Page images
PDF
EPUB

nin

5-3-36 36374

[ocr errors][merged small]
[blocks in formation]

**

I.

Act én
betreffend die Abschaffung des Negers ober
at afrikanischen Sclavenhandels. *).

I.

[ocr errors][ocr errors][ocr errors]

Extraits
des procès-verbaux de M. M. les Plénipotentiai-

res des huit puissances signataires du traité
de Paix de Paris, da 30. Mai 1814.

Séance du jo. Décembre 1814.
M. le prince de Talleytand, ministre pléni-
potentiare de S. M. T. C., a pris ensuite la pa-
role pour proposer, dans les termes de la pièce
ci-jointe, la formation de trois Commissions,
composées chacune de huit membres, et char-
gées de s'occuper des objets suivans:

des moyens etc.
2., des moyens d'exécuter les dispositions de

1.

*) Vergl. des Herausgebers Uebersicht der. diplomatis

fchen Verhandlungen des Wiener Congrelies (Frankf.
1816, 8.), S. 17, 48 f., 54 ff. und 572. Ebens
derselben Einleitung zu den Verhandlungen des Wies
ner Congresses, über Abschaffung des Negerhandels; oben
. BD. IV, S. 509 ~.523.
Ucten d. Congr. Vill. Bd. 1. Heft.

I

[ocr errors]

l'art. 1. additionnel au traité entre la France et la Grande - Bretagne **), par lequel ces deux puissances se sont engagées à unir leurs efforts au congrès, pour faire déterminer les restrictions à mettre à la traite des nègres, et pour en préo parer l'abolition définitive etc.

Par rapport à la seconde Commission, M. lo comte de Palmella, plénipotentiaire de S. M. très-fidèle, a observé que la question de la traite des nègres n'intéressant que les puissances qui ont des colonies, en ce qu'elle regardait un objet de législation intérieure, il ne lui paraissait pas convenable de la remettre à une commission générale, M. le comte Palmella a proposé en conséquence de n'admettre à la discussion que les plénipotentiaires de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Espagne et du Portugal, sauf à inviter des puissances continentales (telles que la Russie et l'Autriche) à y intervenir par leurs offices.

M. le chevalier de Labrador, plénipotentiaire de S, M, Catholique, s'est joint à cette proy position.

D'un autre côté, Lord Castlereagh, premier plénipotentiaire de S. M. Britannique, a observé que, la question de la traite des nègres ne devant pas être considérée uniquement dans ses rapports avec tel ou tel iutérêt local; ou avec la législation particulière de tel ou tel

pays, mais comme 'une question intéressant essentiellement l'humanité entière, il ne pouvait qu'adhérer à la proposition de M. le premier pléuipotentiaire de S. M. T. C.

**) Dieser Artikel fteht oben, Bd. I, Heft 1, 6. 29 fo

[ocr errors]
[ocr errors]

1

Les avis n'ayant pu sé réunir sur cet objet, on en a ajourné la discussion à une séance prochaine.

Séance du 14. Décembre 1814. La question de l'abolition de la traité des nègres a été reprise ; mais la discussion n'ayant pas amené de résultat, elle a été ajournée à une autre séance.

Séance 16. Janvier 1815. Lord Castlereagh a renouvelé sa proposition de s'occuper des moyens de faire cesser univer. sellement la traite des noirs. Son avis a élé, qu'il ne fallait pas nommer pour cet effet une Commission proprement dite, mais traiter la question dans l'assemblée des huit puissances, en les jnvitant à nommer chacune un de leurs plénipotentiaires pour former des séances particulières, exclusivement consacrées à cet objet, sauf à rendre compte du résultat des délibérations à l'as, semblée générale,

M. le comte Palmella a combatiu cette proposition, en déclarant qu'il ne concevait pas pourquoi la marche généralement observée jusqu'ici, de pe faire intervenir dans les discussions que les puissances plus ou moins intéressées aux objets qui se traitaient, ne s'appliquerait pas de même à la question de l'abolition de la traite des noirs; question, qui ne regardait absolument que les puissances possédant des colonies, M. le plénipoteuliaire s'est opposé an. projet de délibérer sur celle question dans un comité composé des plénipotentiaires des huit puissances, en ajoulant que les puissances sans

colonies ayant une fois embrassé le principe de l'abolition, et n'étant arrêtées dans l'exécution de ce principe par aucuu intérêt particulier, ne pouvaient pas être considérées comme entièrement impartiales, dans une affaire dont par un zèle louable en lui-même, elles précipiteraient peut-être la marche aux dépens des états que leur position particulière obligerait aux plus grands ménagemens.

M. le chevalier de Labrador, se réunissant d'avis à M. de Palmella, a observé: que loules les puissances se trouvant d'accord sur le principe général de l'abolition, il serait inutile d'en faire un objet de discussion; que la seule quesLion à examiner était celle des moyens d'exécut. tion, et surlout du terme à choisir pour faire cesser ce commerce; que cette question, se réduisant entièrement à des détails et à des consi. dérations locales, ne pouvait être traitée que par des puissances qui possèdent des colonies et qu'il serait si non injuste, au moins inutile d'y admettre les autres; qu'il était facile de condamner la traite par des assertions générales, mais que les puissances dont le système colonial avait été fondé jusqu'ici sur l'importation des nègres, se trouvaient, pour ainsi dire, placées entre deux injustices, l'une envers les habitans de l'Afrique l'autre envers leurs propres sujets, propriétaires dans les colonies, dont les intérêts seraient grièvement compromis par un changement trop brusque dans le régime acluel; que cette dernière considération était d'une importance particulière pour l'Espagne, puisque l'état d'agilation où se trouvaient les colonies espagnoles de terre ferme, imposait au gouvernement le devoir de redoubler de soin pour la conservation et la prospérité des islas de Cuba et de Porto - Rico; enfin que S. M.C. ne pouvait pas, avec la meilleure volonté, s'engager pour l'abolition de la traite à un terme plus rapproché que celui de huit années.

MM. les plénipotentiaires de Russie, d'Au. triche, de Prusse et de Suède, ont soutenu que, comme question de morale publique et d'humanité, l'abolition de la traite intéressait indubitablement toutes les puissances, que celles qui n'ont point de colonies ne prétendraient pas diriger les déa tails d'une mesure pareille, mais que les opinions sur ces détails, et notamment sur le terme de l'abolition, se trouvant partagées parmi les puissances directement intéressées dans cette affaire, l'intervention des autres serait toujours utile pour concilier ces opinions, et pour amener un résul. tat conforme au voeu, de l'humanité entière.

Lord Castlereagh a déclaré que l'Angleterre, quoiqu'attachant à l'abolition de la traite un intérêt bien prononcé, était cependant loin de vouloir dooner la loi à cet égard à aucune autre puissance; que le tems de la durée, et, le mode de préparer graduellement la suppression de ce trafic, étaient sans doute des questions sur lesquelles chaque puissance possédant des colonies pouvait avoir son opinion particulière; mais qu'une Commission, exclusivement composée de ces puissances; ne répondrait pas au but qu'il avait eu en vue en provoquant la discussion de cette affaire; qu'il s'agissait de connaire authentiquement les sentimens et la manière de voir

« PreviousContinue »