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pas cependant que les anciens regardassent pour porter ses hoinmages ailleurs. Sa comautant les infidélités d'une femme comme pagne

délaissée trouve des gens qui la un affront déshonorant pour le mari, que pressent de se venger, qui lui persuadent comme une injustice ou un larcin punis- qu'elle en a le droit. Le dépit , l'attrait du sable, dont le mari avait le droit de se plaisir, l'agrément de n'être pas seule, la venger et de poursuivre le châtiment. haine pour un mari qui la néglige ou la

maltraite, la déterminent à suivre le couDans la suite, et principalement chez pable exemple que lui donne celui qui deles modernes dont nous connaissons mieux vait être le gardien de sa vertu , et à la façon de penser, il paraît qu'on a com- profiter des occasions qu'il lui fournit soumencé par avoir assez bonne opinion des vent à dessein , pour se conserver plus de femmes, pour ne pas croire que celle qui liberté à lui-même. aurait un mari sortable , digne de son attachement et de son estime, qui en agirait

Un tel homme ne mérite-t-il pas de bien avec elle, fùt capable de lui man- parlager par la bonte qui en rejaillit sur. quer de foi, en recherchant auprès d'un lui, le déshonneur dont il est cause que autre des plaisirs illégitimes, qu'elle pouvait son épouse se couvre ? Mais de quel mégoûter légitimement auprès de son époux. pris plus grand encore n'est pas digne celui Celte idée devait sur-tout régner dans le qui fait assez peu de cas de l'honneur de temps que les mæurs étaient plus pures

sa femme, pour souffrir, le sacbant bien, qu'aujourd'hui, et principalement lorsque sans y mettre obstacle, souvent même en les mariages formés par l'amour n'étaient facilitant les moyens par des vues basses pas des contrats dictés par l'avarice , l'or- et intéressées, que son épouse se prostitue? gueil et la tyrannie des parens , sans que quelle estime peut conserver dans le pule cœur des conjoints y entrầt pour rien. blic celui qui veut bien passer pour un Alors une femme infidelle donnait lieu de mari commode ? soupçonner que son époux n'en usait pas

Une chose appuie les réflexions que nous bien avec elle, et la traitait mal. Coinment, venons de faire, c'est que tout homme resans cela, soupçonner à une femme assez de bassesse pour aller se prostituer à d'au- d'une conduite sage, de mæurs pures, qui

connu pour être un homme de mérite tres, au mépris de son honneur, de

en agit avec sa femme comme envers l'objet engagemens, et malgré ce qu'elle trouvait choisi de son affection, qui se croit resauprès de son mari ?

ponsable de l'honneur de son épouse comme En effet, combien de femmes infidelles

du sien, ne sera pas méprisé, si malgré n'y a-t-il pas , dont le crime a sa source

ses soins, son épouse infidelle viole les dans la mauvaise conduite, les manières re

droit exclusifs qu'elle lui a donnés sur elle; butantes et le défaut de mérite du mari ? on ne le diffamera pas par le titre burlesSans que ces torts de l'époux justifient la que

de cocu ; on ne badinera pas bouffemme infidelle qui se déshonore elle-même, fonnement de son état, en le nommant peut-on nier que la plus grande partie du cocuage. On méprisera sa femme; elle blâme et de la honte ne tombe très-jus

sera l'objet de l'indignation; on conservera tement sur le mari, qui a mérité de perdre pour lui l'estime qu'il se sera acquise. le cour et l'estime de son épouse?

Quelques personnes ont cru trouver dans Lorsque les meurs se sont encore plus le mépris que, sans le partager, une femme dépravées, il n'a pas été surprenant si les adultère fait rejaillir sur l'époux qu'elle femmes ont encore été plus encouragées à "trompe, une compensation du déshondeur se livrer au désordre. A peine aujourd'hui dont se couvre une fille qui, se livrant à quelques semaines ou quelques mois se ses passions, perd sa virginité et devient sont écoulés depuis le mariage, qu'un époux mère, saps que celui qui l'a séduite souffre se dégoûte d'une femme auprès de laquelle le même déshonneur. Un jeune homme, son coeur gâté ne trouve plus de plaisirs, dit-on, n'est pas couvert de honte, quoiparce qu'ils sont légitimes. Bientôt, brûlant qu'il ait plusieurs fois commis des crimes de feux coupables, il abandonne sa femme contre la chasteté ; de même une femme

ses

marice n'est pas déshonorée par ses écarts;

La femme a été créée

pour être souinise chacun a son tour : c'est l'hoinme que sa à l'homme; sa faiblesse, ses besoins, ses femme trompe qui devient la risée du pu- incommodités fréquentes, lui ont renda hlic; c'est une fille dont un homme abuse nécessaire un proiecteur. La légèreté ordiqui, presque toujours, en porte seule la naire de son esprit, son défaut de fermeté peine.

et de courage pour résister à ses penchans,

la facilité avec laquelle elle se laisse séOn ne saurait disconvenir qu'à certains duire à ce qui flatte sa vanité, ses sens, son égards ce calcul ne soit vrai, et qu'il ne goût pour le plaisir, lui ont rendu nécessoit fondé sur le préjugé de la multitude; saire un gardien pour sa vertu, un guide mais l'erreur de la foule qui renverse les pour ses démarches, un surveillant sur idées de la saine morale, doit-elle servir sa conduite. Ce n'est pas qu'une bonne de prétexte aux personnes sensées , pour éducation n'ait pu lui rendre ces secours établir un système aussi défavorable aux moins nécessaires ; mais celte bonne édubonnes moeurs ? Rien de plus jusle que le cation, nécessaire pour la mettre au-dessus mépris que l'on a pour une fille qui fran- des piéges du vice et de l'appât de la séchit les bornes de la pudeur; malgré les duction , est bien rare. La nécessité de ces raisons qui les lui rendaient respectables; soutiens pour sa vertu et sa sagesse, est rien de plus injuste que la licence que l'on presque toujours réelle. Après les parens accorde aux jellbes hommes d'abuser des qui l'ont élevée, où les trouvera-t-elle si filles , et de pécher contre la chasteté. Nulle ce n'est dans son mari ? règle de morale , nul principe de droit naturel n'autorise la différence que nos Si donc on rejette ordinairement sur la meurs dépravées ont mise à cet égard négligence blåmable, l'imbécille faiblesse entre les deux sexes. Rien non plus dans et l'aveuglement stupide des parens, les ces deux sources de droiture ne justifie fautes de leur fille, parce qu'ils n'ont pas l'idée qu'ont adoptée trop de personnes, étudié et formé son caractère par de bons que le mari d'une femme galante fût principes et de bons exemples; parce qu'ils plus déshonoré que la femme qui le désho- n'ont pas fait attention aux compagnies nore. On comprend bien que l'on pardonue qu'elle fréquentail; qu'ils n'ont pas écarté davantage les galanteries d'une femme les occasions de séduction et de faute; qu'ils mariée, quand on n'y est pas intéressé n'ont pas arrêté à temps sa pétulance étourcomme mari , que celles d'une fille; parce die et innocente ; qu'ils n'ont pas éclairé que celle-là court moins de risque de voir ses démarcbes, même les plus secrètes ; sa faute prouvée que celle-ci. Mais sa faute n'aura-t-on pas droit de rejeter aussi les quand elle est réelle , n'est-elle pas bien fautes d'une femme sur la négligence d'un plus criminelle , puisque , outre ce que la mari, à qui sa femme appartient plus qu'à pudeur exigeait d'elle, elle est encore ses parens, dont elle est le bien, la

posliée par des relations étroites, des enga- session, le trésor; qui en conséquence degemens sacrés , une dépendance particu- vait remplir à son égard tous les devoirs lière, qui, au déshonneur dont son action d'un père, d'un conseiller, d'un direeteur, doit la couvrir à ses propres yeux, joint d'un surveillant, d'un sage dépositaire. encore l'injustice, le manque de parole, l'infidélité réelle, la perfidie, la fausseté et Tout mari qui connaitra l'étendue de ses le vol réel, dont elle se rend coupable en- devoirs à cet égard, qui les remplira avec vers son mari, à qui elle a juré d'être bon sens et eu homme sage, n'aura pas fidelle, et à qui elle a donné sur elle des à craindre d'être trompé, à moins qu'il droits exclusifs ? Disons pourtant ici , pour n'ait eu le malheur d'épouser une femme reudre raison du inépris ou de la bonte absolument perdue. Hors ce cas, dans lequel qui poursuivent un inari trompé, que le la feinme seule sera déshonorée, et le mari préjugé, tout injuste qu'il est dans bien à couvert de toute raillerie, on peut dire des cas, est en général fondé sur une raison que tout cocu l'est par sa faute, comme assez forte , qui subsiste depuis l'existence toute fille se déshonore par la faute de ses des humains.

parens.

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Que l'on examine en effet la conduite Dans les inatières de fait, les preuves ordinaire de ces époux déshonorés, et on par écrit étaient assez difficiles à faire, y trouvera la source des désordres de leurs parce qåe y ayant alors épouses. Des maris infidèles eux-mêmes , qui eussent connaissance des lettres, on presque toujours absens , peu soigneux de rédigeait peu d'actes par écrit. Les conconserver le cæur et l'estime de leur fem- ventions et autres actes se faisaient en préme; des maisons toujours remplies d'é- sence de témoins. Quand le fait était conIrangers, assez souvent sans mours; des testé , on avait recours à la preuve testifemmes toujours oisives, toujours occupées moniale. Lorsque les témoins oculaires de plaisirs vains, d'amuseinens frivoles, manquaient, alors on invoquait le témoide parties libres, de lectures séduisantes gnage d'un certaiu nombre de personnes , et propres à corrompre le cour; des fem- qui juraient et attestaient qu'elles savaient mes jeunes, veuves par l'absence de leurs et croyaient que le fait était tel

que

l'amaris, dès le commencement de leur ma- vançait celui en faveur duquel ils déporiage, et pendant plus des deux tiers de saient. Ces témoins étaient eeux que l'on la vie. Ce n'est pas aux femmes, sans appelait conjurateurs, ainsi appelés à doute, à réformer les moeurs par des lois cause du serment qu'ils prêtaient tous enque les bommes ont gardé pour eux seuls semble. le droit de donner. Est-il donc étonnant si

Ces conjurateurs étaient appelés dans l'on méprise les hommes pour des désor- l'instruction des affaires criminelles encore dres dont ils se plaignent, et qui ne sont plus souvent que dans les affaires civiles, dus qu'à leur négligence ?

la décision des affaires criminelles ne dé

ordinairement des titres

pendant pas CONJURATEURS. ( Droit civil.

et Droit

les dépositions des témoins de visu , étant criminel.)

souvent incertaines et coutraires les unes On appelait dans la basse latinité conjutatores, conjurateurs, plusieurs personnes La loi des Bourguignons (chap. 8) fisait qui juraient ensemble par serment, devant à douze le noindre ordinaire de ceux qui les juges, en faveur d'une des parties, devaient jurer ainsi ; mais le nombre des qu'ils croyaient véritable un fait dont la conjurateurs était plus ou moins grand, preuve était douteuse , ou que l'une des suivant la nature du délit , et quelquefois parties était bien fondée dans le droit que suivant la qualité des personnes. l'autre lui contestait.

Gontran, roi de Bourgogne , faisant Cette manière de prouver un fait ou un difficulté de reconnaitre Clotaire II pour droit douteux était usitée en France sous la

fils de Chilperic, son frère, Frédégonde première et la seconde race de nos rojs ; elle inère de Clotaire, non seulement jura que l'était même encore au commencement de

son fils était légitime , mais fit jurer la la troisième, et jusque vers la fin du trei- même chose par trois évèques, et par six zième siècle.

autres témoins. Gopiran n'hésita plus à On l'employait tant en matière civile reconnaitre Clotaire pour son neveu. qu'en matière criminelle. L'accusé n'était

On employait aussi cette voie pour se reçui à se purger par serment, qu'en faisant jurer avec lui des gens de sa parenté, différens autres crimes. Les conjurateurs

d'une accusation d'adultère et de

purger de son sexe, de sa profession ou voisi

n'étaient point choisis parmi ceux qui nage. C'était un renfort de preuve que avaient vu le fait, car en ce cas ils aul'on ajoutait à celle du serment du défen- raient servi de témoins ; mais ils ne se deur ou accusé.

présenlaient pour jurer qu'après avoir pris Les conjurateurs étaient ordinairement

sur la question toutes les instructions qu'ils choisis dans la famille de l'accusé, lesquels pouvaient se procurer. Aussi leur serment devenaient son conseil. Ils devaient être ir- était simplement : « qu'en leur ame et réprochables , connus de l'accusateur, et conscience ils croyaient l'accusé innocen: doiniciliés dans le lieu où il demeurait. du crime qui lui était imputé. »

aux autres.

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Le ministère des conjurateurs n'était pas Le décret du 9 noycnubre

noyenıbre 1791, relatif forcé comme celui des témoins; il leur aux émigrans, déclare suspect de conjuraétait libre de jurer ou ne pas jurer; aussi tion contre la patrie les Français rassemarrivait-il souvent que le défendeur ou blés au-delà des frontières (art. 1). Si, accusé ne trouvait pas de conjurateurs, ou au preinier janvier prochain , ils sont enqu'il n'en trouvait pas en nombre suffisant. core en état de rassemblement, ils seront

déclarés coupables de conjuration; ils seLorsque celui pour qui et avec qui ils avaient juré était conyaincu d'avoir fait

ront poursuivis comme tels et punis de un faux serment, trois des conjuruteurs

mort (art. 2). Quant aux princes français devaient, suivant la loi salique, payer cha

et aux fonctionnaires publics, civils et cun quinze sous d'amende, et tous les au

militaires, qui l'étaient à l'époque de leur tres chacun cinq sous.

sortie du royaume, leur absence , à l'époque

ci-dessus citée du 1er janvier 1792, les Voyez Glossaire de Ducange, aux mots constituera coupables du même crime de Conjurare et Conjuratores.

conjuration contre la patrie, et ils seront

punis de la peine portée dans le précédent CONJURATION. (Droit criminel.) article (art. 3). C'est un complot de personnes mal in

Cette loi est le premier cri d'indignatentionnées contre le prince ou contre l'état.

tion contre les Français qui abandonnaient

leur patrie pour rentrer dans son sein à Les hommes, dit Tacite, doivent avoir main armée, et y allumer la guerre civile. de la vénération pour les temps passés , et

Voyez Emigration, Rebellion, etc. s'accommoder au présent. Ils doivent soubaiter de bons princes , et supporter les au- CONNÉTABLIE ou MARÉCHAUSSÉE tres , car il est très-constant que ceux qui

DE FRANCE, Tome 5, page 190. en usent autrement attirent souvent une ruine totale et sur eux et sur leur patrie.

Addition. C'est une chose très-dangereuse que les conjurations, et pour les souverains et pour

Les siéges de connétablie ont été suples particuliers. L'on a vu beaucoup plus primés par la loi du 7-12 septembre 1790. de princes perdre leurs états et leur cou

La compagnie de la connétablie a été supronne par cette voie que par le sort des primée par la loi du 16 janvier - 16 féarmes. La raison est qu'il y a peu de

vrier 1791, qui a en même temps ordonné gens en état de faire une guerre ouverte

que les officiers, sous-officiers et cavaliers à une tête couronnée ; mais quand il s'agit qui possédaient leur élat à titre de charge, de conjurations, les moindres particuliers seraient remboursés. peuvent les entreprendre. D'un autre côté, les sujets ne peuvent pas former de des- CONNAISSEMENT, ou POLICE DE seins plus téméraires et plus basardeux

CHARGEMENT, Tome 5, page 199. que de conspirer contre leur souverain; car de quelque manière qu'on envisage un CONQUÊT. Tom. 5, pag. 200. iel projet , il est toujours très-difficile et très-dangereux. De là vient que de tous

Addition. ceux qu'on entreprend , il y en a fort peu qui réussissent. Les bornes de cet ou

L'acquisition faite pendant le mariage, à titre de licitation ou autrement, de

porvrage ne nous permettent pas de traiter

tion d'un immeuble dont l'un des époux cette matière importante dans les détails qui peuvent lui convenir, soit par rapport

était propriétaire par indivis, ne forme aux princes et aux étais, soit par rap- point un conquét, sauf à indemniser la port aux sujets ou aux citoyens. Voyez la

communauté de la somme qu'elle a fourConjuration de Catilina, par Salluste, et

nie pour cette acquisition.... (Code Civil, la Conjuration de Venise, par l'abbé de

art. 1408.) Saint-Réal.

Voyez Communauté, Contrat de mariage, Pactions matrimoniales , Société d'ac- et irrésistible par lequel l'homme se rend quêts, etc.

témoignage à lui - même du bien et du

mal qu'il fait. La conscience est ce que CONSANGUIN, CONSANGUINITÉ. nous dicle la lumière naturelle, la droite

raison. Quelquefois nous n'avons point Tome 5, page 209.

d'autre guide pour régler notre raison, que

la conscience, et alors c'est à notre égard CONSCIENCE.

l'interprète des volontés de Dieu. La cons

cience est un juge incorruptible, qui ne 1. Ce mot, en métaphysique,

signifie s'appaise jamais ; c'est un miroir qui nous la connaissance que nous avons de nos perceptions actuelles, quelles qu'elles soient.

montre perpétuellement nos taches, et duEn morale, il désigne la connaissance des quel il vous est impossible de vous détour

ner la vue. C'est un bourreau qui déchire seules perceptions que notre ame a de la moralité des actions. Ainsi, pour nous en

impitoyablement le cœur de celui qui en tenir d'abord à la notion la plus simple de méprise les lois. cet objet, pous définirons la conscience en

La conscience a ses erreurs, ses faux disant qu'elle est la connaissance ou le sen- scrupules, ses ridicules inquiétudes ; cetiment intime que nous avons des juge- pendant une bonne action devient maumens que notre ame porte sur la conve- vaise par cela seul qu'elle est faite contre nance ou la disconvenance morale des ac- le sentiment de la conscience. Si la constions,

cience était toujours à l'abri de l'erreur Selon celle définition , agir contre la

dans ses jugemens, dès qu'elle aurait pro

noncé décisivement, nous n'aurions de parti conscience, c'est agir contre la connaissance que nous avons du jugement que nous

sage à prendre que celui de lui obéir sans avons porté sur la moralité d'une action; donc du devoir de lout homme qui ne veut

hésiter; mais elle peut se tromper; il est c'est la faire comme convenable, quoique d'après notre intime conviction, nous sa

pas faire le mal, d'examiner, jusqu'à quel chions bien qu'elle ne l'est pas.

point il peut se rendre raison à lui-même

du jugement qu'il porte. Souvent dans cet Pour que nous ayons la conscience de examen il découvrira que l'approbation ce jugement sur la moralité des actions, il qu'il donne à une action, n'est que l'effet faut qu'il ait été porté; pour qu'il soit porié, d'un préjugé, d'une passion, et non de la il faut que vous soyons capables de juger vue réelle de la convenance morale. Dans de la moralité des actions. Comme on ne ce cas, nous devons approfondir l'examen peut pas juger de ce qui n'est point connu, de cette action , et la comparer avec les ce jugement suppose nécessairement la con- règles clairement connues, et sur-tout avec naissance de ce qui constitue la moralité des ce que nous jugerions nous-inêmes , si nous actions. Comme il n'y a point de conscience étions l'objet de cette action au lieu d'en logique pour un être qui n'a point de per

être les auteurs. Agir avant cet examen, ceptions, il n'y a point de conscience mo- c'est montrer qu'on se soucie peu de faire rale pour un être qui ne juge point de la bien ou mal, qu'on fait peu de cas de l'ordre moralité des actions. C'est donc dans le ju- et qu'on a peu de respect pour l'auteur de gement que l'ame porte sur la moralité des toute justice ; agir après, et agir contre le actions, que consiste essentiellement la cons- sentiment de sa conscience pour s'abancience morale. Or, c'est la capacité que nous

donner à ses passions particulières, est-ce avons de juger de la moralité des actions, le fait d'un homme de bien ? qui fait de l'homme un être moral, capable

Conscience du juge. de vice ou de verlu, digne de blâme ou de louange, d'estime ou de mépris, selon qu'il a suivi dans sa conduite les règles de la des jurés est le seul guide qu'ils doivent

En matière criminelle , la conscience convenance morale.

suivre dans leurs décisions. (Loi du 16-29 La conscience, d'après ces idées, est cette septembre 1791.) L'art. 372 du Code des lumière intérieure, ce sentiment profond Délits et des Peines, du 3 brumaire an 4,

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2.

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