Page images
PDF
EPUB

passé en revue, le 14, dans la cour des Tuileries , deux légions de la garde naitonale de Paris , un régiment d'infanterie, et deux détachemens de cavalerie de la garde royale.

Le roi vient d'accorder à M. Alexandre Duval, membre de l'Institut, et ancien directeur de l'Odéon, une pension de 2000 fr.

- M. le duc de Coigny, pair de France, vient d'être nommé gouverneur des Invalides.

M. le marquis d'Osmond, nommé ambassadeur de France en Angleterre , s'est embarque à Douvres.

Le tribunal de première instance a prononcé son jugement dans l'affaire de Revel, que la honte a empêché d'assister à l'audience. Sa demande en nullité de divorce a été rejetée ; son libelle infáme a été supprimé comme contenant des imputations injurieuses et calomnieuses; il lui a été fait défense d'en faire imprimer ou publier de pareils à l'avenir, et il a été condamné aux dépens.

- Le lieutenant-général comte de Bourmont, ancien chef vendéen, s'est rendu à la caserne de l'Ave Maria , pour faire prêter serment au 6. régiment de la garde royale.

- On assure que trois officiers anglais, accusés d'avoir favorisé l'évasion du comte Lavalette, sont arrêtés et traduits devant les tribunaux. Leurs noms sont sir Robert Wilson , sir Michel Bruce et sir Hutchinson.

- M. Alphonse Leroy, l'un des médecins les plus distingués de la capitale, a été assassiné cette nuit. Son domestique, étant accouru pour le secourir, a reçu plusieurs coups de couteau ; M. Alphonse Leroy est mort ce matin des suites de ses blessures. On croit que son assassin est un domestique qu'il avait renvoyé depuis peu de temps. Ce monstre s'est, dit-on, introduit pendant la nuit dans la chambre de son ancien maître qui dormait profondément, et lui a plongé un couteau dans le cour.

Perpignan. Le préfet de cette ville écrit aux souspréfets , maires et autres fonctionnaires, pour faire arrêter sur-le-champ tout individu qui serait trouvé porteur de passe-ports anglais à la date du 16 novembre dernier sous les noms de John James et de James Williams.

NOUVELLES ÉTRANGÈRES.

[ocr errors]

Russie. Pétersbourg. L'empereur est arrivé le 13 å onze heures du soir. S. M. est descendue de voiture à l'église de Casan, et, après y avoir fait sa prière, elle s'est rendue au palais d'hiver, au milieu des cris de joie et des acclamations d'un peuple nombreux qui l'avait attendue à l'église.

Le lendemain, une salve d'artillerie de soi coups de canon a annoncé aux habitans de cette capitale la paix générale qui a été signée à Paris le 20 no ve mbre.

ALLEMAGNE. Vienne. Les différens démêlés entre les cours de Vienne et de Munich paraissent assez curieux ; mais il y a toute raison d'espérer qu'ils seront terminés à l'amiable par la médiation des grandes puissances.

Il paraît que l'ordre de la Couronne de Fer sera confirmé. Le cordon sera , dit-on, liseré d'un rouge écarlate, au lieu d'un jaune-aurore.

On parle beaucoup à Vienne des discussions sérieuses qn'éprouvera le sort définitif des ducs de Parme et Plaisance.

ITALIE. Ancône. La route de la Spézia est totalement détruite. Ainsi, en un an, a péri louvrage de cinq; et six millions de travaux ne laissent pour vestiges que des précipices et des abîmes ouverts sur des terrains mobiles.

La garnison d'Alexandrie a été portée récemment de 2000 à 10,000 hommes de

troupes autrichiennes. Naples. - Le roi vient de conférer au prince Metternich une' dotation à l'instar de celle dont a été gratifié le prince Talleyrand.

Les cent individus qui, venus de la Corse avec Mųe rat, avaieut été convaincus d'être descendus à main armée dans le royaume, ont obtenu leur grâce. Un bâtiment a été frété, aux frais du roi, pour les transporter en Corse. On les a pourvus de tout ce qui pouvait leur être nécessaire jusqu'à leur arrivée dans leur patrie.

[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors][merged small]

ܕ

– Un plaisant disait, il y a quelques jours : « Je reviens de Londres : la drôle de ville! il n'y a de vraiment anglais que les ministres ; il n'y a de fruits mûrs que les pommes cuites; de gens gais que les ivrognes; de gibier que le beef-tech ; et le soleil de Londres est moins chaud que la lune de Naples.

- Les Trapistes sont rétablis à deux lieues de Laval, grâce au baron de Géramb. Le mot de ralliement entre deux Trapistes est : Il fait mourir, frère ; à quoi répond l'autre : Frère, il faut mourir. Le refrain des joyeux convives des soupers de Momus : Il faut boire , est beaucoup plus gai.

Les Jésuites, tels qu'ils ont été dans l'ordre politique , religieux et moral; tel est le titre d'un ouvrage publié depuis peu. Parler des Jésuites sous le rapport politique et religieux, à la bonne heure; mais sous le rapport moral!

-Grande découverte! M. Martainville trouve que « les » honteux exces du libertinage, les fangeuses habitudes » de la crapule ne peuvent pas éteindre dans le cour des » femmes la sensibilité, le plus doux, le plus noble attri» but de leur sexe. » N'est-ce pas là de la morale fan

geuse ?

- On commence à sentir maintenant plus que jamais la nécessité d'une croisade pour aller combattre ces Barbares, ces infidèles , qui désolent le commerce du globe, et troublent , par une infâme politique, le bon ordre établi. Tous les yeux sont tournés vers Sydney Smith et le gouvernement anglais. Les politiques profonds , habitués à calculer les chances et les probabilités , ne savent encore à qui donner les trois pachalichs et les trois queues pour remplacer les beys d'Alger, de Tunis et de Tanger.

Le Géant Vert n'est plus ; il s'est mordu en prononçant son nom, et son propre

venin l'a étouffé. Requiescal in..... luto. - La Chronique dit qu'un certain vieillard se trouve sur les dents ( il n'en a plus que deux, l'une contre le Journal de Paris, et l'autre contre le Journal des Débats ), et qu'il n'a plus de quoi mordre, depuis que le Patagon vert est défunt. L'Opéra devrait donner , au bénéfice de ce vieillard, une représentation du Triomphe de Trajan.

Toutes les personnes qui ont voyagé savent que, lorsqu'un vaisseau se trouve en calme plat, les navigateurs disent que les vents sont eu conseil. On épie alors avec soin les points noirs qui paraissent dans l'horizon ; des gageures se font sur les trente-deux rumbs de la boussole, et souvent c'est du côté qu'on s'y attendait le moins qu'arrive le fils d'Éole. Qui aurait dit à l'Odéon, il y a quelque temps : le vent de la prospérité viendra pour toi du côté de la rue de Richelieu? Felix qui potiut.....

Un vaisseau anglais a essayé de mouiller à l'ile Sainte-Hélène. Les batteries du fort ont fait feu sur lui. Le gouverneur de l'ile serait-il en guerre avec la GrandeBretagne ?

L'Angleterre a aussi un Mont-de-Piété : on y dépose depuis quelque temps, à très-vil prix, les objets les plus précieux de l'industrie et de la gloire nationales.

-Un journal nous apprend ingénument que mademoiselle Mars, demandée dernièrement après le spectacle pour recevoir du public de Rouen les justes marques de sa reconnaissance, semblable à la modeste violette , s'est dérobée à ce triomphe.

- L'Institut et les poissardes n'ont point été admis à présenter leurs hommages au roi le jour de la nouvelle année. Voilà deux discours perdus pour l'éloquence... de circonstance.

De l'imprimerie de FAIN, rue de Racine, plage de

l'Odéon, no. 4

MERCURE

[merged small][ocr errors]

AVIS ESSENTIEL. Les personnes dont l'abonnement est expiré, sont invitées à le renouveler, si elles ne veulent point éprouver d'interruption dans l'envoi des numéros.

Le prix de l'abonnement est de 14 fr. pour trois mois, 27 fr. pour six mois, et 50 fr. pour l'année. On ne peut souscrire que du 1er. de chaque mois. On est prié d'indiquer le numéro de la dernière quittance, et de donner l'adresse bien exactement , et surtout très-lisible. Les lettres , livrés, 'gravures, etc., doivent être adressés, francs de port, à l'administration du MERCURE , rue Mazarine, no. 3o.

เจเหตุ

POÉSIE.

wwwomwoman

A MES FOYERS.
Vallons délicieux qae l'Eure fertilise,
Vous qui sur vos gazons retenez mon Élise ,
Quand, loin d'elle enchaîné par un triste destin ,
Je coule mes beaux jours dans un ennui sans fia;
Coteaux , rians bosquets, solitude champêtre ,
Vons reverrai-je encor, champs où j'ai reçu

l'être ?
Sur vos bords que ma muse a chantés tant de fois ,
Ferai-je ouïr encor les accens de ma voix ?
Dois-je encor, reprenant mes courses matinales,
Parcourir vos sentiers, vos verdoyans dedales ;

« PreviousContinue »