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à 1,686 fr. 70 C., et les bons (le pains ne dé- sur sa paroisse, les vêtements necessaires. passent pas 466 fr. 75 c. Il est dépensé en viande même plus qu'en pain (537 fr. 05c.); législatives ont facilité les unions. En 1840

On va voir à quel point les immunités les secours en vélements sont portés en elles rendirent un vote en vertu duquel dicompte pour 300 fr. 20 c. Il est donné en

verses pièces relatives au mariage des indiargent 729 fr. 35 c., et les conférences assis

gents étaicnt affranchies des droits de limbro tent 217 familles formant 600 personnes,

et d'enregistrenient. De leur côté, les ofliL'école des militaires coûte à la conférence

ciers ministériels prélèrent, à titre gratuit, 681 fr. 80 c.

leur ministère à l'æuvre. A partir de ce moOn nous a raconté à Strasbourg un fait ment, la moyenne de chaque union descendit qui mérite d'etre conservé. Un jeune homme du chiffre de 49 francs 50 centimes précits qui se permettait les distractions les moins à celui de 15 francs. En 1850, la 'reprépermises, et donnait à ses parents les plus senlation nationale témoigna ses sympagrandes craintes pour ses meurs, trouve un thies à l'æuvre des mariages d'indigents en jour la foi dans la lecture du Juif-Errant rendant une loi qui étendait la franchise du Eugène Sue, un des plus mauvais livres timbre et de l'enregistrement, ainsi que des de ce lemps ci de l'auteur, ce qui est tout pièces venant de l'étranger, aux unions condire. L'incrédulité du jeune homme est ler- iraclées entre beaux-frères et belles-seurs, rassée aussi rapidement que la fureur anti- ce qui réduisit à Strabourg la moyenne des chrétienne de saint Paul, sa conviction est déboursés, pour chaque mariage, à la somme complèle. Il annonce l'intention d'entrer de 6 fr. 50 c. chez les Jésuites, et il devient un excellent

Les conférences ont agrandi leurs largesses prédicaleur. La conférence de Saint-Vin

dans l'hiver de 1853-1854. Elles ont distribué cent de Paul de Strasbourg lui confio la 60,000 soupes, 500 par jour pendant les plus mission de prêcher l'école des militaires

rudes mois de l'année. Les soupes n'étaient qu'elle avait crééc. Le jeune Jésuite voulut

pas données, elles étaient vendues au prix dispenser ses auditeurs des privations que la réduit de 5 ou 10 centimes. De 11 religion n'esige pas; il était en Alsace, l'u- heures à 1 heure les deux fourneaux sage des cigaros y est invétéré, il permit étaient ouverts aux réclamants, auxquels on les cigares. L'école des militaires en fut fournissait la soupière et la cuiller; le poapprovisionnée. On écoule en fumant et

tage se consommait sur place. On renuait le prédicateur n'en est que mieur écouté;

aux classes laborieuses un très-grand sermais il y contracte une maladie de poitrine vicc, sans les avilir à leurs propres yeux. dont il venait de mourir peu avant notre

La Société de charité maternelle accorde des passage à Strasbourg, en 1853.

secours en moyenne à 340 femmes en couUne autre annerc des conférences, c'est la

che. Les ressources de l'ouvre s'élèvent à société de Saint-François Régis. Depuis sa

10,000 francs environ. Le conseil municipal, création, elle avait ouvert en 1851, 799 dos

le conseil général et le gouvernement ensiers donnant le résultat que voici :

treilt dans celle somme pour parlie. L'assis437 mariages ont été célébrés entre Fran- tance consiste généralement en un bon de çais; 145 entre Français et étrangers; 12 en- nourriture valable pour 10 jours, une layelte ire étrangers ; 60 mariages ont été abandon- et un décistère de bois. La société se charge nés pour

causes majeures; 108 pièces néces- de plus du payement de la sage-femme. La saires à des mariages ont été fournies à d'au- Société de Saint-Joseph, fondée en 1840, est ires conférences ; 37 mariages restaient à composée de chefs d'ateliers auxquels se solit faire et élaient en instruction. Tolal 799, joinics quelques autres personnes ; elle a égal au chilfre ci-dessus énoncé. Le bien- pour bui l'instruction ei le patronage des fail de la légitimation avait été procuré à jeunes ouvrières. Des leçons de calcul, de trois cent soixante-dix-huil enfants. Ces langue française et allemande, se donnent mariages se classent encore ainsi qu'il suit: tous les jours de la semaine à l'exception du 381 entre catholiques; 170 mixtes ; 41 entre sainedi de 7 heures et demie à 9 heures du pirotestants; 1 enire israélites; 10 mariages soir, celles de dessin ont lieu lous les diont été contractés entre beaux-frères et manches de 1 heure à 3. Les cours sont belles-soeurs. De plus, la commission a fait suivis par plus de 100 élèves; l'instruction obtenir un certain nombre d'actes de nais- religieuse en forme la base. Le couvent du sance, pour faciliter aux personnes qui en Bon-Pasteur, près de Saint-Marc, renferme de étaient l'objet les secours du bureau de Saint- 120 à 140 pénitentes. Dans la même enceinte Marc. Les frais de tous ces actes s'élèvent, a été fondé un pensionnat. L'établissement suivant le livre de caisse, à un total de 4,687 subsiste des travaux d'aiguilles qu'on y confr. 50 c. Dans plusieurs des ménages dont fectionne et d'une souscription & 5 centimes la commission s'est occupée, la misère était par semaine recueillie par une association lelle, qu'il a fallu contrevenir aux règle- ad hoc. La Société des Dames des paruisses menls, eo leur procurant les vêtements indis- visite les pauvres et distribue des secuurs. pensables pour leur assistance à la célébration Les quêtes de la paroisse de la cathédrale de leur union. Cette situation a vivement sunt portées chez le receveur général, et ému un des respectables curés de la ville. Il on en relire tous les trois mois la somme & offert de nous faire obtenir, toutes les fois à distribuer dans le trimestre. Nous propovue des cas de cette espèce se présenteraient serions de créer une recette générale our toutes les paroisses, les plus abondantes en jorité sous le patronage de l'eurre. L'ue indigents élant ordinairement les moins fé- succursale établie à Strasbourg y surveille condes en ressources. A l'ouverture du tri- spécialement les apprentis employés dans mestre une réunion de dames a lieu chez cette ville. 74 enfants, dont 19 apprentis, l'archipretre pour y arrêter les distributions sont élevés par les soins de l'oeuvre. Dans les autres paroisses deux dames font

L'asile pour les jeunes protestantes trales que es et en déposent le produit entre

vaille à faire de bonnes domestiques. Il reles mains de leur curé auquel elles adres

monte à 1837. Une directriee remplit les desent les pauvres.

voirs d'une mère de famille. On inilie les Une œuvre s'est formée pour les enfants jeunes filles à leur profession future en les abandonnés et orphelins âgés de plus de douze

envoyant une partie de la journée dans des ans, que ne reçoivent pas les hospices. La

maisons sûres. Le nombre des élèves était société leur fait donner l'enseignement in- de 34 en 1850. Institulion des diaconesses. dustriel ou agricole. Elle étend ses secours Nos seurs de la charité devaient to ou aux enfants de veuves indigentes surchar

lard faire envie au prolestantisme ; dc là gées de famille. On voit par le comple l'institution des diaconesses fondée à Strasrendu de 1850, que 11 enfants ont été placés bourg, en 1842, par un comité de dames chez des cultivateurs, 8 en apprentissage pour former des institutrices enseignantes chez divers maitres et 4 en pension provi- consacrées à Dieu par une vocation spéciale soire. Les souscripteurs payent 1 fr. par mois, L'æuvre les destine à diriger des salles d'a

OEuvre de la Providence. Une société sile, à tenir des écoles primaires, à servir de de dames s'est formée en 1846, dans le but gardes-malades dans les maisons particuliède recueillir les orphelines pauvres et les res, enfin à desservir les hôpitaux; c'est une jeunes filles abandonnées , agées de plus de contrefaçon complèle de nos ordres reli12 ans. La souscription est aussi de 1 fr. gieux que le marleau du prolestantisme a par nois. Les jeunes filles sont remises jus- demolis partout où il l'a pu. La dernière qu'à 18 ans entre les mains de religieuses année de la guerre de Crimée a amené dans du Bon-Pasteur qui ont une maison à la Ro- ce sens une impulsion nouvelle, qui finira berlsan. On les place comme domestiques par un

a vortement. Nous avons trouvé dans de bonnes maisons. L'OEuvre des dames des diaconesses à l'hôpital de Mulhouse, el de la Croix a la même destination. On ap- nous dirons au mot HOPITAL ce que nous prend aux jeunes filles à lire et à calculer, et en ont appris les protestants eux-mêmes. à écrire en français et en allemand. On leur L'institution des diaconesses a deux maienseigne les travaux d'aiguille; elles ne sons centrales à Strasbourg : l'une de sæurs quittent l'établissement qu'à 21 ans. La re

infirmières, rue Sainte-Elisabeth; l'autre cette se forme avec le produit des ouvrages

d'institutrices, rue des Fribourgeois, a sec confectionnés, des souscriptions, une sub- un pensionnat et une école supérieure. Des vention départementale de 500 fr. et une

Slacions extérieures sont élablies à Schilticommunale de 300. En 1850, la maison en- gben, Gueswiller, Mulhouse, et Neufchâtel tretenait 56 jeunes filles. Elle date de 1835. en Suisse. Le nombre des seurs diaconesses, L'OEuvre de Sainte-Elisabeth, fondée par Mme y compris les novices, était en 1830 de 40. Humbourg, en 1842, a aussi cette destina- A l'imitation aussi du catholicisme, il a été lion. On place les élèves à la journée, même

fondé à Strasbourg un refuge des filles proà l'heure, comme ménagères, bonnes d'en- testantes repenties. Il est dirigé par deui fants, couturières et gardes-malades; elles

scurs diaconesses, Les maisons de repeties, se forment ainsi au service domestique, et qui le nierait, sont des couvents à temps ne sont pourvues d'emploi définitif qu'à leur in ministre protestant est attaché au refug?21 année; elles peuvent rester dans l'éta- qui ne renfermait en 1850 que sept per blissement sous certaines conditions, Plu

sonnes, La Société des amis des pauvres s'ap sieurs dames surveillent les travaux d'ai- puie sur l'institution des diaconesses com guille et ceux du ménage La Société pri- le refuge. vée de bienfaisance pour les protestants Ton

Le protestantisme emprunte ici encore a dée en 1780 se propose de secourir et sou

catholicisme l'agence de distributrices Jager les malades, les vieillards, les veuves, secours, avec consécration religieuse pre les pères et les mères de famille qui jus- jable ; car la diaconesse protestante fait pr tifient de leur indigence. Elle leur fournit session comme la sæur catholique, size ne des médicaments, du bois, des aliments, de

que l'apostasie de sa profession ne lui cau l'argent; s'occupe de l'instruction de leurs

ni scrupule ni honte. Les pauvres de las enfants et les met en apprentissage. Les

ciété dont nous parlons reçoivent pauvres honteux d'une bonne conduite sont aussi assistés. La société dépense 5,000 Soins, tantot à domicile, tanteà l'indirme francs par an. L'Etablissement de Neuhof fon- giat des bureaux de charité, desservis

de la waison des diacoitesses. C'est le dé en 1825 donne l'éducation profession - Pes saurs de Saint-Vincent de Paul, et d nelle aux enfants protestants des deux sexes.

la France est semée. Une école primaire et une exploitation rurale sont attachées à l'établissement. Les Sociétés israélites de bien faisance. elèves sont placés en apprentissage après trouve à Strasbourg plusicurs sociétés is lour confirmation, et restent jusqu'à leur ma- lites qui se concerlent pour l'exercice

bienfaisance. Celle pour les malades israéli- all métier de servantes. Les garçons reçoiles indigents remplit l'oflice que son nom in- vent l'instruction dans l'établissement de dique. La Société de bienfaisance des dames 7 ans à 13; après cet age, sans quitter l'école, israélites vient au secours des femmes indi- ils travaillent au dehors comme ouvriers, gentes, malades ou en couche de son culte. jusqu'à 20 ans. Ils quittent la maison alors Čelle appelée Jesomin Véalmonoth assiste inunis d'un trousseau et avec de petites les veuves et les orphelins. La communauté épargnes. La maison renferme 60 élèves de israélite s'occupe de la création d'un refuge chaque sexe. L'abbé Dacher est supérieur de spécial pour les vieillards de sa nation. Il l'élablissement; l'abbé Eug. Mertian en est le esisle une école israélite d'arts et méliers, directeur, et l'abbé Nil l'économe. Ce derElle place tous les ans plusieurs élèves. Les vier conduit l'exploitation agricole avec une professions données aux enfants sont celles rare habileté. Les autres fonctions de la de corroyeur, tailleur, reintre, graveur, maison sont remplies par des frères de la relieur et ferblantier. L'ouvre comptait en Doctrine chrétienne de Strasbourg et des 1850 35 ouvriers apprentis. Elle est ai- sæurs de la Providence. dée par le conseil général, le conseil muni

Haut-Rhin. Colmar. La charité cipal et des souscripteurs de tous les culles. Le compile annuel de 1849 porte sa dépense privée à Colmar s'appuie principalement sur à 11,045 fr. 15 cent.

une association pour l'extinction de la men

dicité. La recette du bureau de bienfaisance Si nous donnons ur coup d'œil à la charilé privée des autres villes du Bas-Rhin,

n'est que de 6,439 francs, tandis que celle de

l'association égale 20,000 francs. Elle a pour nous trouvons les Dames de la charité à Schelestadt. Elles confectionnent des vête

élément une quele et une loterie. Une lo

terie a produit jusqu'à 5,000 francs. Colments pour les pauvres, avec des étoffes achetées par elles. A Saverne, la sociélé du

mmar, sur une population de 19,200 habitants, même nom créée en 1846 et composée de 45

compte 800 pauvres. La ville est partagée en dames, se divisant en quartiers, fait des

13 quartiers d'assistance, à la téle desquels distributions en nature, visite les malades,

sont placées 13 dames pallonnesses sous la prend des renseignements sur les indigents variable de dames de charité qui visitent les

direction desquelles agissent un nombre el en rend compte au burcau de bienfaisance, sus séances duquel assistent cinq tion protestants , juifs et catholiques. Il est

pauvres. L'association secouri sans distincdames de la société. D'autres iembres de l'association surveillent les ouvriers, les

à remarquer que les indigents de la religion trules des filles et les salles d'asile, où'elles juive ne réclainent que dans une très faible distribuent des vêtements à titre de récom

proportion l'assistance soit de la société pense. Eles donnent des soupes pendant d'extinction de la inendicité, soit du bu

reau de bienfaisance; il faut ajouter que les l'hiver. Une autre société accorde des primes de 2 à 40 francs aux ouvriers qui ont

juifs ne laissent jamais mendier les pauvres

de leur nation. La charité privée comple à fait le plus d'efforts pour placer à la caisse

Colinar d'autres fondations : celles des vêJ'épargne. La société, à la fin de 1899, avait

tements et des salles d'asile au nombre de pratique celle forme de l'assistance envers

deux, l'une catholique et l'autre protestante; 234 déposants. La charité privée à Bischwil

une société de Saint-Vincent de Paul, et ler a aussi son originalité. Plusieurs associations de sept membres fournissent de depuis 3 ans un hospice des Petites saurs lear table, chaque jour de la semaine, aux

des pauvres. Après avoir vécu jusqu'ici en

location, les Petites seurs viennent d'acquérir indigents qu'elles adoptent, une ration de

une maison qui leur coûte, frais de premier soupe, de viande, de légumes et de pain.

établissement compris, 30,000 fr. Elles ont Plusieurs familles ont tous les jours un on

trouvé à emprunter au taux de 2 172 d'intédeur pensionnaires externes. Une associa

rét. L'hospice pourra contenir 100 persontion de daines de la charité formée en 1814,

nes; il en réunit déjà 40. Les Petites seurs visite les pauvres par quartiers, et les as

seront un moyen puissant de l'extinction de siste en argent et en nature. Les vêtements

la mendicité en France, si la charité publioccupent beaucoup de place dans les distri

que et la charité privée savent en profiter. butions de cette dernière sorte; l'associa

Leur écueil est la propriété : du moment lion, composée de 40 membres, se réunit

que les Petites seurs seront propriétaires Les membres absents compensent le travaii foncières, elles seront de la même nature que

les hospices. Si elles vivent comme elles par une rétribution en argent. L'æuvre se soutient au moyen d'une loterie. Des caisses meilleure, elles auront un caractère à part;

font de la charité privée, leur destinée sera d'aumônes des églises protestante et réfor

elles seront un stiipulant à la vertu de la mée versent aux indigents de 6 à 700 francs

charité pour les villes où elles existent. par an. Un hospice protestant, annere d'une des paroisses de ce culte, loge des indigents, la société de Saint-Vincent de Paul, qui

Nous en pensons la même chose que de mais sans les nourrir ni les vêtir. A Willer

e!le aussi perdrait son caractère si elle dehot, coinmune d'Ebersmünsier, un établis

venait grand propriétaire. senient est consacré aux puuvres orphelins e orphelines d'Alsace. On y enseigne aur Mulhouse. - Les principales associations garcons les meilleures méthodes d'agricul- de charité à Mulhouse oni pour objet de luie et de jardinage, et on y forme les filles

velir les pauvres. Ces associations sont au nombre de cinq. Dens d'entre elles sont des bles de lits en fer que garnissent de bonnes annexes des salles d'asile.

couvertures. Les assistés des dous seres On évalue la population pauvre du dépar- ont chacun leur préau. La maison a aussi tement du Haut-Rhin à 50,000 personnes son jardin. Le voisinage de l'infirmerie des sur une population de 494,147 habitants, ce prostituées est seul à reprendre, qui donne un dixième. Le préfet de la Haute- Si l'on prend pour base les secours dissaone ne fixe pas la population à secourir tribués par le bureau de bienfaisance, la de son département au-dessus de 6,000 ames. classe pauvre serait à Dijon de 2,498 perIl est impossible qu'il y ait similiiude dans sonnes. Les indigents tirés de la mendirile la manière d'envisager le paupérisme pour par la société d'extinction de la mendicité, le Haul-Rbin et pour la Haute-Saône (où la sont en outre de 170 personnes, ce qui donne population est de 347,469 habitants). Les en tout 2,668 indigents. Les classes souffranfaiis sociaux ne sont pas aussi divergents. tes, considérées à un point de vue plus géIl y a toujours cette question à poser néral, ont donné dans l'hiver de 1853-1851 aux auteurs des statistiques du paupérisme: 1,354 familles, soit 4,050 personnes, ausqu'entendez-vous par indigent? On altribue quelles il a été distribué du pain à pris répour cause principale à la misère la maladie duit. C'est le septième de la population de la de l'ouvrier. Il sullit de la création des so- ville, qui renferme 28,900 âmes. Les secours ciétés de secours mutuels pour y porter re- sont tels à Dijon, et il en est ainsi à peu près mède. Il n'en existe qu'une à Colmar. partout dans le département de la Côte-d'Or, Cote-d'Or. - Les principaux efforts

Les principaux efforts que l'interdiction de la mendicité pourrait de la charité privée à Dijon se sont portés avoir lieu s'il y existait un dépôt. Telle est, vers une association pour l'extinction de la au surplus, l'opinion exprimée par le préfet mendicité, réunie aujourd'hui au bureau de du département dans une circulaire du 25 bienfaisance. - Voy. BUREAU DE BIENFAISANCE février 1854. Il existe peu de communes, dit ct MendicitĖ. – Il existe une conférence de ce fonctionnaire, qui ne puissent nourrir Saint-Vincent de Paul divisée en 3 sections, leurs pauvres, c'est-à-dire ceux qui sont établie dans les 3 paroisses de Saint-Bénigne, dans l'impossibilité de se livrer au travail. Saint-Michel et de Notre-Dame. La premièré S'il n'y avait pas de mendiants venant du réunit-54 membres, la seconde 47, la troi- dehors, ajoute le préfet, les aumônes qui se sième 38. Elles visitent 147 familles, pa- font dans chaque commune suffiraient, ut tronnent 274 enfants et 113 apprentis. Celle souvent bien au delà, pour soulager les fade Saint - Bénigne donne l'instruction à milles indigentes du pays, et res aumônes 80 militaires. Les receltes Jes trois sociétés seraient plus abundantes lorsqu'on saurait s'élèvent à 6,672 francs en 1853. Elles dés qu'elles profitent exclusivement à des fapensent en pain 3,725,fr, 03, en vêtements en- milles que l'on connait et pour lesquelles viron 500 fr., en argent à peu près 300 fr. L'é- on éprouve, par cela même, une plus légitime vêque de Dijon fait distribuer des secours à pitié, Que chaque cultivateur ou habitant domicile à des orphelins. Il se fonde en ce aisé remelle aus établissements de charité moment une œuvre de velements que trois ce qu'il donne à sa porte à des mendiants dames dirigent. Les Petites sæurs des pau- étrangers à la conmune, et l'on reconnaitra cres se sont établies à Dijon depuis 18 mois. que les familles domiciliées peuvent être elliElles venaient d'occuper une maison plus cacement secourues. vaste et plus commode au moment de notro Société de charité malernelle. Le receveur passage. (Août 1855.) La ville a eu la malheu- des hospices remplit les fonctions de secrém reuse idée d'installer une infirmerie de vé- taire-trésorier de la société. Il applique à nériennes dans la même enceinte que la tort à la société maternelle le principe de maison des Petites swurs ainsi que le mont- la caisse unique exigée des comptables à de-piété qu'on y transporte en ce moment. l'égard des établissements publics. Cet état

Le nombre des indigents recueillis par les de choses est contraire lani à la lettre qu'à Petiles sœurs est aujourd'hui de 30, 22 fein- l'esprit des statuts de la société de charité mes et 8 hommes. L'établissement pourra maternelle, qui n'est pas un établissement en contenir 70; celle fondation est un élé- de même nature que les hospices et les bument précieux d'extinction de la mendicité reaux de bienfaisance. Les souscriptioas de dont les coinmunes doivent faire usage. dépassent pas le chiffre de 13 à 1,400 francs ; l'æuvre est consacrée à la ville de Dijon c'est grâce à la subvention de l'Elat que la exclusivement; on exige 5 ans de domicile recelle s'est élevée à 4,017 francs en 1852 et pour l'admission. La commune a fourni le à 3,982 francs l'année suivante. Le nombre logement. Les seurs sont livrées pour le des sociétaires est de 53, les femmes en surplus à leurs propres ressources. Elles couche secourues sont de 84 en moyenue. vivent de queles et des dessertes, tant des Il a été dépensé dans le courant de l'exerétablissements publics que des maisons par cice clos : en layettes 810 francs, en frais de 11. ulières. Un ane apporte les provisions couches 365. La plus forte dépense consiste qu'une seur va quérir par la ville. La con- à payer des mois de nourrice; elle s'est élesommation en pain est de 220 francs par mois, rée à 1,920 fr. en 1853. Les mois de nourrice inais les scours ne peuvent s'en procurer sont payés aux mères elles-mêmes, quan.. que l'argent à la main. Elles auraient gran- le nourrisson est un quatrième cufant. Il dement besoin d'un secours pour se monter est porté en dépense 50 fr. 25 cent, pour en linge. Les dortoirs sont forts jolis el meu- frais d'administration,

Nuits. - La ville de Nuits, sur une po-' de pain à prix réduit, savoir : en novembre pulation de 3,500 habitants ne compte pas

et décembre, 1,247 fr. 50 c.; en janvier et 100 indigents. On vient d'y fonder un bu- février, 2,275 fr. 06. La mpendicité est interreau de bienfaisance. — Voy, ce mot. - Les diie à Auxonne, comme dans un grand nomdames de la ville, qui ont distribué jusqu'ici bre de communes urbaines et rurales de la les secours à domicile, continueront d'eris. Cote-d'Or, sans autorisation du gouverneter à l'état de société privée. Leurs res- ment et sans dépôt de mendicité. Dans la sources se composent de quêtes à domicile réalité quelques personnes donnent l'auel å l'église et d'une loterie. Il existe à mône à leur porte, et deux ou trois menNuits une conférence de Saint-Vincent de diants attendent les voyageurs aux voitures Paul, depuis deux ans; elle réunit 15 mem- de passage. C'est la toute la mendicité ; il ne bres et visite 20 familles. Elle distribue serait donc pas difficile de l'abolir compléļour 15 ou 1,600 francs de secours. Les co- tement et légalement. tisations de la société peuvent former la Asile Sainte-Reine, dont l'hospice possède moitié de cette somme. Une personne cha- un revenu de 50,000 francs, n'a pas de buritable donne 400 fr. à l'ouvre et d'autres rean de bienfaisance. La classe pauvre est bienfaiteurs lui font des dons en nature, assistée par l'hospice. Le même établissepommes de lerre, bléde Turquie, etc. Chaque ment secourt de dix à douze passants par famille reçoit par seusaine 6 kilog de pain, jour. L'opinion du maire et des principaux 3 litres de blé de Turquie, un litre de pom- babitants est qu'il n'est pas nécessaire d'urmes de terre, et en cas de maladie 2 litres ganiser dans cette petite ville, d'une popude viande. Les secours sont ainsi d'environ Jation de 800 ames, d'œuvre publique ou 80 fr. par an. La société a réhabilité 3 ma- privée de secours à domicile. Vingt familles riages. Il est évident que ce n'est pas la environ éprouvent une gêne momentanée à ville de Nuits qui ferait obstacle à l'inter- certaines époques. On compte sept mendiction de la mendicité dans la Côte-d'Or. diants, mais dont la mendicité n'est pas perLa mendicité existe de fait, mais les vices manente. L'hospice peut recevoir les vieilde l'indigent, ou les communes voisines lards et les mendianls privés de ressources. peuvent seuls l'y faire persister.

Quoi qu'en dise le maire, les secours à domiAusonne. — Sur une population de 5,000 cile ne seront jamais bien administrés que par habitants, Ausonne compte 80 familles pau- une cuvre spéciale. Il est regrettable que la tres formant 300 personnes environ. "Les loi de 1851, au lieu de se borner à autoriser familles réunissent souvent six membres. les hospices à dépenser un cinquième de Dans l'hiver de 1854 les parties prenantes leur revenu en faveur des vieillards et des aur distributions de pain à prix réduit ont infirmes, n'ait pas généralisé l'autorisaété de 1,236. Ces chiffres marquent la diffé- tion. Si la loi avait statué d'une manière rence entre la misère absolue ou habituelle, générale, les moyens d'éteindre la mendicité et l'indigence relative ou occasionnelle. La existeraient amplement à Alise Sainte-Reine, carse de la pauvreté habituelle la plus active et pourraient y etre mis en usage légaleet la plus fréquente est l'ivrognerie. La ment. coexistence d'une garnison de 2,500 hommes A Seurre, le curé, dans le cours de l'hi au milieu d'une population de 5,000 ames ver dernier, s'est mis à la tête d'une société n'est pas un élément de démoralisation aussi de dames, qui, au moyen d'une quête et redoutable qu'il semble. Le vice de profes- d'une loterie, a réuni 1,200 fr. Il a été distrisioa importe du dehors préserve la ville. bué 6,000 kilogrammes de pain par la ville Le curé de la paroisse pense que les meurs à 6 centimes de pris réduil par livre, et emde la jeunesse des deux sexes ne sont pas ployé 1,765 francs en travaux. La subvenpires que partout ailleurs. Cet ecclésiastique tion de l'Etat y est entrée pour 450 francs. est le lieu qui unit la charité privée au bu- Voy. Mendicité et BUREAU DE BIENFAISANCE. reau de bienfaisance. Membre de ce bureau, Beaune. - Sur une population de 11,500 il préside une société de 30 dames qui vont ames, la classe pauvre est évaluée à Beaune, à la découverte des véritables misères en à 4,000 personnes. Les secours émanents, visitant les familles. Les dames donnent 1° de l'administration des hospices, qui disdes secours provisoires en attendant l'ins- tribue 3,000 kilogrammes de pain aux pauvres cription des indigents sur la liste du bureau, en hiver et 500 en été, et donnie au's voyageurs el ajoutent du leur aux secours qu'il dis- indigents une passade de 20 centimes; 2. Inbue. La présidence du curé prévient les du bureau de bienfaisance; 3° des dames de doubles emplois. La ville est divisée en 3 la charité au nombre de 30; lo de la société quartiers d'assistance, ce qui donne 6 dames de Saint-Vincert de Paul. jur quartier. J.es sociétaires se réunissent Le bureau de bienfaisance est le centre voe lois la semaine pour confectionner des des secours. On ne saurait dire si les 'sæurs vêtements, qui constituent surtout la dé- de Saint-Vincent de Paul, qui le desservent, sense de l'envre. Quatre quêtes à l'église sont les auxiliaires de la société des dames, jroduisant 400 fr. et une cotisation heb- ou celles-ci les auxiliaires des sæurs. Dans domadaire, le jour de la réunion, portent la le local du bureau sorit établis un ouvroir recette á 1,200 fr. Ces 1,200 fr. réunis aux où 30 jeunes filles reçoivent l'enseignement 6,000 fr. du bureau de bienfaisance suffisent professionnel ; 4 classes réunissant 200 enQUI besoins de la véritable indigence. Il a fants du sexe féminiu et deux asiles un te dépensé l'hiver dernier en distributions pour chaque sere, que fréquentent aussi 200 DICTIONN. D'ECONOMIE CHARITABLE. III,

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