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D. Quels sont vos deroirs envers vous-même! R. Mes devoirs envers moi-même sont: de n'aimer que moi seul, et de faire à la plupart des hommes ce que je ne voudrais pas qu'ils me fissent; de sacrifier à mon intérêt personnel , meme mon père et ma mère; de montrer peu de respect pour le roi , mais de compenser cet oubli par ma servilité a légzi de ceux qui exercent l'autorité en son nom; de baiser la poussière sous les pas de mes supérieurs, et d'étendre ase verge de ser sur mes inférieurs; de n'épargner le peuple de paroles ni d'actions ; de ne respecter, ni la verité, ni la justice dans mes rapports avec lui; d'avoir, pour lui, kaine et malveillance dans le fond de mon coeur; pour ce qui regarde les femmes et les biens des citoyens, de ne conserver ni tempérance, ni sobriété, ni chasteté, mais d'abondopper mes mains au vol et au pillage, et ma langue aux discours perfides et au mensonge, pour calompier les efforts que foat les citoyens pour défendre leur liberté et reconquerir leurs droits; de ne jamais manquer de porter envie à leurs privileges; d'ap prendre à tirer mes pensions et celles de mes colleges da travail du peuple, et de bien remplir mon rôle dans la portion du pillage public qu'il plaira au ministre de ma confier.

D. Mon brave courtisan, sachez que vous n'êtes pas ca. pable de conserver la faveur du ministre, ni de suivre sos commandemens, ni de le servir, sans la protectioa spéciale que vous devez, en tout temps, vous appliquer à obtenir par de ferventes prières. Voyons, en conséquence , si vous pousvez nous réciter l'oraison ministérielle. R. Notre seigneur qui êtes à la trésorerie, quelque soit votre nom, que votre pouvoir se prolonge, que votre volonté soit faite partout l'empire, comme elle l'est dans le parlement à chaque sion. Donnez-nous notre pâtée ordinaire ; pardonnanos distractions involontaires dans les scruiisis, comme sus Cens. Europ. - Tom. VI.

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promettons de ne jamais pardonner à ceux qui votent contre vous. Ne nous chassez pas de nos places; mais mainteneznous dans la chambre des communes, dans la terre des pensions et de l'abondance , et délivrez-nous du peuple. Ainsi soit-il.

D. Que desirez-vous du ministre par cette oraison? R. Je desire que le ministre, notre patron, qui dispose comme it lui plait des taxes exhorbitantes imposées à la nation, m'accorde sa protection, ainsi qu'à tous les pensionnaires et gens en place, afin que nous puissions voter pour lui, le servir et lui obéir aussi long-temps que nous le jugerons à propos , et je supplie le ministre de nous donner tout ce qui nous est nécessaire pour pouvoir représenter dans la chambre et hors de la chambre; de nous être favorable et de nous pardonner nos petites négligences; je le prie, en outre, de nous garantir des dangers auxquels sont exposés nos membres et même notre vie par le ressentiment des citoyens, nos ennemis naturels, et qu'il nons aide, an contraire, à les plumer et à les rosser , ce que j'espère qu'il sera par égard pour luimême et pour l'appui que nous lui prêtons par notre corruption et notre influence ; c'est pourquoi je dis amen, ainsi soit-il.

D. Combien d'épreuves le ministre a-t-il instituées ? R. Deux senlement, comme généralement nécessaires à notre élévation : L'OBÉISSANCE PASSIVE et le GRAISSAGE DE LA PATTE.

D. Qu'entendez-vous par ce mot épreuve? R. J'entends le signe extérieur et visible d'une bassesse secrète, prescrit par le ministre lui-même comme un gage de cette bassesse.

D. Combien y at-il de parties dans cette épreuve? R. Deux: le signe exterieur et la bassesse secrète.

D. Quel est le signe extérieur et l'obéissance passire? R. D'être toujours pendu au derrière du ministre, par quoi on est dégradé et ravalé au-dessous de la condition d'esclave, dans les divers rôles de pensionnaire, homme à places, écornifleur , AVALE COULEUVRES, ou gentilhomme de la chambre.

D. Quelle est la bassesse secrète? R. La mort de notre liberté, et notre enchaînement dans une éternelle servitude; parce qu'étant nés libres et indépendans, nous nous faisons esclaves.

D. Qu'exige-t-on de ceux qui se soumettent à l'épreuve de l'obéissance passive? R. L'apostasie par laquelle ils renient la liberté et la foi, au moyen de laquelle ils croient fermement les promesses que le ministre leur fait en les soumettant à cette épreuve.

D. Pourquoi l'épreuve du GRAISSAGE DE LA PATTE a-t-elle été instituée? R. Pour maintenir l'influence du ministre, et nous sustenter, nous, ses créatures nécessiteuses et ses syco. phantes.

D. Quel est le signe extérieur dans l'épreuve du GRAIS. SAGE DE LA PATTE? R. Des billets de banque que le ministre a ordonné à ses dépendans de lui donner.

D. Pourquoi donc des Gueux sont-ils soumis à cette épreuve, eux qui, par leur pauvreté, sont incapables de remplir les formalités nécessaires? R. parce qu'ils prometient, par l'organe de leurs parrains, de les remplir; promesse qu'ils sont obligés de tenir quand ils ont obtenu un emploi lucratif.

D. Quelle est la partie secrète ou la chose signifiéc? R. Que la richesse du peuple et le produit de son travail deviennent la proie des pensionnaires et sixÉCURISTES, dans la corruption.

D. Quel est l'avantage que vous en tirez? R. Celui d'affaiblir et d'appauvrir les citoyens par la perte de leur liberté

et de leur fortune, tandis que notre richesse devient énorms et notre orgueil insupportable.

D. Qu'exige-t-on de ceux qui se soumettent à l'épreure du GRAISSAGE DE LA PATTE ou de la corruption? R. D'exa. miner, en eux-mêmes, s'ils se repentent sincèrement de leur ancien honneur et patriotisme; s'ils se proposent d'être, à l'avenir, fidèles au ministre; d'être souples comme son gant; de ramper à ses pieds comme un épagneul; d'aller à la proie pour lui comme un JACKALL; d'être aussi complaisant à son égard que l'alderman sir William Turlte; d'avoir la plus grande confiance aux fonds publics, particulièrement aux fonds d'amortissement; de croire les paroles de lord Castlereabg seul; de ne garder mémoire de rien, si ce n'est de ce qui est dans le COURRIER; de haïr Mathew Wood, le lord - maire actuel, et sa seconde administration de tout notre cœur, de toute notre ame et de toutes nos forces; d'admirer sir John Lilveten, l'assesseur , ainsi que M. John Langley, et d'avoir de la charité pour ceux seulement qui ont quelque chose à donner.

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DE L'IMPRIMERIE DE RENAUDIERE,

MARCHÉ NEUT, No. 48.

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