Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai: composée sur les manuscrits originaux, Volume 2

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Page 331 - ... qu'on est toujours en Dieu sans penser à lui, et qu'il faut bien se garder de réitérer cet acte. Elle ne laisse aux chrétiens qu'une indifférence impie et brutale entre le vice et la vertu, entre la haine éternelle de Dieu et son amour éternel, pour lequel il est de foi que chacun de nous a été créé.
Page 340 - L'ouvrage est déjà tout prêt ; on ne doit pas craindre que j'y contredise M. l'évêque de Meaux. J'aimerais mieux mourir que de donner au public une scène si scandaleuse. Je ne parlerai de lui que pour le louer, et que pour me servir de ses paroles. Je sais parfaitement ses pensées, et je puis répondre qu'il sera content de mon ouvrage, quand il le verra avec le public.
Page 332 - ... de Meaux, une attestation complète, sans avoir exigé d'elle aucun acte où elle ait rétracté formellement aucune erreur. D'où viennent, d'un côté tant de rigueur, et de l'autre tant 147 de relâchement.
Page 109 - Bossuet. monseigneur, d'avoir à soutenir ces combats de paroles, et de ne pouvoir plus me justifier sur des accusations si terribles qu'en ouvrant le livre aux yeux de toute l'Église, pour montrer combien vous avez défiguré ma doctrine ! Que peut-on penser de vos intentions? Je suis ce cher auteur que vous portez dans vos entrailles pour le précipiter, avec Molinos, dans l'abîme du quiétisme. Vous allez me pleurer partout, et vous me déchirez en me pleurant ! Que peut-on penser de ces larmes,...
Page 206 - Tel est cet homme, l'horreur de tous les siècles, avec lequel vous comparez votre confrère, ce cher ami de toute la vie que vous portez dans vos entrailles, et vous trouvez mauvais qu'il se plaigne d'une telle comparaison. Non, Monseigneur, je ne m'en plaindrai plus. Je n'en serai affligé que pour vous. Et qui est-ce qui est à plaindre, sinon celui qui se fait tant de mal à soi-même, en accusant son confrère sans preuve? Dites que vous n'êtes point mon accusateur ('), en me comparant à Montan.
Page 270 - ... c'est que ma conduite est toute décidée, et que je n'ai plus à délibérer. Il ne me reste qu'à me soumettre et à me taire; c'est ce que j'ai toujours désiré. Je n'ai plus qu'à choisir les termes de ma soumission. Les plus courts, les plus simples, les plus absolus, les plus éloignés de toute restriction , sont ceux que j'aime davantage. Ma conscience est déchargée dans celle de mon supérieur. En tout ceci, loin de regarder mes parties, je ne regarde aucun homme ; je ne vois que...
Page 330 - Guyon sans diffamer sa personne et sans me faire tort : mais je conjure ceux qui parlent ainsi, de peser devant Dieu les raisons que je vais leur représenter. Les erreurs qu'on impute à madame Guyon ne sont point excusables par l'ignorance de son sexe : il n'ya point de villageoise grossière qui n'eût d'abord horreur de ce qu'on veut qu'elle ait enseigné.
Page 65 - Cambrai avec un cœur plein de soumission, de zèle, de reconnoissance et d'attachement sans bornes pour le Roi. Ma plus grande douleur est de l'avoir fatigué et de lui déplaire. Je ne cesserai aucun jour de ma vie de prier Dieu qu'il le comble de ses grâces. Je consens à être écrasé de plus en plus. L'unique chose que je demande à Sa Majesté, c'est que le diocèse de Cambrai, qui est innocent, ne souffre pas des fautes qu'on m'impute. Je ne demande de protection que pour...
Page 44 - C'est la grande mode de trou-' » ver beaucoup d'esprit à M. de Cambrai : on a » raison ; il brille d'esprit, il est tout esprit; il
Page 195 - ... cette enflure ? Si elle a paru dans mes écrits , je veux m'humilier. Si j'ai écrit d'un style hautain et emporté , j'en demande pardon à toute l'Église. Mais si je n'ai répondu à des injures que par des raisons , et à des sophismes...

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