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zote des litières ; 2° des 9 kilogrammes d'azote versés sur chaque hectare par les pluies, égalera le poids de l'azote que les récoltes doivent prendre au

sol.

La quantité d'azote à perdre par les aliments lorsqu'ils se transforment en déjections varie en moins ou en plus, avec la nature des aliments, suivant qu'ils sont ligneux ou non, secs ou frais, et surtout avec l'espèce des animaux qui les consomment. A ce dernier égard, on trouvera des indications approximatives dans le tableau suivant.

Nourriture et déjections de 100 kilogrammes de bétail

pendant un an.

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0,89

7,

Vache..

11,9

Veau.

13,2

0,78

10,3

Porc....

15,6

0,70

10,9

Bête à laine ....

13,7

0,88

12,1

Pour compléter les renseignements du tableau cidessus, nous ajouterons qu'en moyenne un cheval pèse 400 kilogrammes; un beuf, 413; une vache, 240; un porc, 91; un mouton, 28; une brebis, 20; et un agneau, 10.

Quant les animaux sortent de l'étable, ils perdent de leurs déjections une quantité à peu près proportionnelle à leur temps d'absence; mais il ne faut porter en déficit qu'une fraction, par exemple, la moitié de cette quantité, car une bonne partie est répandue sur les terres, qui en profitent. Les bêtes de travail sont hors de l'étable souvent les 0,28 de

l'année.

Sur l'aire à fumier, l'engrais négligé peut perdre près de la moitié de son azote. Mais si, par le plâtrage et l'arrosement, on fixe cet élément volatil, on peut presque en anéantir les pertes.

Une fois confié au sol, le fumier y perd de sa richesse une quantité variable avec les terrains et qui souvent monte au quart de son azote.

Quant à la litière, rien n'est plus variable que sa quantité. Néanmoins, assez fréquemment, pour 100 ki

logrammes de bétail, on donne annuellement 300 kilogrammes de litière contenant Okil.71 d'azote.

Mais il ne suffit pas qu'un assolement soit calculé de manière à produire les engrais dont il a besoin, il doit encore assez éloigner le retour des végétaux à racines pivotantes, pour que la filtration ait le temps de réparer les pertes subies par les couches inférieures du sol; laisser, entre chaque récolte et la semaille suivante, le temps nécessaire pour ameublir et nettoyer la terre; combiner la succession des cultures, de manière à combattre efficacement la végétation des herbes parasites, et à ménager à chaque plante l'ameublissement, la fumure et le régime alimentaire les plus favorables; répartir aussi également que possible les travaux sur les différentes saisons de l'année; faire, autant qu'on le peut, exécuter les travaux par les animaux ou la vapeur; faire consommer par le bétail les récoltes dont le prix vénal est inférieur au prix de consommation; n'exiger d'avances que celles qu'on peut débourser, et enfin donner le plus grand revenu net eu égard au capital disponible.

CHAPITRE HUITIÈME

MÉTAYAGE ET FERMAGE

Les terres provenant d'un bois défriché portent des récoltes abondantes à leur début, sans exiger d'engrais; mais sont vites ruinées, si leurs pertes ne sont promptement réparées par des fumures suffisantes. Aussi, alors serait-il avantageux au propriétaire de cultiver, par lui-même, ces terres, s'il en avait la possibilité et la capacité; car seul il peut les traiter avec la sollicitude qu'elles réclament; et si, poussé par la cupidité, il prolongeait trop les cultures épuisantes, il aurait au moins réalisé pour son compte la valeur de son engrais forestier. Mais

peu de propriétaires, non cultivateurs de profession, sont en état d'exploiter par eux-mêmes; trop souvent donc, ils sont forcés de confier leurs terres

à un métayer ou à un fermier. Dans ce cas, le métayage sera le mode d'exploitation préférable, si, assez instruit en agriculture, et demeurant à proximité, le propriétaire peut diriger et surveiller convenablement son colon partiaire; si, dans ce dernier, il trouve un associé honnête et laborieux avec lequel il s'entende pour les améliorations à introduire sur ses

terres, et surtout pour lui faire entretenir les bes

tiaux nécessaires ; si enfin il sait l'intéresser au suc

cès de toutes les parties de l'entreprise agricole, en

lui assurant dans les profits une part suffisamment

rémunératrice.

Malheureusement un métayer est rarement probe et actif, et trop peu de propriétaires peuvent exercer à son égard la vigilance et la direction convenables. Dans une telle situation, le fermage sera préférable, pourvu que la richesse des cultivateurs et la régularité des récoltes permettent ce mode d'exploitation. Alors, il est avantageux que l'importance des fermes soit en rapport avec les capitaux dont généralement disposent les fermiers de la localité. Mais, ce qui est indispensable, c'est de faire un bail qui empêche le fermier de dérober à la terre sa fertilité. Pour cela

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