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4. iaut du métropolitain, le plus ancien évêque de la province, qui fera la même chose , s'il s'agit de l'institution du métropolitain.

5. Le présent décret sera soumis à l'approbation du pape: à cet effet l'empereur sera supplié de per

à mettre à une députation de six évêques de se rendre auprès du pape, pour en obtenir la confirmation d'un décret qui peut seul mettre un terme aux maux des églises de France et d'Italie.

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Je vais laisser M. l'abbé de Fraissynous faire l'apologie de ce concile, cependant en faisant remarquer que cet écrivain, tant est grande la force des préjugés et de l'irréflexion d'habitude, qualifie de décret favorable à d’injustes prétentions, le seul article raisonnable qui eût été jusque là inséré dans un concordat : décret qui , au lieu d'élever des prétentions injustes, au contraire, mettait ordre à jamais aux injustes prétentions de Rome. Voilà comme l'on confond tout.

« Tandis que tout tremblait devant celui » qui se trouvait le maître de la France, un » concile est convoqué à Paris, en 1811: on > veut s'en servir comme d'un instrument con

>

» tre le pape; on lui demande un décret fa» vorable à d'injustes prétentions. Le concile » arrête des dispositions nouvelles, il est vrai; » mais il a le courage de les terminer par un » article qui les sauve de tout reproche de » schisme. Il y est dit : le présent décret sera » soumis à l'approbation de notre Saint-Père » le pape. Ainsi, les évêques de l'intérieur se » montraient fidèles aux saines doctrines, en » même temps que ceux dont ils occupaient » les siéges (1), après avoir illustré l'église galli» cane, aux yeux du monde entier, par la

plus généreuse résistance, continuaient de » l'édifier par leur résignation.

Voici comme M. l'abbé de Fraissynous juge les effets du concordat de 1801.

» Si je finis par considérer le concordat » de 1801 dans ses suites et ses effets , j'ob» serve qu'il a rendu au culte public plus » d'éclat, plus de régularité, et par-là même

plus d'influence pour le bien de tous; que

l'enseignement de la religion, de la morale, » de tous les devoirs, est devenu plus uni

(1) Ces mots sont ambigus, et ce n'est pas sans dessein. M. Frayssinous, dans une autre partie de son ouvrage, laisse entrevoir des doutes sur la légitimité de ces évêques, et les accepte, comme chose plus probable, dans un cas, douteux,

»

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» versel et plus populaire; a répandu, fortifié » les sentimens de justice, d'ordre et de su» bordination; redonné au mariage, et par-là »'même à la famille , cette dignité qu'il avait

perdue; et réparé, du moins en partie, les » ravages de douze années de licence et d'im

piété : qu'on a vu s'ouvrir des écoles ecclé» siastiques pour les élèves du sanctuaire, se » rétablir des sociétés précieuses, telles que » celles des Frères des Ecoles chrétiennes, » des Filles de Saint-Vincent de Paul, et bien » d'autres semblables, qui ne faisaient que » languir, et qui étaient menacées d'une complète destruction : que, pour l'édification

, » des peuples, il était entré dans le nouvel

épiscopat des hommes dignes de leur res» pect et de leur confiance. Rappelons, à sa » louange, qu'à une époque périlleuse , sa » conduite ne fut pas sans courage et sans

gloire. » ( Ouvrage de M. Frayssinous, pag. 162-163.)

C'est avec peine que l'on trouve dans le premier morceau qui, comme le second, est fort judicieux, cette étrange assertion : Ainsi, dans l'intérieur, les évéques se montraient fidèles aux saines doctrines, en même temps que ceux dont ils occupaient les siéges, après avoir

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entier par

illustré l'église gallicane aux yeux du monde

par la plus généreuse résistance, continuèrent à l'édifier par leur résignation.

Si la généreuse résistance de ces évêques faisait le lustre de l'église gallicane, quel lustre apportait à l'église universelle la conduite du pape, contre lequel cette généreuse résistance était dressée ? Dans une lutte pareille, un des deux côtés a tort.... Je laisse cela à décider à M. Frayssinous; je voudrais aussi qu'il eût indiqué en quoi consistait l'édifiante résignation des évêques opposans au concordat de 1801. La majeure partie était en Angleterre, où leur résignation ne s'est jamais manifestée que par la plus violente opposition; à sa rentrée en France, elle était fort peu remarquée par cette vertu de résignation.

M. Frayssinous a sans doute oublié, et cependant la date était fraîche, que ces évêques ont dû écrire au pape une lettre qui se trouve à la suite du concordat de 1817, pour lui témoigner leur douleur de cette généreuse résistance qui les a illustrés aux

yeux

de l'Europe. Jusqu'ici on ne savait pas que les excuses fussent le chemin de l'illustration. C'est une découverte réservée à M. de Frayssinous.

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On a vu dans le récit de la première députation, que le pape avait allégué, comme motif de son refus pour accorder des bulles, la privation de tout conseil, sans lequel il disait ne pouvoir rien faire. La plainte était trop fondée pour n'en pas

faire disparaître la cause. En conséquence cinq cardinaux lui furent envoyés. Ce furent MM. les cardinaux

de Bayanne,
Fabrice Ruffo,
Roverella,
Doria,

Dugnani. M. l'archevêque d'Édesse , aumônier du pape,

leur fut adjoint. La députation du concile fut composée de MM. les archevêques de Tours, de Pavie et de Malines; de MM. les évêques de Nantes, de Trêves, d'Évreux, de Plaisance, de Feltre, do Faënza, nommé au patriarchat de Venise.

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