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Ilest bien évident que celle réquisition de, la Municipalité livroit cet Officier à une mort certaine, en l'obligeant à traverser la Ville.

« Cependant, il ne balança pas à sortir du Fort pour se rendre à l'Hôtel-de-Ville ; il étoit entouré de quelques Gardes Nalionales: dès qu'il fut sorti du Fort Saint-Jean, il entendil des cris de mort , et il vit que l'on se dispozoit à attenter à sa vie. Il voulut se dérober à ses assassins, en cherchant un asyle, dans la première maison qui s'offrit à ses regards ; on l'en arracha avec furie; un Soldat de la Milice Nationale le perça d'un coup de bayonnette, et d'autres Soldats le fusillerent: On fit essuyer à son cadavre des outrages dont les deiails devroient faire frémir les ames les plus atroces; il est mort en héros , victime de son honneur et de ses devoirs

Les ordres du Commandant de la Pros vince arrivèrent peu après la reddition des Forts; ils ont pleinement justifié la conduite du Chevalier de Boussel ; ces ordres défendoient aux Commandans de la Citadelle S. Nicolas et du Fort S. Jean, de consentir, aux demandes de la Municipalité, et leur enjoignoieat de résister, par tous les moyens en leur pouvoir, à toute altaque hostile. .

P.S. M. Bailly a été réélu Maire Lundi dernier. Malgré les Libellistes qui lui reprochoient d'être poli ; malgré un. pamphlet de M. Brissot, dit Wärville, distribué Dimanche dans les Carrefours, et qui appeloit à la Mairie M. Camus le célèbre Historien de l'Astronomie a été confirmé dans sa place, par l'immense pluralité de 12,557 suffrages sur 14,000 Votans.

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I M - PROMPTU A Mme. de M... qui n'a point d'Enfant,

& qui en avoit peint un beau comme ( Amour.

Cet Enfant plaît par la beauté,
Mais c'est un Enfant en peintare ;
Vous méritez que la Nature
Yous donne la réalité.

(Par M. de V.....)

No.33. 14 Août 1700.

C

VERS

Contre les Coiffures qui nous cachent la

figure des jolies Femmes.

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ISE , pourquoi tous ces apprêts ?
Les pompons, les coliachers
Dont tu composes ta Coiffure,
Life, pour toi ne sont pas faits i
L'Ait ne t'embellira jamais
Comme la main de la Nature.
Ce n'est qu'on lui faisant injure
Que tu nous caches tes attraits
Sous une factice parure.
Laisse plutôt à ta ceinture
Florter, sous nos yeux satisfaits,
Les boucles de ta chevelure ;
Orne-'a de quelques bouquets
Que l'amour aura tout exprès
Cucillis

pour

toi sur la verdure. A ta beauté naïve & fure, Un rien donne tart d'agrémers ! Une fleur, un næud de rubans Suffit aux Graces pour Coiffure. Ainî dans ses jeux innocens, La jeune & timide Rorgere S'en va guertant sur la fougère

Les premiers boutons du Printemps ;
Un bouquet cueilli dans les champs
Lui fait si bien ! clle en est fière.
Cette parure printanière,
Aux yeux de ses tendres Amans,
Vient embellir les dix-huit ans,
Et la leur rendre encor plus chère.
Lise, c'est la mode à Cythere ,
Une Rose y fuit les honneurs
De la toilette de Glicère,
Er sur la tête de sa mère ,
L'Amour n'arrange que des fleurs.
Aux pressans désirs de nos cæurs ,
Lise, ceffe d'êrre contraire;
Quitte ces voiles impofteurs
Qui dérobent à la lumière
Les attraits les plus sédacteurs :
Imite , erois-inoi , la Bergère
Dans sa parare & dans ses jeux ;
L'Art fut fait pour tromper les yeux;
C'est la Beauté qui sait nous plaire.

(Par M. Huchet , Avocar. ) LA CONSOLATION A SOPHIE.

AIR : Du Serin qui se fait envie.
LA Loi qui détruit la Noblesse
Devroit-elle vous affliger ?
Ah ! ce n'est pas vous qu'elle blesse;
Il est facile d'on jager.
De votre crigine célette
A-t-on douté jusqu'à ce jour ?
Votre joli visage atrcíte
Que vous êtes seur de l'Amour.

Dans vos prés, vos bois & vos plaines ,
Vous vous promenez quelquefois ,
Et de ces fertiles domaines,
Veus aliez perdre teus les droits.
A des Vénus, à des Armides,
Qu'importent ces droits féodaux
Voss en avez de plus solides
Sur Gnide, Cythere & Paphos.

Les Nobles, qui, soutiens du Trônes
Avoient conquis un beau reuom ,

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