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RESUME analytique du tableau général du commerce de la France avec ses colonies et les puissances étrangères pendant l'année 1850.

Le commerce général de la France, avec ses colonies et les puissances étrangères, a représenté, en 1850, importations et exportations réunies, une valeur officielle (1) de 2,705 millions de francs. C'est une augmentation de 140 millions, ou 5 p. 0/0 par rapport aux résultats de l'année précédente.

Relativement à la moyenne des cinq années antérieures, l'augmentation est de 294 millions, soit 12 p. 0/0 (2).

Calculés d'après les taux d'évaluation fixés pour l'année 1850, nos échanges ne représentent, dans leur ensemble, que la somme de 2,555 millions. C'est, comparativement au chiffre de 2,705 millions résultant des taux d'évaluation arrêtés en 1826, une différence en moins de 150 millions, soit 6 p. 0/0. Le rapprochement analogue, appliqué aux faits de commerce de même nature pour les années 1847, 1848 et 1849, a fait ressortir des atténuations de 10 p. 0/0 pour la première de ces années, et de 18 et 11 p. 0/0 quant aux deux autres (3).

Dans le chiffre total de 2,705 millions, l'importation entre pour 1,174 millions et l'exportation pour

1,531 millions. Placée en regard des résultats de l'année 1849 et de ceux de la période quinquennale, la valeur des importations l'emporte de 32 millions (3 p. 0/0) et de 5 millions. A l'expor tation, il a été obtenu une augmentation de 108 millions, soit 8 p. 0/0, par rap port à 1849, et celle de 228 millions, soit 23 p. 0/0, relativement à la moyenne des cinq années antérieures.

En prenant pour base les évaluations actuelles, la valeur totale des marchandises importées se trouve réduite à 1,120 millions, et celle des marchandises exportées à 1,435 millions: différences, par comparaison avec les chiffres cidessus, de 1,174 et de 1,531 millions, 54 et 96 millions (5 et 7 p. 0/0).

Ces différences données s'appliquent au commerce général.

En ce qui regarde le commerce spécial, la masse totale des échanges représente 1,904 millions. Le chiffre correspondant de 1849 n'étant que de 1,812 millions, et celui de la moyenne quinquennale de 1,709 millions, il existe un accroissement de 92 millions, soit 5 p. 0/0 au premier point de vue, et un de 195 millions, soit 11 p. 0/0 au second.

Le chiffre de 1,904 millions se décompose de la manière suivante : Importations. 781 millions; Exportations

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1,123

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(1) Cette valeur a été établie d'après les taux permanents d'évaluation officiellement arrêtés en 1826. On la désigne sous la dénomination de valeur officielle, pour la distinguer de celle dite valeur actuelle, dont les taux sont soumis chaque année à une révision.

(2) Le tableau ci-après, divisé en trois périodes quinquennales, présente, en valeurs officielles, le mouvement général du commerce extérieur de la France pendant les quinze dernières années.

(3) En 1847, il n'a été fixé des taux d'évaluation actuelle que pour les principaux articles d'im❤ portation et d'exportation, Les travaux de la commission des valeurs ont embrassé un plus grand nombre d'objets en 1848, en 1849 et en 1850; de sorte qu'ils s'appliquent aujourd'hui à la presque totalité des articles de la nomenclature officielle.

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Les chiffres afférents à 1849 étant de 780 millions pour l'importation et de 1,032 millions pour l'exportation, on voit que, si l'importation est restée stationnaire, l'exportation a acquis un accroissement de 91 milions, suit 9 p. 0/0. Il paraît opportun de rappeler ici qu'en 1849 on a constaté, sur 1848, une augmentat on de 40 p. 0/0 à l'importation, et de 24 p. 0/0 à l'exportation.

La moyenne quinquenna e a teint le chiffre de 818 milons à l'exportation, et celui de 891 millions à l'exportation; d'où il résulte, pour 1850, ici,

une différence en plus de 232 millions (29 p. 0/0), et la, une différence en moins de 37 millious (5 p. 0/0).

La somme totale des importations du commerce spécial, au taux d'évaluation actuelle, dépa se de 10 millions (1 p.00) l'ensemble des évaluations officielles. Celle des exportations, au contraire, est inferieure de 55 millions: ce qui répond à 5 p. 00.

Comparaison faite du montant inté gral des évaluations actuelles de 1850 et de 1849, on reconnaît, à l'avantage de la première de ces périodes, une dif,

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La proportion entre les deux modes est de 72 010 contre 28: c'est, à fort peu de chose près, la proportion constatée, soit pour l'exercice 1847, soit pour la moyenne quinquennale.

La décomposition de ces parts proportionnelles conduit aux constatations ciaprès :

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La valeur des importations sous chaque mode a ainsi conservé exactement l'importance proportionnelle qu'elle avait en 1849. A l'exportation, le mouvement par mer représente 1 p. 0/0 de plus.

Dans la somme des transports par mer, qui est, comme on vient de le dire, de 1, 955 millions, la part du pavillon national est, en valeurs officielles, de 937 millions, soit 48 p. 0/0, et celle du pavillon étranger de 1,018, soit 52 p. 070. La proportion était, en 1849, de 51 p. 0/0 contre 49, et elle est de 48 contre 52 p. 0/0 pour la période quinquennale. Les importations par navires français se sont élevées à 941 millions en 1849, et ne s'élevaient qu'à 834 millions pour la moyenne quinquennale.

Sur ces 937 millions, qui se reduisent à 885 millions en valeurs actuelles, 222 millions (valeurs officielles) et 193

Navires français.

Navires étrangers.

77

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23

millions (valeurs actuelles), appartiennent à la navigation réservée. C'est, quant aux valeurs officielles, une diminution de 3 p. 0/0 par rapport à l'année antérieure, et de 13 p. 0/0 comparativement à la moyenne de la période quinquennale.

Nos colonies des Antil'es, avec Cayenne et l'île de la Réunion, entrent pour un peu moins de 5 p. 0/0 dans le chiffre du commerce général. Nos autres possessions bors d'Europe, y compris l'Algérie, pour 6 p. 0/0, et la grande pêche pour 1 p. 0/0. Le surplus appartient au mouvement avec l'étranger.

A ne considérer que la navigation de concurrence, ou obtient les chiffres ciaprès, comme expression de la part proportionnelle du pavillon français et de celle du pavillon étranger.

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Et, si l'on décompose les chiffres de l'importation et de l'exportation réunies, on arrive aux proportions suivantes :

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Ainsi, dans la navigation de concurrence, le pavillon national, à l'entrée, a conservé la part (49 centièmes) qui lui était échue en 1849, et a gagné 6 centièmes sur la moyenne quinquennale. A la sortie, il a reperdu tout le terrain qu'il avait gagné en 1849, soit 6 centièmes. Il se trouve, par là, amené, avec le simple avantage d'un centième, à la proportion afférente (35 centièmes) à la moyenne quinquennale.

Au point de vue de l'importation et de l'exportation réunies, on remarque, sur 1849, une diminution de 3 centièmes dans les transports qui ont eu lieu par bâtiments français. Comparati vement à la moyenne quinquennale, il y a augmentation de 2 centièmes.

Dans le mouvement général des échanges de la France avec les puissances étrangères et ses colonies (commerce général, importations et exportations réunies), l'Angleterre, les EtatsUnis, la Belgique, la Suisse, les Etats sardes, l'Espagne, l'association allemande, la Turquie, la Russie, le Brésil, désignés ainsi par rang d'importance des relations, ont absorbé, du plus haut au plus bas, 15 à 2 p. 0/0 par puissance, et toutes réunies, 73 p. 0/0. Les Indes anglaises, les Deux-Siciles, les Pays-Bas, la Toscane, les possessions espagnoles d'Amérique et le Mexique viennent ensuite avec 9 centièmes. Nos colonies et possessions hors d'Europe figurent pour 8 centièmes, dont 3 centièmes 1/2 reviennent à l'Algérie. Le surplus (10 centièmes ou 1 dixième) du

mouvement total se trouve réparti entre trente-deux points de provenance et de destination. L'année dernière, l'Algérie occupait la huitième place sous le rapport de l'importance, la Marinique la seizième, la Réunion, la Guadeloupe, le Sénégal, Saint-Pierre et Miquelon et Grande-Pêche, les possessions françaises de l'Inde et Cayenne, les vingt et unième, vingt-deuxième, vingt-cinquième, vingt- sixième, quarante et unième et quarante - deuxième places. L'Algérie descend, en 1850, au neuvième rang, tandis que l'île de la Réunion, avançant de cinq degrés, s'élève au seizième. La Martinique tombe au dixneuvième, la Guadeloupe au vingttroisième, le Sénégal au trentième, Saint-Pierre et Miquelon au vingt-huitième, enfin les possessions françaises dans l'Inde se maintiennent au quarante et unième rang, et Cayenne reste en dernière ligne avec le numéro quarante-trois au lieu du numéro quarantedeux.

Du rapprochement des valeurs actuelles avec les valeurs officielles, il ressort que, dans nos échanges avec toutes les puissances ou colonies désiguées nominativement au t b'eau, la somme totale des valeurs officielles est supérieure à celle des valeurs actuelles, sauf en ce qui regarde l'Angleterre, les États-Unis, les possessions espagnoles d'Amérique, Saint-Pierre et Miquelon et les Etats barbaresques, pour lesquels il se produit des différences en sens inverse de 7 millions (2 p. 0/0), 9 mil

lions (2 p. 0/0), 4 millions (10 p. 0/0), 9 millions (34 p. 0/0), 2 millions (8 p. 0/0).

Les différentes comparaisons qui précèdent portent sur le commerce général. Au point de vue du commerce spécial, Ja valeur de nos échanges avec les Etats-Unis s'est accrue de 2 p. 0/0 sur 1849, et de 20 p. 0/0 sur la moyenne quinquennale. Avec l'Angleterre, l'angmentation a été de 14 et 39 p. 0/0, et de 17 et 28 p. 0/0 avec la Belgique. Elle a été de 1 et 6 p. C/ avec les États sardes, de 10 et 7 p. 0/0 avec l'Espagne, de 5 et 11 p. 0/0 avec la Suisse, de 28 et 21 p. 0/0 avec la Turquie, de 12 et 27 p. 0/0 avec les Indes anglaises, et de 7 et 22 p. 0/0 avec le Brésil. Quant à nos relations avec l'Association allemande, elles se sont accrues, d'une année à l'autre, dans la proportion de 10 p. 0/0; mais elles s'écartent encore, dans le sens inverse, de 12 p. 0/0 du niveau constaté pour la moyenne quinquennale.

Le commerce avec la Russie, qui se produisait, en 1849, avec une infériorité de 16 et 31 p. 0/0, a subi, en 1850, une nouvelle dépression de 15 p. 0/0, par rapport à 1849 (42 au lieu de 50 millions; la moyenne quinquennale est de 71 millions).

Le mouvement avec les Deux-Siciles a légèrement faibli; c lui avec la Toscane a gagné 5 et 3 millions (22 et 12 p. 0/0). Au contraire, celui des Pays-Bas a reperdu, en partie, en 1850, le terrain qu'il avait gagné en 1849; au lieu de 30 millions de francs, il n'en représente plus que 24, comme pour la moyenne quinquennale.

La somme des importations d'Algérie et de nos exportations à cette destination, est évaluée, toujours au point de vue du commerce spécial et des valeurs officielles, à 81 millions contre 86 en 1849, et 87 pour la moyenne quinquen nale Cet amoindrissement d'importance correspond à 6 ct 8 p. 09. L'ile de la Réunion obtient un avantage de 4 et 3 millions (31 millions au lieu de 27 et 28). Une dépression de 6 et 5 millions (18 et 14 p. (3), se remarque pour la Martinique, et une de 4 et 9 millions (13 et 27 p. 0/0), en ce qui touche la Guadeloupe. Le Sénégal perd aussi 2 millions, comparativement à

chacune des périodes prises comme points de rapproch ment; c'est 18 p 0/0. Le mouvement avec Cayenne offre une atténuation de 26 et 2 p. 0/0, et celui avec nos possessions dans l'Inde de 31 et 11 p. 09.

Au commerce spécial comme au commerce général, l'évaluation en argent, du mouvement commercial avec l'Angleterre, les Etats-Unis, les pos-essions espagnoles d'Amérique, Saint-Pierre et Miquelon et les Etats barbaresques, donne, en prenant pour base des calculs les taux actuels d'estimation, un chiffre plus élevé qu'en opérant d'après les taox officiels. Pour le commerce spécial seulement, plusieurs autres puissances vienuent prendre part à cette situation exceptionnelle. En prem ère ligne on doit citer la Belgique, avec laquelle notre commerce spécial, qui s'élève à 205 millions en valeurs officielles, atteint le chiffre de 218 millions en valeurs actuelles. Augmentation: 6 p. 0/0. Le mouvement avec l'Association allemande monte, de son côté, de 80 à 81 millions. Enfin, pour les Deux-Siciles, l'Autr che, les Indes hollandaises, la Suède, les Etats romains, les Philippines et deux ou trois puissances secondaires, on constate des résultats semblables, résultats qui se résument, dans leur ensemble, en une différence de 3 millions entre le chiffre total des valeurs officielles et celui des valeurs actuelles, applicab'es aux échanges avec chaque puissance isolément Ces 3 millions equivalent à 5 p. 0/0, les termes de la comparaison étant 64 et 67 millions.

La France a reçu de la Belgique, à toutes destinations, des marchandises estimées ensemble 158 milions. C'est une augmentation de 14 p. 0/0, par rapport à 1849, et de 23 p 0j0 relative. ment à la moyenne quinquennale. Au commerce spécial, la même puissance occupe le second rang, avec 105 mil lions, qui constituent une augmentation de 14 et 8 p. 0/0.

Le mouvement d'importation des États-Unis représente 137 millions au commerce général, et 123 au commerce spécial; de là, diminution de 22 et 13 p. 0/0, d'une part, et, d'autre part, de 16 et 6 p. 0/0.

La Suisse se maintient au troisième rang, au commerce général, avec 131

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