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d'anciens élèves des Lycées. Puis, il donne lecture de la liste des 120 morts pour la France, dont les noms sont gravés sur le monument, lecture que toute l'assistance écoute debout.

Après l'exécution d'un chour : « Aux morts pour la Patrie », M. Coupel, ancien élève, chef de division à la Préfecture de la Seine, lut une pièce de vers, dont il est l'auteur, puis à nouveau les élèves chantèrent un «Hymne aux Morts », dont M. Le Strat, un ancien élève du Lycée, composa la musique, sur les paroles de Victor Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie », musique d'une très noble et très haute inspiration.

Un dernier salut au Drapeau et, très émue, la foule s'écoula lentement après avoir pieusement défilé devant le monument.

Manifestations sportives 16 mai. --- A 7 heures précises, place des Arts, à Angers, huit

. cavaliers, auxquels s'était jointe une amazone, s'étaient donne rendez-vous pour se livrer au sport équestre et étudier en même temps les voies et moyens d'utiliser et d'aménager la piste cavalière qui incessamment sera mise à la disposition des sociétaires du Club hippique de l'Anjou.

M. Raoul Bruneau, vice-président, a offert au Club un torrain situé dans les Prairies Saint-Serge, entre Tivoli et PontChamp-Bas. C'est là que s'est effectuer la première sortie oflicieuse du Club hippique de l'Anjou, sortie ayant pour but d'étudier les avantages qui pourraient être retirés de l'emplecement ainsi que des améliorations nécessaires à y apporter avant d'inviter tous les sociétaires à s'en servir.

A 10 h. 1/2, les fervents du « Cheval», ayant remisé leurs montures, se réunissaient au café Detton.

M. Émile Bordier, le président du Club, MIM. Bruncau, Defois, Siraudeau fils, Rosé, Assire, Paul Schneider, Chevrier, etc., ont successivement donné leurs idées sur le fonctionnement de cette société appelée à prospérer parce qu'elle favorisera l'équitation, sport joignant à son élégance particulière un art tout spécial. Elle favorisera aussi l'élevage de l'espèce chevaline qui ne doit pas être négligé, pour rendre à notre Anjou les magnifiques montures, les beaux équipages que la guerre a fait disparaitre.

22, 23 ct 21 mai. - Les trois journées (22, 23 et 21 mai). du Concours hippique se sont déroulées sur la place du Champ de-Mars, sous un soleil brillant et au milieu d'une foule compacte et enthousiaste. Tous les amateurs, tous les professionnels du cheval avaient répondu à l'appel du Comité, que préside avec une compétence indiscutable M. le la Brunière, qui remplace le regretté comte de Terves, et dont l'actif secrétaire est Me Collin, le notaire bien connu d'Angers. L'enceinte du concours était artistement décorée de drapeaux et de plantes vertes. Les différentes épreuves, qui réunissaient de nombreux concurrents, ont obtenu un succès mérité tant par la valeur des chevaux présentés que par les connaissances hippiques des coureurs et des éleveurs.

23 mui. --- La coupe-challenge Cointreau pour la boule de fort a été gagnée par la Société « l'Académie » d'Angers. Le concours, qui avait réuni de nombreuses sociétés et les meilleurs joueurs de l'Anjou, a été très brillant. Des allocutions ont été pronuncées, lors de la distribution des récompenses, par MM. Fournier et Benoist, adjoint au maire d'Angers.

30 mai. Le Ve tour de Saumur (courses à pied) a remporté un très brillant succès. Le coureur Denis, du Club sportif Bessonneau, qui s'est classé premier, a accompli le parcours en 32,40"4/5. En tête du classement des équipes figure le Club sportif Bessonneau avec 19 points. La course de 100 mètres a été gagnée par Pillet, C.S. B., 11"4/5; celle de 400 mètres par Duval, C. M., 57"'1/5; le saut en hauteur par Monnot, C. M., 1m60; le saut en longueur par Pillet et Gautier, C. S. B., 5 m. 60; les poids par Ollier, E. É. S., 8 m. 75; les 110 m. haies par Pillet, C. S. B.; le disque par Ollier, E. I. S., 24 m., les relais 1.000 m. par le Club sportif Bessonneau, les 1.500 m. par Le Guyader, C. S. B.

5 et 6 juin. Les Courses d'Angers ont été aussi belles et aussi brillantes que possible. L'hippodrome d'Éventard était rempli d'une assistance compacte et de nombreux équipages et l'assistance au pesage était des plus choisies. Dans les tribunes bien garnies se trouvaient les autorités du département et de la ville et tous les amateurs d'hippisme. Les différentes épreuves, qui avaient réuni une assez grande quantité de concurrents, ont été brillamment enlevées. Les guichets du pari mutuel étaient assiégés par une foule de joueurs, avides d'émotion.

13 juin. - De très brillantes régates organisées par la Société nautique ont été courues dans le bassin de la Maine, en Reculée, La course à deux rameurs de pointe avec barreur, 1.800 m. (lébutants et juniors), a été gagnée par l'« Ondine », du S. N. du Loiret; celle à quatre rameurs de pointe avec barreur (débutants et juniors), par l'« Anjou », d'Angers-Nautique; la Coupe-Challenge Cointreau, quatre rameurs de pointe avec barreurs (débutants), 1.800 mètres, par l'« Anjou »; celle de quatre rameurs de pointe avec barreur (seniors), 2.800 mètres, 2 virages, par l'« Anjou ».

18 juin.

-- Au cours du Vile tour d'Angers à pied, disputé le 11 avril dernier, M. le professeur Monprofit, avait mis en compétition pour les équipes militaires un splendide challenge. Bien que l'épreuve se fût disputée fort régulièrement, le challenge ne put être attribué le jour même de l'épreuve et un arbitrage dut être fait par M. le général Ferradini.

Le 18 juin, notre dévoué collaborateur M. V. Dauphin, spécialement désigné par M. le professeur Monprofit, a fait remise du challenge à M. le colonel Clolus, du 7e hussards.

20 juin. - Le grand prix Léonard (Cyclisme) a été gagné par le Choletais Gourdon, en 2 h. 14.

* *

Légion d'honneur. - Ont été promus (décoration posthume) au grade de chevalier :

Le lieutenant Germinet Georges, du le zouaves;

Les lieutenants Colin Eugène, Maëgerlin Roger, Musset François ; les sous-lieutenants Deroche Edmond, Moreau Philibert, du 77e d'infanterie;

Les sous-lieutenants Chiroux Eugène, d'Elbée Philippe, Jacques Paul, Hamon Félix, Venn Isidore, Mauvif de Montergon Henri, du 135e d'infanterie;

Le capitaine Guinaudeau Clément, les lieutenants Allain René, Benoist Joseph, Allain Ernest, Bois; le sous-lieutenant Colombet Victor, du 335e d'infanterie;

Le capitaine Aron Cerf, le lieutenant Boucher Gaston, le sous-lieutenant Jousselin Maurice, du 6e génie;

Le lieutenant de Meherene de Saint-Pierre Paul, le sous-lieutenant Thireau Michel, du 33e d'artillerie de campagne;

Le capitaine Pourcher Charles, le lieutenant Halna du Fretay

Hervé, les sous-lieutenant Prisse Joseph, Bouchet Armand, Levylier Paul, du 25e dragons;

Les lieutenants Mary Léon, Lacouture Marie, Mativon Georges, Boyer Maurice, les sous-lieutenants Joyeux Lucien, Sue Édouard, Saillard Jean, du 7e hussards.

La Médaille de la reconnaissance francaise a été décernée à M. le vicomte Olivier de Rouge

La sour Lebrun, infirmière-major U. F. F. H. A. 112, à Fécamp, a reçu du Ministère de la guerre l'insigne spécial en or institué en faveur des infirmières qui se sont particulièrement distinguées par leur mérite.

Nous sommes heureux de publier la note suivante, toute à l'honneur de M. l'abbé Delplanque, missionnaire, résidant depuis plusieurs mois à Angers :

« Le Gouvernement porte a la connaissance du pays la belle conduite de M. l'abbé Delplanque, demeurant actuellement à Angers.

«Missionnaire diocésain à Arras, curé de Liévin de 1914 à 1916, puis évacué à Corbenem et Commgines (Nord), a fait preuve du plus beau courage et du plus complet dévouement.

« Par son attitude énergique, qui en imposait à l'ennemi, il a rendu à la malheureuse population civile de grands services, obtenant pour elle des atténuations aux exigences des Allemands; s'est prodigué au cours des bombardements les plus violents. Toujours le premier sur les lieux du sinistre, soignant les blessés et inhumant les morts. >>

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Le dimanche 27, à 4 heures, une imposante cérémonie a eu lieu, en présence des autorités civiles et militaires, dans la grande salle de la Société industrielle de Lille. La Société de secours aux blessés militaires décernait des récompenses aux personnes qui, au cours de la guerre, avaient rendu des services dans les ambulances et formations sanitaires.

Parmi les bénéficiaires, nous relevons avec plaisir les noms de quatre soeurs de la Congrégation de Sainte-Marie-la-Forêt d'Angers employées à l'Université catholique de Lille qui, pour les soins donnés aux typhiques, se sont vu décerner la médaille de la Socióté de secours aux blessés avec palme de bronze. Ce sont : la soeur Eugénie du Sacré-Coeur, née Berthe Rouillard;

la sour Marie-Saint-Vincent, née Florentine Durand; la scur Marie-Saint-Mathieu, née Hyacinthe Bouhic; la soeur SaintRegnault, née Hélène Guillot.

La ville de Reims a décerné à M. Durand Henri-Benjamin, ancien sapeur-pompier volontaire, le grand prix Burette de 500 francs. M. Durand, natif de Montigné-sur-Moine, fut blessé au cours d'un incendie survenu à la suite d'un bombardement. Il possède la croix de guerre avec palme et les médailles de sauvetage de 2e et 1re classe.

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Nécrologie :

Le 21 mai ont été célébrées en l'église Saint-Joseph d'Angers les obsèques de notre regretté collaborateur M. Louis-Marie Hogu, agrégé de l'Université, professeur à la Faculté des lettres, d'Angers. Le deuil était conduit par sa mère, Mme Armand Hogu, à qui nous exprimons notre douloureuse sympathie, accompagnée de Mgr Pasquier, recteur de l'Université catholique d'Angers, MM. Perrin et Mazé. Les cordons du poêle étaient tenus par MM. Delaunay, Couette, Maurice Cesbron et l'abbé Vincent, professeurs à l'Université catholique.

Nous reproduisons dans ce fascicule le bel éloge funèbre que Mgr Pasquier a consacré à M. Louis Hogu.

Le 10 juin eurent lieu à Angers les obsèques de M. Jules Gilbert, inspecteur de l'enseignement primaire. Le deuil était conduit par Mme et Mile Gilbert et les membres de la famille. Les cordons du poêle étaient tenus par MM. Gay, directeur de l'École normale, Brault, directeur de l'École des Ponts-de-Cé, Martineau, inspecteur primaire à Cholet, Desmier, représentant des instituteurs de la Vienne. A la gare Saint-Laud et avant que le corps soit déposé dans un wagon pour être transporté à Sauvigné (Charente), M. Sarthou, inspecteur d'académie, a adressé un dernier adieu au dévoué membre de l'enseignement qui disparaît.

Le 12 juin ont eu lieu en l'église de Saumur, les obsèques de M. Cortillot, réfugié de Laon. Le défunt avait consacré cinquante années de sa vie au journalisme; il fut président honoraire de la presse catholique et reçut naguère de l'Académie française le prix Xavier de Marmier. Il fit ses débuts au Journal d'Amiens,

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