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431

Metz.

5 6 16

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MONTPELLIER ,

4

NANCY...

Nimes.

4 7 13 14 3 5 5 6 7

ORLÉANS. . .

PARIS. .

Report ..
Ardeones.
Moselle,
Aude,
Aveyron
Hérault
Pyrénées-Orientales .
Meurthe.
Meuse.
Vosges.
Ardèche
Gard.
Lozère.
Vaucluse.
Indre-et-Loire.
Loir-et-Cher
Loiret.
Aube.
Eure-et-Loir
Marne.
Seine.
Seine-et-Marne.
Seine-et-Oise.
Yonne
Landes..
Basses-Pyrénées .
Hautes-Pyrénées,
Charente-Inférieure
Deux-Sèvres.
Vendée..
Vienne.
Cotes-du-Nord
Finistère.
Ille-et-Vilaine.
Loire-Inférieure.
Morbihan
Allier
Cantal
Haute-Loire
Puy-de-Dôme
( Eure .
Seine-Inférieure.
Ariége..
Haute-Garonne.
Tarn.
Tarn-et-Garonne.

16,779,902

319,167 421,258 284,285 375,083 367,343 173,592 444,603 326,372 419,992 364,416 376,062 140,788 251,080 306,366 249,462 318,452 258,180 286,368 356,632 1,194,603

333,260 470,948 362,961 288,077 451,683 244,196 460,245 310,203 356,453 294,250 607,572 576,068 549,417 486,806 446,331 311,361 257,423 298,137 587,566 425,780 737,501 265,607 468,071 351,656 239,297

1,117

24
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19

3 24 44 23 51 33 29 66 501

58 116 45 14 14

7 42 20 11 25 33 33 12 25 33

9 10 8 9 50 105

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16 13

7 14 4

TOULOUSE

9 15

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Pour les observations de suicides, voir celles qui se trouvent aux articles AMOUR, AVARICE, AMBITION, COLÈRE, JALOUSIE, PARESSE, VANITÉ , etc.

Outre les ouvrages déjà cités dans cet article, je dois encore mentionner : les Entretiens sur le Suicide, par M. l'abbé Guillon; De la Manie du Suicide et de l'Esprit de révolte, par J. Tissot, de Dijon; enfin la traduction de l'Histoire critique et philosophique du Suicide, du P. Appiano Buonafede , par MM. Armellino et Guérin.

CHAPITRE XIV.

DU DUEL.

Si le duel n'est le plus ordinairement que le résultat de la colère, de la vengeance, ou d'un funeste préjugé , souvent aussi il est l'effet d'une passion sanguinaire, qui montre à quel degré de férocité l'homme peut être conduit quand il ne met aucun frein à ses penchants.

A beaucoup d'égards, le duel peut être rapproché du suicide, surtout sous ce rapport, que tous deux semblent se jouer des lois divines et humaines. Mais l'homme résolu à s'ôter la vie ne saurait, si coupable qu'il soit, l’être autant que le duelliste, qui, se sentant le plus fort ou le plus adroit, provoque sa victime, et l'égorge sans pitié, en se glorifiant de son crime.

Tuer est, pour cette espèce d'hommes, un besoin, une habitude; on en a vu se désespérer quand ils avaient passé une semaine sans aller sur le terrain. J'en ai connu un qui se battait souvent trois fois dans la même journée : lorsqu'il n'avait pas d'injure à venger pour son propre compte, il se faisait le champion de ses amis, souvent même de personnes avec lesquelles il n'avait jamais eu aucune liaison. Blessé plusieurs fois, il s'affligeait de ses souffrances uniquement parce qu'elles l'empêchaient d'assouvir sa rage; mais, à peine guéri, il parcourait les lieux publics, la tête haute, la me

nace sur les lèvres, et le regard étincelant comme celui d'un animal féroce qui cherche sa proie. Avait-il trouvé la sienne, il ne la quittait plus, entrait en fureur quand on voulait la lui arracher; et souvent, au lieu d'une affaire, il s'en faisait trois ou quatre. Du reste , il regardait ces jours-là comme les plus beaux de sa vie. Ce spadassin, cité longtemps comme l'une des meilleures pointes, eut le sort réservé à la plupart de ses pareils : il fut tué à Dieppe par un jeune marin qui, de sa vie , n'avait manié un fleuret.

Cette espèce d'hommes , fort commune autrefois, l'est beaucoup moins de nos jours; l'opinion en a fait justice. Moins éclairée anciennement, cette reine capricieuse du monde commandait le duel au nom de l'honneur, elle le condamne aujourd'hui au nom de l'humanité; et nos lois , d'accord avec elle, le poursuivent avec rigueur, en l'assimilant à l'homicide volontaire. Espérons que leur double influence achèvera de triompher d'une féroce coutume que nous ont léguée les siècles d'ignorance et de barbarie, et qui blesse à la fois la nature, l'ordre public, la morale et la religion.

« Le duel, dit un savant jurisconsulte, est contraire an droit naturel, puisque tous les animaux sont organisés de manière à conserver leur vie, et que l'instinct les porte tous à veiller à leur sûreté individuelle.

« Il est contraire à l'ordre social, puisque, dans tout État civilisé, chacun se doit à la défense commune, que la vie de chacun appartient au prince et à la patrie, que nul ne peut disposer de sa per

sonne, ni même s'exposer aux dangers d'un combat à mort, sans nécessité et sans avantage pour son pays.

« Il est contraire à la religion, puisqu'elle défend à l'homme d'offenser, de blesser, de tuer son semblable; qu'elle lui ordonne même de pardonner les injures.

« Il est contraire à la raison, puisque l'offensé , sous le prétexte d'obtenir une juste réparation d'une injure, est souvent blessé ou tué, et que son adversaire victorieux ajoute , pour toute satisfaction, un meurtre à un outrage et un crime à un délit.

« Il est même contraire aux lois de l'honneur; car si l'honneur prescrit à celui qui est outragé de demander à l'auteur de cet outrage une juste satisfaction, il lui défend aussi , pour atteindre ce but , d'employer une voie que condamnent tout à la fois le droit naturel, la loi civile, la morale et la religion. » (Loyseau , Mémoire sur le Duel.)

Dans un discours sur les moyens les plus efficaces d'extirper le duel en France, M. le baron de Saint-Victor avait proposé, en 1820 : 1° d'interdire la profession de l'escrime quant à l'éducation civile ; de la modifier quant à l'éducation militaire, et d'empêcher, par une discipline sévère, que cet art ne fût dirigé contre des Français ; 2° de changer la dénomination de point d'honneur en celle de point d'insulte; 3° d'amener tous les militaires et fonctionnaires de l'État à prêter serment d'honneur qu'ils n'y auront jamais recours ; 4° d'attacher du déshonneur à se battre; 5° d'exclure des emplois et des réunions particulières ceux qui se parjureront;

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