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EXTRAIT

DES

PROCÈS-VERBAUX

DES SÉANCES

Séance de reptrée du 16 novembre 1898.

PRÉSIDENCE DE M. MOCQUERY, président.

M. le président dépose sur le bureau les ouvrages ciaprès offerts à l'Académie par leurs auteurs :

Vieux souvenirs d'un officier du génie, par le Colonel Marchand, ancien maire de Dijon.

L'Horticulture dans les cinq parties du monde, par M. Ballet.

La Grêle de l'année 1897, par M. Mocquery.
Les Fouilles de Vertault,par M. Daguin.

Le chancelier Rollin, discours de rentrée par M. l'avocat général Abord.

M. le président entretient la compagnie du départ de M.le colonel de Vienne et de M. d'Iluglies; il lit une lettre de ce dernier dans laquelle il demande à ne pas rompre les liens qui l'attachent à notre compagnie. Le titre de membre non résidant est acquis de droit à MM. de Vienne et d'Hugues.

M. le président fait l'éloge de notre regretté confrère, M. Martin, né à Argenteuil (Yonne), le 13 février 1823, et décédé à Dijon le 16 octobre 1898. Il rappelle ses travaux géologiques remarquables et l'intérêt qu'aurait eu pour la Bourgogne sa collection, aujourd'hui cédée au musée de l'Université de Genève.

Sur la proposition de M. Metman la compagnie décide qu'à l'avenir on distribuera les Mémoires aux membres non résidanls. Ceux-ci seront prévenus de la distribution, mais ils devront faire les démarches nécessaires pour retirer le volume qui leur est destiné.

L'échange des publications de l'Académie se fera avec celles de la Société Grayloise d'émulation inscrite comme société correspondante.

Le tome VI de la 4° série des Mémoires sera adressé à la direction du Polybiblior..

L'Académie décide qu'elle enverra à l'exposition universelle de 1900 les volumes de ses Mémoires parus depuis 1889.

M. le président distribue le programme du congrès des sociélés savantes,

Il annonce que l'Académie de Modène a fait part de la mort de son président Pietro Riccardi.

Enfin il nomme deuxcommissions pour examiner les can didatures au titre de correspondant de MM. Baltet et Laforge de Vitanval.

Séance du 30 novembre 1898.

PRÉSIDENCE DE M. MOCQUERY, président.

Avant l'ouverture de la séance, M. François Galliot, ingénieur en chef des ponts et chaussées, récemment élu membre résidant, est introduit, prend place à la droite de M. le président et prononce le discours d'usage.

M. le président répond à M. Galliot.

Ces deux discours seront imprimés par les soins de leurs auteurs,

Puis, M. le président invite M. Galliot à prendre séance. M. Morel-Retz présente les excuses de son neveu M. Etienne

concours

Metman, appelé à Nimes auprès de sa fille dont la santé inspire de vives inquiétudes.

L'Académie procède à la nomination de la commission chargée d'examiner les ouvrages envoyés au littéraire de 1898. Elle sera composée de tous les membres de la section des lettres et du bureau.

M. Collot lit, au nom de M. Drouët, un rapport sur la candidature de M. Baltet au titre de correspondant.

M. Charles Baltet, horticulteur à Troyes, se présente à l'Académie sous les auspices de ses nombreuses publications sur l'horticulture. Il adresse en outre à la compagnie, à l'appui de sa candidature, sa dernière publication, l'Horticulture dans les cinq parties du monde, magnifique volume in-8° de 700 à 800 pages, qui a obtenu la médaille d'or et le prix Joubert, de la Société nationale d'horticulture de France. C'est une vaste statistique horticole qui a le mérite rare d'une scrupuleuse exactitude. M. Baltet est en outre le fondateur de la Société pomologique de France.

A la suite de ce rapport, M. Baltel est élu correspondant de l'Académie.

M. Galliot en faisant, dans son discours, l'éloge de l'ingénieur Gauthey, rappela qu'il avait été consulté par Soufflot sur les tassements qui se produisirent, au moment de leur construction, dans les colonnes destinées à supporter le dome du Panthéon.

M. le président explique qu'en effet les tassements signalés étaient dus à cette circonstance que Soufflot, ayant voulu donner à ces colonnes l'aspect de monolithes, avait fait polir le tour du litde pose des cylindres, sur une largeur de 5 centimètres environ, et creuser le milieu qui fut rempli de mortier. Cetle couronne polie, qui supportait tout l'édifice, s'écrasa sous la charge ; il se produisit alors un tassement qui donna des craintes pour la solidité du dôme.

M.le président ajoute que le même phénomène se produisit à l'église Notre-Dame de Nuits, où l'extérieur seulement des piliers était en pierre de taille, tandis que l'intérieur était en maçonnerie.

D'où la conséquence que les piliers ou colonnes, destinés à supporter une lourde charge, doivent être construits en maçonnerie homogène.

M. Picard communique un portrait de M. Bonnegens, peint par Boilly en 1805 et qui appartient à M. Masson, conservateur des forêts à Dijon.

M. Morel-Retz fait passer sous les yeux de ses confrères plusieurs coquillages marins recueillis par lui sur la plage de Vigo, pendant son récent voyage en Espagne et en Portugal. Ce sont des valves d'huitres (Ostrea edulis) et des valves de bucardes (Cardium edule), superposées et comme soudées fortement l'une à l'autre. Il suppose, et le fait est tout à fait admissible, que les très jeunes huitres, qui sont douées de la faculté de se fixer à des corps solides, pour échapper aux nombreuses causes de destruction qui les menacent, avaient pris pour supports des valves de bucardes, s'y sont soudées et ont fini par y adhérer de la façon la plus complète et la plus hermétique. Bien que présenté sous une forme humoristique, le fait n'en est pas moins exact, el celle observation a déjà été faite maintes fois sur le littoral de l'océan fréquenté par l'huitre.

Séance du 14 décembre 1898.

PRÉSIDENCE DE M. MOCQUERY, président.

M. Chabeuf, au nom de la commission spéciale chargée d'examiner la demande de M. Laforge de Vitanval, auteur d'une Histoire du maréchal de Mac-Mahon (3 vol. in-4°), qui sollicite le titre de correspondant, fait un rapport favorable à sa candidature. A la suite de ce rapport, M. Laforge de Vitanval, archéologue de Sainte-Adresse, est élu correspondant de l'Académie.

Le même membre communique à la compagnie la photographie du monument élevé sur l'une des places de Beaune à la mémoire de Pierre Joigneaux. Cette cuvre remarquable a valu à son auteur, notre compatriote Mathurin Moreau, la grande médaille d'or au salon de 1898.

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