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Les journaux de France ne sont pas arrivés depuis trois jours. Ainsi nous n'avons aucune nouvelle ulterieure sur le sort des trois officiers anglais arrêtés à Paris.

- Le Morning-Chronicle et le Courrier prennent parti dans l'affaire des trois officiers anglais arrêtés à Paris. Le Courrier espère que ces messieurs sont innocens, parce qu'il de peut croire qu'un gentilhomme anglais s'oublierait au point de prêter secours à un homme condamné pour trahison. Il demande à son confrère pourquoi il n'a jamais élevé sa voix en faveur de SydneySmith, et il lui reproche d'insinuer qu'il y a une sorte d'intelligence entre le gouvernement anglais et le gouvernement français.

Les aigles prises à Waterloo ont été conduites en cérémonie à la chapelle de Whitehall. On lisait sur quelques - uns de ces trophées les noms d'Austerlitz, d'Iéna , de Friedland , etc.

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S. M. a rendu, le 6 de ce mois, une ordonnance relativement aux sociétés secrètes.

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Beautés de l'Histoire d'Amérique , d'après les plus célebres voyageurs et géographes qui ont écrit cette partie du monde, par G** ; ornées de trentedeux nouveaux sujets de gravures représentant les cose tumes, habitations, animaux, etc. Deux volumes in-12. Prix.

6 fr. Avec les mêmes figures coloriées. 8 Franc de port par la poste, 2 fr. de plus.

Cet ouvrage est fait pour piquer vivement la curiosité. On n'y lira pas sans intérêt une notice très-bien faite sur chacun de ces célèbres navigateurs qui ont tout bravé pour enrichir leur patrie des découvertes du Nouveau-Monde.

les usages , les coutumes bizarres des différens peuples de l'Amérique, s'y trouvent aussi trèsbien décrits.

Beaucoup de jolies gravures offrent en même temps aux yeux du lecteur les costumes, les animaux et habitations de ces différens peuples. Il n'en faut pas

davantage pour instruire et amuser en même temps les jeunes gens auxquels ce livre est destiné.

A Paris, à la Librairie d'Éducation d’A. Eymery, rue Mazarine, no. 3o.

Les meurs,

La Fête des Martyrs; par Ch. Millevoye.
In-8°. Prix : 1 fr., et franc de port, i fr. 25 c.
A Paris, chez le même.

De l'imprimerie de FAIN, rue de Racine, place de

l'Odéon, no. l.

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AVIS ESSENTIEL. Les personnes dont l'abonnement est expiré, sont invitées à le renouveler, si elles ne veulent point éprouver d'interruption dans l'envoi des numéros.

Le prix de l'abonnement est de 14 fr. pour trois mois , 27 fr. pour six mois, et 50 fr. pour l'année. On ne peut souscrire que du 1er. de chaque mois. On est prié d'indiquer le numéro de la dernière quittance, et de donner l'adresse bien exactement , et surtout très-lisible. Les lettres , livres, gravures, etc. , doivent être adressés, francs de port, à l'administration du MERCURE , rue Mazarine , no. 30.

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POÉSIE.

LA VIOLETTE, A S. A. R. MADAME, DUCHESSE

D'ANGOULÊME.

IDYLLE.

Des filles du printemps j'étais la plas chérie;
Les sages, les amaus recherchaient mes faveurs,
Je languis aujourd'hui délaissée et flétrie;

Je sais la dernière des fleurs.
Vos malheurs et les miens ont la même origine :

Des furieux courant à leur raine

Ont dans leurs camps arboré ma couleur,
El répandu sur moi la honte et la douleur.
Mais pourquoi ce parii lroubla-t-il ma retraite ?
Pourquoi prefera-t-il la simple violette ?

Je rejetinis cet hommage nouveau ;
Tandis qu'à mes côtés, sous le même berceau,
La fleur de l'ellebore était épanonie,
Et disait hautement : je dois être choisie;

Mais le héros de la folie
Méprisa ses vertus et s'empara de noi.
Le noir cyprès s'offrio pour couronner sa tête.
Son retour n'annonçait que le deuil et l'effroi.
J'annonce le priblemps et les beaux jours de fête :
Quiels rapports puis-je avoir avec des conquérans !

Quels maux ai-je faits à la terre?
J'abandonne les licux désolés par la guerre?

Je n'aime que la paix des champs.
Ju me cache sotis la fougère;
Jé fuis les bonneurs et l'éclat.

J'orbe le sein de la bergère ;
Pouvais-je orner l’armnre du soldat!

Quelle étrange bizarrerie!
Quel déplorable aveuglement!

La couleur de la modestie
Est condamnée à briller dans un camp.
Le lis a conservé le vallon solitaire

Qui, tous les ans , le voit fleurir,
Et je végèle au sein d'une terre étrangère !

Helas! je ne peux qu'y mourir.
Le lis, de la pudeur, sera toujours l'emblème.

Il onbrage le diadenie

Des fils du boo Henri.
J'ai perdu ma devise (1), ei mon nom est flétri.

(1) « Il faut me chercher. »

Rendez-moi, princesse chérie,
Le frais bocage et mon premier amour.

Rendez-moi ma douce patrie.
Je ne dois pas paraître à votre cour;

Mais le jour où la bienfaisance
Conduit vos pas dans le hameau,
Que mon parfum à l'indigence

Puisse annoncer votre présence !
Que l'humble violette orne votre chapeaa!
A l'aspect de ma fleur sur votre auguste tête,
Tous les Français me rendront leurs faveurs ;

Vers mai revoleront les cours.
Je yons devrai cette belle conquête;
Je vous devrai mon bonheur le plus doux.
Je reverrai mes soeurs de la prairie,

Et je puis être encor par vous
L'emblème de la modestie.

R. B.

LE SERPENT DANS LA BOUTEILLE ,

FABLE.

L'histoire nous apprend qu'un des fils de Clovis
(Souvent dans une bistoire on raconte des fables ),
Pour donner du relief à ses moindres avis,
Les appayait, parfois , d'apolognes semblables
A ceux du Phrygien dont nous sommes ravis.
C'était un tour de force, en ce siècle barbare.
Économe à l'excès , pour ne pas dire avare,

Theoduald ( c'était son nom)
Soupçonnait de concassion ,
Vu ses excessives dépenses,

Le ministre de ses finances.
Il le fait appeler. Savez-vous, loi dit-il,

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