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STATUT DE SANG. -Nom que l'on donna en Angleterre au règlement qu'Henri VIII fit en 1339 au sujet de la religion. Il décerna la peine du feu on du gibet contre ceux, 1° qui nieraient la transsubstantiation; 2° qui soutiendraient la nécessité de la communion sous les deux espèces; 3° qu'il était permis aux prêtres de se marier; 4° qu'on pouvait rompre le vœu de chasteté: 5° que les Messes privées sont inutiles; 6° que la confession auriculaire n'est pas nécessaire pour le salut. Gardiner, évêque de Wincester, avait insinué à Henri VIII que les choses qu'il avait retranchées de la religion étaient assez indifférentes, et que tant qu'il maintiendrait ces six articles, il ne passerait pas pour hérétique. Attendu le grand nombre de ceux qui condamnaient ces articles, on fut obligé de cesser les recherches et commuer les peines portées par ce statut de sang, en la confiscation des biens de ceux qui se rendraient coupables de la violation du quatrième article. En 1547, Edouard VI révoqua ce règlement.

STEGANOGRAPHIE.

C'est l'art d'écrire en chiffres, qui, dans les siècles d'ignorance, a passé pour une invention diabolique. Trithème, abbé de Spanheim, ayant envie de faire revivre cet art, inventé par Æneas le tacticien, il y a plus de deux mille ans, et ayant composé plusieurs ouvrages à ce dessein, fut étrangement persécuté par un certain Boville, qui, ne comprenant rien à des mots extraordinaires que Trithème avait employés pour marquer sa méthode, déclara qu'elle était remplie de mystères diaboliques. Possevin ayant fait revivre cette accusation, l'électeur palatin Frédéric II, par délicatesse de conscience, fit brûler l'original de la stéganographie de Trithème, qu'il avait dans sa bibliothèque.

STENOGRAPHIE (du grec stenos, étroit, serré, et de graphó, écrire; écriture serrée, réduite). L'art d'écrire en abrégé ou de réduire l'écriture dans un plus petit espace, ou l'art d'écrire en signes où caractères abréviateurs.

La sténographie était pratiquée chez les Grecs, et Plutarque décrit la forme des signes dont Xénophon faisait usage pour suivre la parole de Socrate. Cet art passa de la Grèce à Rome. Cicéron avait un affranchi, nommé Tyron, qui y était très-habile. Lorsque Caton prononça son discours pour combattre l'avis de Jules-César, au sujet de la conjuration de Catilina, Cicéron, alors consul, posta en divers endroits du sénat des notarii, c'est-à-dire des écrivains en notes, pour copier la harangue. Suétone dit que Tibère écrivait par abréviations aussi vite que l'on pouvait parler. Properse et Ausone ont célébré dans leurs vers les talents de plusieurs sténographes de leur temps.

La sténographie, ou les notes tyroniennes, furent d'un usage très-fréquent en Occident. Les empereurs s'en servirent, ainsi que les derniers de leurs sujets. On les enseignait dans les écoles publiques; on s'en servait dans les interrogatoires des criminels et

dans les sentences des juges; c'est en notes tyronniennes qu'ont été recueillis les actes sincères des martyrs, les homélies de plusieurs Pères de l'Eglise; on en usait généralement pour former des diplômes, ou plutôt des protocoles ou formules.

L'usage des notes de Tyron cessa en France vers la fin du 1x siècle, et en Allemagne vers la fin du x*. Il n'en reste presque aucun vestige dans les monuments depuis le commencement du x' siècle.

Les notes de Tyron ont donné lieu à la sténographie que l'on pratique aujourd'hui partout, et à d'autres écritures abrégées connues sous les noms de tachygraphie, ou écriture rapide; brachygraphie, ou écriture abrégée; sémigraphie, ou écriture par signes; cryptograhie, ou écriture cachée; radiographie, ou écriture radiée.

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STENTOR. Non d'un Grec, célébré par Homère, dont la voix, suivant ce poëte, se faisait entendre au-dessus des cris de cinquante hommes. De là on appelle stentorée une voix qui est extrêmement forte, et stentorophonique un tube qui sert à porter la voix fort loin, et qu'on nomme vulgairement porte-voix. STERCORAMITES. Hérétiques qui prétendaient que les symboles eucharistiques étaient sujets à la digestion, comme tous les autres aliments.

STERLING (LIVRE). Donald V, roi d'Ecosse, ayant été battu et fait prisonnier par les Anglais, céda à ses vainqueurs, pour se racheter, tout le pays qui s'étend entre la forteresse de Sterling et la rivière de Clyde. En mémoire de cet événement, les Anglais firent frapper une monnaie qu'ils appelèrent sterling, et qui, depuis, a toujours conservé ce nom. La livre sterling vaut environ 25 francs.

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blées provinciales et des sociétés d'agricul- femme qui fait également l'offie / ture, en obtint plusieurs excellents mémoi

lonne. res, dont il composa la notice statistique de Statue grecque. Cette expression la France, qui fait partie de son Traité de en termes d'antiquaire, une statodi. l'administration des finances.

antique, comme les Grecs represe". Depuis ce temps-là, l'assemblée des nola- leurs divinités, leurs héros, leurs : bles, l'Assemblée constituante, l'Assemblée Statue romaine. Les savants dondet: législative et la Convention se sont succes- aux statues qui sont vélues, et qui ft, sivement occupées de celle grande entre- différents noms, suivant le genre de prise. La division départementale fut d'abord habillements. un grand pas fait vers son exéculion; le sa- Les premières statues furent élesbe vani Lavoisier fit, pour l'Assemblée législa- Egypte, et elles furent un hommages: tive, un travail immense, et qui contierit les la religion. Des sphinx décoraient basés économiques les plus sûres pour par- des temples du Soleil et de la Lune, si venir à la connaissance de la richesse natio- l'intérieur il y avait aussi des str. 4 nale; la commission du commerce et des lion, à cause de l'entrée du soleil ca arts de la Convention nationale reçut des signe du Lion, au temps des déborse: administrateurs de district quelques malé- du Nil, principe de la fertilité des.riaux utiles sur la statistique de la France. que ce fleuve 'arrose. Osiris fut

Mais ce ne fut que sous le ministère de Fran- après sa mort, sous la forme d'une çois de Neufchâteau que l'on commença à

pour avoir enseigné l'agricultore. Le s'occuper sérieusement et avec succès du

raélites éleverent le serpent d'airs projet d'une statistique française. Ce projet

Les Grecs et les Romains eurent de a a été suivi avec zèle et activité rar ses suc

heure le goût des statues, et ils et cesseurs, surtou: sous le roi Louis-Phi

rent les édifices sacrés. Dans les uns te lippe; l'institut et les savants en général ont

placées les images des dieus el deve été invités à les seconder; et déjà les pré

dieux, et dans les autres on voyait * • fets d'un grand nombre de départements héros, des législateurs et des bienfae , ont répondu au veu du gouvernement; le

la patrie; les femmes mêmes qui iu travail se continue, les données positives

rendu quelques services, en éproova. sur l'état des départements se multiplient,

même reconnaissance. et bientôt l'on aura une statistique com

Dans la suite, le nombre des status, plète de l'empire français.

crut à un degré qui parastrait 1001 STATUE (du latin stare, etre debout).

s'il n'était altesté par tous les historFigure fondue en bronze ou sculptée en mar

l'antiquité. Sans parler de l'Attimo! bre, en pierre ou en bois. Si l'on voulait avoir

la ville même d'Athènes, qui fouri . égard à l'étymologie, on ne devrait appeler

en ce genre d'ouvrages, la seules..

Millet en Jonie en rassembla unes 70's statues que des figures droites, et laisser le nom générique de figures à celles qui sont

quantite, que, lorsque Alexandre sa assises ou couchées : mais l'usage veut qu'on

dit maitre, il ne put s'empêcher de deal? appelle statue, toute figure sculptée, debout

où étaient les bras de ces grands 1. ou assise, d'une proportion approchant de

quand les Perses les subjuguérent. Ja proportion naturelle et au-dessus, et p.

A Rome, la multitude des staldes :: gure loute figure sculptée dans la proportion

grande, qu'en l'an 596 de sa fonda de demi-nature et au-dessous.

censeurs P. Cornelius Scipio et M.:

lius se crurent obligés de faire Oler des on La statue pédestre est une statue en pied chés publics les statues des pare ou debout,

qui les remplissaient, attendu qu'il es La statue équestre est celle qui représente encore assez pour les embellir, eli un bomme à cheval.

subsister celles des citoyens qui el La statue curule est celle qui représente obtenu le privilege par des décrets !! un homme dans un cbar, comme on en a vu ple et du sénal. dans les cirques et dans les hippodromes Celte passion pour les statges anciens.

encore sur la fin de la république ets. La stalue allégorique est celle qui, sous le règne d'Auguste et de

ses successeurs

. La symbole de la figure humaine, représente tues de prix

étaient si nombreuses

, qu

' des fleuves, des divinités, etc.

employer des officiers spéciaus pour La statue hydraulique est celle qui sert nuit et jour cette multitide de perse T'ornement à une fontaine, et qui fait l'office de jet ou de robinet par quelqu'une de

et ces troupeaux de chevaus, disperse

toutes les rues et sur toutes les placas ses parties.

ques de la ville. La statue colossale est celle qui est beau- En France, sous les première, says coup plus haute que nature, comme le troisième races, jusqu'au règne de Lox.! colosse de Rhodes, et l'ancienne statue de si l'on faisait la statue d'un roi, te! Néron. La statue persique est toule figure d'hom- portail de quelque église ou graad

que pour la placer sur son tombes me qui fait l'ollice de colonne sous un enla

public. La sialue de Henri ll elle pits blernent. La statue cariatide est la statue d'une

monument public de celle espace qu élevé à la gloire des rois de France

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livres prosaiques de l'Ancien Testament,étant due à saint Jérôme, les manuscrits latins, ainsi divisés, ne doivent pas être estimés antérieurs à ce docteur. Cependant, il dit luimême que l'on observait déjà quelques divisions de versets avant lui. Saint Jérô.ne est mort en 420.

STIGMATES (du grec stigmata, dérivé de stizo, piquer, marquer par des points; marques de plaies, flétrissure faite avec un fer chaud). Les anciens appelaient stigmates les caractères dont ils marquaient les esclaves fugitifs qui avaient été repris. Souvent on leur imprimait la lettre F sur le front avec un fer chaud; d'autres fois on se contentait de leur mettre un bracelet ou un collier, avec le nom gravé du maître à qui ils appartenaient.

Les païens se faisaient aussi des stigmates sur la chair en l'honneur de quelqu'une de leurs divinités. Ces marques se faisaient par un fer chaud ou par le moyen d'une aiguille avec laquelle on se piquait, et l'on emplissait ces piqûres avec de la poudre noire, violette, ou d'une autre couleur qui s'incorporait avec la chair. Les femmes arabes portent toutes des stigmates; les Syriens avaient pris cet usage, que Moïse défend expressément aux Israélites. Ptolémée Philopator fit imprimer une feuille de lierre, arbre consacré à Bacchus, sur la main des Juifs qui avaient abandonné leur religion pour se jeter dans l'abomination du paganisme. Les premiers Chrétiens se faisaient sur le poignet et sur les bras des stigmates qui représentaient la croix ou le monogramme de Jésus-Christ.

STIPENDIAIRE (du latin stipendiarius, fait de stipendium, solde, paye, appointement des gens de guerre). Les Romains appelaient ainsi les troupes que les tributaires étaient obligés de fournir et d'entretenir. Il se dit maintenant de tous ceux qui sont à la solde de quelqu'un.

STOICISME (du grec stoa, galerie, portique). Opinion, doctrine des stoïciens, disciples de Zénon, ainsi nommée parce que Zénon rassemblait ses disciples sous un portique, pour s'entretenir avec eux.

Stoïcisme se dit aussi de la fermeté, de l'austérité, de la constance dans les douleurs, dans l'adversité, telle qu'était celle des stoïciens.

Le stoïcisme est sorti de l'école cynique. Zénon, qui avait étudié la morale sous Cratès, en fut le fondateur; cependant Zénon rendit sa philosophie plus étendue et plus intéressante que celle de Diogène. Il ne s'en tint pas à traiter les devoirs de la vie, il composa un système de philosophie universelle, d'après les maîtres qu'il avait entendus, et il donna aux exercices de l'école une force nouvelle.

La secle des stoïciens s'étendit et s'accrédita dans l'empire romain, sous le premier Antonin; des femmes eurent le courage d'embrasser le stoïcisme et de se distinguer par la pratique de ses vertus austères.

La philosophic stoïcienne eut des restau

rateurs dans re xv siècle, entre autres Juste-Lipse, Scioppus, Heinsius et Gataker.

STONEHENGE. Monument singulier qui se voit en Angleterre dans les plaines de Salisbury. Cet étonnant édifice est composé de quarante rangées de pierres brutes d'une grandeur énorme, placées circulairement. Quelques-unes de ces pierres ont vingt pieds de hauteur sur sept de largeur, et en soutiennent d'autres placées horizontalement, ce qui forme comme des espèces de linteaux de porte. On est fort partagé sur l'usage auquel cet édifice a pu servir. Les uns croient que c'était un temple des druides, les autres un temple des Romains, dédié à Cælus ou le Ciel, parce qu'il était découvert; et quelques-uns que c'était un monument élévé en l'honneur d'Hengist le Danois, conquérant de l'Angleterre.

Quoi qu'il en soit de ces suppositions, il est certain que les anciens peuples du nord élevaient sur des collines, soit artificielles, soit naturelles, des autels composés de pierres dressées sur la pointe, et qui servaient de base à de grandes pierres plates qui formaient les tables. Mallet, auteur de l'Histoire de Danemark, observe que dans les lieux où les peuples du nord faisaient l'élection de leurs rois, on formait une enceinte de douze rochers placés sur la pointe et perpendiculairement, au milieu desquels il s'en élevait un plus grand que les autres, sur lequel on meitait un siége pour le roi. Le même auteur ajoute que de tout temps la superstition a imaginé qu'on ne pouvait adorer la Divinité, qu'en faisant pour elle des espèces de tours de force; ce qui fait qu'en divers lieux on trouve des antels construits sur ce modèle avec des peines infinies.

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hommes. Ils ressemblaient assez, quant à leur licence, aux milices prétoriennes de Rome sous les premiers empereurs, et aux janissaires de Constantinople. Ils se mutinaient souvent comme ces derniers, et se mêlaient quelquefois du gouvernement. Leur dernière révolte, en 1698, lorsque le czar Pierre était hors du pays, leur fut funeste, et causa leur ruine totale. Le czar, à son retour, en extirpa jusqu'au nom, et mit ses troupes sur le pied des autres nations de l'Europe. STROMATES. Titre de plusieurs anciens ouvrages, qui signifie proprement lapisseries, et qui se prend pour mélange de différents sujets, tel que l'ouvrage de Clément d'Alexandrie.

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STYLE (du grec stulos, sorte de poinçon, grosse aiguille). Le style était un instruuent dont se servaient les anciens pour écrire sur des tablettes de cuivre, de plomb ou d'ivoire, enduites de cire, en y gravant des lettres. Les styles avaient à peu près la grandeur de cinq à six pouces (treize à seize centimètres environ); l'une des extrémités, se terminant en pointe, servait à écrire, et l'autre, étant aplatie, servait à effacer ce que l'on voulait raturer; de là l'expression latine vertere stylum, pour signifier corriger un ouvrage.

En terme de chronologie, style signifie figurément, par extension, la manière de compter l'on appelle nouveau style toutes les dates, suivant le calendrier corrigé par Grégoire XIII, ou le calendrier grégorien; et vieux style, toutes les dates selon l'ancien calendrier, ou le calendrier de Jules-César. Pendant la révolution française, on disait vieux style, par opposition au style établi par le calendrier républicain. STYLITES.Solitaires de la primitive Eglise qui passaient leur vie sur une colonne pour se livrer à la méditation. Le plus fameux de ces solitaires est saint Simmon surnommé Stylite, qui vivait dans le v siècle, et passa un assez grand nombre d'années sur une colonne élevée de trente-six coudées, dans les exercices de la plus austère pénitence. Ces colonnes avaient une plate-forme d'environ un mètre carré, entourée d'une balustrade; mais on n'y voyait ni siége ni lit, et ces saints s'y trouvaient exposés aux influences de toutes les saisons.

SUBDELEGUE. Dans l'ancienne France, un subdélégué (du latin subdelegatus) était un homme de confiance préposé par le magistrat qui était à la tête d'une généralité, en qualité d'intendant, pour exécuter ses ordres et ceux de la cour.

Un édit du mois d'avril 1704 avait créé les subdélégués en titre d'office pour recevoir, par ceux qui en seraient pourvus, chacun

dans leur département, les requèles adressées aux intendants et commissaires départis, et ensuite les leur envoyer avec les éclaircissements et instructions nécessaires, et avec leurs avis; et dans les cas qui les requerraient, dresser leurs procès-verbaux, qu'ils enverraient aussi avec leurs avis.

Recevront pareillement, ajoute l'édit, tous les ordres qui leur seront adressés par lesdits sieurs intendants et commissaires départis pour choses concernant notre service, les enverront aux maires, échevins, consuls ou syndics des communautés, et tiendront la main à leur exécution; assisteront lesdits sieurs commissaires dans les départements des tuilles et autres impositions, et s'instruiront, le plus souvent que faire se pourra, de l'état de chacune des paroisses de leur département et de toutes les affaires qui les concernent, pour leur en rendre compte. SUBHASTATION.

Ce mot signifie l'action de mettre quelque chose sous une pique. On ne le connaît guère qu'au barreau, et on ne l'emploie que dans les ventes forcées d'immeubles; on dit, par exemple, que tel héritage sera créé et subhasté, etc. Dans ces occasions, les Romains enfonçaient une pique en terre, au lieu où se faisait la vente. C'est de cet usage que vient le mot subhastation.

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SUBRECARGUE (corruption de l'espagnol sobrecargo). — On donne ce nom, particulièrement en Suède et en Angleterre, à celui qui est chargé de l'inspection et du soin de la cargaison d'un vaisseau marchand.

SUBSIDE (du lalin subsido, pour subsedeo, s'arrêter, secourir). Impôt, levée de deniers qu'on fait sur le peuple, pour les nécessités de l'Etat. Il se dit aussi de tous les secours d'argent que des sujets donnent à leur souverain.

Subside se prend encore pour un secours d'argent qu'un prince donne à un autre prince, son allié, en conséquence de traités faits entre eux.

On donnait autrefois le nom de subside charitatif à un droit que percevaient les évêques lorsqu'ils allaient à des conciles, ou qu'ils faisaient des voyages pour l'utilité de leurs églises.

SUBSTITUTION (du latin substituo, substitutum, pour substatuo, mettre à la place). -Seconde disposition par laquelle un testateur, après avoir fait une première institution d'héritier ou de légataire, nomme une autre personne ou plusieurs, pour recueillir les biens au défaut du premier légataire ou héritier, ou après lui. Les substitutions sont prohibées en France.

SUBURBICAIRES. On appelait ainsi autrefois les provinces d'Italie composant le diocèse de Rome. Six étaient nommées urbicaires, quæ a præfecto urbis administrabantur; et quatre, suburbicaires, que vicarii jurisdictioni subditæ erant. Ce terme signitie qui est sous la ville, sub urbe, c'est-àdire, sous Rome.

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