Page images
PDF
EPUB

lon, et en fait dériver le nom d'Ara lunæ, supposant que Diane y était l'objet d'un culte particulier.

1o Le comté d'Arlon était compris dans le patrimoine de Sigefroy, premier comte de Luxembourg; il reçut par la suite le titre de marquisat.

2o A la mort de Sigefroy, le comté d'Arlon échut à son fils aîné Henri I, qui devint duc de Bavière et qui laissa le comté à son fils Henri II.

F

3° Henri II étant mort sans enfant, vers 1032, le comté d'Arlon retourna à Conrad, petit-fils de Sigefroy, et qui eut pour successeurs Walcram I, Foulgues et Walcram II.

4° Walcram II étant mort sans enfant mâle, sa fille Adèle porta le comté d'Arlon dans la maison de Limbourg, par son mariage avec le duc Henri III qui, après la mort de sa femme, en 1093, eut une guerre à soutenir contre l'archevêque de Tréves, Egilbert qui éleva sur le marquisat d'Arlon des prétentions, souvent renouvelées depuis au nom de cet archevêché.

5° En 1214 Walcram, fils de Henri III duc de Limbourg, constitua le marquisat d'Arlon en dot à sa femme Ermesinde, héritière du comté de Luxembourg; depuis cette époque le marquisat d'Arlon est resté uni comme fief au comté de Luxembourg.

Peu de villes ont été aussi souvent incendiées par accident; elle l'a été en 1427, en 1542, en 1562, en 1568, en 1660, et la dernière fois le 11 mai 1785.

Les guerres ne l'ont pas épargnée davantage en 1558, les Français sous les ordres du duc de Guise, la détruisirent de fond en comble; en 1604, elle fut saccagée par les troupes hollandaises sous les ordres du comte d'Hollach; en 1651 elle fat ravagée par les Français; en 1671 ses fortifications furent rasées; en 1793, elle fut pillée par les Français à la suite de la bataille qu'ils gagnèrent près de cette ville sur les Autrichiens, le 9 juin de cette année. Il ne reste à Arlon aucun monument

qui en alteste l'antiquité; après le sac de 1558, Mansfield fit enlever les antiques qui s'y trouvaient et en décora son palais à Luxembourg. En 1654, le duc de CroyHavré, gouverneur du duché, fit restituer la fameuse ara de Diane qui fut détruite par les révolutionnaires de 1795.

Sous le gouvernement autrichien, Arlon était le chef-lieu de la prévoté de ce nom. Le dernier prévot a été M. de Feller, père de l'abbé de Feller, (François Xavier) né à Bruxelles, pendant un voyage de sa mère, le 18 août 1735, et qui s'est toujours con. sidéré comme luxembourgeois.

Pendant la réunion des provinces belges à la France, Arlon n'a été qu'un chef. lieu de canton; pendant la réunion de ces provinces à la Hollande, Arlon est devenu le chef-lieu d'un district administratif; depuis la révolution de 1830, Arlon est le chef-lieu de la province, et le siége d'un tribunal d'arrondissement.

Bien qu'Arlon appartienne au quartier allemand, cette ville et la route d'Arlon à Longwy, font partie du territoire attribué à la Belgique par le traité du 15 novembre 1831; dans un premier projet, on avait adopté pour limite la ligne qui sépare l'arrondissement de Neufchâteau de celui de Luxembourg, ce qui eût laissé Arlon hors de la Belgique. Cette délimitation fut changée sur une réclamation partie de Bruxelles et due aux observations de M. Nothomb. Malheureusement la nouvelle ligne fut tirée presque au hasard, la conférence de Londres s'étant contentée d'une dépêche télégraphique, et n'ayant pas attendu les instructions détaillées qui arrivèrent trop tard (M. Nothomb, Essai sur la révolution belge, 3o éd. p. 311-312).

Sous le gouvernement du roi Guillaume, il a été question de fortifier Arlon; ce projet a été abandonné sans que les motifs de ce changement de résolution soient connus. L'on s'était déjà occupé de la levée des plans.

En prenant possession, par son arrêté du 16 octobre 1830, de la province de Luxembourg, le gouvernement belge a

fixé provisoirement le siége du chef-lieu à Arlon; cette ville s'est depuis beaucoup agrandie et embellie; son sort dépend de la conservation du chef-lieu de la province et du maintien du statu-quo; à cette double condition, intermédiaire par sa situation entre la partie allemande et la partie wallonne de la province, placée sur la lisière des ardennes, qu'elle met en rapport avec le reste du pays, elle peut promptement devenir une ville considéra

ble.

Arlon est le lieu de naissance de Latomus, ou Lemasson, Barthelemi, né l'an 1487, écrivain, premier professeur d'éloquence latine au collége de France, mort à Coblence en 1566;

De Cholinus, Materne, habile imprimeur, mort à Cologne;

De Heldt, Mathias, chancelier de l'empire sous Charles-Quint, mort à Cologne, en 1563;

Du philanthrope, Buche, Henri Michel, mort en 1648, fondateur d'associations d'artisans.

ARLONCOURT, dépendance de la commune de Longwilly.

ARSDORFF, dépendance de la commune de Bigonville.

ARVILLE, commune du canton, de l'arrondissement et à 112 lieue O. de Saint-Hubert, à 9 lieues N. O. d'Arlon, et à 12 lleues 213 N. O. de Luxembourg.

Ses dépendances sont: Chirmont, Lorcy et Poix.

(Par suite d'un arrêté royal du 28 août 1828, la ferme de Chirmont a été réunie à la commune de S.-Hubert).

Hydrographie : L'Homme et plusieurs de ses affluens arrosent la commune d'Arville.

SOL Bas, entrecoupé de collines; le terrain, d'une profondeur moyenne, est composé d'argile, de sable et de rocaille.

AGRICULTURE: On y récolte tous les ans environ 3,500 rasières de pommes de terre, 1,500 de seigle et 2,000 d'avoine.

[ocr errors]

Animaux domestiques: 66 chevaux, 15 poulains, 512 bêtes à cornes, 91 veaux et 236 porcs. Éducation des abeilles.

POPULATION: 598 habitans.

HABITATIONS: Il y a 122 habitations rurales, une église, une chapelle, une maison communale et une école.

COMMERCE ET INDUSTRIE: Cette commune possède deux affineries de fer et un moulin à farine.

ROUTES ET CHEMINS: aucune grande route ne traverse la commune. Les chemins vicinaux sont praticables dans toutes les saisons.

ARVILLE, ruisseau qui prend sa source au S. du bois de Saint-Hubert et se jette dans le ruisseau de Poix à quelque dis tance au S. O. d'Arville.

ASPELT, ruisseau qui prend source près de la ferme de Calashoff, au N. 0. de Weiler-la-Tour, coule vers Aspelt, suit, sur une partie de son cours, la limite qui sépare la province de Luxembourg de la France, en traversant les villages d'Altwies, de Mondorff et d'Hermerange, quitte cette limite près de Grandereu et se jette dans la Moselle, au village de Chartreux de Retel à 172 lieue au S. O. de Sierck (France).

ASPELT, dépendance de la commune de Frisange.

ASSEL, dépendance de la commune de Bous.

ASSELBORN, commune du canton et à 1 lieue, N. O. de Clervaux, de l'arrondissement et à 5 lieues N. O. de Diekirch, à S lieues 112 N. d'Arlon, et à 9 lienes 112 N. de Luxembourg.

Ses dépendances sont : Bivisch, Boxhorn, Demeschbach, Moulin d'Asselborn, Rimlingen, Sassel et Stockem.

HYDROGRAPHIE: La Woltz et le Troynes arrosent le territoire.

AGRICULTURE: Ce territoire produit, année commune, 25 rasières de froment, 2,800 de seigle et 3,600 d'avoine. Animaux domestiques : 79 che

[merged small][ocr errors]

t

COMMERCE ET INDUSTRIE: Il y a une pe tite tannerie et 2 moulins à farine, mús par l'eau.

ROUTES ET CHEMINS: Chemins vicinaux, praticables dans toutes les sai

sons.

ASSELSCHUER, dépendance de la commune de Lorentzweiler.

ASSENOIS, commune du canton, de l'arrondissement, et à 314 de lieue S. S. E. de Neufchâteau; à 5 lieues O. d'Arlon, et à 9 lieues 113 O. de Luxembourg.

Ses dépendances sont : Bernimont, Constenmont, Habaru, Lavaux, Lesart, Lesfossés, Naleumont et Nivelet.

HIDROGRAPHIE: Deux cours d'eau circulent sur le territoire, l'un du N. au S. l'autre de l'E. à l'O.

SOL La surface de cette commune est élevée, entrecoupée de collines et rocailleuse. On y exploite de la pierre à bâtir dans trois carrières.

AGRICULTURE: Du seigle, de l'avoine, des pommes de terre et du foin, tels sont les principaux produits de l'agriculture de ce terroir. · Animaux domestiques : 129 chevaux, 70 poulains, 514 bêtes à cornes, 92 veaux, et 214 porcs.

[merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small]

de Namur à Arlon traverse le territoire vers l'E.

ASSENOIS ET SCIERIE, dépendance de la commune de d'Offagne.

ASSENOIS, dépendance de la commune de Hompré.

ASTHOFF, dépendance de la commune de Bettendorff.

ATHUS ET MOULIN D'ATHUS (Atthem), dépendance d'Aubange.

De la grande route, non loin du confluent de la Chiers et de la petite rivière de Messancy, un peu plus bas que le moulin d'Athus, on aperçoit un monticule, où la tradition a placé la tombe d'un général romain. On le trouve en face du Titelberg (voir ce mot), qui se présente ici d'une manière imposante, garni de deux montagnes latérales, peut être ainsi disposées de main d'homme.

ATTERT, rivière qui prend sa source dans les environs de Nobressart, à 1 lieue au S. O. du village d'Attert, se jette dans l'Alzette un peu au-dessus de Berg,

ATTERT, commune du canton et à 1 lieue 173 N. d'Arlon; de l'arrondissement et à 5 lieues 0. de Luxembourg.

Ses dépendances sont : Grendel, Luxeroth, Nothomb, Post, Schadeck, Schockville et Toutelange.

HYDROGRAPHIE: Une petite rivière nommée l'Attert prend sa source dans cette commune, au-dessus du fourneau de Luxuath; cette rivière active quelques moulins, et usines qui sont établis le long de son cours.

SOL: Élevé, entrecoupé de collines dent une partie est couverte de bois; au pied de ces collines on rencontre quelques prairies de bonne qualité. Dans la partie méridionale le terrain est sablonneux ou argi. leux, tandis que sur les autres points, principalement ceux qui touchent aux Ardennes, le sol est rocailleux.

AGRICULTURE: On récolte froment, avoine et fort peu d'orge. · Les princi 2

[ocr errors]

paux légumes cultivés en grand sont les pommes de terre, les choux, les carottes et les betteraves. Les arbres fruitiers les plus répandus sont le pommier, le poirier et surtout le prunier dont les fruits se vendent en grande partie dans les communes environnantes.-Bois taillis plantés de chênes et de hêtres. L'exploitation se fait de vingt à vingt-cinq ans.-Pour le labour on emploie ordinairement les chevaux ou les boeufs. L'engrais usité est le fumier mélangé avec de la chaux. -La première année on sème le froment, la seconde l'avoine et la troisième la pomme de terre. La journée d'un ouvrier que l'on nourrit coûte communément cinquante centimes; les femmes employées au travail des champs, ne reçoivent que trente cinq centimes. Parmi les animaux utiles à l'agriculture les chevaux occupent le premier rang; ils servent en outre pour toute espèce de transport, et ils peuvent être vendus avec grand avantage pour le service de l'artillerie et de la cavalerie légère. - Bêtes à cornes, la plupart laitières; moutons, lièvres, perdrix, grives, canards sauvages. Dans les parties de la commune avoisinant les bois, on rencontre des chevreuils, des sangliers et même des loups, lorsque l'hiver est rigoureux. On élève quelques abeilles. Les cours d'eau et les étangs fournissent la truite et le brochet. POPULATION: 2216 habitans. En 1833 il y a eu dans cette commune 14 mariages, 83 naissances et 65 décès.

HABITATIONS: Une partie des maisons est bâtie en pierres et couverte en ardoises; le reste présente la même construction mais avec toiture en chaume. Les habitations sont agglomérées au chef lieu. Il y a une église et une école où l'on enseigne l'allemand et le français; résidence de 2 officiers et de 32 gardes.

COMMERCE ET INDUSTRIE: 3 moulins à blé mus par eau, une scierie, un moulin à huile, 6 fours à chaux, une ardoisière, 2 poteries, un fourneau pour le fer brut, 15 métiers à tisser la toile. On y fabri

que du linge de table qui est très-recherché.

ROUTES ET CHEMINS: La route de Namur à Arlon traverse la commune du N. au S.

AUBANGE (Ibingen), commune da canton et à 1/2 lieu S. de Messancy; de l'arrondissement et à 4 lieues 112 0. de Luxembourg, et à 2 liêues S. d'Arlon.

Ses dépendances sont : Athus, Clemarais et Moulin d'Athus.

HYDROGRAPHIE: La Chiers et deux de ses affluens arrosent le territoire.

SOL: Argileux et rocailleux, entrecoupé de petites collines.

Agriculture: On récolte tous les ans environ 1,200 rasières de froment, 1,500 de méteil, 100 d'épeautre, 150 d'orge, 2,400 d'avoine, 150 de feveroles, 50 de pois, 20 de vesces, 20 de colza et navette, 10 de graine de trèfle et 7,550 de pommes de terre. - Animaux domestiques: 164 chevaux, 39 poulains, 498 bêtes à cornes, 74 veaux et 455 porcs. On y élève des abeilles. POPULATION: 1,024 habitans.

-

HABITATIONS: On y compte 182 babitations rurales, 6 fermes, 2 églises et 2 écoles; plusieurs belles maisons particulières; un château à Clemarais.

COMMERCE ET INDUSTRIE: Il y a 6 moulins mus par l'eau, dont 2 à farine, un à monder l'orge, un à tan, un à huile et un à scier le bois.

ROUTES ET CHEMINS: Elle est traversée par la route de Luxembourg à Longwy et par celle d'Arlon à Longwy. La situation d'Aubange s'est beaucoup améliorée depuis 1830; c'est par Aubange que l'on se dirige de la Belgique sur la France an lieu de passer par Luxembourg, depuis trois ans les voitures publiques ont pris cette nouvelle direction; et un relai de postes a été établi à Aubange.

AUBY, dépendance de la commune de Cugnon.

AUSBOURG, ruisseau qui prend sa source au village de Dalheim, où il reçoit

deux autres petits ruisseaux dits Willemsbourg et Naufbourg, passe à travers ou à proximité des villages de Gondelange, de Waldbredimus, de Rollange, de Bous et de Stadbrédimus, où il se jette dans la Moselle.

AUTEL-BAS, (Nieder-Elter) commune du canton et à 315 de liene S. E. d'Arlon; de l'arrondissement et à 3 lieues 213 0. de Luxembourg.

Ses dépendances sont : Autel-haut, Barnich, Birel (ferme), les Barrières, ClaireFontaine, et le Fourneau, Seylerhoff, Stehnen et Weyler.

HYDROGRAPHIE : Un ruisseau qui a sa source sur le territoire alimente deux moulins à farine.

SOL Bas, entouré de collines; terrain argileux; quelques parties sablon

[merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small]
[blocks in formation]
[ocr errors]
[ocr errors]

POPULATION: 649 habitans.

HABITATIONS: Il y a 126 habitations rurales, une église, une chapelle et une école.

COMMERCE ET INDUSTRIE : Un moulin à farine et un à scier le bois, mus par l'eau.

ROUTES ET CHEMINS: Chemins vici

naux.

HISTOIRE : C'est par erreur que beaucoup de géographes et d'historiens supposent que c'est à Awenne dans le Luxembourg que s'est livrée la bataille du 20 mai 1635, entre les Français et les Espagnols; cette bataille s'est livrée à Avins, ou Auvin, dans le pays de Liége, non loin de Terwagne (v. Dewez, Hist. gén. de la Belgique, tom. vII, 2e éd., p. 13 à la note).

AWEZ, dépendance de la commune d'Érezée.

AYE, commune du canton, de l'arrondissement et à 172 lieue O. de Marche; à 12 lieues N. O. d'Arlon, et à 15 lieues 172 de Luxembourg.

Cette commune a pour dépendance Hassonville.

« PreviousContinue »