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17 vendémiaire an 2, un décret de la con- redevance, la permission de former un
vention nationale portant suppression de établissement pour la pêche du corail, dans
toutes les compagnies financières et de com le voisinage de Tabarque, ile située sur les
merce; mais, par un décret formel du 26 côtes d'Alger.
germinal an 2 (feuilleton 559, pag. 5),
l'assemblée déclara ce décret faux et sup-

Ce premier établissement, appelé depuis

Bastion de France, fut détruit en 1568, et posé ; elle ordonna qu'il serait remplacé par rétabli en 1597 ; mais la première comcelui dudit jour 26 germinal, par lequel pagnie française ne s'y fixa qu'en 1604, les compagnies financières sont et demeurent supprimées; et il est fait défenses à après avoir renouvelé ses capitulations avec tous banquiers, négocians et autres persoones quelconques, de former aucun éta

Louis XIII fit hâlir en 1637, un fort sur blissement de ce genre, sous aucun pré- les ruines du Bastion de France. Quelque texte, et sous quelque dénomination que ce temps après, ce fort ayant été abandonné, soit.

la compagnie transféra son établissement

à la Calle, où elle ne prospera qu'après On comprit par ce décret que toutes les

1694.
compagnies de commerce quelconques ,
étaient généralement supprimées.

Cette année, le dey et le divan d’Alger

déclarèrent la compagnie propriétaire inLe gouvernement directorial fit porter commutable du Bastion de France, de la une loi le 30 brumaire an 4 ( bulletin 5, Calle, de cap Rosse et de Bonne. Elle ohn° 27, 3me série), qui déclara que la loi tint encore le privilége exclusif pour la du 26 germinal an 2, concernant les com- pêche du corail dans les iners dépendant pagnies et associations commerciales , était d’Alger, et pour la traite des laines, de la abrogée, sur le motif qu'il était urgent de cire, du cuir, des peaux, etc., dans ses donner au commerce toute l'activité et la établissemens. liberté qui lui sont nécessaires pour accroître les ressources de la France.

Le dey et le divan convinrent aussi avec

elle que, si, par malheur, les Français et les Quelques compagnies ont été rétablies. Algériens étaient en guerre, les établisse Nos prédécesseurs n'ayant parlé que de la mens de la compagnie ne seraient point seule compagnie des Indes, nous allons pré- inquiétés par des Algériens : Les affaires de senter l'origine de celles qui ont existé, et l'état, dit le traité, ne devant pas préjudicier dont quelques-unes ont été rétablics depuis la suppression ordonnée par la loi du 26

Pour jouir de ces avantages,

la germinal an 2.

compagnie

devait payer annuellement au diyan d’Alger SI. COMPAGNIES POUR LE COMMERCE quatre mille doubles d'or. DE L'AFRIQUE.

Par un autre traité passé, le 15 juillet

1714, avec le bey de Constantine, la com3. Les compagnies de commerce ont pagnie obtini la permission de charger, à établi une division en deux branches sur l'exclusion des musulmans mêmes, des blés, les côtes d'Afrique : d'une part, en com de l'orge el des féves dans les villes de Bonne, mercant exclusivement sur les côtes de Bar- de Tarcul et de Stora. barie, et de l'autre sur les côtes situées audelà de Gibraltar; la première se coinpose dans le même temps en France,

Des arrêts du conseil d'état ordonnèrent

l'exécution des compagnies d'Afrique et de celles du Levant; et l'autre de celles de Guinée et du

de ces traités; par celui du 15 juin 1712 ,

le roi avait concédé à la compagnie d'Afrique Sénégal.

le commerce exclusif de la côte de BarCompagnies d'Afrique.

barie; il le concéda par arrêt du 4 juin 1719, 4. Les compagnies d'Afrique de la pre- pour vingt-quatre ans à la compagnie des mière espèce doivent leur origine à deux Indes orientales. marchands de Marseille, qui obtinrent des Mais cette compagnie ayant supplié sa Maures, en 1560, moyennant une forte majesté d'accepter la rétrocession du com

au commerce.

merce de Barbarie, le roi, par arrêt du 21 du 15 juillet 1772, qui, défendant l'entrée novembre 1730, accorda à Jacques Auriol des blés du Levant et de Barbarie dans le et à ses associés tous les droits et les exemp port de Marseille par les vaisseaux anglais, tions dont avaient joui les précédentes com a laissé la compagnie maitresse du compagnies d'Afrique. Le privilége d'Auriol merce des blés étrangers; tandis que les expira en 1740.

défenses faites en 1770, d'embarquer dans L'année suivante, le roi créa, par édit

nos ports des grains et des farines pour les du mois de février , enregistré au parlement pays étrangers, et par conséquent pour le de Provence, le 23 mars, la compagnie port libre de Marseille, procuraient à cette royale d'Afrique ; il lui concéda le privilege mème compagnie le commerce exclusif des exclusif du commerce des états d'Alger et

grains dans cette ville, et dans une grande

partie de la Provence dont Marseille est le de Tunis, excepté celui de ces capitales, et

seul entrepôt.
de quelques villes déclarées libres.
En 1743, Dureil, agent de la compagnie,

Les pêches de corail de la compagnie ont

aussi été favorisées sous le ministère de ratifia avec le dey et le divan, les ancieus traités passés par les compagnies précé

M. l'abbé Terray par l'interruption des dentes.

pèches de Corse. Les commencemens de la compagnie

En 1773, le roi permit à la compagnie

de faire une nouvelle répartition, à raison royale d'Afrique ne furent pas heureux; elle fut privée par la guerre de Tunis, en

de 250 liv. par action, ce qui faisait pour les

douze mille actions, 300,000 liv.
1742, d'un établissement élevé au cap Nègre.
La

peste, qui ravagea le royaume d'Alger, En 1774, selon l'arrêt du conseil du 26 interrompit ensuite son commerce; des cor février de cette année, la compagnie prela saires Algeriens lui enlevèrent, en 1744, au roi, 1,200,000 liv.

pour

la construction presque tous ses pécheurs de corail, les des formes du port de Toulon. Maures massacrèrent soixante-dix de ses

Enfin l'administration de la compagnie employés, et réduisirent en captivité les habitans de la Calle. Enfim, jusqu'en 1751, 1765 qui l'avait fixée à Marseille, jusqu'au

n'a pas changé de forme depuis l'édit de la chambre du commerce de Marseille a élé

moment où cette compagnie a été supprimée obligée, par divers arrêts du conseil, de la

au moins implicitement par la loi du 21-29 secourir annuellement de 40,000 liv.

juillet 1791, (pag. 247.) Cependant la compagnie complait, en Cette loi déclare, art. ier, « que le com1701, un béaélice de 270,000 liv. Peut être merce des échelles du Levant et de Barbarie eût-elle continué à prospérer, sans les mal est libre à tous les Français; » art. 2, « qu'il versations de quelques-uns de ses employés. est libre d'envoyer de tous les ports du Son capital, porté à 1,200,000 livres, et royaume, des vaisseaux et des marchandises divisé en douze mille actions, n'était plus dans toutes les échelles. que de 500,000 liv. en 1766.

Art. 3. « Tout négociant peut faire des M. Martin , nommé en 1766 directeur établissemens dans toutes les parties du par la chambre du commerce de Marseille, Leyant et de la Barbarie, en fournissant et par les actionnaires de Paris, parvint à dans la forme usitée, et jusqu'au règlement rétablir l'ordre et l'économie. Sa sagesse a qui sera incessamment présenté à l'asseinconduit la compagnie à un point de pros- blée nationale, sur le mode d'organisation périté auquel elle ne pouvait espérer d'at de l'administration du Levant, un cautionteindre : au mois de décembre 1773, le nement qui garantisse les autres établissecapital était de 1,812,445 liv.

mens français, des actions qui pourraient On a reconnu que la compagnie était

être exercées contre eux, par son sait ou

celui de ses agens.... redevable de ses succès , non seulement à la guerre des Russes et des Turcs qui a Art. 5. « Les retours du commerce du augmenté le commerce de la compagnie Levant et de Barbarie pourront se faire dans le Leyant, mais encore à une décision dans tous les ports du royaume, après avoir

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fait quarantaine à Marseille, et avoir ac- la régie nationale des douanes, au profit quilié les frais et les droits imposés par de la nalion. l'administration du Levant, à la clrarge de Art. II. « Les marchandises importées rapporter un certificat de santé.

directement du Levant par navires franArt. 6. « Les marchandises provenant cais, quoique pour le compte des étrangers, desdits retours, à l'exception des tabacs qui jouiront de la même franchise que celles

importées pour

le y seront traités comme dans les

des Français. autres

compte

ports du

royaume, pourront entrer à Marseille, Il paraît que, malgré les dispositions de s'y consommer, et en être réexportés par celte loi, l'administration de la compagnie, mer, en franchise de tout autre droit, que établie à Marseille, n'en subsistait pas celui imposé pour l'administration des moins. échelles....

Le bureau de celle administration était Art. 8. « Le transit par terre desdites composé d'un directeur principal à appeinmarchandises de Marseille pour Genève,

temens fixes, d'autant de directeurs qu'il y la Suisse, le Piémont, la Savoie, l'Alle avait d'actionnaires qui se présentaient, en magne et les Pays-Bas de la domination déposant vingt actions dans la caisse de la étrangère, sera affranchi de tous droits, à compagnie, de quatre députés de la chamla charge que lesdites marchandises seront bre du commerce de Marseille, et du seexpédiées sous plomb, par acquit à caution crétaire archiviste de cette chambre. portant soumission de les faire sortir dans

La compagnie avait un agent à Paris qui le délai de trois mois, par l'un des bureaux payait les dividendes aux actionnaires, et de Chaparillan, Poutde Beauvoisin, Seyssel, leur communiquait le bilan que lui enMeyriú, Verrieres de Joux, Jougnes, voyait le bureau d'administration. Héricourt, Strasbourg, Saint-Louis, Saarlouis, Thionville, Givet, Valenciennes et

L'inspecteur du commerce de Marseille Lille.

était président de la compagnie. Ce com

missaire du roi devait surveiller et autoriArt. 9.

« Dans le cas où les retours du ser les délibérations, arrêter les dépenses, Levant s'effoetueraient dans d'autres ports

et rendre compte de tout au ministre. que celui de Marseille, après y avoir fait quarantaine, les marchandises importéession définitive.

Voyez ci-après , nombre 20 : Suppresseront à leur arrivée, entreposées sous la clef de la régie. Celles desdites marchandises

Compagnie du Levant. qui seront tirées de l'entrepôt pour être

5. La plus considérable fut établie en réexportées par mer, og passer à l'étranger 1670, par lettres patentes , pour le comen transit, ne seront sujeites à aucun droit.

merce des échelles de la mer Méditerranée Celles qui entreront dans la consommation

et des possessions du grand seigneur, sidu royaume paieront les droits mentionnés à l'art. 7.

tutes sur les côtes de Barbarie et d'Afrique.

Son privilége lui fut accordé pour vingt « Pour favoriser le commerce ans; elle obtint , en vertu d'un arrêt du direct des Français au Levant, les mar- 18 juillet de la même année , 10 liv. de chandises du Levant et de la Barbarie, gratification pour chaque pièce de drap comprises dans l’érat annexé au présent dé- qu'elle exporterait au Levant, l'exemption cret, importées de l'étranger, même sur de tout droit d'entrée pour les munitions bâtimens français, ou directement du Le- de ses vaisseaux, un prêt de deux cent vant sur navires étrangers , ou sur navires mille livres sans intérêts, pour six ans; français ayant relâché à l'étranger et y

enfin, plusieurs droits lucratifs et bonoayant fait quelque chargement, seront as- rables pour les actionnaires. Cette compasujetties, tant à Marseille que dans les au- gnie ne fut pas renouvelée après le terme tres ports du royaume, au droit de vingt de sa concession. pour cent de la valeur portée par ledit état. Ce droit sera indépendant de celui du tarif

Compagnie du Sénégal. général , et sera perçu par les préposés de 6. Le commerce de la partie méridio

Art. 1o.

vers le

nale et occidentale de l'Afrique, située au- d'Occident ayant été subrogée aux droits delà du détroit de Gibraltar , commença de celle des Indes orientales, continua le par une association de quelques négocians commerce exclusif du Sénégal jusqu'en qui vendirent leur établissement de la pe- 1766 , qu'il fut déclaré libre. lite ile de Saint-Louis, située à l'embouchure du Niger, à la grande compagnie

Compagnie de Guinée. des Indes occidentales, formée en 1664 par M. Colbert, et qui fut supprimnée en 1674.

L'arrêt du conseil rendu le 12 sep

tembre 1685, pour diviser entre les comL'édit qui supprima cette compagnie, pagnies le commerce des côtes d'Afrique déclara libre le commerce qu'elle faisait situées entre le cap de Bonne-Espérance et précédemment dans les iles de l'Amérique; le cap Blanc , fixa le commerce de la commais il lui permit de céder ses priviléges, pagnie du Sénégal sur les côtes comprises ainsi que ses établissemens, pour soixante- depuis le cap Blanc jusqu'à la rivière de dix-buit mille livres, et la redevance d'un

Serre-Lyonne, et celui de la compagnie de marc d'or chaque année, à la compagnie Guinée, depuis cette rivière jusqu'au cap portant le nom du Sénégal, établie par ar- de Bonne-Espérance. rêt du 8 novembre 1673.

Le coin merce exclusif des nègres fut conLes engagemens de la compagnie du Sé

cédé pour vingt ans à la compagnie de négal envers le gouvernement étaient de Guinée : elle ne fut tenue d'aucune indemporter , pendant huit ans, deux cents negres pité envers la compagnie qui avait précéchaque année aux iles françaises d'Amé- demment joui de ce privilége. rique, pour lesquels elle devait recevoir une gratification de 13 liv. par lête ; et le

Ses engagemens

gouverneroi lui assurait toutes les facilités qu'elle ment furent de porter mille nègres dans pouvait desirer pour ce commerce. Les les colonies françaises de l'Amérique, et marchandises qu'elle importerait devaient douze mille marcs de poudre d'or dans le être affranchies de la moitié des droits dans

royaume. le royaume , et elle s'était obligée de

payer chaque année un marc d'or au domaine

Ayant eu la permission du roi de traiter d'Occident.

avec les ministres de Philippe V, roi d'Es

pagne, pour le transport des nègres dans Cette compagnie vendit son privilége et les colonies de cette monarchie en Améses concessions pour 10,015 liv. , à une rique, elle prit le nom de compagnie autre compagnie , qui se forma en 1681, d’Assiente; et, pour favoriser son comet qui, en vertu d'un édit de celte année merce, le roi ordonna, par arrêt du 28 ocjouit des mêmes avantages que la précé- cobre 1701, que toutes les marchandises depte, en contractant ses engagemens.

qu'elle ferait venir de l’Assiente jouiraient Le conseil jugeant, en 1684 , que le droit, elle pourrait faire passer dans le

du droit d'entrepôt ; que, sans payer aucun commerce de cette compagnie était trop

royaume des marchandises de l'Amérique; étendu, le partagea entre elle et une com

qu'elle jouirait de l'exemption de la moipagnie qui s'établit alors sous le nom de

tié des droits d'entrée sur le cacao qu'elle compagnie de Guinée.

ferait venir pour la consommation du La même année il se forma , en vertu royaume; enfio , qu'elle serait pareillement de lettres patentes , une nouvelle compagnie exempte de tout droit de sortie sur les mar. du Sénégal , qui commerça sans succès

chandises qu'elle exporterait du royaume jusqu'en 1696. La compagnie qui lui suc- en Afrique et en Amérique. céda ne fut pas plus heureuse ; ce qui détermina le duc d'Orléans , régent, à

Le privilége de cette compagnie cessa la réunir à la compagnie d'Occident en

à la paix d'Utrecht; et, en vertu de let

tres patentes du 16 janvier 1716, le roi 1719.

donna à tous ses sujets la liberté de comQuelques mois après, la compagnie mercer sur les côtes de Guinée.

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S II. COMPAGNIE POUR LE COMMERCE prosita que de la permission qui lui fut DE L'AMÉRIQUE.

donnée de vendre ses possessions.

Poiseret acheta, en 1649, pour soixante 8. Il a été établi plusieurs compagnies de commerce pour celte partie du nouveau

mille livres, la Guadeloupe, Marie - Ga

lande, les Saintes, et tous les effets qui apmonde avec des priviléges plus ou moins étendus ; nous allons en offrir l'apperçu. Ceda la moitié de son marché à Houel, sou

partenaient à la compagnie dans ces iles. Il Compagnie des îles de l'Amérique.

beau-frère. La Martinique, Sainte-Lucie,

la Grenade et les Grenadins furent vendus 9. C'est la plus ancienne du nouveau pour soixante mille livres à Duparquet. monde. Elle obriot, sous le ministère du Poincy, commandeur de l'ordre de Malte, cardinal de Richelieu, en 1626, des lettres et commandant général des iles de l'Amépatentes qui lui abandonnèrent la propriété rique, acquit au nom de l'ordre de Malte, de toutes les îles qu'elle mettrait en valeur, en 1651, Saint-Christophe, Saint-Martin, lui concédèrent le droit d'y commercer Saint-Barthélemi, Sainte-Croix et la Torexclusivement, et l'autoriserent à se faire

tue, pour quarante mille écus. Ces traités payer cent livres de tabac ou cinquante li- furent confirmés par lettres patentes, qui vres de coton par chaque habitant, depuis réservèrent au roi la souveraineté des iles seize jusqu'à soixante ans.

cédées à l'ordre de Malte. La religion de

vait les posséder comme fief de la couLe gouvernement exigea pour ces

ronne et n'en pouvait confier l'adininiscouragemens, que la compagnie entretint trois prêtres dans chaque habitation; qu'elle

tration qu'à des Frauçais. ne fit

passer dans ses établissemens que des Telle fut la fin de cette compagnie, dont naturels français et catholiques, et qu'à cha- les priviléges furent, ainsi que ceux des que mutation de roi , elle prêtât foi et hom

compagnies de l'Amérique, accordés à celle mage, el présentât une couronne d'or.

des Indes occidentales, formée par M. ColQuoique les moyens de la compagnie bert. fussent bornés, ses établissemens prospérèrent tellement, que les Français arborè

Compagnie de la Nouvelle-France. rent bientôt leur pavillon dans toutes les

L'édit de sa création fut donné

par iles voisines; de sorte que, par arrêt du

Louis XIII, au mois de mai 1628; il ac12 février 1635, le roi permit à la compagnie de nommer un commandant géné- Canada ou de la Nouvelle-France, du fort

cordait à la compagnie la concession du ral, des capitaines et des gens de guerre Québec et des pays qu'elle découvrirait

. pour la défense des iles, et de créer des

D'autres dispositions cédaient à la compaofficiers pour y exercer la justice.

gnie deux vaisseaux, et le privilége exclusif Ce n'est qu'à cette époque qu'elle prit de toute espèce de commerce, excepté celui le titre de Compagnie des îles de l'Amérique de la morne et de la baleine, parce que la Ses succès la dévorèrent bientôt d'ambi- pêche en était déclarée libre aux Français tion; des gains excessifs empèchèrent que habitans du Canada; enfin, par cet édit, ces établissemens fussent fructueux à l'état. le roi permettait à la compagnie de bâtir Elle aurait anéanti les colonies par la cherté les foris et forteresses qu'elle jugerait nédu prix des vivres qu'elle leur vendait, cessaires à la défense du

cessaires à la défense du pays; d'eriger des et le bas prix des marchandises qu'elle en terres en fiefs, marquisats et comtés, et achetait, 'si les colons n'eussent formé des d'établir des tribunaux pour exercer la jus

les Hollandais, qui vendaient tice en son nom. et achetaient à des conditious plus avanta

Pour rendre ces avantages utiles à l'état, geuses.

la compagnie devait faire passer au Canada Ce commerce interlope entraîna la ruine pendant la première année de son établissede la compagnie. En vain obrint - elle de ment, trois cents hommes de différens ménouveaux priviléges , et un renouvellement tiers, français et catholiques, et quatre pour vingi ans, par l'édit de 1642; elle ne mille pendant les quinze années suivantes;

10.

liaisons

avec

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