Histoire de la conquete de la Chine par les Tartares mancheoux: à laquelle on a joint un accord chronologique des annales de la monarchie chinoise, avec les epoques de l'ancienne histoire sacrée & profane, depuis le déluge jusqu'à Jesus-Christ, Volume 1

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Freres Duplain, 1754 - China
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Page 184 - H par ma lâcheté. Non, quoi qu'il » en arrive , rien ne pourra me ,» faire tomber les armes des mains, » que je n'aie auparavant exter» miné ce voleur qui a caufé la
Page 162 - L'Empereur fe défiant d'une fi grande jeuneffe , ne crut pas devoir exiger d'elle le facrifice volontaire de fa vie ,-• quoiqu'il eût fortement réfolu fa mort. L'ayant fait appeller , il lui dit , les larmes aux yeux : » D'où vient , ma * » fille , que le Ciel vous a fait naître x du plus malheureux de tous les peres? » Votre mere & mes autres époufes » que vous voyez ici fans vie , ont fi» gnalé jufqu'au bout leur fidélité. y Montrez- nous la même vertu , & hâ» tez-vcus de les...
Page 158 - S'il vous refte cependant quelque » fidélité pour votre maître , moh» trez-le aujourd'hui , en vous em» prcffant de fauver mes fils.. C'eQ » la feule chofe que j'aie à vous »ordonner: je vous la demande . » même comme une grace. A ces mots tout retentit de gémiffemens dans la vafte enceinte de la première Cour du palais ; & ces cris de douleur ayant pénétré . jufques dans les appartemens intérieurs, l'Impératrice effrayée fortit tout à coup du fien. » Ah Mada» me ! s'écria...
Page 13 - Toufong en prit fort peu ; auffi fut-il battu, comme il devoit l'être. Le Roi des Mancheoux averti DE LA C «I NE. U1 à temps de l'approche des Chinois , foupçonna aifément leur deflein , & à l'heure même il prit fon parti. Après avoir mis la moitié de fon monde en embufcade...
Page 3 - Chef abfolu , c'eft-à-dire un véritable Roi. Le choix en étoit de conféquence ; cependant pour le faire à propos , on n'eut pas long-temps à délibérer ; une acclamation générale l'ayant fait 'tomber fubitement fur la perfonne de Taytfou (8) , celui-là même que la maifon régnante aujourd'hui à la Chine reconnoît pour Fondateur de fa Dynaftie. (8) Ce Taytfou étoit un des Princes ou Chefs de Tribu de fa pation.
Page 4 - L'éleftion de ce Prince fut fui-', vie d'un changement total parmi les Mancheoux ; ils prirent avec les armes les vertus qui font les guerriers : la patience dans le travail , la fubordination , la bravoure , un grand zéle pour l'honneur dela nation.
Page 30 - Prince auiîî fage & auffi vaillant que fon pere, d'un génie encore plus aftif , ayant l'efprit cultivé par l'étude , & une réputation bien établie chez les Tartares & les Chinois. Ces derniers, ainfi qu'on l'a dit, ne penfoient pas à inquiéter les Mancheoux ; mais comme il n'y avoit aucun traité entre les deux nations , la guerre pouvoit fe ralumer à toute heure. Pour l'éloigner toujours plus , le Mandarin qui commandoit alors dans la partie du Leaotong foumife à l'Empire...
Page 14 - Il penfa auffitôt à fe mettre fur fes gardes , & à fe retrancher du mieux qu'il pourroit : mais la vivacité des Mancheoux rendit fa précaution inutile ; il les eut fur les bras , lorfqu'il les croyoit encore bien éloignés. Ses troupes déjà abbattues de la nouvelle ,' qu'on ne put leur cacher , du funefte combat d'Yunho , fe défendirent très-foiblement , & tous les efforts du Général ne purent empêcher leur déroute.
Page 269 - Lefentïment de ce dernier étoit, que pour pouvoir arrêter à préfent , & détruire enfuite peuà-peu la formidable puirTance des Tartares, il falloit commencer par fe bien unir les uns aux autres , & agir en tout de concert , fans ambition" & fans jaloufie. Dans cette vue , il prit la qualité de Protefteur des Chinois, & il engagea un autre Prince Ming, très-accrédité dans le Kiangfi à en faire autant de fon côté.
Page 57 - Si cet écrit ne vint pas à bout de produire dans l'efprit des Chinois tout l'effet que Taytfong s'étoit propofé en le publiant ; du moins leur fit-il comprendre aifément , jufqu'où l'ambitieux Mancheou portoit fes vues. Tout paroiffoit les feconder du côté des opérations militaires ; les Troupes Chinoifes n'ofoient fe montrer devant lui : peu de Places vouloient courir les rifques d'un fiége, & il fe voyoit aux portes de Pekin. Cependant comme il arrivoit Taytde toutes parts de grands corps...

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