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ordre, ainsi que les généraux, de partir dans la journée Pour qu'elle fü l officielle, il faudroit qu'elle såt signée pour Laon et pour Soissons.

par le ministre. On a retiré des fortifications de Montmartre une

M. le comte Carnot: la lettre est non-seulement partie des canons en fonte déjà mis en position. On signée par le ministre de la guerre, mais écrite en entier les a remplacés par des pièces en fer d'un plus gros

de sa main, la puisé les faits dans les rapports. Il calibre.

a porté ces faits à la couuoissance de l'empereur qui On a inondé les fossés qui entourent les travaux en a approuvé la communication. faits à Saint Chanmont et à la Villette.

M. le comte Latour-Maubourg : si les faits ne sont Le comte d'Erion, loin d'avoir péri à la bataille du

pas vrais, je demande que le ministre de la guerre soit 18, comme le bruit en a couru, u'a pas même été

mis en état d'accusation, pour avoir voulu tromper la blessé.

chanıbre des pairs et celle des représentans. Le lieutenant-général Lhéritier n'a point été fait

M. le comte de Flahaut : cette lettre est conforme prisonnier, comme on l'avoit dit; il a seulement élé à la vérité; c'est sur mon rapport qu'elle a été rédigée. blessé au bras droit, dans une charge de cavalerie, où, à Le 18, le maréchal Grouchy avoit remporté un grand la tête du 8e régiment de cuirassiers, il a evlevé un

avantage et battu l'armée Prussienne aux ordres du drapeau aux Anglois.

maréchal Blucher; il doit avoir 40 mille hommes au

moius sous ses ordres. M. le général Lefebvre-Desnouettes est arrivé à

Le prince de la Moskwa insiste. Laon avec la moitié de sou régiment; la garde impériale

Le comte de Poutécoulaut. Je demande la fin de se réunit à Soissons. Un avis du gouverneur de Dunkerqne, M. le comte remarqué, c'est que le prince, dans sa discussion, a

cette discussion pénible pour nous tous. Ce que j'y ai Leval, porte qu'une expédition assez considérable, destinée à ravager nos côtes, se prépare dans les ports l'honneur d'être son parent, et je suis ainsi appelé à

paru blâmer les opérations du maréchal Grouchy. J'ai de l'Angleterre. ll invite les habitans de ces contrées à défendre sa réputation : le maréchal s'est båttu en bon courir aux armes à la moindre apparition de l'ennemi,

Frauçois, en bon soldat, en bon général. 11 est éton. et leur annonce que la garnison leur prêtera tous les

nant que l'on se permette de jeter du blame sur la secours nécessaires. On écrit de Strasbourg que le quartier-général de

conduite de ce général, sans avoir une counoissauce l'armée du Rhin est sur le point de quitter Weissembourg,

positive des faits.

Le prince de la Moskwa. Je ne prétends pas pour être transféré entre Landau et Lauterbourg. Un magasin à poudre près de Saint-Malo a sauté il inculper le maréchal Grouchy. Il ne pouvoit prendre

l'initiative des manæuvres, et je suis le premier à y a quelque jours : le garde-magasin a péri victime de

reconnoître qu'il a fait son devoir comme bou François cette explosion, qu'on attribue à un accident. Il n'y

et comme général, mais j'atteste qu'il ne peut avoir en avoit que deux milliers de poudre dans ce magasin.

ce moment 40 mille hommes sous ses ordres. On mande de Manhein, le 14 Juin, que la grande

Ou demande la clôture de la discussion. Elle est colonne Russe qui devoit traverser la vallée du Necker pour se rendre à Manheim, a reçu ordre de se porter

appuyée par un grand nombre de membres et adoptée.

M. le comte d'Aubusson : la commission u'a-t-elle par Pforzheim vers la Suisse. On annouce, comme devant paroître très-prochaine

rien à communiquer à la chambre ?

M. le comte Thibaudeau : la commission s'étoit ment, un ouvrage ayant pour titre : De l'art de faire des discours pour toutes les circonstances, et de prouver

proposée de vous faire un rapport; mais la déclaration les choses les moins claires ; par une société des gens

de l'empereur que vous venez d'entendre rend ce rapport

parfaitement inutile. Cependant si l'assembléc le désire, en place.

je puis lui rendre compte de ce qui s'est passé.

Plusieurs voix : cette demande n'est pas appuyée;

l'ordre du jour. Il est mis aux voix et adopté, Chambre des Pairs.-Séance du 22 Juin. La

A cinq heures, le veu de l'assemblée sera consulté séance est ouverte à cinq heures et demie.

pour savoir l'heure de la réunione M. le comte de Lacépède la préside. Un de MM. les secrétaires se présente pour lire un

Cette proposition est adoptée.

La séance est suspendue. message de la chambre des représentans.

A trois heures et demie, elle est reprise. M. le ministre de l'intérieur. Je demande la parole.

La résolution de la chambre des représentans est M. le comte Thibaudeau : le message a pour objet

adoptée par celle des pairs. d'annoncer les nominations d'une commission.

M. le comte Lavalette. Il seroit bon pour éviter Le ministre lit une déclaration de l'empereur aux

les retards que les lois adoptées fussent envoyées par des François. (Voyez l'article de Paris.)

courriers extraordinaires. Il y aura 24 heures de

gagnées. J'offre tous le moyens qui sont en mon' existante est demandé par le comte de Lameth et adopté.

pouvoir, Le prince de la Moskwa donne des détails, sur la

La proposition est adoptée unaniment, et sera marche et le monvement des armées.

communiquée à la chambre des représentans. Le maréchal Grouchy et le duc de Dalmatie ne

On va faire une communication adressée par le sont pas dans le cas de réunir 60 mille hommes.

ministre de la guerre. Il est impossible de les réunir sur la ligne de l'armée du Nord.

Ce sont les lettres des généraux Bonnemain et Le maréchal, Grouchy, dit-il, n'a pu réunir Dumonceau, qui ont été communiquées également à la particulièrement plus de 7 à 8 mille hommes.

chambre des représentans. Le duc de Dalmatie n'a pu rien .rallier à Rocroy, La séance est suspendue et remise à buit heures du et vous n'avez d'autres moyens de sauver la patrie que

soir. d'ouvrir des négociations.

N. B. La séance a été reprise à neuf heures du soir. M. le comte Latour-Maubourg. Il ne s'agit ici

La chambre a procédé à la nomination des deux ni d'un rapport d'un général en chef ou d'un officier

membres du gouvernement.

M. le duc de Vicence et M. le barou Quinette out général de l'armée, ni d'une communication officielle du gouvernement, le papier qui vient d'être lu peut

été nommés et proclamés par le président, être assimilé aux journaux, ce n'est que le rapport particulier de deux officiers, qni n'out pu connoître Nous donnerons la fin de ces débats interes. l'ensemble des opérations subsequentes de l'armée. sans, dans notre prochain numéro.

à la commission

$6

Paris, le 22 Juin.--Déclaration au peuple François., et à celle du monde. Napoléon a abdiqué le pouvoir

François, en commençant la guerre pour soutenir | impérial; sou abdication a été le terme de sa vie l'indépendance nationale, je comptois sur la réunion de politique; son fils est proclamé tous les efforts, de toutes les volontés, et le concours de Votre constitution nouvelle, qui n'avoit encore que 'toutes les autorités nationales : j'étois fondé à en espérer de bons principes, va recevoir tous ses développemens, le succès, et j'avois bravé toutes les déclarations des et ses principes mêmes vont être épurés et agrandis. puissances contre moi.

Il n'existe plus de pouvoirs jaloux l'un de l'autre ; " Les circonstances me paroissent changées. Je l'espace est libre au patriotisme éclairé de vos repré:en. m'offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. tans ; et les pairs sentent, pensent et votent comme vos Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations, et n'en | niandataires. avoir réellement voulu qu'à ma personue! Ma vie Après vingt-cinq années de tempêtes politiques, politique est terminée, et je poclame mon fils sous le voici le moment où tout ce qui a été conçu de sage, titre de Napoléon II, empereur des François.

de sublime, sur les institutions sociales, peut être “ Les ministres actuels formeront provisoirement perfectionné encore dans les vôtres. le conseil de gouvernement: l'intérêt que je porte à Que la raison et le génie parlent, et de quelque mon fils, m'engage à inviter les chambres à organiser côté que se fasse entendre leur voix, elle sera écoutée. sans délai la régence par uue loi,

Des plénipotentiaires sont partis pour traiter au “ Uuissez vous tous pour le salut public et pour nom de la vation, et négocier avec les puissances de rester une nation indépendante,

l'Europe cette paix qu'elles out promise à une coudition (Signé) “NAPOLEON."

qui est aujourd'hui remplie Cette déclaration a été portée, à une heure, aux Le monde entier va être attentif comme vous à deux chambres ; savoir, à la chambre des pairs par M. leur réponse; leur réponse fera connoitre si la justice et Je comte Carnot; à la chambre des représantans par M. les promesses sont quelque chose sur la terre. le Duc d'Otrante.

François ! soyez unis; ralliezvous tous dans des Les délibérations prises par les chambres sur cette circonstances si graves. communication, ont été présentées dans l'après-midi Que les discordes civiles s'apaisent; que les dissen. à Sa Majesté par des députations composées des mem- timens se taisent en ce moment où vont se discuter les bres du bureau de chacune des chambres,

grands intérêts des nations. Sa Majesté a répondu à l'une et à l'autre de ces Soyez unis du Nord de la France aux Pyrénées, de députations a-peu-près en ces termes:

la Vendée à Marseille. M. le président, je vous remercie des sentimens Quelqu'ait été son parti, quel que soient ses dogmes que vous m'exprimez. Je recommande à la chambre politiques, quel homm: né sur le sol de la France de renforcer les armées, et de les mettre dans meilleur pourroit ne pas se ranger sous le drapeau national pour état de défense: qui veut la paix doit se préparer à la défendre l'ivdépendance de la patrie! guerre. Ne mettez pas cette grande 'nation à la merci On peut détruire en patrie des armées ; mais de l'étranger, de peur d'être deçus daus vos espérances, l'expérience de tous les siècles et de tous les peuples le Dans quelque position que je me trouve, je serai heue prouve, on ne détruit pas, on ne soumet pas surtout une reux si la France est libre et indépendante. Si j'ai nation intrépide qui combat pour la justice et pour sa remis le droit qu'elle m'a douné, à mon fils, de mon liberté. vivant, ce grand sacrifice je ne l'ai fait que pour le bien

L'Empereur s'est offert en sacrifice, en abdiquant. de la nation, et l'intérêt de mon fils, que j'ai en consé.

Les membres du gouvernement se dévouent en quence proclamé empereur.

acceptant de vos représentans les rênes de l'état. Paris, le 23 Juin-Des officiers qui arrivent de

(Signé) T. BERLIER. l'armée affirment que le maréchal Grouchy est venu à Mont-Saint-Jean, a repris quarante pièce de canon et

La commission du gouvernement, recueilli une partie de nos autres équipages, que les

Vu la résolution des chambres portant que tous les Anglois, écrasés, n'ont pu que lui disputer foiblement; qu'il a rallié beaucoup de monde, et a fait sa retraite François sout appelés à la défense de la patrie, arrête sur Namur; enfin, que l'ennemi n'est pas entré sur le

ce qui sait :

Art. ler. territoire François.

Les jeunes gens de 1815, restant des Les lettres de Valenciennes du 21 de ce mois de

160,000 hommes dont la levée a été ordonnée le 9 Octo. parlent de l'apparition sur ce point d'aucun corps

bre 1819, seront sur le champ mis cu activité. eunemi: les nouvelles du Lille du 29 nous sont arrivées

2. Les jeunes gens de 1815, mariés antérieurement comme à l'ordinaire, et gardent le même silence sur les

à la publication du présent arrêté, sont dispensés de troupes étrangères. On a aussi reçu des lettres d'Aves

l'appel. nes, de Rocroy, de Mézière, en date du 21 et do 22 gardes nationales, de grenadiers ou de chasseurs mobilisés

3 Les individus faisant partie des bataillons des Les troupes Françoises continuoient à se rallier sur ces différens points: les soldats de la garde impériale qui antérieures, son mis à la disposition du gouvernement,

qui appartiennent aux classes levées en 1815 et années se sont trouvés à l'affaire de Mont-Saint-Jean, se rendent à Laon, où est établi le quartier-général.

pour être employés dans l'armée de ligne, soit en corps On assure que vous sommes à Saint-Jean-de-Mau

de bataillous, soit par leur incorporation dans les cadres rienne; que la division du général Desbauges est, à

de l'armée. l'Hôpital-sous-Conflans: les troupes de Briançon et des

4. Les individus mariés, compris dans l'article. environs ont été dirigées sur Suze, qui doit être en notre précédent, resteront dans les bataillons de garnison. pouvoir depuis le 18. On attend d'un moinent à l'autre

5. Les bataillons de gardes nationales qui auront des nouvelles favorables de la division Dessaix.

ainsi fourni des hommes à l'armée seront complettés · Les habitans de la capitale accueillent avec intérêt par les départemens anxquels ils appartiennent. les militaires blessés qui reviennent de l'armée, et

6. Les autorités administratives chargées d'opérer s'empressent de leur prodiguer des secours.

ce complettement, appelleront d'abord, à cet effet, les Paris, le 24 juin. Actes du gouvernement.

hommes bon mariés ou les hommes veufs sans enfaps. Proclamation de la commission du gouvernement aux

7. Le ministre de la guerre est chargé de l'exécution François. Paris le 24 Juin 1815. François, dans l'es

du présent arrêté, qui sera inséré au bulletin des lois. pace de quelques jours, des succès glorieux et un revers (Signé) Le Duc d'OTRANTE. Comte GRENIER. affreux ont de nouveau agité vos destinées. Un grand sacrifice a paru nécessaire à votre paix. 'NETTE.

CAULAINCOURT, Duc de Vicence CARNOT. Quae

LONDRES, le 30 JUIN.

a été livré aux alliés, et les derniers fout mention de
sou embarquement prochain au Havre pour veuir en

Angleterre. En outre, hier matin, après l'arrivée d'un
Le gouvernement a reçu hier des dépêcles de lord courier Autrichien, le bruit a couru à la Bourse Royalc
Wellington ; et des extraits en ont été promptement que les dépêches qu'il avoit apportées apuonçoient que
publiées dans une gazette extraordinaire, dont nous Bonaparte s'étoit lui-même abandonné à la générosité
allous mettre la traduction sous les yeux de pos lecteurs. de son illustre vainqueur, en se rendant au quartier-
SUPPLEMENT A LA GAZETTE DE LONDRES, DU MARDI général du Duc de Wellington. Toutes ces rumeurs
27 JUIN.

ont produit une forte sensation dans la capitale, pendant

quelque temps; mais on a su ensuite que notre gouver.
Publiée le Jeudi 29,

nement n'y ajoutoit pas foi ; el que la nouvelle de la

reddition du proscrit avoit été seulement communiquée
Département de la Guerre.-Downing-street. au courier Autrichien, sur le continent, par un autre
le 29 Juin.

courier; et que les dépêches reçues par le comte de

Merweldt n'en faisoient aucune mention.
Lord Bathurst a reçu aujourd'hui des dépêches du
feld-inaréchal Duc de Welliogton, dont suiveut des

Les journaux de Bruxelles disent que les régicides
extraits.

qui composent le prétendu gouvernement provisoire en
Le Cateau, le 22 Juin, 1815. Francé, ont offert à Lord Welliugton d'établir tel
Nous avons continué de marcher sur la gauche de gouvernement qui seroit jugé nécessaire, à l'exception
la Sambre depuis que je vous ai écrit: le maréchal

du légitime, et de lui livrer des forteresses s'il vouloit
Blucher a passé cette rivière le 19, poursuivant l'ennemi, suspendre les hostilités. On peut juger de la nature
et les deux armées sont entrées hier sur le territoire

de la répouse que le héros leur a te, d'après la
François, les Prussiennes par Beaumont, et l'armée proclamation et l'ordre du jour qu'il a publiés à sou
alliées sous mon commandement par Bavay.

entrée en France et d'après le compte qu'il rend dans
Les restes de l'armée Françoise se sont retirés sur

sa dernière dépêche de la remise de Cambray à un
Laon. Tous les avis portent unanimement qu'elle est gouverneur nommé par Louis XVIII. Le maréchal
dans l'état le plus déplorable,et qu'outre ses pertes dans

Blucher a refusé également de prêter l'oreille aux
la bataille et en prisonniers, elle perd un nombre propositions des rebelles, et n'a pas releuti d'un seul
immense d'hommes par la désertion.

instant ses opérations.
Les soldats quitient leurs corps par détachemens et
s'en retournent chez eux; ceux de la cavalerie et de L'embargo qui avoit été mis à Calais et dans
l'artillerie vendent leurs chevaux aux habitans des d'autres ports des France, a été levé. En conséquence
campagnes.

il est arrivé divers vaisseaux venant de ces ports, et dix
Le Se corps qui, ainsi que j'en ai informé Votre malles ont été reçues ce matin. Elles n'ont point
Seigneurie dans ma dépêche du 19, avoit été détaché apporté de journaux de Paris plus recens que ceux de
pour observer l'armée Prussienne, est resté dans le Lundi deruier : la gazette de France dit que Napoléon,
voisinage de Wavre jusqu'au 20 ; il a effectué alors sa

est partis de Paris le 25, pour aller au Havre, où il
retraite par Namur et Dinant. Ce corps est le seul qui s'embarquera pour l'Angleterre avec ses frères Jérôme
reste entier.

et Joseph, et trois personnes de sa suite. MM. de la
Je, ne puis pas encore transmettre à Votre Sei- Fayette, d'Argenson, Pontécoulant et Laforêt ont été
gueurie les rapports des tués et blessés de l'armée dans envoyés au quartier-général des alliés, et deux maréchaux
les dernières actions.

à celui de Lord Wellington.
J'ai la plus grande satisfaction à vous informer que Paris continue d'être dans une grande agitatioo :
le colonel Delancey n'est pas mort; il est grièvement le retour du roi y est impatiemment attendu, et toutes
blessé, mais ou doute pas de sa guérison et j'espère les caricatures qui pouvoient être considérées comme
qu'elle sera prompte.

offensantes envers S. M. et sa famille ont disparu : les
Joncourt, le 25 Juin.

membres du gouvernement et ceux qui ont le plus
Ayant appris que la garison de Cambray n'étoit d'influence dans les deux chambres sont méprisés, et ne
pas très-forte et que la place n'étoit pas bien pourvue montreut pas moins de pusillanimité que de bassesse. Il
de ce qui lui étoit nécessaire pour sa défense, j'y envoyai y a eu au Havre des insurrections contre les militaires.
avant-hier le lieutenant-général Sir C. Colville, avec Un exprès venant de Paris est arrivé ce matin dans
une brigade de la 4e division, et la brigade de cavalerie la cité : la cours du change sur l'Angleterre a hausés
de Sir Č. Grant ; et d'après son rapport sur la force rapidement à Paris. Il y a été tiré beaucoup de lettres
de la place, j'envoyai toute la division hier matin. de change, pour le compte de Bonaparte, sur ce pays-ci.

J'ai maintenant la satisfaction de vous rendre
compte que Sir C. Colville a pris la ville par escalade
hier au soir, et d'après les communications qu'il a enes

GUERNESEY.,
depuis avec le gouverneur de la citadelle, j'ai tout lieu
déspérer que ce poste aura été rendu à un gouverneur PRIS DE LA FARINE. Première Qualité, 65 sch. Je sač.
envoyé par le roi de France pour en prendre possession

RATS DU PAIN, Deux penys et demi la livre.
aujourd'hui.

St. Quentin a été abandonné par l'ennemi, ct il est
en la possession du maréchal Blucher, et le château de

CALENDRIER DE LA SEMAINE.
Guise s'est rendu hier au soir.

Tous les avis s'accordent à assurer qu'il est impos-
sible à l'ennemi de rassembler une armée pour nous

A,, Plejne Basse

de la Noms des Saints, de Mer. Mer.
faire face.

SEMAINE

L. l. m. h.
Il paroît que le corps François qui étoit opposé
aux Prussiens le 18 de ce moin, et qui avoit été à

Samedi 8

21 7 21 1 39
Wavre, a grandement souffert dans sa retraite et a

Dimanche 97 laprès la Trinité. 8
perdu quelques-uns de ses cauons.

91 2 21
Lundi 10

8 57 S
Mardi 11

9 45! 3 57
Avant la publication de ces dépêches, nous avion Mercredi 12

10 33 4 45
reçu les journaux de Bruxelles du 27, et ceux de Paris Jeudi 13

7111 211 5 33
Qu 26 Les premiers disent vaguement que Bonaparte Vendredi

JOURS

1.5.dum.

9 6 21

8112

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