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tère vraiment expiatoire, Paul vou- violence et plénitude dans la carrière lut que Bariatinski et Alexis Orlof ouverte du despotisme, et plus il avait suivissent le cortége.

été froissé, plus il était pressé de faire Les manières de l'empereur, jus- acte de volonté absolue. Il n'était que qu'alors brusques et impétueuses , pri- trop facile de tirer parti de ces disrent tout à coup un caractère plus positions dont les conséquences ont affectueux; on eût dit que, témoin et des effets si terribles dans un prince victime des dissensions de sa famille, qui peut tout. Il avait confié le comil s'était imposé, à l'égard de son mandement d'un régiment des gardes épouse et de ses enfants, une conduite à au tsarévitch Alexandre; on lui insila fois digne et empressée. Les minis- nua qu'il était dangereux de mettre des tres, les anciens fonctionnaires furent moyens de révolte à la disposition de conservés, et loin de sévir contre les l'héritier présomptif, que le væu bien favoris de sa mère, il ajouta de nou- connu de son aïeule appelait directevelles grâces à la générosité du par- ment au trône; on lui inspira des don.

soupçons sur le dévouement de son Soit qu'il eût reconnu dans l'impé- épouse, et l'on profitait des actes où ratrice quelque penchant à l'ambition, l'entraînaient ces avis perfides, pour soit plutôt pour écarter les troubles alarmer l'impératrice et le grand-duc dont le passage d'un règne à l'autre sur leur propre sûreté. Paul ne pouavait donné tant d'exemples, il dé. yait supporter l'idée que l'on doutåt créta que l'ordre de la succession au de sa copacité; habitué, dès son entrône se réglerait désormais contrai- fance, à improuver la conduite de sa rement à l'ancien usage, de telle sorte mère, et les actes politiques exécutés que les femmes ne seraient habiles à par ses favoris , il prit à tâche de tout régner qu'à défaut d'héritiers måles, refaire, et ses réformes s'appliquèrent et que la couronne serait transmissible souvent à des choses qui ne gagnaient de père en fils et d'ainé en aîné. rien à être remaniées. C'est ainsi qu'il

Il affecta de traiter avec distinction changea le nom et les limites de pluPoniatovski; il se plut à entourer de sieurs gouvernements; il en réduisit pompe cette majestě déchue; mais en le nombre d'un cinquième, c'est-àmême temps il mêlait à ces faveurs une dire à quarante et un. Ne respectant intention malicieuse, en lui donnant pas même des appellations que la gloire pour chambellan ce même Stackel- de Catherine avait droit de revendiberg dont la mission à Varsovie lui quer, il réunit sous le nom de Nouavait été si funeste. Le trait le plus velle-Russie, les gouvernements de caractéristique de cette première pé- Tauride et d'Ekaterinoslaf. Longtemps riode de son règne, c'est la démar- réduit au rôle d'observateur méconche qu'il fit auprès de Kosciuszko : tent, il n'ignorait aucun des abus qui croyant ne pouvoir trop honorer le régnaient dans l'administration ; il courage malheureux, il alla porter lui- avait reconnu qu'ils tenaient en grande même au général la nouvelle qu'il partie à l'immoralité des hauts foncétait libre.

tionnaires, qui, parodiant le despoCependant les courtisans, qui trou- tisme, s'engraissaient de la substance de vent plus commode d'exploiter la fai leurs administrés; ces vexations, qu'aublesse et les vices des princes que de torisait l'exemple des chefs, se repromériter leurs faveurs par des services, duisaient dans les emplois subalternes, étudiaient avec un soin perfide le côté pour retomber définitivement sur ceux attaquable de l'empereur; ils ne tar- qui n'avaient personne au-dessous dèrent pas à reconnaître que sa sensi- d'eux et qui ne s'appartenaient pas à bilité extrême le jetait, å la moindre eux-mêmes. Il balança l'autorité des contrariété, dans des emportements gouverneurs militaires, en leur adjoifougueux. Ce caractère entier, long- gnant un fonctionnaire civil, et il purtemps comprimé, se débordait avec gea les administrations d'une foule d'employés aussi avides qu'inutiles. Ces Michel. On y travailla nuit et jour; on réformes, quoique sages, soulevèrent de eût dit qu'il était pressé d'achever son nombreux mécontentements, qu'on ne tombeau. manquait pas de présenter à Paul com- Rien ne l'arrêtait, ni les difficultés medes manifestations séditieuses. L'or- ni la dépense, lorsqu'il s'agissait de gueil de l'autocrate s'en irrita, et tandis satisfaire une fantaisie : « il eut celle, qu'il rayait des listes administratives dit l'abbé Georgel, de planter une des milliers de gentilshommes pauvres, double rangée d'arbres dans une étenil refusait au vau général la destitu- due d'une demi-lieue environ, à la tion du directeur de la police Arakof, proximité des amirautés. La terre était qui peut-être avait eu l'adresse d'exci- couverte de glace, et gelée à une proter ses craintes ombrageuses. Paul fondeur de plusieurs pieds.... Paul s'était livré d'abord sans réserve au dit, et comme à sa voix les têtes rases plaisir de former lui-même le grand- se sont affublées de queues postiches, duc à la science du gouvernement, et la terre nue et comme paralysée par l'avait nommé gouverneur de Péters- les atteintes de l'atmosphère, va se bourg; à mesure qu'il voyait l'affection revêtir d'une végétation adulte. Des de son peuple lui échapper, il devint plus arbres de quinze à vingt-cing pieds de méfiant; il entoura Alexandre d'une hauteur seront arrachés au moyen de étroite surveillance, et pendant long. précautions et de dépenses infinies, temps il réduisit sa tâche à celle d'un pour être replantés plus laborieusecopiste. Catherine avait détrôné Pierre ment encore avec la terre du sol d'où III : c'en était assez pour qu'il redoutat on les aura tirés. Pour creuser les un sort semblable; et, s'abandonnant fosses destinées à les recevoir, on emà la bizarrerie de son caractère, c'est ploie la hache; puis, pour ouvrir au par les mesures qui devaient le perdre fer une voie plus facile, on allumera qu'il croyait pouvoir conjurer le dan- de grands feux qui feront dégeler la ger. Plus d'une fois il traita l'impé- terre.... Il fallait toute l'autorité imratrice avec une rigueur que rien ne périale pour faire exécuter de pareils justifiait, et traduisant militairement travaux; dix mille ouvriers y etaient ses griefs de famille, il lui imposa journellement employés. L'héritier du les arrêts forcés.

trône était chargé d'en båter l'exécuPaul voulut soumettre à ses caprices tion. Les arbres ont été déracinés et jusqu'à la confiance publique, en décré- replantés; les promenades ont été satant que les roubles assignats recouvre

blées et environnées de gazons pris raient leur valeur nominale; étonné de sous la neige ; les barricades et les la résistance passive des commerçants bancs ont été posés et peints dans l'esqui refusaient de recevoir au cours pace de trente jours, terme assigné officiel ces signes représentatifs, il par l'empereur. » ordonna que l'impôt des douanes serait Nous regrettons de consigner dans payé en espèces étrangères, et cela en une oeuvre grave des détails peu diles taxant au-dessous du cours. Il serait gnes de l'histoire; mais le règne de super lu d'ajouter qu'il fallut bientôt Paul n'est guère qu'une suite d'actes abandonner des mesures plus funestes aussi bizarres, quoique moins inofque ne l'était le mal.

fensifs; on peut du moins en tirer Il avait affecté l'économie pour faire une leçon : c'est que le gouvernement la censure des prodigalités de Cathe- qui remet à la disposition d'une seule rine; il s'en écarta pour les surpasser.

volonté les destinées de tout un peuLes palais qu'il habitait n'avaient pas ple, adopte ou subit les chances du une issue qui ne fut connue des courti- bien et du mal, dans la même mesure sans de sa mère; il voulut se construire que le comporte l'infirmité de la naune demeure moins accessible, et c'est ture hinaine. sur le plan de la résidence favorite de Cette couronne, qu'avait portée CaFrédéric qu'il fit élever le palais de Saint- therine, Paul la trouva trop petite et trop legère pour lui ; il affecta d'ou. même cruels, une générosité si élevée, blier tout ce qu'elle y avait rattaché de qu'on reste en suspens entre le blâme glorieux. La magnificence de celle et l'éloge. Cependant ce serait manqu'il commanda pour la solennité de quer à notre tâche que de ne pas jusson sacre, provoqua des rapproche- tifier, par quelques exemples, les jugements qui n'étaient pas à son avantage, ments contradictoires qu’on a rtés et les libéralités qu'il répandit à cette sur lui. Quiconque se trouvait sur son occasion rappelaient ces paroles de sa passage devait s'arrêter à l'instant mère : Je suis venue pauvre en Russie, même, mettre pied à terre, s'il était mais je m'acquitte envers l'empire : la en voiture ou à cheval, et s'exposer, Crimée et la Pologne sont la dot que quelque temps qu'il fit, aux intempéje lui laisse. Le couronnement se fit

ries de la saison. Une dame noble, qui avec pompe dans l'ancienne capitale. n'avait pas aperçu la livrée impériale, On porte à près de cent mille le nom- fut arrachée de sa voiture et incarcébre de paysans qu'il distribua à quel- rée; les domestiques qui l'accompaques seigneurs; il répandit avec la gnaient furent.faits soldats ; la femme même profusion l'or et les faveurs de d'un aubergiste, coupable du même tout genre, récompensant comme il délit, fut en outre fouettée pendant sévissait, sans discernement ni me- trois jours, attendu qu'elle n'était pas sure. C'est à cette époque qu'une pas- noble. Dans ses promenades, l’empesion, dont nous parlerons plus tard, reur était très-attentif à remarquer et qui eut des suites funestes pour les contrevenants à ses oukases sur lui-même, développa dans le coeur de l'étiquette; il les désignait lui-même Paul le germe des plus étranges in- à ses gardes, et les faisait arrêter en conséquences.

sa présence.... On célébrait, selon le Cependant ces dépenses excessives rit romain, un service en l'honneur du l'obligèrent à recourir à des mesures duc de Wurtemberg, son beau-père. oppressives; il doubla la capitation, Paul, croyant ne pouvoir entrer sans prélevant ainsi sur la masse mécon- péché dans une église catholique, se tente, de quoi faire face à ses largesses tenait, pendant l'office , en dehors de capricieuses. Déjà, pour arrêter les la porte principale, à la tête de ses murmures, il avait restreint aux seuls grenadiers. Tout à coup son cheval, cas qui n'entraînaient pas la dégrada. excité par le froid extrême , s'emporte, tion, le droit qu'avait la noblesse de ne passe et repasse à travers la foule, pouvoir être châtiée corporellement. qui se découvre et s'incline dès que Dans le but louable de réprimer les l'animal s'approche d'elle. Un groupe nombreux abus commis en son nom, qui, par son éloignement, croyait pouil avait promis d'accueillir toutes les voir échapper sans danger à la génu. suppliques de ses sujets ; ceux qui l'en- flexion de rigueur, attira l'attention touraient craignirent les effets d'une de l'empereur. Paul s'irrite de ce qu'il telle correspondance entre les sujets appelle une manifestation séditieuse. et le monarque; on fabriqua des let. Tous les délinquants sont conduits à tres inconvenantes, et sous prétexte de la maison d'arrêt. Là, on fouette pensimplifier cette tâche laborieuse, les dant trois jours les roturiers, on déréponses à ces pétitions furent impri- grade les pobles , et l'on fait soldats mées dans les gazettes. C'était dési- les officiers. La nièce du vice-présigner le plaignant à la vengeance de dent de l'académie fut sur le point l'accusé ; bientôt les réclamations d'encourir un traitement non moins cessèrent. Nous ne rapporterons pas humiliant; grâce au crédit de son ontoutes les anecdotes qu'on a recueillies cle, elle esquiva la fustigation, toutesur ce règne, qu'on croirait être celui fois elle et sa tante subirent une détend'un despote en démence, si tant de tion de huit jours, dans une maison témoignages respectables n'attestaient publique; la première pour avoir manqu'il mêlait à ces actes bizarres et qué à l'empereur, celle-ci pour avoir

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mal élevé sa nièce. Quelquefois les donnait ses audiences; les soldats, qui châtiments qu'il faisait infliger étaient s'amusaient à voir les seigneurs extels qu'on ne savait s'il fallait les attri- posés à toutes les intempéries d'un buer à un accès de folie ou à un mé- hiver rigoureux, appelaient ces aupris pour l'humanité, dédaigneux de diences en plein air la parade des courtoute précaution. Il fit fustiger en tisans. présence du peuple un cheval qui avait Nous ne nous étendrons pas sur la bronché sous lui, et personne ne se proscription burlesque des chapeaux méprit sur le sens de cette correction. ronds , ni sur l'oukase impérial qui

L'omission des moindres formalités prescrivait d'atteler les chevaux à l'alchoquait son orgueil ; il faillit rompre lemande; mais nous ferons remarquer avec le roi de Suède, parce que, dans le fil caché qui faisait jouer tous ces un message de ce prince, on n'avait ressorts. Les favoris de Paul, craipas observé la formule officielle de ses gnant à toute heure d'être eux-mêmes titres. Voilà, s'écria-t-il en ouvrant les victimes de ses emportements, l'encette lettre, un roi qui ne sait pas tretenaient dans une irritation conti. écrire; et, sur-le-champ, il rédigea un nuelle pour achever de le rendre oukase qui réglait minutieusement odieux et ridicule. Tantôt c'étaient le cette puérile matière. Le baise-main, peuple et l'armée qui lui reprochaient haute faveur impériale, avait ses dan- son origine étrangère; tantôt les bourgers : il fallait y apporter une atten- geois étaient convenus de ne pas le tion respectueuse, comme s'il se fut saluer en public; enfin, on l'effrayait agi d'un acte religieux. C'est surtout sans cesse d'une conspiration permadans le militaire que l'empereur se nente, dont le but était de le détrôner, complaisait à étaler tout le luxe de ses pour mettre à sa place Alexandre, sous connaissances de détails. L'uniforme la tutelle de l'impératrice. De là tant qu'avait introduit Potemkin se trou- de rigueurs sans motifs , tant de mevait répondre tout à la fois aux exi- sures empreintes d'une sombre mégences du service et à celles du climat. fiance et d'un arbitraire grotesque, qui Paul y substitua l'ancien uniforme al. devaient finir par changer en dangers lemand. Force fut donc aux soldats réels les fantômes d'une imagination de prendre, en même temps que l'ha- effrayée. bit prussien, le chapeau à cornes ; et, Cette rébellion qu'on lui montrait comme ils portaient les cheveux courts, partout, il l'attribuait à la contagion de s'adapter une queue postiche. Sou- des idées françaises. L'introduction de vorof, qui avait tant de fois vaincu tout journal et de tout écrit politique avec l'uniforme de Potemkin, se per- français fut sévèrement interdite; ceux mit sur les queues et la poudre des qui en recevaient par quelque voie explaisanteries qui coururent l'armée. traordinaire étaient tenus de les porLes soldats n'obéirent qu'avec répu- ter sur-le-champ, et sans en avoir pris gnance; quant aux officiers, tandis lecture, à un comité institué à cet que les uns aimaient mieux quitter le effet; comme la haine des choses service que d'endosser le nouvel habit, n'était que celle des personnes, les les autres trouvèrent dans leur sou- Français venant de l'étranger furent mission empressée un mode facile d'a- repoussés des frontières : bientôt le vancement.

cercle de ces précautions s'étendit aux Les maneuvres étaient la grande étrangers des autres nations ; les uniaffaire de Paul; tous les matins, il versités d'Allemagne encoururent la passait quatre heures à faire exercer, suspicion de Paul, qui défendit aux ou plutôt à tourmenter sa garde, bra- Russes, et spécialement aux Courlanvant, sans pelisse et sans qu'il parût dais et aux Livoniens, sous peine de en souffrir, des froids de quinze à voir leurs biens confisqués, d'envoyer vingt degrés. C'était sur la place du désormais leurs enfants dans ces palais, et entouré de troupes, qu'il écoles corruptrices. Les établissements d'instruction publique, fondés par Ca- de ce prince la main d'une grandetherine, furent modifiés dans ce sens, duchesse. Paul étendit le niveau de et le despotisme russe recula d’un pas ses puériles réformes jusque sur le landans la barbarie. Une triple censure gage. Défense fut faite aux marchands administrative, ecclésiastique et litté- d'écrire le mot magasin sur leurs bouraire fut établie à Pétersbourg, à tiques, attendu que ce terme, affecté Moscou , à Riga, à Odessa , et au bu- aux approvisionnements de la coureau central de la douane.

ronne, ne devait pas être prostitué à Comme pour protester hautement des établissements mercantiles. A la contre le nivellement des conditions, formule avec liberté impériale, les suite logique de l'égalité des droits censeurs substituèrent celle-ci : avec civils proclamée par la république fran- permission impériale : le mot liberté çaise , il prit à tàche de réorganiser le ne put trouver grâce, malgré le qualiprivilége; il créa une noblesse héral- fcatif. L' Avis au peuple du médecin dique comme en Allemagne, et éche- Tissot fut défendu sur le motif que le lonna sa noblesse. Pour maintenir à peuple n'avait pas besoin d'avis. une plus grande hauteur la noblesse La coupe des vêtements ne fut pas d'extraction, il réduisit l'anoblisse- à l'abri de ces prohibitions ombrament par les charges, pour élever une geuses; on proscrivit la veste, le panbarrière de préjugés entre le mérite et talon, le gilet croisé, les bottines, le privilége.

etc., comme des signes de jacobiil suffisait d'être signalé à l'empe- nisme; les aubergistes durent, sous reur comme entaché de liberalisme, peine d'amende , dénoncer les contre ou même d'avoir improuvé quelques- venants. Un tapissier français, occupé uns de ses actes, pour encourir les à disposer des tentures de deuil dans peines les plus sévères. Les deux frères l'église catholique, où l'on allait céléMasson, attachés au service russe de- brer le service funèbre de l'ex-roi de puis douze années, furent déportés; et Pologne, fut fouetté au milieu même l'un d'eux, auteur des Méinoires se- du temple, parce que son costume crets, s'est vengé de ce châtiment arbi- s'écartait des ordonnances. traire par des révélations passionnées. Les émigrés, qui poussaient l'emS'il avait lu quelques-unes de ses pereur à faire la guerre aux Français, pages devant des auditeurs russes, on attribuaient le progrès des idées révoconviendra que la rigueur de Paul ne lutionnaires au relâchement des croyanfut pas excessive; si les Mémoires se- ces religieuses : Paul prit en main les crets ont été rédigés ab irato, on a intérêts du ciel, et prétendit moralile droit de les soupçonner d'exagéra. ser les étrangers qui se trouvaient dans tion.

son empire par des oukases réglemenLes agents étrangers n'étaient pas taires. Il imposa aux catholiques l'obliplus que les particuliers à l'abri de gation de faire leurs pâques, et aux l'humeur fantasque du monarque. Il prêtres celle de n'accorder l'absolution lit mettre à la frontière un agent du qu'aux pénitents en état de grâce. Penroi de Sardaigne, et le ministre de dant quelque temps, la messe fut de l'électeur de Bavière, Maximilien de rigueur; et comme, en général, les Deux-Ponts;- le premier, parce qu'il émigrés eux-mêmes ne prêchaient pas conseillait à son inaître de rester en d'exemple, Paul exigea qu'ils allassent paix avec la France; l'autre, parce à l'église, deux à deux, entre une que sa cour n'avait pas encore re- double haie de soldats. connu à Paul le titre de grand maître A l'instant même où il allait conde Malte. Maximilien dut se prêter à tracter une alliance avec les Turcs, il cette fantaisie; il rétablit dans ses ressuscitait l'ordre de Malte, et nomÉtats les commanderies de la langue mait grand-croix Anna Lapoukhin, la anglo-bavaroise ; et, en retour de cette comtesse Litta, et son valet de chamcourtoisie , Paul accorda au fils aîné bre Koutaïtzof, Turc de naissance, et

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