intend“ ant de justice, police et finance de ce pays, et en considération “ des services que le dit sieur de Marson y a rendus et de la dé

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“ Secretaires. Donne à Quebec, le douzième Octobre, mill six “ cent soixante-seize; ainsi signé à l'original Frontenac, scellé “ à côté au sceau des armes au dit Seigneur et contre signé

plus bas, par Monseigneur. Le Chasseur, avec paraphe. Et " ensuite est écrit.

" Le titre de concession ci-dessus, à été confirmé par arrêt du “ Conseil d'état du Roi, du 29 Mai, 1680, et registré au greffe du “ Conseil souverain à Quebec, suivant le dit arrêt du Conseil “ d'état, et celui du dit Conseil souverain, du 24 Octobre au dit

an, par moi, Greffier en chief au dit Conseil, soussigné. Ainsi signé Peuvret avec paraphe. “ Louis de Buade, Comte de Frontenac, Conseiller du Roi en

ses Conseils, Gouverneur et Lieutenant-Général pour Sa Ma“ jesté en Canada, Acadie, Isle de Terre neuve et autres pays

de “ la France septentrionale: A tous ceux que ces présentes lettres “ verront: Salut. Savoir faisons que sur la requête à nous pré“sentée par Pierre de Joibert Ecuyer, sieur de Soulange et de “ Marson, Major de Pentagoet, et Commandant des forts de Ge“ misik et de la rivière de Saint Jean contenant que depuis

quatre années qu'il a l'honneur de commander sous nos ordres " dans les dits forts, il a fait diverses réparations et augmenta“ tions à celui de Gemisik, a fin de le rendre logeable et de dé. “fense, n'y ayant auparavant qu'un petit logement de bois tout

ruiné, entouré seulement de quelques palissades à demi tom“bées par terre; en sorte que pour re-édifier le tout, il lui “ auroit coûté beaucoup, et se verroit encore contraint d'y faire “ de grandes dépenses pour le remettre en état, á cause de la “ ruine entire qu'en ont fait les Hollandois en le faisant prison“ nier dans le dit fort, il y a deux ans, et lui en levant généraleos ment tout ce qu'il y avoit ; ce qui ne seroit pas juste, s'il “ n'étoit assûré d'obtenir l'effet des promesses de M. Talon, ci“ devant Intendant de la justice, police et finance de ce pays, “ lequel lui en avoit fait espérer la propriété; c'est pourquoi il

requéroit qu'il nous plât lui accorder pour son remboursement “ la propriété du fort ou maison de Gemisik, avec une lieue de

chaque côté du dit, fort, faisant deux lieues de front, la de“ vanture de la rivière, et les isles et islets qui y sont, et deux “ lieues de profondeur dans les terres avec le droit de chasse et “ de pêche dans l'étendue des dits lieux: le tout en fief seig“neurie, haute, moyenne et basse justice; duquel fort M. Talon, “ lors Intendant de la justice, police et finance de ce pays, lui “ auroit promis la propriété, attendu les dépenses et voyages

qu'il avoit faits dans le pays pour le service de sa Majesté, peu

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du tout,

pense qu'il a faite pour l'entretien et augmentation du dit fort Gemisik de la perte qu'il a soufferte, il y a deux ans lorsqu'il “ fut pris et pillé par les Hollandois; et pour aucunement le dé

dommager et l'engager de continuer ses services, avons, au dit “sieur de Marson, donné, octroyé, concédé, donnons, octroyons

et concedons par ces presentes, le dit fort de Gemisik, avec une “ lieue de chaque côté du dit fort, faisant deux lieues de front, la “ devanture de la rivivière, et les isles et islets qui y sont, et “ deux lieues de profondeur dans les terres, avec le droit de “ chasse et de pêche dans l'etendue des dits lieux ; pour

jouir par lui en pleine propriété, ses hoirs et ayans cause, en “ fief et seigneurie, haute, moyenne et basse justice; à la charge de la foi et hommage que le dit sieur de Marson, ses dits “hoirs et ayans cause seront tenus de porter au Château Saint Louis de cette ville de Quebec, duquel il relevera aux droits

et redevances accoûtumés et au desir de la coûtume de la “ Prevôté et Vicomté de Paris, qui sera suivie pour cet égard

par provision, et en attendant qu'il en soit autrement ordonné

par Sa Majesté ; et que les appellations du juge qui pourra être “ établi au dit lui, ressortiront par devant nous. A la charge qu'il “ tiendra et fera tenir feu et lieu par ses tenanciers, sur les con“ cessions qu'il leur accordera ; et a faute de ce faire, qu'il “ rentrera de plein droit en possession de la dite terre. et con

le dit sieur de Marson, et fera conserva par ces tenanciers, les bois de chêne qui se trouveront propres pour la con“struction des vaisseaux, dans l'étendue des dits lieux; et qu'il “ donnera incessamment avis au Roi à nous, des mines, mi. “nièrs ou mineraux, si aucuns s'y trouvent, et qu'il laissera et “ fera laisser tous chemins et passages nécessaires : le tout sous “ le bon plaisir de Sa Majesté, de laquelle il sera tenu de prendre, “ la confirmation des présentes dans un an. En témoin de quoi

nous avons signé ces présentes, à icelles fait apposer le sceau “ de nos armes, et contre-signer par l'un de nos Secrétaires. Donné à Québec, le seizième Octobre mil six cent soixante“ seize; ainsi signé à l'original en parchemain, Frontenac, et contre-signe plus bas, par Monseigneur, Le Chasseur, avec

paraphe. Et au dos du dit titre est écrit.

* Le titre de concession de l'autre part, a été confirmé par “arrêt du Conseil d'Etat du Roi, du 29 Mai, 1680, et registré au

greffe du Conseil souverain à Quebec, suivant le dit arrêt du “ Conseil d'Etat et celui du dit Conseil souverain, du vingt

quatrième Octobre au dit an, par moi Greffier en Chef au dit “ Conseil, Soussigné Ainsi signé Peuvret, avec paraphe.”

Les sieurs le Febvre de la Barre, Seigneur du dit lieu Con

seiller, du Roi en ses Conseils Gouverneur et son Lieutenant“ General dans toutes les terres de la Nouvelle France ; et de “Meules, Chevalier, Seigneur de la Source, Conseiller du Roi en “ses Conseils, Intendant de justice police et finance en Canada,

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de la dite France Septentrionale. A tous ceux que ces présentes lettres verront, Salut. Savoir, faisons que sur la re“ quéte a nous présenté par René d'Amours, Ecuyer, sieur de

Clignancourt, á ce qui nous plât lui vouloir accorder en titre “ de fief, seigneurie et justice, haute, moyenne et basse, ce qui

se rencontre de terre non concédée le long de la Rivière de “ Saint Jean, depuis le lieu de Madoctet, icelui compris, jusqu'

au long sault qui se trouve en remontant la dite revière de St.

Jean, icelle comprise, avec les isles et islets qui se trouveront “ dans cet-espace et deux lieues de profondeur de chaque côté “ de la dite rivière de St. Jean. Nous, en vertu du pouvoir à

nous conjointement donné par Sa Majesté, avons donnè, accordé, concédé, donnons, accordons et concédons par ces pré

sentes au dit Sieur de Clignancourt, ce qui se rencontre de “terre non concédée ni habituée le long de la dite rivière de St. “ Jean, depuis le dit lieu de Madoctet, icelui compris, jusqu'au

long sault qui se trouve en remontant la dite rivière de St. “ Jean. icelle comprise avec les isles et islets qui se rencontre“ront dans cet espace, et deux lieues de profondeur de chaque côté de la dite rivière de St. Jean; pour jouir de la dite “ étendue de terre et de tout ce qui s'y pourra rencontrer, par “ le dit sieur de Clignancourt, ses hoirs et ayans cause, a perpé. “tuité en titre de fief, seigneurie, haute, moyenne et basse jus

tice, en faire et disposer comme de chose à lui appartenante ; “lequel fief et seigneurie portera le non de Clignancourt, à la “charge de la foi et hommage que le dit sieur de Clignancourt,

ses dits hoirs et ayans cause, seront tenus porter à Sa Majesté

au chateau de St. Louis de cette ville, duquel il relevera aux “ droits et redevances ordinaires, suivant la coutume de la Pre“ vôté et Vicompté de Paris suivie en ce pays; qu'il tiendra ou

fera tenir feu et lieu, et y obligera les particuliers à qui il ac“ cordera des terres, et qu'a faute de ce faire par eux, il rentrera “ de plein droit en la possession d'icelles; qu'il ne souffrira la “ dite rivière de St. Jean être embarassée, afin que la navigation

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y soit libre, qu'il conservera et fera conserver les bois de Chêne

qui s'y trouveront propres pour la construction des vaisseaux; “ donnera avis à Sa Majesté et à nous, des mines, minières et

mineraux, si aucuns s'y trouvent, laissera et fera laisser et " tenir en bon état les chemins et passages necessaires, et qu'il “ fera defricher et habituer les dits lieux, et les garnira de bâti

mens et de bestiaux dans deux ans de ce jour, autrement la presente concession demeurera nulle et de nue effet; le tout sous le bon plaisir de Sa Majesté, de laquelle il sera tenu de prendre confirmation d'icelle dans deux ans.

En foi de quoi nous avons signé ces présentes, à icelles fait apposer

le sceau de nos armes et contre signer par le Secrétaire de nous dit In“tendant. Donné a Québec le vingt Septembre mil six cent

quatre vingt quatre. Signé Le Febvre de La Barre et de Meules. El plus bas, par Monseigneur Peuvret. Et scellé.

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