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riverait si la charité des paroisses devenait sæurs des pauvres. Un fort grand nombre personne civile, mais nous aimerions que d'individus ont été placés comme portiers, la charité des paroisses eût sa réglementa- ou daris d'autres positions, et, par suite, ont lion intérieure, qu'elle eut, par exemple, été relevés de la misère. con budget eo recette et en dépense. Lorsqu'en Ce bien temporel, dit le compte rendu. parcourant les 86 départements, nous nous

n'est ni le seul ni le plus précieux que nosommes enquis de la recette et de la dépense tre cuvre se propose et qu'elle obtient. Audes charités paroissiales, nous n'avons jamais dessus des besoins du corps, sont les beou presque jamais pu obtenir de renseigne- soins de l'âme. Nos dames, dans leurs visiments précis. De là vient que la monogra- tes, ne se contentent pas d'apporter aux ubie des institutions de charité que l'on ren- pauvres le pain matériel; conduites par la foi, contre dans tous nos articles est forcément inspirées par la piété, elles prennent souci ausente de celui-ci. Nous avons choisi pour de l'ame de ceux que leur charité a adoptés. type de la charité paroissiale l'association Dans leurs fréquents entretiens, elles dissicharitable de Saint-Thomas d'Aquin. Elle a pent leur ignorance, elles combattent leurs sop budget, et ce budget est imprimé. préjugés, elles leur font connaître et prati

Nous avons sous les yeux celui de 1852, quer leurs devoirs. Le bien qui se fait ainsi dont l'encaisse est de 21,274 fr. 20 c. Nous est considérable. Ce n'est pas seulement les pouvons donner les éléments de cette recelle pauvres qui en profitent; mais des grâces el espliquer par l'ensemble de son compte abondantes viennent aussi enrichir celles rendu, ce que nous entendons par la charité qui se font les instruments de la Providence paroissiale réglementée.

dans cet apostolat de la charité. Il faut de Recelles.- Restait en caisse au 1er janvier l'or et de l'argent pour soulager les misères !12, 305 fr. 23 c. Reçu dans le courant de corporelles; il ne faut que du coeur et les fannée : 1° produit de la circulaire, 3,716 dons de Dieu pour soulager les besoins spifr.: 2 recueilli par les dames collectrices, rituels. Notre euvre, jusqu'ici, s'occupait 4,715 fr.; 3. quêtes aux portes de l'église beaucoup de recueillir des aumônes pour faites par les dates de charité, 5,233 fr. les verser dans le sein des pauvres; il lui 06.; 4. sermon, et recueilli par les dames manquait encore peut-être de chercher à quétenses, 3,22% fr. 50 c.; 5. recueilli dans remplir le coeur de ses membres de ces tréles sections par les dames vice-présidentes sors divins qu'elle veut répandre dans les de l'euvre, 2,348 fr.; 6° souscriptions recues

ames. Nous avons complété cette année l'orà la sacristie, 407 fr. 23 C.; 7o dons divers, ganisation de notre cuvre sous ce rapport, 1,325 fr.

en établissant, outre les réunions de charité Dépenses sommaires. 1° Bons de pain, qui ont lieu, une réunion mensuelle au evenice, etc., 18,747 fr

. 75 c. ; 2. pensions piedmode antels. Une messe est dite pour Cenfants

, secours particuliers, 1,274 fr.; Saequisitions de lits, matelas, draps de lil,

Jeur est adressée, et ils reçoivent la bénébrauchssage, ctc., 1,243 fr. 65 c. Reste en

diction du saint sacrement. C'est là que se Caisse au mois de janvier 1853, 8 fr. 80 c.

raniment les ardeurs de la charité el que se

ravivent les défaillances du zèle. En quittant Détail des dépenses par mois el par pauvres. le tabernacle pour visiter les habitations de

la misère, on a dans le cœur des sentiments Pauvres Allocation

Pour chacun.

plus tendres, sur les lèvres des paroles plus visilés. par mois.

ardentes; les conseils qu'on donne sont 1,164 1,746

1 50

plus efficaces et les fruits de salut plus 1,156 1,794

abondants.

1 50 1,132 1,608

1 50

Les résultats religieux et moraux qu'on 1,168 1,752

1 50

obtient ainsi ne sont pas toujours faciles à 1,114 1,392 50 1 25 constater. Nous pouvons cependant noter, 1,127 1,411 25 1 25 depuis quelques mois seulement, époque à 1,055 1,318 75 1 25

laquelle nous avons fait recueillir ces docu1,050 1,318 50 1 25 ments dans nos procès-verbaux, 7 mariages 1,055 1,375 75 1 25

'égitimes, 1 enfant adulte baptisé, 20 per1,038 1,632

1 50

'onnes, éloignées de Dieu depuis un temps 1,124 1,686

| 50 1,124 1,686

1 50

plus ou moins long, ramenées à la pratice

de leurs devoirs. Plusieurs familles rendues Détails par nature de dépenses. - Il a été à la paix et dont les membres bénissent distribué : 11,925 kilogrammes de pain,5,844 maintenant la religion qu'ils outrageaient. ktogrammes de viande, 7,967 cotrets, 2,347. Nous citerons trois exemples où le bien spilosseaux de charbon, 192 robes, 188 che- rituel se mêle au bien temporel, et qui sont

Ses, 61 paires de bas, 292 paires de son- propres à encourager l'association dans la #s, 33 tabliers, 21 châles, 30 pantalons, 67 voie qu'elle parcourt. suisoles ou gilets, 37 blouses, 28 jupons, Un médecin, père de trois enfants, par allasses. Dix-neuf enfants, filles et gar- suite de circonstances fâcheuses, était tombé 15, ont été placés, soit aux frais de l'au- dans la position la plus désastreniseles

soit au moins par son entremise dans secours de l'association l'ont soutenu d'asers élablissements. Sept vieillards sont hord, lui sa femme et ses enfants, et ont été Wiés ou à la Salpêtrière ou chez les petites l'occasion de secours abondants; une quête DictioXX. D'EconoyIE CHARITABLE. III..

33

Mois.

Lanvier

farier

Avril

Juillet

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Svembre

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Oktobre iembre Boiembre

a été faite, puis on a réussi à établir cet in- charité, el tout le reste nous sera donné téressant père de famille dans une campagne surcroit. où il a une place de 1,100 francs comme III. Nous nous sommes borné à allir inédecin d'un établissement public. Le bien que le clergé se rencontrait à tous les post matériel fait à cette famille a produit un dans toutes les ouvres, à lous les étages grand bien moral ; le père est complétement l'assistance. Qu'il nous suffise de dire, si revenu à la pratique de ses devoirs, et la ne citer qu'une nature d'institutions char famille relevée a béni Dieu et celles qui ont bles, que, sur les 29 institutions de sous été les instruments de ses miséricordes. muets existant en France, aujourd'hui,

Un jeune garçon a occupé l'euvre pen- sont dirigées par des ecclésiastiques ou dant plusieurs années. On avait d'abord communautés religieuses; que sur l6colo réussi à séparer du père de cet enfant une agricoles fondées, depuis 15 ans, pou femme qui vivait dans le désordre avec lui; jeunes détenus ou les enfants trouvés elle est morte peu de temps après, dans les l’oni été par des prêtres séculiers et meilleurs sentiments. Le petit garçon a élé des religieux, c'esi-à-dire près de la mais placé à l'asile Fénelon, aux frais de l'euvre de ces établissements, sans compter et de plusieurs dames de charité, à 20 francs qu'on leur a donnés à desservir aus con par mois. Ayant fait sa première communion gations. S'il était besoin de démontrer est en apprentissage chez un cordonnier bon cupe jamais trop de place, nous charge chrétien. Il a fallu payer 100 fr. en entrant, de ce soin un économiste moderne, an et il y aura encore 100 fr. à donner au boui ministre, M. le comte Duchâtel, qui des quatre années qu'il doit passer chez son partient à une école secularisatrice, si maitre. Le père, peu touché d'abord de ce fut. M. Duchatel est d'avis que le qu'on faisait pour son fils, est maintenant très- est fait non-seulement pour être le reconnaissant et donne l'espérance de le rateur des cuvres de la charité, mais voir s'amender un jour.

y présider. A ses yeux comme an od Un ménage, dont la femme fut longtemps sa parole est l'arome qui les eapébe di institutrice et le mari officier de santé, avait corrompre, comme on l'a dit, dans un a été réduit à la misère par suite de la révolu- sens. C'est au prêtre, dit M. Duchâtel, tion de 1848. L'ouvre a d'abord donné riger les euvres de la charité, à en su beaucoup pour eux, et la dame de charité, ler l'accomplissement. Protecteur dévoi chiargée de les visiter, a fait une loterie en l'indigence, le prêtre ne rencontreras leur faveur; mais leur position, quoiqu'un route que reconnaissance et amour; peu améliorée, ne leur offrant aucune ga- même que des doutes éloigneraient rantie pour l'avenir, ils ont accepté la pro- croyance s'empresseront de l'aider el position qui leur a été faite de partir pour bénir dans sa mission d'humanité. L. ja Californie où, dans le moment même, on des malheureux ne prête pas au schist demandait des médecins. Ils ont été embar- toutes les sectes religieuses comme tou qués aux frais de la compagnie de l'union systèmes philosophiques viennent se r maritime. L'association a accordé ou a pro- sous ce saint drapeau. curé environ 350 fr. pour leurs vêtements et Savez-vous ce que c'est qu'un prêtre leur petit mobilier; jusque-là ils n'avaient dit M. l'abbé de Lamennais aux indiff eu que les meubles prêtés par l'association. de son siècle, vous que ce nom seul Une somme de 400 fr. leur a été assurée par ou fait sourire de mépris? Un prein la compagnie qui les fait partir, pour allen- par devoir l'ami, la providence vivan dre, à leur arrivée à Saint-Francisco, le mo- ious les malheureux, le consolateur de ment où leur travail pourra les soutenir. fligés, le défenseur de quiconque est Leur moralité, leurs sentiments religieux de défense, l'appui de la veuve, le pe et leur énergie dans les facheux moments l'orphelin, le réparateur de tous les de qu'ils ont traversés, font espérer que la Pro- dres et de tous les maux qu'engen vidence les protégera et qu'ils propageront vos passions et vos funestes doctrine les bons principes et donneront de bons vie entière n'est qu'un long et hér exemples dans le pays qu'ils vont habiter: dévouement au bonheur de ses sembla ils sont partis avec cette résolution bien Vous êtes encore plongés dans un par arrêtée.

sommeil, et déjà l'homme de charité, de Voilà le sommaire des cuvres de l'asso- çant l'aurore, a recommencé le cours cialion durant une année. A son expiration, bienfaisantes ouvres. Il a soulagé le pa il ne lui restait plus en caisse que 8 fr. visité le malade, essuyé les pleurs de 80 cent. ; c'était le commencement des fortune ou fait couler ceux du repel 22,000 fr. qu'il fallait réaliser. Dieu aime instruit l'ignorance, fortifié le faible

, l'indigence qui se confie en lui, disait le curé fermi dans la vertu des ames troublées de la paroisse, aujourd'hui Mgr de Tripoli, les orages des passions. Après une jour doué du même ceur que Mgr l'archevê- loute remplie de pareils bienfaits, les que de Paris, comme il est né du même sang. arrive, mais non le repos. A l'heure or la Providence nous enverra, celle année plaisir vous appelle aux spectacles , comme les autres, les ressources qui nous ies, on accourt en grande bale près de sont nécessaires. Prenons soin seulement nistre sacré : un Chrétien touche à ses d'entretenir dans nos ames le feu de la niers moments ; il va mourir el veut

d'une maladie contagieuse; n'importe ; le tion des mendiants aux colonies. Le projel rebon pasteur ne laissera point expirer sa

monte à 1719. Ordonnance de 1720 qui prescrit brebis sans adoucir ses angoisses, sans l'en

de conduire aux colonies les mendiants valides. vironner des consolations de l'espérance

Application de la pénalité aux vagabonds. Men. et de la foi, sans prier à ses côtés le Dieu

diants et vagabonds travaillent en qualité d'en

gagés. Ordonnance de 1719 rapportee en 1722; qui mourut pour elle, et qui lui donne, à motifs. L'assemblée constituante revient à l'idée bet instant même, dans le sacrement d'a

de la transportation aus colonies des mendiants our, un gage certain d'immortalité. Voilà récidivisies. La Corse cboisie pour lieu de transLe prêtre, le voilà lel qu'il existe au milieu portation. Faux systèmes de l'assemblée constide nous. La religion est aujourd'hui ce ivante.- $ Jl. Teniatives de colonisation en Guyane. qu'elle fut à son origine. Il y a moins de

- Conditions de celle colonie. Cayenne. Indiens Chrétiens, et les Chrétiens ne sont pas chan

de la Guyane. Diversité du sol de la Guyane. Ses gés. Et M. l'abbé de Lamcnnais part de là

productions naturelles. Population de la Guyane.

Þrojels de colonisation remontant à 1626. Noujour décrire les œuvres de la charité pri

velle tentative en 1652. Autre projet en 1663. vée que la religion enfante. Loin que le Culture du café en 1721. Nouveau plan de colonombre en ait diminué, il s'était prodigieu- nisation de 1763 à 1765. Faules commises. Noument développé, lors que l'illustre écrivain, velle tentative en 1777. Actes du gouvernement devenu si différent de lui-même, mourait relatifs à la Guyane. 1784 et 1787. Conséquences dans l'endurcissement de son orgueil, el

de la brusque émancipation des esclaves en 1792. dous apprenait ce que c'était qu'un prêtre

La famine devient imminente. Ouvriers cultiva

teurs mis en réquisition en 1794. Le travail detombé. — Voy. BUREAU DE BIENFAISANCE , crété par la convention, sous peine de mort en Bourse des pauvres de Lille en 1526 ;

1795. Organisation d'un service de travail agriCANTAL ET REVENU, chapitre : Concours du cole. Tentative de rébellion en 1799. Loi du 30 Orgé; CHARITÉ | PRIVÉE, départements du floréal an X qui rétablit l'esclavage dans les coNord, Morlagne et l'Aigle, et surtout Con- lonies. Arrélé consulaire de 1802 qui organise GRÉGATIONS HOSPITALIÈRES ET ENSEIGNANTES. une conscription agricole par quartier. Registre COALITION.

général de conscription. Tentative de colonisation Poy. AssociaTIONS (-Application du prin

en 1826. Établissement par Mme Javouhey à Mana

en 1844. Plan d'une compagnie générale de coripe des), section 8, chap. 2, col. 1216.

lonisation par M. Jules Lechevalier. Emancipation COLONISATION ET COLONIES AGRICO

en 1848. Colonisation de la Guyane en 1852 par LES.

les condamnés. Opinion de Sismondi sur l'apli

lude de la France à s'assimiler les pays conquis. PREMIERE PARTIE. – COLONISATION. - Srce Section II.- 1er. Colonies modernes. Etendue en

uon l'.—$I".Considérations générales. Historique. hectares et population de nos colonies modernes. -La Grèce. Colonisations romaines. Supérioritede Exportation. Guadeloupe. Son organisation. Marfesprit grec. Colonisations de l'ère moderne. Co

tinique. Siluation aciuelle. Colonisation à la lusie françaises avant 1789. Colonisation en Guyane par les condamnés. - § II. Inde franAmerique. Coup d'æil général sur nos anciennes çaise. Régime colonial dans son application à la Pressions. Colonisation par les Jésuites en 1615. culture par les natifs. - $ III. Tentative de coCompagnies commerciales. Canada en 1628. Ela. lonisation à Madagascar. - $ 1V. Algérie. ConiAsement de la compagnie des Indes occiden- paraison entre la colonisation romaine et la coales en 1642. Colonie française dans l'Amérique lonisation française. Ce que la France a opéré. Beridionale en 1657. Concession en 1662. France Produits naturels de l'Algérie. Diversité des opiéquinoxiale en 1664-1674. Issue de la compagnie nions sur notre conquète. Plans de colonisation. des Indes occidentales. 1675. Règlement pour la M. Enfantin, M. Obert et J. M. Leblanc de Précompagnie des Indes orientales. 1681. Confirma- bois. Situation en 1847-1845. Dépenses du mitien de la compagnie du Sénégal et des coles nistère de la guerre en 1816. Plan de colonisad'Afrique. Traite des nègres. Compagnie de Gui- tion par le maréchal Bugeau il. Plan de M. l'abbé Bét. 1097. Privileges aux soldats libérés qui ne Landmann. Les Trappisies en Afrique. Staoueli. trouvent pas à s'établir dans le royaume et qui Colonie de Ben-Aklioun par M. l'abbé Brumauld, tont peupler nos colonies. 1698. "Etablissement

pour les enfants pauvres. 1847. Colonie de Medde la compagnie de Saint-Domingue. 1711. Re

jez-Amare, par l'abbé Landmann pour les enfants glement relatif à celle compagnie. 1712. Missis- irouvés, 1818 (19 septembre). Crédit de 50 milsibi et Louisiane. Le soin de peupler la Louisiane lions volé par l'assemblée nationale pour l'établisconté à la police de Paris. Concession à un riche sement de colonies agricoles. Réglement. Impreslancier pour 15 ans. 1713. Perle d'une partic sion des émigrants. 185%. Paris envoie ses endu Canada. 1719. Réunion de la compagnie des fants trouvés et ses enfants pauvres aux colonies lades orientales et de la Chine à li compagnie d'Alger. Circulaire du ministre de l'intérieur aux

Oecident. 1720. Révocation de la concession ac- prélels en celle occasion. Insuffisance des moyens Cordée à la compagnie de Saint-Domingue. 1731. d'emigration. Colonies suisses de Sétif. Opinion kelrocession au roi de la Louisiane. 1743. Con- de Mouleit. Conclusion. - § V. Colonisalion à Dessions dans les colonies de l'Amérique. 1768. l'intérieur. Diverses formes de colonies. Com. Liberté attribuée à Cayenne et à la Guyane de ment clies peuvent se constituer. Dépenses el commercer avec toutes les pations pendant 12 produits. Exemples cités. Distribution des terres ans. 1775. Aulorisation aux déserleurs amnisties

ingrates aux petits cultivateurs. Expériences l'aide se faire transporter gratuitement aux colonies, les dans le Poitou et le Maine. Expérience's fairux et leur famille. 1676. Mesures contre l'ima les en Hollande. Moyens d'exécution. Devis de la portalion excessive des noirs dans la métropole. dépense d'un ménage colonial. Ménages d'ouvriers 1777. Monopole de la traile des noirs confere à dans les colonies agricoles hollandaises. Système la compagnie de la Guyane. 1781. Nouvelles cons- de colonie agricole sans limites. Horticulture. vrucions de chapelles pour les bommes de cou- Colonisation du littoral des landes de Gascogne. kur. 1785. Monopole du commerce des Indes Colonic d'Arcachon. Forinule de colonisation à urientales reconstitué d'abord pour 7 ans et en l'intérieur par M. Achille de Clésicux. Saint-Jean sulle pour 15 ans. Historique de la transporta (Côtes-du-Nord). - § VI Colonisation à l'étruin

ger. Angleterre. Insuccès des travailleurs leuro- ment qu'une grande nation ne doit s arreler péens à la Jamaïque. L'esclavage maintenu dans de conquérir que là où la terre lui manque, l'Inde anglaise. L'Angleterre dans ses rapports oubliant, la première, que les nations qui personnels avec ses sujels coloniaux. Anglais dans

s'arrêtent se mettent hors d'état de conserl'Australie. Colonisation hollandaise. Colonisalion belge. Colonisation espagnole. Colonisation

ver ; oubliant, la seconde, qu'il faut propor

tionner son butin à ses forces. Où commencent religieuse de la Californie. DEUXIEME PARTIE. - COLONIES AGRICOLES. et où finissent le droit d'occupation, le droit gler. Considérations générales. Dénombrement. La

de colonisation. Christophe Colomb traverse charité départementale abandonne l'enfant trouvé les joers, il est dans son droit. Il pose le au moment où l'éducation commence. Historique pied sur une terre inconnue; la vieille Eudes colonies agricoles. 1767, 1775, 1788, 1818. rope y dresse sa tente, le commerce de Des colonies agricoles à l'étranger par MM. de

l'ancien monde y tend la main à l'industrie Lurieu el Romand. Colonies hollandaises. Colo

du nouvel hémisphère; les échanges de peunies d'orphelins. Colonies d'agriculture. Colonies libres. Colonies agricoles suisses. Colonies belges ple à peuple s'étendent pour la première Colonie italienne de Palestrina. - $11. Colonies

fois aux deux rivages de l'Atlantique ; là est agricoles françaises, Colonie de Meitray. Etude

le droit. Le contrat est violé, la force en de approfondie de celle colonie. Pourquoi elle est mande la sanction, là encore est le droit. placée à la lète des colonies d'orphelins. Pro- Des proscrits du continent ou de l'Anglegression agricole de Meltray. Procédés agro- terre vont chercher au delà des mers une nomiques. Situatiou économiqne de la colonie terre hospitalière ; ils apportent avec eux en 1855. Dividende moral: Impressions, recueil- l'industrie, la science, les arts de l'Europe ; fies au mois d'octobre 1855. Hl. Appli ils demandent leur nourriture au sol qui calion du système de Meltray aux colonies d'en

les recueille ; ils se bâtissent des demeures, sanis trouvés, d'orphelins. Etudes sur la colonie de Saint-Firmin (Oise). Situation de la colonie

et ces demeures deviennent des villes; là en 1854. Elude sur la colonie de Bonneval. encore est le droit. La vie sauvage dispute. !V. Revue générale des colonies agricoles. le terrain à la civilisation, la civilisation Saint-Jean (colonie centrale de Bellejoje). Asile repousse la force par la force ; là est le Fénelon. Colonies de Saverdun, de Montbellet, droit. Mais le droit

' finit où commence le de Saint-Antoine, de Launay, de Caen, d'Allon- despotisme du plus fort, la ruine et la déville, de Lesparre, de Montmorillon, de Drazilly, vastation. La barbarie de l'homme civilis de Plougeroc , de Cernay, de Noire-Dame des Vallades, de Notre-Dame des Champs, d'Arin

est pire que celle du sauvage, et mille fois thold, de Mairsain, des Bradières, de Montaglıy. plus criminelte. L'Europe était dans son Ferme d'Ecole (Doubs). OEuvre agricole de Saint: droit quand elle prenail possession au nom Jsidore. Colonie de Varaignes. Evaluation des du roi de l'Espagne et du Portugal, au nou frais d'établissement et de la dépense moyenne du roi de France et du roi de la Grande d'une colonie agricole. Chiffres des encourage- Bretagne, des plages inhabitées, des champs menls de l'Etat. Statistique générale. Tentative de en friche, d'où elle a tiré des richesses plus colonies agricoles par une société en commandite par actions au capital de 1,500,000 fr. – $1. borer le drapeau de sa nation dans les pers

durables que l'or. Mais il y avait loin d'oro Résumé. Conclusions de MM. de Lurieu el Romand. Esamen de ces conclusions. L'Etat de

des deux Amériques à massacrer leurs lat vrait avoir à son budget des bourses el des denii

tants. bourses affectées aux colonies agricoles pour les

L'esprit de colonisation en est devedra cufants des classes pauvres. Objections contre trop souvent le démon. Il a abusé de la force es colonies agricoles d'enfants trouvés. Les co- et violé le droit nalurel des gens, non-selllonies agricoles sont un moyen de remédier à la lement contre la nation des mondes découe Jivision indéfinie de la propriété. Beaucoup d'hospices sont à même de créer des colonies Europe sa seur. Dans le partage du globe

verts, mais contre les nations de la vieille agricoles sur leur propre terrain. Le voisinage extra-européen il n'y a pas même eu de cons des villes favoriserait la prospérité des colonies agricoles. L'enseignement religieux est le fonde grès de Vienne. Les petits ont été dévores ment indispensable des colonies agricoles. Ver- par les grands, les plus faibles ont subi la sels du Deuteronome.

loi des plus forts, non-seulement de barbare

à barbare, mais de civilisé à civilisé. L'AnPREMIERE PARTIE. - COLONISATION.

gleterre a traité l'Espagne, le Portugal et la Section 1" - $ 1". Considérations géné- Hollande comine l'Espagne avait traité rales. Historique. - « l. La civilisation, dit Mexique. La politique raftinée et mercantile kouis Reybaud, s'empare de toute la sur- a venge la confiance patriarcale de Gus: face du globe et se l'assimile. » La colonisa- rimozin. tion est un de ses meilleurs moyens d'exé- II. Le Times (octobre 1844) accuse les Fran cution. Elle ouvre un champ sans bornes çais d'arabmanie, c'est-à-dire d'accorder um aux esprits pratiques ou spéculatifs. La pe- préférence marquée aux indigènes sur leg tite philanthropie, s'éprenant d'une amitié Européens. Etrange accusation ! On la cual fraternelle pour telle race, trouve mauvais çoit de la part de l'Angleterre. Og de qu'on discipline des bandes pillardes et adressera pas un pareil reproche pour violatrices des traités. La grande philanthro- conduite aux Etats-Unis, pour sa condon pie voudrait entreprendre une croisade aux In les orientales ? universelle au profit de tous les opprimés La France a changé en Algérie les vieille du globe, du droit qu'elle nomme les grands règles de la colonisation; elle a moru principes de l'humanité. Les uns exagèrent qu'elle comprenait autrement l'æuvre de la règle du chacun chez soi, les autres esti civilisation, l'extirpation de la barbara

luar l'estermination des peuplades vice de guerre obligatoire pour les enfants

des familles militaires. L'agglomération des juises, Times est obligé d'ailleursde reconnaitre bénéfices constituait de grands villages, gré lui, que la France, en renversant le pagi, entourés de vastes terrains composés ernecent d'Alger, a rendu un servis de pâturages et de bois. Le tout était placé ninent à l'Europe : qu'ayant fait, seule, dans le voisinage de tours ou de camps de épenses de la guerre, elle a aduis les défense solidement établis. Par l'effet de ces s nations au partago du commerce en institutions les bords de la Moselle et du se. Que voudrait donc le Times que Rhin furent beaucoup plus avancés en civiance edt fait de mieux pour l'Europe lisation, ou moins barbares que le centre ar la civilisation ? Avoir rendu service des Gaules. Le mal était que les colons, comprope est beau, mais avoir rendu ser- posés d'hommes de tous les pays, n'avaient

l'Europe et au nord de l'Afrique en avec la métropole ni les liens du sang ni temps vaut encore mieux, est plus celui de la tradition, des croyances reli

de la civilisation et d'une nation gieuses et des affections morales. Il en réla France. La France y aura sa part, sulta que les colonics échappèrent aux , deterre avec l'Europe y aura Ja sienne, Romains. Humanité en général y gagnera aussi. La colonisation romaine se produit sous A ce que le Times paraissait ne pas

une autre forme plus en rapport avec les Budre et ce qui fait la plus grande idées modernes. L'an 450, Rome envoie deux In : notre pays. L'humanité y gagnera colonies, l'une à Sora, de 4,000 hommes; lesznit birmain aura fail un grand pas de l'autre, de 6,000, à Albafacentis, ville du

pays des Eques ou des Marses. Elle se lurent les colonies grecques et trouve ainsi avoir pourvu d'une seule fois 10? Nous le marquerons en traits au sort de 10,000 pauvres citoyens. (Tit.

Liv., x, 1.) Six ans après, en 456, deux nouColonies grecques.- La Grèce s'était à velles colonies sont fondées dans le pays kassimilé les colons d'Egypte que déjà des Samnites. L'une, à l'embouchure du yundait sur toutes les côtes de la Mé- Liris, reçoit le nom devenu célèbre de Minpoée la civilisation que l'Egypte lui turna; l'autre, établie dans une gorge, tire Iransmise. Des colonies d’loniens, eas , de Doriens se dirigeaient vers l'A- ritoire de Falerne, dans le même lieu où

son nom de la ville de Vescia, près du terheure. D'autres allaient sonder des avait existé une ville grecque du nom de povelles dans l'Italie, dans la Sicile, Sinope. On eut peine à trouver des citoyens bords du Pont-Eurin, sur les côtes qui voulussent se faire inscrire pour ces coque et sur celles de Provence. Ces fonies, parce qu'on les regardait moins

erercèrent sur les indigènes l'heu- comme une retraite sûre que comnie des aluence que les Egyptiens avaient régions toujours prêtes à etre infestées par

sur les Grecs. Elles devancèrent des voisins inquiéts et formidables. Peur métropole en population, en pee, en richesse et dans les arts. Troie,

L'an 461 le consul Posthumius écrit au grecque, était plus puissante qu'au- sénat pour lui mander que Venouse et les cilés grecques qui se liguèrent terres adjacenles lui paraissent fort propres

ruine. Le midi de l'Italie prit le à y envoyer une colonie. La proposition est Grande-Grèce, parce qu'il l'empor- goatée par le sénat. Un autre que ce consul, il Grèce antique par son étendue,

dont la considération élait médiocre à cause bre, la richesse et la puissance de ses

de son orgueil insupportable, fut chargé de Syracuse l'emportait de beaucoup sur

l'établissement de cette colonie. Le nombre he qui l'avait fondée. Elle compte,

des citoyens qu'on y envoya est fixé au chifMon, jusqu'à 1,200,000. habitants. fre presque incroyable de 20,000 hommes. de l'emportait sur Phocée, sa mère Rollin explique ce nombre d'émigrants ro

Rome n'élait pas une colonie de mains comme une nécessité politique occamais elle devait sa religion, son lan- sionnée par le caractère indomptable des sa civilisation à des peuples qui les Samnites, que la présence d'un si grand de la Grèce.

nombre de citoyens romains pouvait seule Les Romains avaient deux méthodes de tenir en bride. 4:09. La première était barbare. Une Deux ans après seulement, trois autres Bun romaine était substituée à la po- villes reçoivent des colonies romaines, Caso indigène. Les vaincus, réduits en trum Adria qui a donné son nom à la mer Rok, étaient transportés ou vendus au Adriatique et Séna dans le territoire des Gauleurs maisons, leurs terres étaient dis- les.Quelques auteursrejettent l'établissement les aux vainqueurs.

de ces colonies à des temps postérieurs. peut prendre une idée de la seconde L'an 484, Rome en voie une autre colonie à Ale dans le code Théodosien. Les indi- Ariminum (Rimini) et une autre dans le SamI s'étaient point expulsés du sol. Cha- nium, à Malivent, nom de mauvais augure dat chargé de couvrir un point, élait qui fut alors changé en celui de Benevent. sseur d'un manoir ou bénéfice mili- l'an 483, il en est élabli de nouvelles à Pour le revenu duquel il devait s'en- Eserinic, à Firmum (Fermu) et à Custrum, air lui et sa famille. On rendit le ser- villes du royaume de Naples.

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