De la prostitution dans la ville de Paris, Volume 2

Front Cover
Chez J.-B. Baillière, 1836 - 580 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 494 - ... bruits et attroupements nocturnes qui troublent le repos des citoyens. — 3° Le maintien du bon ordre, dans les endroits où il se 'fait de grands rassemblements...
Page 33 - De toutes les maladies qui peuvent affecter l'espèce humaine par voie de contagion , et qui portent à la société les plus grands préjudices, il n'en est pas de plus grave, de plus dangereuse et de plus à redouter que la syphilis.
Page 511 - ... comme le plus grand contre-sens de la nature. Les maladies affreuses que la prostitution propage depuis quelques siècles et la crainte d'une contagion inévitable ont-elles diminué le nombre des prostituées? Non, assurément : tout nous prouve que la certitude de maux encore plus grands ne le diminuera pas, et que, sous ce rapport, l'homme dominé par les besoins et aveuglé par les passions est plus stupide et plus imprévoyant que la brute. A défaut de l'expérience générale et de tous...
Page 488 - Dans toutes les matières qui n'ont pas été réglées par le présent Code et qui sont régies par des lois et règlements particuliers, les cours et les tribunaux continueront de les observer.
Page 34 - ... débiles, inutiles à la société, et qui, dans tout état de choses, ne sauraient longtemps prolonger leur carrière. La syphilis est chez nous, elle est chez nos voisins, elle est dans l'univers; elle ne tue pas immédiatement, il est vrai, comme beaucoup d'autres maladies, mais cela n'empêche pas que le nombre de ses victimes ne soit immense. Ses ravages n'ont pas d'interruption, elle frappe de préférence cette partie de la population qui, par son âge, fait la force aussi bien que la...
Page 237 - Examinons maintenant la cause de cette énorme disproportion; elle n'est pas sans intérêt pour l'étude, et mérite, à un haut degré, l'attention de l'administration. Il est évident que dans le principe des motifs d'économie et le défaut d'expérience ont pu seuls déterminer l'administration à favoriser ce mode de traitement; mais on ne tarda pas à en reconnaître les graves inconvéniens.
Page 43 - ... ne lui adresserait-on pas des louanges? quelqu'un s'aviserait-il de soutenir qu'il fait une mauvaise action, en empêchant les gens sensuels et sans prévoyance d'être empoisonnés? Eh bien, l'administration se trouve dans le même cas , elle ne peut pas rendre les hommes vertueux, elle ne peut pas rectifier leur jugement et réprimer l'impétuosité des passions qui parlent trop haut pour laisser aux hommes la conscience de leur devoir; mais elle peut aller au-devant des dangers qu'affrontent...
Page 174 - ... des malades et du pus qu'avaient fourni leurs ulcères; les traversins n'étaient pas couverts de toile , et la tête des "malades reposait sur un coutil souillé des émanations sales et putrides de ceux qui les avaient précédés pendant des années. « Comme on n'admettait au traitement que 100 personnes à-la-fois, 5o hommes et 5o femmes, et comme on ne recommençait chaque traitement que tous...
Page 247 - ... et on les accumulait dans une chambre attenante à celle où se tenait le magistrat; après le jugement, on attendait la nuit pour conduire dans la même charrette, à la Salpêtrière, celles qui avaient été condamnées. Dans ce transport elles étaient surveillées par les gardes de l'Étoile, corps peu nombreux, dont les fonctions se bornaient à faire la police des prostituées et à mener les criminels à l'échafaud. Le soin d'éviter le scandale que présente inévitablement le transport,...
Page 137 - ... coûtent que quelques sous, et que la détresse où elles se trouvent les met souvent dans la nécessité de les accorder pour un morceau de pain, c'est par...

Bibliographic information