Aphorismes politiques, pensées morales et philosophiques de l'empereur Napoléon

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Page 89 - Un prince qui régnerait sur vous, qui serait assis sur mon trône par la force des mêmes armées qui ont ravagé notre territoire, chercherait en vain à s'étayer des principes du droit féodal, il ne pourrait assurer l'honneur et les droits que d'un petit nombre d'individus ennemis du peuple qui depuis vingt-cinq ans les a condamnés dans toutes nos assemblées nationales : votre tranquillité intérieure et votre considération extérieure seraient perdues à jamais.
Page 53 - En commençant la guerre pour soutenir l'indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous...
Page 47 - ... leurs garanties, à donner au système représentatif toute son extension, à investir les corps intermédiaires de la considération et du pouvoir désirables ; en un mot, à combiner le plus haut point de liberté politique et de sûreté individuelle avec la force et la centralisation nécessaires pour faire respecter par l'étranger l'indépendance du peuple français et la dignité de notre couronne.
Page 195 - Les vraies conquêtes, les seules qui ne donnent aucun regret, sont celles que l'on fait sur l'ignorance. L'occupation la plus honorable, comme la plus utile pour les nations, c'est de contribuer à l'extension des idées humaines. La vraie puissance de la République française doit consister désormais à ne pas permettre qu'il existe une seule idée nouvelle qu'elle ne lui appartienne.
Page 61 - Français, il n'est aucune nation, quelque petite qu'elle soit, qui n'ait eu le droit de se soustraire et ne se soit soustraite au déshonneur d'obéir à un prince imposé par un ennemi momentanément victorieux. Lorsque Charles...
Page 156 - Miollis la boîte de médailles qu'il m'écrit t'avoir remise. Les hommes sont si mauvaises langues et si méchants qu'il faut se mettre en règle sur tout. Santé, amour, et prompte arrivée à Brescia. J'ai, à Milan, une voiture à la fois de ville et de campagne. Tu te serviras de celle-là pour venir. Porte avec toi ton argenterie, et une partie des objets qui te sont nécessaires. Voyage à petites journées et pendant le frais, afin de ne pas te...
Page 183 - Peut-on, doit-on se donner la mort? Oui, dit-on, lorsque l'on est sans espérance. Mais qui, quand, comment peut-on être sans espérance sur ce théâtre mobile, où la mort naturelle ou forcée d'un seul homme change sur-le-champ l'état et la face des affaires?
Page 195 - L'opinion publique, disait-il dans un autre moment et sur un autre sujet, est une puissance invisible, mystérieuse, à laquelle rien ne résiste ; rien n'est plus mobile, plus vague et plus fort; et toute capricieuse qu'elle est, elle est cependant vraie, raisonnable, juste, beaucoup plus souvent qu'on ne pense.
Page 191 - Un philosophe a prétendu que les hommes naissaient méchants : ce serait une grande affaire et fort oiseuse que d'aller rechercher s'il a dit vrai. Ce qu'il ya de certain, c'est que la masse de la société...
Page 91 - C'est qu'il faut servir dignement le peuple, et ne pas s'occuper de lui plaire : la belle manière de le gagner, c'est de lui faire du bien; rien n'est plus dangereux que de le flatter : s'il n'a pas ensuite tout ce qu'il veut, il...

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