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tionaux de la garde, régimens qui ne seront composés que d'hommes tirés des gardes nationales, et qui vont marcher sur l'Espagne. Il faut que les hommes qui conduisent le cabinet anglais soient bien ignorans, puisqu'ils ne connaissent pas la différence qu'il y a entre l'esprit de la monarchie française et l'esprit de l'empire français, entre la cour royale et entre la cour impériale ! Les tems sont changés : l’uvivers entier le sait : les Anglais seuls sont dans l'avenglement! Mais ce qu'il y a de plus particulier, c'est que cette attaque, en créant à la France de nouvelles forces militaires, lui a procuré de nouvelles ressources de finances ; les centimes de guerre qui étaient supprimés depuis plusieurs années, ont été rétablis volon. tairement et par une simple décision patriotique des con. seils généraux de la plupart des départemens menacés, et ont suffi aux dépenses de cette armée, levée comme par enchantement, ce qui n'a rien fait ajouter aux dépenses du budget. Les Français ont fait ce raisonnement : l'empereur a supprimé les centimes de guerre, quand les motifs qui les avaient fait imposer n'existaient plus; l'ennemi s'approche de nos frontières ; il est donc juste de les payer comme auparavant.

Ces ressources données par le patriotisme et le bons sens des départemens du nord, seront définitivement autorisés par la loi sur les finances de 1810.

Vous vouliez empêcher la

France de porter ses troupes sur le Danube, mais vous ne connaissez donc pas les ressources de l'empire ? Sachez que pour faire échouer toutes vos expéditions, l'empereur n'a pas besoin d'employer

un seul hommede ses troupes de ligne. Les 16,000 hommes de gendarmerie, qui forment la plus belle cavalerie de l'Europe, et un cavalerie plus nombreuse du quintuple que toute celle que vous pourriez avoir dans une armée venue par mer; les compagnies départementales et les gardes nationales, sout des forces plus que suffisantes pour faire échouer toutes vos opérations contre le territoire

français. Quoique le but principal de cette expédition n'ait pas été atteint, S. M. espère avec con. fiance que les avantages qui résultent pour la sûreté de ses doniaides, de la poursuite ultérieure de la guerre, se tronveront dans la décrolition des arsenaux et chautiers de Flessingue. Ce but important, S. M. doit à la valeur de ses fottes et de ses armées de l'avoir atteint par la réduction de l'ile de Walcheren. (d.)

(d) Les Anglais ont fait dans I'lle de Walcheren, des dégâts, évalués à environ 2,000,000 fr. mais ils ont réparé les fortifications de Flessingue du côté de terre, et les ont laissées dans le meilleur état. Cette ainélioration est évaluée par nos ingénieurs à 600,000 francs. Ils ont abandonné des boulets, des bombes, des pièces d'artillerie, et ils ont laissé prendre un grand nombre de bâtimeny.

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Plusieurs étaient chargés d'ef. fets d'habillement, et à bord d'un seul, entre autres on trouvé 15,000 habits. En calcuiant la valeur de ces différens objets, et tout compte fait, il y a à-peu-près balance

у entre les pertes que nous avons essuyées, et nos bénéfices ; et si la perte excédait le profit, ce ne serait pas de 500,000 fr. Les mines faites pour faire sauter l'écluse du grand bassin de Flessingue ont été exé. cutées avec une telle ignorance ou avec tant de précipitation, qu'elles n'out point atteint leur but; et qu'elles n'ont pas même attaqué le radier; ce qui fait une différence de plus d'un million. Si le rädier avait été endommagé, il aurait fallu deux ans de travaux, et une dépense de deux millions pour que des vaisseaux pussent entrer dans le bassin, tandis

qu'avec 300,000 fr. et six mois de tems, l'écluse sera remise en état de servir. Ne dirait-on pas, à entendre ce discours, que les arsenaux et les chantiers de Flessingue sont les arsenaux et les chantiers de Brest. Les chantiers, les are senaux et le port de l'Escuut sont à Anvers et non pas à Flessingue. Hn'y avait sur le chantier à Flessingue qu'un vaisseau de 64 canons et uue frégate. Les Anglais ont détrui ces deux bâtimens, muis il nous ont laissé les bois.

L'expédition des Anglais a produit un bien : elle a levé tous les doutes sur la possibilité de faire remonter l'Escaut par des vaisseaux de ligne tout armée. Nous avons aus

a

jourd'hui une connaissance si exacte de ce fleuve, que notre escadre est arrivée toute armée à Anvers, et y a mouil. lé en pleine sûreté. Le bassin d'Anvers doit être achevé dans le cours de l'année, et trente vaisseaux de ligne pourront y être à flot et remis à l'abri des glaces ; désormais nos bâtimens feront voile d'Aovers, armés et ayant à bord leurs vivres, leur eau et leur arril. lerie.

Le ministère anglais se moque du parlement et de l'Europe, quand il ose avancer que dans une guerre de cette nature, un dégât de 300,000fr. fait à un bassio, et un dégât de 200,000 fr. à une cale, pourront être de quelques poid dans la balance. (Les autres 1,500,000 fr. de dégâts, faits à Flessingue, se composent de la destruction du magasiv général et des autres inagasins ; mais ces magasins sont inutiles et ne seront pas rétablis.) Dieu veuille que l'Angleterre paie toujours aussi cher les avantages qu'elle pourrait obtenir. Nous lui en offrons, à ce prix, tous les mois, de pareils, bien certains de completter sa ruine avant la in de l'année! ll y a plus. Nous attachons ' si peu d'importance à Flessingue, ce port nous est si peu nécessaire, que

, si nous ne voulions empêcher l'Angleterre de tirer vanité d'un mal qu'elle a fait sur le Continent, nous ne dépense. rions pas mêare les 300,000fr, qu'il faut pour réparer l'écluse du bassin. Quant à la cale, ce n'est pas une grande affaire que l'établissement d'une cale

TOME IV.

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sur un terrein sec ; mais nous avions déjà l'intention de supprimer le chantier de Flessingue ; la main-d'æuvre y est trop chère à cause des inaladies, et si l'on y avait mis un vaisseau en construction, c'était seulement pour profiter du bois qui s'y trouvait. Nous avons à Anvers, des cales

pour

dixhuit vaisseaux de guerre, et ces dix-huit vaisseaux y sont our le chantier; qu'avons-nous douc besoin de disséininer nos ateliers ?

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ne

S. M. a donné des ordres pour que l'on mit devant voy yeux des pièces et papiers qui, à ce qu'elle espère, dopueront des informations satisfaisantes au sujet de cette expédition,

Nous avons ordre de vous informer que S.M. a positivement notifié à S. M. suédoise Je væu décidé, que dans ses arrangemens avec la France ou toute uatre puissance conti, nentale sur la question de la paix ou de la

guerre,

elle fut mue que par les considérations résultantes de sa propre situation et de ses intérêts ; tandis toutefois que S. M. regrette que la Suède ait trouvé nécessaire d'acheter la paix par des sacrifices considérables. S. M. ne peut pas se plaindre qu'elle lait conclue sans sa participation. C'est son désir le plus ardent, qu'il n'arrive aucun événement qui puisse occasioner l'ioterruption des relations amicales qu'il est dans le désir de S. M. et dans l'intérêt des deux pays de conserver. (0)

(e) La générosité de S.M.B. est vraiement admirable! Quel désintéressement ! Lorsque la

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