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Report.

8,700 fr. 1,300 fr.

Dépense du matériel.

Totaux. 10,000 fr. Économie. 6,000 fr.

Culte Israélite.

Chapitre unique.

122,883 fr. Le budget rectifié annonce, sur 1848, l'ajournement d'une dépense de

34,88 fr. qu'il ne spécifie pas, et que nous présumons porter sur des secours à deux communes, pour travaux à des temples israélites.

Il résulte des explications données par l'administration que, par une ordonnance du 19 octobre 1847, le traitement des rabbins a été porté au minimum à 500 fr. au lieu de 300 fr., alloués par l'ordonnance primitive du 9 août 1831. Dans une note remise au comité, le consistoire central réclamait, pour ses ministres, un minimum de 1,000 fr., c'est-à-dire une augmentation double.

Le comité repousse une demande si subite et si exorbitante, et la renvoie à l'examen de l'administration. A la vérité, il s'est convaincu qu'aux termes de l'art. 57 de l'ordonnance organique du culte israélite, du 25 mai 1844, les rabbins ne peuvent cumuler avec leurs fonctions aucune profession industrielle ni commerciale; ils sont, comme les pasteurs protestants, mariés, et par conséquent chargés de famille, et peuvent prétendre à des traitements analogues.

Mais la situation du budget ne permet pas, en ce moment, de procéder par voie d'augmentation.

Le comité repousse aussi la demande d'un supplément de 4,000 fr. pour le grand rabbin de Paris; non qu'il conteste les motifs que peut faire valoir ce ministre élevé de la religion israélite, à raison des charges spéciales qui pèsent sur lui, et de l'injustice qu'il y a de le placer sur le même pied que les grands rabbins des autres villes; mais cette demande n'a pas été soumise à l'administration, et le comité n'a pu prendre l'initiative de cette augmentation avant que l'instruction que se propose de faire à cet égard l'administration, n'ait eu lieu. Le comité se borne à exprimer le veu que cette question soit résolue pour le budget de 1849.

Le comité accorderait plus de faveur à la position des ministres officiants, qui, quoique mariés, sont au nombre de quarante réduits au traitement de 300 fr.

Le consistoire demande qu'au lieu de sept classes de ministres officiants, il n'y en ait que trois; que ceux de la deuxième classe, au nombre de quinze, reçoivent un traitement de 1,000 fr., égal à celui proposé, mais supérieur de moitié au traitement des rabbins de troisième classe, et que les ministres officiants de la troisième classe soient rétribués à 600 fr.

Le comité ne pouvait appuyer la fixation à 500 fr. de traitement pour les quarante ministres officiants de la dernière classe, et à 700 fr. pour les ministres officiants de la deuxième classe; d'antant plus que ces officiers reçoivent des rétributions ou des offrandes pour la marque des viandes et pour la circoncision des enfants. Mais il croit devoir en laisser l'initiative au gouvernement pour le budget de 1849.

Le comité s'est préoccupé particulièrement de l'enseignement destiné à former des rabbins, et à diriger la population israélite dans la voie du progrès.

Il est demeuré convaincu que l'école centrale de Metz, qui coûte à l'État 10,000 fr., ne remplit pas sa destination, par l'insuffisance des études ; le nombre des bourses qui y est affecté n'est pas même rempli. Les consistoires de Bordeaux et de Marseille n'y ont pas envoyé les deux élèves qui leur appartiennent.

Il faut au culte israélite un enseignemenl supérieur analogue à celui des Facultés de théologie catholique et protestante; il ne peut se trouver qu'à Paris.

Les bourses existant dans cette école devraient être continuées pendant trois ans à l'école de haut enseignement qui serait fixée à Paris, dans un local appartenant à l'État, et on affecterait trois bourses nouvelles pour les consistoires d'Alger, d'Oran et de Constantine, qu'il importe tant de rattacher à la France en portant les lumières de la civilisation parmi la population israélite de l'Algérie.

On réc!ame aussi une bourse pour le consistoire, nouvellement formé, du Saint-Esprit. Ainsi les bourses seraient au nombre de treize et portées à 800 fr., quand les élèves seraient à Paris.

Nul élève ne devrait être admis à l'école de haut enseignement, à partir de 1856, s'il n'était porteur d'un diplôme de bachelier ès-lettres, et s'il ne justifiait qu'il possède les principes de la langue hébraïque et qu'il est en état de traduire le Talmud.

Il paraît que cinq professeurs seraient nécessaires :

Un directeur, en même temps professeur de Talmud.

4,500 f. Trois professeurs à 3,000 fr. pour l'enseignement du dogme, de l'histoire sacrée, de l'hébreu, de l'Écriture sainte, de la littérature et de la philosophie. 9,000 f. Et un professeur de chant.

500 f.

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Le comité émet le veu que celle institution soit réalisée pour l'exercice 1819; que des examens de licencié et de docteur у soient subis publiquement pour les places de rabbins communaux et de grands rabbins, et que les places de professeurs soient données au concours.

CHAPITRE XII.

Des Pensions de retraite pour les Prêtres agés ou infirmes.

Pour donner à notre livre tout l'intérêt, toute l'étendue et toute l'exactitude que la gravité du sujet comporte, nous ne saurions mieux faire, avant d'aborder la discussion qui s'est engagée sur la création de caisses de retraite pour les prêtres âgés ou infirmes, que de mettre sous les yeux de nos lecteurs les considérations pleines d'intérêt que Mgr l'évêque de Langres a présentées au comité, qui ont été publiées dans l'Ami de la Religion, du 26 octobre 1848, et qu'il nous a autorisés à reproduire ici.

« Un projet de caisse de retraite, dit le savant prélat, en faveur du clergé du second ordre a été soumis aux discussions du comité des cultes, à l'occasion du budget et spécialement de l'allocation annuelle destinée à secourir les prêtres âgés ou infirmes. On y a d'ailleurs été porté par la considération que

les évêques ont eu jusqu'à présent une retraite comme chanoines de Saint-Denis, et que, dans la supposition même où ce titre, jusqu'ici purement légal, serait supprimé, le gouvernement est disposé à convertir en pensions la somme précédemment affectée à cette partie du service de la basilique ". Ajoutons que les vicaires-généraux, après cinq ans d'exercice, ont droit, en vertu de l'ordonnance du 29 septembre 1824, à un secours annuel de 1,500 fr.; ce qui peut être encore considéré

· La pension des évêques ne pouvant pas être prisc sur une oeuvre diocésaine, puisqu'un évêque quilte son diocèse par le fait même de sa retraite , le comité a pensé qu'il y serait pourvu par des mesures spéciales , soit en conservant le titre de chanoine-évêque, soit en affectant, au moins en partie, à des pensions proprement dites, le chiffre précédemment porté pour cet objet au chapitre du budget relatif à l'église monumentale de Saint-Denis.

comme une sorte de retraite, éventuelle, il est vrai, par la forme dans laquelle elle est accordée, mais qui toutefois a été régulièrement servie depuis vingt-quatre ans. Mais en dehors de ce qui regarde les évêques et les vicaires-généraux, le gouvernement n'a rien fait jusqu'ici pour assurer des moyens d'existence aux membres du clergé obligés par leur âge ou leurs infirmités de quitter leurs saintes fonctions.

« Il s'est borné à faire voter un fonds de secours, qu'il applique annuellement par petites sommes aux prêtres âgés ou infirmes qui lui sont indiqués par les évêques.

« Il est évident qu'en soi cet ordre de choses présente un contraste susceptible de blâme, puisque l'avenir des pasteurs qui reçoivent le traitement le plus modique est moins assuré que celui des dignitaires de l'Eglise dont les fonctions sont moins médiocrement rétribuées. Sans doute il ne serait pas impossible de prouver que les vicaires-généraux et même les évêques, à raison de leurs charges, ne peuvent pas plus faire d'économies que les desservants; mais il n'en est pas moins vrai qu'il y a ici, en ce qui regarde les ecclésiastiques de tout ordre sortis de leurs fonctions rétribuées, une inégalité de garanties, qui afflige la délicatesse chrétienne des uns et qui révolte le sentiment démocratique des autres.

« Dans un comité placé naturellement sous l'empire de cette double disposition, il était donc impossible qu'on ne se livrât pas avec un vif intérêt à l'étude de cette importante question : N'y aurait-il pas moyen d'assurer au clergé du second ordre une caisse de retraite?

« Dès le début de la discussion, et pour l'empêcher autant que possible de s'égarer, nous avons dû présenter au comité des observations fondamentales : 1° sur la différence de situation, en ce qui regarde la retraite, entre les prêtres et les fonctionnaires civils; 2° sur les ressources par lesquelles on a pourvu jusqu'ici aux besoins des prêtres admis à la retraite; 39 sur les devoirs des évêques à cet égard.

« Sur le premier point, nous avons fait observer d'abord que si rien n'empêche le fonctionnaire civil, même quand il

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