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par laquelle il transfère, de la part de sa cour, au duc, la négociation au sujet de cette dépêche.

No XIV,

Extrait d'une dépêche du duc de Wellington

au vicomte Castlereagh, datée de Vienne le 25 février 1815 (1).

On a reçu des avis d'Italie que Murat fait de grands efforts pour augmenter son armée par des levées forcées dans la Marche d’Ancône , et qu'il encourage le parti des indépendans en Italie, en conférant des décorations et donnant des places aux individus de ce parti qui se sont fixés sous la domination napolitaine.

Je vous adresse une note que le duc de Campochiaro a présentée, il y a dix jours, au prince Metternich. Le duc de Campochiaro le prévint en même temps qu'il étoit chargé de demander le passage par 'le territoire autrichien en Italie , pour 80,000 hommes qui paieroient tout ce qu'ils consommeroient. Il communiqua au Prince les instructions qu'il avoit reçues pour présenter au prince de Talleyrand une note dans

(1) Traduit de l'anglois; mais l'annexe est en françois.

(6) laquelle il étoit chargé de lui demander si la France regarde le roi de Naples comme un allié de l'Autriche , et, dans ce cas,

si elle est intentionnée de maintenir les relations pacifiques établies

par

lc traité de Paris , et de reconnoître S. M. comme roi de Naples. La réception de la note incluse

par

le prince de Metternich, et la demande d'un passage pour 80,000 hommes ont enfin engagé le cabinet Autrichien à prendre des mesures pour assurer la tranquillité de l'Italie; depuis deux jours on a adressé des ordres pour faire marcher, dans les provinces italiennes, un corps qui fera monter à 150,000 hommes la force disponible qui s'y trouve.

Le prince de Metlernich a aussi présenté au prince de Talleyrand et au duc de Campochiaro une note dans laquelle il les avertit que S. M. I. est décidée à maintenir la tranquillité de l'Italie, et à regarder comme ennemie toute puissance qui y feroit marcher des troupes.

de troupes,

ANNEXE.

le

Note présentée au prince de Metternich par

duc de Campochiaro, en date de Vienne le 25 janvier 1815. Par l'art. premier du traité de paix conclu le

!

auroit,

30 mai 1814,à Paris, entre les cours de Vienne et des Tuileries, il a été stipulé qu'il y à compter du jour de la signature du traité, paix et amitié entre S. M. l'Empereur d'Autriche et ses alliés, d'une part, et S. M. le roi de France, d'autre part.

S. M. le roi de Naples fait partie de la coalition qui a donné la paix à la France; et étant allié de l'Autriche, en vertu du traité d'alliance du 11 janvier 1814, il est bien évident qu'il se. trouve compris dans la paix de Paris, de la même manière que s'y trouvent S. M. le roi de Bavière , autre allié de l'Autriche, et les souverains alliés des autres puissances qui ont signé le traité du 30 mai.

On pourroit produire, à l'appui de ce fait, s'il n'étoit

par

lui-même, la déclaration faite , le 4 juin 1814, par S. M. le roi Louis XVIII à la chambre des députés du parlement françois, portant qu'il avoit signé avec les quatre premières puissances coalisées, une paix dans laquelle étoient compris leurs alliés, c'est-à-dire , tous les princes de la chrétienté, parmi lesquels on ne pourra pas certainement nier un poste à S. M. Napolitaine.

D'après cela , le ministre plénipotentiaire de S. M. le roi de Naples , accrédité près les puis

pas assez clair

sances coalisées , s'empressa de solliciter la cour de France de reconnoître son auguste souverain suivant les formes diplomatiques. Mais M. le prince de Bénévent lui fit observer, que n'ayant pas connoissance officielle de l'alliance existante entre les cours de Naples et de Vienne, le cabinet des Tuileries ne pouvoit pas se porter å regarder le roi de Naples comme compris dans le traité de paix du 30 mai 1814.

En conséquence de cette observation , et sur la demande du ministre Napolitain, S. A. monsieur le prince de Metternich , ministre d'état , des conférences et des affaires étrangères de 8. M. l'Empereur d'Autriche , voulut bien communiquer officiellement, et pour l'objet sus-énoncé, le traité du 11 janvier, à M. le prince de Bénévent.

Ainsi, le cabinet des Tuileries ne pouvoit pas, sans se mettre en contradiction avec luimême, et sans une mauvaise foi manifeste , différer encore de reconnoitre formellement S. M. Napolitaine, après qu'il' fut convaincu, par

la communication officielle du cabinet Autrichien, de l'alliance existante entre les cours de Naples et de Vienne.

Cependant le ministre françois cherchoit à traîner l'affaire en longueur. Mais enfin , après

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plusieurs explications qui eurent lieu entre lui et le plénipotentiaire de S. M. Napolitaine, M. le prince de Bénévent lui fit pressentir que S. M. T. C. , étroitement liée avec la famille royale de Sicile , ne pouvoit pas se décider å reconnoître le roi de Naples avant l'époque du congrès. Mais il ajouta, qu'en attendant, la France se considéroit en paix avec le roi de Naples , et que , hormis les formes diplomatiques, il y auroit entre les deux puissances toutes les relations d'amitié et de commerce.

En effet le plénipotentiaire Napolitain ayant adressé plusieurs notes au ministre françois , il lui a toujours répondu officiellement en le traitant de ministre de 5. M. le roi de Naples. Tous les prisonniers napolitains qui se trouvoient en France ont été renvoyés ; les consulats napolitains ont toujours été en activité dans les ports de France; des bâtimens de guerre et de commerce ont été réciproquement admis dans les ports des deux royaumes; et les pavillons et les sujets respectifs y ont joui de toute la faveur et de la protection des deux gouvernemens.

Toutes ces circonstances avoient confirmé le foi de Naples dans l'opinion que, si S. M.T.C.

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