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produits ceux de ses colonies indiennes, sa prétendue philanthropie soulevait beaucoup de méfiances. Nous avons vu quelle avait été l'issue des mouvements de l'Italie; l'Autriche fut invitée à évacuer le Piémont, et à abréger l'occupation du royaume de Naples. Les députés de la Grèce ne furent pas même entendus; et quant à la Turquie, comme sa chute eût accru démesurément la puissance russe, sa conservation importait à tous.

Les souverains assemblés établirent tous les cas pour lesquels ils se devraient réciproquement assistance. Alexandre, qui avait pourtant reconnu les cortès en 1812, fut amené par ses alliés à les renier. Le gouvernement français, qui craignait de voir l'incendie espagnol gagner ses populations, dont les dispositions le tenaient en inquiétude , demanda l'autorisation de l'étouffer; l'Autriche s'y opposa , dans la crainte que la France ne recouvråt par là l'influence qu'elle avait perdue ; l'Angleterre, représentée par Wellington, fut d'avis de garder les frontières, mais de ne pas les franchir, et de concéder quelque chose aux peuples en révolution.

Le congrès enjoignit alors à l'Espagne, si elle voulait conserver de bonnes relations avec les puissances, de rendre la liberté au roi , et a de changer un gouvernement contraire à ses mæurs, à la loyauté connue de ses habitants, à ses traditions tout à fait monarchiques. » Cette sommation resta sans effet , et les hautes puissances rappelèrent leurs ambassadeurs ( 28 janvier 1823 ).

Mais tandis que les libéraux français faisaient retentir la tribune et la presse de leurs clameurs contre cette violence projetée envers l'Espagne, le ministère où figurait Chateaubriand voyait là une trop belle occasion de donner au drapeau blanc ce lustre militaire qui lui manquait. En conséquence , Louis XVIII fit entendre ces paroles à l'ouverture des chambres : « Cent mille Français , commandés par un prince que « mon coeur se complaît à appeler mon fils, sont prêts à mar'« cher, en invoquant le nom de saint Louis , pour conserver « le trône d'Espagne à un petit-fils de Henri IV, pour préserver a ce beau royaume de sa ruine, et le réconcilier avec l'Eua rope ;. .... et pour laisser Ferdinand libre de donner à ses peu

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ples les institutions qu'ils ne peuvent tenir que de lui seul. »

Ce principe de l'intervention ne pouvait être admis par le cabinet anglais, et les deux chambres du parlement protes. tèrent énergiquement. Canning, alors ministre, menaça, du haut de la tribune, de reconnaître l'indépendance des colonies espagnoles ; mais il n'alla pas jusqu'à s'opposer par la force des armes à l'expédition, quoique l'opposition réclamât un parti plus énergique, plus conforme à la dignité de la nation.

Le duc d'Angoulême entra en Espagne ( 23 avril ), en proclamant la délivrance du pays. Il se vit bientôt entouré de tous les mécontents, prêtres, moines, gens du peuple. Ceux qui avaient chassé intrépidement les Français du sol sacré de l’Espagne les y ramenaient alors, tant l'ordre nouveau avait peu pénétré dans ce pays de traditions, tant étaient peu populaires ces doctrines métaphysiques qui ne savent point compter avec le passé ! En effet, les libéraux jouaient, aux yeux de la multitude, le même rôle que les Français en 1810 : ils menaçaient la religion et le roi. Aussi le duc d'Angoulême entra-t-il sans résistance à Madrid , et le gouvernement se transporta à Cadix avec le roi. Mais la régence royaliste déclara ce gouvernement coupable de félonie; elle remplit les prisons, rétablit les abus, et stimula l'ardeur des vengeances.

Lorsque les chefs eurent abandonné le champ de bataille, faute de se voir secondés par le peuple, et que Ballesteros et Morillo eurent déposé les armes, Riego alla prendre le commandement de l'armée de Catalogne, la seule qui eût fait tête à l'ennemi. Il leva des contributions de guerre, mit en réquisition les vases sacrés, et combattit en désespéré ; mais, ses ressources épuisées , il se vit contraint de fuir. Cadix, défendu par quinze mille hommes et deux mille canons, fut pris par l'armée française (octobre ); et le roi, délivré de l'obligation de maintenir les lois qu'il avait jurées, déclara nul tout ce qui avait été fait. Ferdinand n'écouta ni les Français, qui voulaient une amnistie, ni les puissances, qui lui conseillaient de donner de bonnes institutions. Des commissions militaires fonctionnèrent partout, et ne pardonnèrent ni au sexe ni à l'âge.

Un grand nombre d'Espagnols compromis dans ces événe

ments avaient réussi à s'enfuir; mais Riego, arrêté dans sa fuite, fut conduit au gibet monté sur un âne. Cinquante-deux compagnons de Torijos , arrêtés par trahison, furent immolés.

Les libéraux, qui partout s'étaient habitués à voir dans la France un appui pour les idées de liberté et de progrès, la virent avec stupeur se faire l'exécutrice des décrets du Nord, restaurer un roi absolu, et assister, l'arme au bras , au supplice des patriotes. Les royalistes, de leur côté, firent grand bruit de ces cent mille hommes qui venaient de traverser impunément l'Es. pagne, inaccessible à Napoléon, pour aller à son extrémité arracher le roi d'une presqu'île inexpugnable, et qui s'en retour. * naient au bout d'un mois, sans rien emporter que leurs armes. Cette victoire sans gloire, qui trouva ingrats ceux-là même qui en eurent le profit, valut au duc d'Angoulême l'honneur qu'avaient obtenu les victoires de don Juan d'Autriche , de Sobieski et d'Eugène de Savoie, sur les Turcs : le pape lui envoya les mêmes présents qui jadis avaient été la récompense de ces héros.

Le Portugal subit le même sort que l'Espagne ; le peuple n'y était pas façonné aux idées constitutionnelles. Au milieu des élans de la liberté, on prétendit replacer le Brésil sous le système colonial; mais don Pedro, cité devant les cortès, fut proclamé empereur de l'autre côté des mers. Il en résulta une guerre entre le Portugal et le Brésil , qui réjouit fort la Sainte-Alliance.

La reine était, à Lisbonne, à la tête des absolutistes ; le comte d'Amarante , qui se déclara pour ce parti, s'unit aux Français d'Espagne et à don Miguel, second fils du roi; et le gouvernement absolu fut proclamé.

C'est ainsi que partout succombait le parti libéral , mais non pas la liberté, ce Juif errant qui chemine toujours sans arriver jamais, et qui jamais non plus ne désespère.

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