Abrégé d'histoire de France: Nouvelle éd. accompagnée de cartes...Moyen age

Front Cover
Armand Colin, 1896 - France - 388 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Common terms and phrases

Popular passages

Page 149 - Renault s'arma dans l'avant-cour, et prenant une hache des mains d'un charpentier qui travaillait, il frappa contre la porte pour l'ouvrir ou la briser. Les gens de la maison, entendant les coups de hache, supplièrent le primat de se réfugier dans l'église , qui communiquait à son appartement par un cloître ou une galerie ; il ne le voulut point, et on allait l'y entraîner de force , quand un des assistants fit remarquer que l'heure des vêpres avait sonné. « Puisque c'est l'heure de » mon...
Page 150 - Où est l'archevêque ? — Le voici, répondit Becket ; mais il n'ya pas de traître ici. Que venez-vous faire dans la maison de Dieu avec un pareil vêtement ? quel est votre dessein ?— Que tu meures.
Page 1 - Peuple de guerre et de bruit, ils courent le monde l'épée à la main, moins, ce semble, par avidité que par un vague et vain désir de voir, de savoir, d'agir; brisant, détruisant, faute de pouvoir produire encore. Ce sont les enfants du monde naissant; de grands corps mous, blancs et blonds; de l'élan, peu de force et d'haleine; jovialité féroce, espoir immense. Vains, n'ayant rien encore rencontré qui tint...
Page 229 - ... lui, comment il tient les clefs des portes en ses mains pour trahir la ville. » Le prévôt des marchands s'avança, et dit :
Page 41 - Mais un opprobre dont la flétrissure ne s'efface jamais, c'est de lui survivre et de revenir sans lui du combat. Le défendre, le couvrir de son corps, rapporter à sa gloire ce qu'on fait soi-même de beau, voilà le premier serment de cette milice.
Page 56 - Brunehaut, fille, sœur, mère, aïeule de tant de rois, fut traitée avec une atroce barbarie; on la lia par les cheveux, par un pied et par un bras, à la queue d'un cheval indompté qui la mit en pièces. On lui reprocha la mort de dix rois ; on lui compta par-dessus ses crimes, ceux de Frédégonde.
Page 150 - Dans ce moment il reçut par derrière un coup de plat d'épée entre les épaules ; et celui qui le lui porta lui dit : " Fuis, ou tu es mort." Il ne fit pas un mouvement ; les hommes d'armes entreprirent de le tirer hors de l'église, se faisant scrupule de l'y tuer. Il se débattit contre eux, et déclara fermement qu'il ne sortirait point, et les contraindrait à exécuter sur la place même leurs intentions ou leurs ordres.
Page 116 - Harold , fils de Godwin, tranquille dans les contrées méridionales de l'Angleterre , vit arriver près de lui un messager de Normandie qui lui parla en ces termes : « Guillaume , duc des Normands , te « rappelle le serment que tu lui as juré , de ta « bouche et de ta main , sur de bons et saints re
Page 149 - Regnault, fils d'Ours, parut à l'autre bout de l'église, revêtu de sa cotte de mailles, tenant à la main sa large épée à deux tranchants, et criant : " A moi, à moi, loyaux servants du roi ! " Les autres conjurés le suivirent de près, armés comme lui de la tête aux pieds, «t brandissant leurs épées.
Page 290 - Humble à la vérité, mais déjà poétique. Son village était à deux pas des grandes forêts des Vosges. De la porte de la maison de son père, elle voyait le vieux bois des chênes. Les fées hantaient ce bois; elles aimaient surtout une certaine fontaine près d'un grand hêtre qu'on nommait l'arbre des fées, des dames. Les petits enfants y suspendaient des couronnes, y chantaient. Ces anciennes dames et maîtresses des forêts ne pouvaient plus, disait-on, se rassembler à la fontaine; elles...

Bibliographic information