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pa.

commun est d'environ dix-neuf mille hectares (1), et
qu'en supposant de la régularité dans la configuration
du ressort de cette justice de paix (ce qui, en général,
est assez probable ), la carte , à l'échelle de un à vingt
mille n'excéderoit pas les bornes de la feuille de
pier grand aigle.

Nous nous sommes occupés ensuite de connoître le taux moyen de l'étendue du territoire des communes; nous l'avons trouvé ( d'après des calculs généraux faits pour tout l'empire) de 1343 hectares: de 1184 hectares dans le département de la Haute-Marne; et enfin de 1129 hectares, dans l'arrondissement communal de Wassy.

Nous avons donc vu que la feuille de papier grand aigle ( qui, à l'échelle de un à dix mille, offre six mille hectares) contiendroit la valeur de plus de cinq territoires de communes, d'après ce terme moyen de 1129 hectares.

. D'un autre côté, le nombre de communes étant au taux moyen , pris pour tout l'empire, de quatorze. par justice de paix, et même de dix-huit, dans le département de la Haute-Marne, on voit

que d'un canton (supposée placée sur une feuille de

papier grand aigle, à l'échelle de un á vingi mille ) présentera le territoire de quatorze a dix-huitcommunes, et qu'elle indiquera, dès lors, la position de quinze

la carte

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(1) Toujours sauf des exceptions : le résultat des calculs, faits sur l'ensemble du territoire de l'Empire, donne 19,183 hectares. Si l'on considère isolément le département de la HauteMarne, dans lequel se trouve l'arrondissement de Wassy, ce seroit 23,357 hectares : et dans l'arrondissement de Wassy , séparément pris , ce ne seroit plas que 20468 hectares. Ce dernier calcul s'approche davantage du taux commun que nous venons d'indiqner,

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No, 22.

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à dix-huit chefs-lieux, dont les distances à la meridienne et à la perpendiculaire de Paris , auront été déterminées.

En se reportant à la carte trigonométrique de l'arrondissement de Wassy , on verra qu'il l'est entré que de dix-huit à vingt points dans la composition des cinq tours d'horizon qu'elle présente , et qu'ils ont été convenablement formés.

Supposant donc, ce qui en général est à présumer, que les quinze à dix-huit chefs-lieux de communes,

dont nous admettons qu’un canton est formé) soient distribués sur le territoire de ce canton, à peu près de la même manière que les points pris comme sommets d'angles dans la carte trigonométrique qui nous sert d'exemple, il sera permis d'en conclure que ces quinze ou dix-huit chefs-lieux pourront être utilement employés pour former quatre à cing tours d'horizon (1),

Enfin, si l'on admet que ces chefs-lieux soient placés à peu-près à une égale distance entr'eux, chacun se trouvera éloigné de l'autre, d'environ 2,500 mètres, au taux commun; ce qui donne lieu de penser que les côtés des triangles de troisième ordre, auront de deux à trois mille mètres de longueur (2).

Résumant ce qui vient d'être exposé, relativement à la longueur des côtés des triangles de divers ordres, nous dirons :

(1) Ajoutons qu'on pourra prendre quelques points dans les cantons environnans ; ce qui même devient nécessaire , ponr assurer le rattachement. (2) Cette donnée, nons devons le faire

remarquer,

n'est qu'approximative , et ne peut empêcher que', dans certains cas qui dépendent des localités, on ne se voie forcé, soit à donner plus d'étendue aux côtés de ces triangles, soit à en réduire la longueur,

10. Que les côtés des grands triangles, ont de quinze mille à plus de trente mille mètres (7,500 à 15,000 toises) de longueur.

2o. Que ceux des triangles de second ordre, auront de douze mille à quinze mille mètres (6,000 à 7,500 toises).

30. Enfin, que ceux des triangles de troisième ordre , ne se trouveront que de deux mille à trois mille mètres ( 1000 à 1500 toises).

Si donc, l'échelle prise pour la carte trigonométrique d'une inspection, est celle de un à cent mille, les côtés des grands triangles seront représentés sur cette carte , par des lignes de quinze à trente centimètres ( 5 pouces et demi à 11 pouces): les côtés des triangles de second ordre, par des lignes de douze à quinze centimètres ( de 4 pouces et demi à 5 pouces et demi): enfin, les côtés des triangles de troisième ordre, par des lignes de deux à trois centimètres (8 à 13 lignes du pied de France).

Et par une conséquence nécessaire, si, pour la facilité du service et pour les tableaux d'assemblage, on développe quelque partie de cette carte (1) à l'ém chelle de un à cinquante mille, les côtés de chaque espèce de triangles doubleront de longueur sur le papier ; et alors, ceux des triangles de premier ordre, aurout de trente à soixante centimètres (11 à 22 pouces; ceux des triangles de second ordre, vingtquatre à trente centimètres ( 9 à 11 pouces); et enfin, , ceux des triangles de troisième ordre, de

quatre à sept centimètres ( 16 à 26 lignes du pied de France).

(1) Ce développement deviendra nécessaire pour la construction des tableaux d'assemblage dont nous aurons à parler dans un prochain numéro.

Observons , en finissant cet article , qu'il ne faut pas confondre la carte trigonométrique avec les tableaux d'assemblage.

La carte trigonométrique doit être construite de manière à offrir un certain nombre de points observés ; et ces points doivent se trouver places sur le terrein, de telle sorte, qu'en les prenant comme sommets de triangles, ils puissent: 10. présenter un réseau de triangles réguliers dont les angles , et dès-lors les côtés, ne se trouvent proportionnellement ni trop grands ni trop petits; 2°. donner le moyen de former, au moins, quatre à cinq tours d'horizon, assez également répartis pour qu'ils couvrent l'ensemble de la carte, en se rattachant à des points pris hors du territoire dont cette carte trigonométrique a pour objet de préparer la description.

La carte trigonométrique est la base sur laquelle reposent les tableaux d'assemblage qui feront la matière de l'article prochain.

SECTION II. AMÉLIORATIONS.

S. IT. Procédés.

N. I.

Mémoire sur les avantages de la multiplication

du bouleau, et sur les moyens les plus prompts et les plus économiques de former des bois de cette essence.

La seule espèce de bouleau, qui se trouve dans nos forêts est le bouleau blanc, betula alba. Cette espèce comprend, suivant quelques auteurs allemands , deux variétés distinctes; l'une hâtive, qui donne des semences mûres dès le mois de juillet ; l'autre tardive , dont

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les fruits ne mûrissent que sur la fin de septembre et ne tombent souvent qu'à l'époque des neiges. La distinction de ces deux yariétés est importante, en ce qu'elle fait connoître les époques de la maturité des semences de chacune ; et, sous ce rapport , elle mérite de fixer l'attention des forestiers.

M. de Burgsdorf, dans son manuel dont la traduction a paru il y a un an (1), a vengé le bouleau de l'espèce de déđain de plusieurs forestiers qui l'ont regardé, long-temps, comme un arbre de peu de prix. Il a rappelé les services qu'il rend à l'économie forestière, à l'agriculture et à l'économie domestique , et l'a indiqué comme une essence d'une grande ressource pour convertir en bois, des terrains incultes , et pour parer à la disette du combustible , par la promptitude de sa croissance. « C'est , dit-il, l'un des bois les plus utiles et qui convienne le plus à toute espèce de terrein, et l'on s'estimera toujours heureux de pouvoir s'en servir, pour peupler des campagnes désertes, et les préparer à recevoir, par la suite, d'autres essences plus précieuses. >>

« On l'élève en futaie, avec d'autres bois, parmi lesquels il se distingue par un très --grand rapport ; il se plait beaucoup avec les arbres résineux, jusqu'à ce que ceux-ci aient pris le dessus, époque à laquelle il faut abattre les bouleaux. On le cultive sur les landes arides, où le chêne et le hêtre ne peuvent végéter, et seul , il forme des futaies qui se maintiennent en bon état, au moyen des semis naturels et de quelques soins. Dans les hauts taillis, il offre, à la fois, des arbres de réserve, et des perches fort utiles

(1) Deax volumes in-8°, chez Arthus-Bertrand. Prix: pour Paris, 15. fr. et 10 fr. par la poste, .

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